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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)

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MessageSujet: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Ven 23 Aoû - 14:37

... ... ...
OGAWA VS FÛMA




∞ Le commencement...



Exterminer la vermine. Vous savez tous ce que ça signifie. Depuis maintenant des années, un groupe de samouraïs déserteurs du nom de Kurorentai avait élu domicile à Iwa. Au total ils étaient quatre. Onoki, mon prédécesseur et sensei, avait toléré leur présence. Après tout, ils partaient en missions, ils agissaient dans l’intérêt du village. Alors même si je les savais non patriotiques, je n’avais rien à leur reprocher. Qui plus est je n’avais pas le pouvoir d’agir contre eux. Seulement voilà, dorénavant, je suis le nouveau Tsuchikage. J’avais donc le pouvoir de m’occuper d’eux. Il n’y avait pas de raisons me dîtes-vous ? Jusque là non, en effet. Mais rien ne dure jamais. Lors de l’attaque du Bujikeru, le Kurorentai n’avait pas agit. Ils auraient pu tenter de sauver Onoki, ou au moins de tuer des membres de maudit groupe. Seulement ils n’en firent rien. A mes yeux, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Ils venaient de me donner une raison de m’occuper de leur cas. J’avais donc organisé un conseil de guerre pour traiter de leur cas. Le chef du Kurorentai y était convié afin qu’il puisse s’expliquer sur ce non-agissement. Personne ne vint cependant. Ayant prit peur, le Kurorentai avait décidé de fuir le village. Bien, de cette manière je pouvais m’occuper de les éliminer sans me salir les mains. Ces abrutis venaient de signer leur propre arrêt de mort, ils me donnaient une raison de venir à eux sans que je n’ai à magouiller pour cela. Tant de stupidité, c’en est presque déconcertant. Mais bon, pour le bien du village, j’allais pouvoir éliminer une potentielle menace. Mieux vaut prévenir que guérir n’est-il pas ?



Sans perdre de temps, j’avais organisé une expédition dont je ferai partie. Il ne me fallut pas bien longtemps pour mettre sur pieds un groupe de dix huit Oi-nin. Autant dire six hommes pour un seul. Mon but n’était pas de les combattre à la loyal, non. J’allais les éliminer, tous, jusqu’au dernier. Et je m’occuperai du chef moi même. Pour protéger Iwa, l’honneur ne sert à rien, seul compte le résultat. La fin justifie sans le moindre doute les moyens. Comme j’avais eu la bonne idée de faire suivre le Kurorentai par quelques espions, il ne fut pas très compliqué de les retrouver. Ils se trouvaient dans les montagnes lointaines du pays de la Terre. Ces lâches se terraient dans une grotte. Nous avions l’avantage du nombre, et la grotte semblait assez grande pour que nous puissions tous combattre. J’ordonnais donc le début des hostilités. Comme prévu, les membres du Kurorentai se trouvaient à l’intérieur. En plus du nombre, nous avions l’avantage de posséder l’effet de surprise. C’était la débâcle totale pour le Kurorentai. Rapidement un de leur membre succomba, suivit quelques minutes après d’un second. Il ne restait plus que le Chef et son lieutenant. Se passa alors quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas. Ce cher dirigeant du Kurorentai tenta de fuir. Son lieutenant parvint néanmoins à le lui permettre en se sacrifiant. Il restait dorénavant quatorze de mes hommes contre le Lieutenant blessé. Pendant que le chef prenait la tangente. A pas lents, je ressortais de la grotte en suivant des yeux la trajectoire que prenait le chef. Je soupirais, las de voir qu’il croyait pouvoir m’échapper à moi. J’utilisais alors un déplacement rapide en direction du samouraï. Il fut propulsé par le souffle de ma technique et tomba au sol. Patiemment j’attendais qu’il se relève. Il dégaina son sabre, sans grande surprise. D’un geste très rapide il tenta de me couper en deux. Seulement voilà, par rapport à ma propre vitesse, il ne valait rien. Concentrant du chakra dans mon bras, j’augmentais significativement ma puissance. D’un rapide mouvement vers la gauche j’esquivais, avant de venir lui mettre un crochet du droit en plein visage. Sous la force du coup il décolla et s’encastra dans une paroi rocheuse. C’était bien trop facile. Sous la force du coup il avait fait tomber sa lame. Je m’en emparais et fonçais vers lui. Le métal froid pénétra sa chair au niveau du coeur, c’était terminé. Le Kurorentai n’existait plus.



Le corps sur l’épaule, je rejoignais mes hommes. De leur côté aussi ils avaient terminés. Malheureusement durant la bataille cinq d’entre eux avaient perdus la vie. J’avais mal évalué les risques. Mais bon, ils savaient qu’ils pouvait mourir en effectuant cette mission. Nul doute ils auraient droit à des somptueuses funérailles. Je décidais toutefois d’établir le camps pour cette nuit et de repartir le lendemain. Lorsque nous reprenions le chemin, la plupart de hommes portaient un corps. Qu’il soit celui d’un des membres du Kurorentai, ou bien qu’il soit celui d’un des Oi-nin morts. Alors que nous courions pour rejoindre le village au plus vite, l’un de mes hommes me dit par du fait qu’il captait une immense puissance non loin. M’arrêtant je pris le soin de réfléchir quelques secondes. Parmi mes plus puissants ninjas, je n’en avais envoyé aucun en mission. Logiquement ils se trouvaient au village. Donc par déduction, j’en arrivais à la conclusion que cette puissance était celle d’un intrus. Quel pays avait osé braver l’autarcie que je venais d’imposer ? Nul doute, j’allais faire de cet intrus un exemple. En vitesse, nous partions à la rencontre de la personne. Quand enfin nous le trouvions, je fis signe à mes hommes de l’encercler. Tels un homme, nous bondissions alors vers lui pour former un cercle dont il ne pouvait s’échapper. Une tenaille bien simple, mais toujours efficace. Si on m’avait dit ce matin la personne que j’allais rencontrer aujourd’hui, je ne l’aurais pas cru. Face à moi se trouvait Fûma Tsubaki... L’homme même qui m’avait tranché le bras gauche lors que je n’étais alors rien de plus qu’un pauvre chuunin de 15 ans. De plus mes problèmes respiratoires lui incombaient aussi, après tout c’était aussi lui qui m’avait entaillé le poumon si sévèrement. Moi qui désirais tant me venger de cet homme depuis des années, tout en pensant que ça n’arriverait jamais. Je pris la parole pour m’adresser à tous mes hommes.




«Reculez tous. Je vous ordonne de rester en retrait. C’est moi seul qui vais affronter cet homme. Je connais déjà l’étendue de sa puissance et vous ne pourriez rien faire contre. Surtout si vous tenez à la vie, n’agissez pas et écoutez moi...»




Pour accentuer mon ordre j’effectuais un mouvement de tête leur signifiant qu’il devait s’exécuter. Aucun n’eut l’audace de ne pas écouter mon ordre. même si je sentais bien qu’ils avaient du mal à ne pas me venir en aide. Néanmoins, comme je l’avais dis, ils n’avaient à mon avis pas la moindre chance face à cet homme. Grâce à ma vitesse et ma puissance, je pouvais faire quelque chose, mais eux, j’en doutais fortement. Mon regard se posa dans celui de Fûma. Je n’étais pas énervé. la rage ne gagnait pas mon corps. Non, j’étais parfaitement calme et réfléchi. J’allais m’occuper de lui, ici et maintenant. La vengeance que j’avais tant désirée obtenir allait enfin m’être donnée. De ma main droite, je détachais mon barda et le lançais loin derrière afin qu’un de me hommes s’en empare. Le vent soufflait peu, mais assez pour faire voler légèrement ma cape. Mon bras droit était découvert, mais je garderais la partie gauche de mon corps cachée pour le moment. Se rappelait-il au moins de moi ? Se souvenait-il de ce qu’il m’avait fais subir ? Peut être pas. Qu’importe. Je concentrais du chakra dans mon bras pour augmenter la puissance et fonçais vers l’intrus. Le coup semblait bien bête, certes, seulement j’avais la vitesse nécessaire pour esquiver une défense et contre-attaquer de suite.



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Dernière édition par Ogawa le Sam 24 Aoû - 15:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Ven 23 Aoû - 19:06

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Était-ce de la vengeance ? Ou juste un moyen de rétablir l'honneur de nombreux samouraï trompés par l'avidité de ceux qui furent nos amis ? Justice est faite, cette dernière accomplissait la vengeance. Et c'est à travers cette vision des faits que je m'autorisais à agir aujourd'hui. Si elle n'épuise pas l'énergie de la vengeance, elle ouvrait la porte à tous les ressentiments. Et la Justice, elle, elle punit. Elle châtie bien: prison peut-être, exécution capitale parfois. Dans quelles circonstances allais-je me rendre là-bas ? Afin de les tuer ? De les capturer ? Ce qui était sûr c'était que j'allais les faire ployer un par un sous l'égide de la justice du Pays du Fer. Je me présenterai en ces lieux en tant que membre neutre, un samouraï. En espérant que les conflits seront évités, je serai aussi bien préparer à répliquer en cas de débordements. Ma justice inflexible règle les comptes et apurait les dettes. Quelle était cette justice qui rend le sang pour sang, l'oeil pour l'oeil, la dent pour la dent ? Au fil des ornières de l'histoire depuis des milliers d'années. Par sa violence calculée, elle justifiait la violence criminelle et lui donnait une certaine crédibilité. Mais d'un côté il était forcé de reconnaître que dans notre monde, l'Homme a tendance à se servir du crime pour justifier la justice étouffant un autre crime. Le sang couvrait la dette, et pour une fois j'allais faire couler celui de ceux qui m'ont trahi et qui ont fait de ma vie un enfer. Ils sont les parasites d'une vie qu'ils ne méritaient sans doute pas. Vivre par avidité était leur problème, du moment qu'ils n'affectaient pas les autres. Or, c'est ce qu'ils firent. Ils ont détruit une famille entière, et je me devais de rectifier le tir.

Mon voyage entrepris au sein du Pays de la Terre en tant que samouraï était pour régler une affaire qui ne concernait que le Pays du Fer. Et je ne laisserai pas le Tsuchikage être une entrave, il était dans mes droits de récupérer des renégats, qui plus est, des samouraï. J'étais accompagné de quelques espions qui étaient venus me chercher afin de me tenir informer de l'évolution du bataillon noir. Ils avaient déserté, et n'étant plus des Iwajin, il était clair que je me devais désormais de reprendre du service. Je n'avais pas mon haori pour l’occasion, mais il était clair que je n'en aurai pas besoin. Si engager un combat était nécessaire, ce vêtement n'aurait été que simple entrave à ma liberté de me mouvoir.  Ma justice allait s'inscrire comme un moyen d'éliminer les coupables, ou bien même de les confronter à la triste réalité qu'était leur faiblesse. Nous traversions ce paysage montagneux dont chaque élément semblait dominer le monde des Hommes. Le sommet de chaque montagne symbolisait-il les qualités supérieures de l'âme ainsi que le destin de l'Homme, une fois unis son ciel et sa terre ? Combien de personnes avaient gravis leur propre montagne intérieur ? C'est concilier les principes opposés qui luttaient en nous-même. C'était aussi bien parvenir à ce que nous appelions la coïncidence des opposés, à savoir faire des principes opposés de réels complémentaires. En vue de l’union ultime avec soi-même, avec les autres... j'avais gravis ma propre montagne avant de venir en ces lieux. J'avais fait la paix avec mon être tourmenté par la vengeance et toutes ces questions de justice disparurent. Si je venais en ces terres aujourd'hui, c'était pour me préparer à un éventuel renouveau. Au-delà des déceptions que j'ai connu, comme le refus d'apprendre de Saphir, la mort de Mehlia, j'étais prêt à satisfaire ma propre personne comme mon maitre : Mifune-shishõ. Mais sur place, rien ne se passa comme je l'avais prévus. Nos prévisions étaient faussées, on nous avait doublé et je ne sais pas si je pourrai le tolérer.

Mes équipiers senseurs avaient perdu la piste du Bataillon Noir.  A l'instant où l'information parvint à mes oreilles, un sentiment de dégoût s'empara de moi. Comme si on avait confisqué un hochet à un nourrisson, moi on m'avait privé de faire justice, notre justice à nous samouraï. Je ne montrais aucuns signes de dégoûts bien qu'intérieurement, je ne pouvais que pester contre ceux qui avaient volé notre cible. Fallait-il aussi bien récupérer les corps dans un contexte de diplomatie. Personne n'a envie de voir le soleil pour la dernière fois, alors il fallait se comporter comme de véritables Hommes. Je me suis tourné vers les ninja qui m'accompagnaient, et de mon hochement de tête je leur fis comprendre qu'une dispersion était nécessaire. Une protection rapprochée en quelques sortes, il était toujours utile de préparer un rapport d'informations grâce aux espions qui savaient voiler leur chakra tout comme rester discret. En ces terres isolées, le bruit de mes pas se faisait discret, presque infime et je me doutais bien que malgré les avertissements lancés par cet Ogawa, j'allais devoir affaire au Pays de la Terre. Ogawa, le seul humain que j'ai démembré dans toute ma vie. Si un jour on m'avait dit qu'il ne succomberait pas à ses blessures... Voilà quelque chose qui me dérange un peu. Quoi que j'aurai préféré avoir sa mort sur la conscience que devoir faire face à une gueule cassée. Je me doutais tout du moins que j'avais du rester une personne très présente dans ses pensées. Après tout, pour ce que je lui ai fais il était compréhensible que sa vie avait du changer du tout au tout. La perte d'un bras, le poumon perforé... voilà qui était bien douloureux. Mais il fallait reconstituer cela dans le contexte de l'époque, c'était lui ou moi et je n'avais pas eu le choix d'agir ainsi. Il aurait fait la même chose sur moi si je n'avais pas attaqué sans lui laisser le temps de répliquer. Les temps ont certes changé et il doit bien entendu avoir fait des progrès presque vertigineux pour avoir été élu Quatrième Ombre de la Terre.

Je finis par m'arrêter, sentant l'ombre d'un mauvais pressentiment. Du bruit parvint à mes oreilles. Je ne mis pas longtemps à comprendre que j'étais repéré mais je suis resté tout aussi neutre alors qu'une escouade entière d'Iwa vint "se joindre" à moi. L'air impassible dominait mon regard et ne dévoilait aucune faiblesse quelconque. Je gardais de mon assurance, car dans les faits j'étais tout sauf impressionné. Qui était digne de m'ôter ce regard que je tenais ? Ce regard qui disait que je ne pardonnerai pas quiconque me défiera... Ce stoïcisme qui s'emparait de moi tous les jours. Etais-je prêt à mourir ? Au final on ne peut dire qui est prêt à mourir ou non. Moi je suis prêt à faire face à la mort, s'il faut que je la frôle et que je l'enlace... J'allais devoir me préparer à mourir dans ce cas là. Car l'imposante personne qui semblait les diriger allait en découdre avec moi. Ce regard qu'il m'adressait, comme une sorte de rappel à l'ordre. Ce regard, cet homme qui commandait ses troupes. Une hypothèse se formula alors ? Ogawa des Montagnes Fleuries ? J'allais devoir lui lancer une phrase pour en être sûr. En revanche il avait l'intention de m'attaquer et ce n'était pas n'importe qui pour me défier de la sorte. Il savait qui j'étais, problématique ? Certainement pas. Il savait au moins que m'affronter ne serait pas aussi facile que de trancher la gorge d'un Genin ou de briser la nuque d'une femme enceinte. Ma main se reposa sur le pommeau de mon sabre alors qu'il engagea les hostilités. Dieu que je n'aimais pas ça les affrontements sans réelles justifications. Et puis cet assaut frontal, aussi grossier soit-il, il fut esquivé alors que moi-même j'avais élancé mon corps vers lui. Dans l'instant mon corps se souleva, et d'un saut périlleux avant je laissais mon adversaire continuer la trajectoire du coup.  Atterrissant sur mes deux pieds, je me tournais vers cet être en levant un sourcil alors que l'autre se fronça:

« Changes de ton avec moi, je ne suis pas ton némésis. Ni même ton rival, je pensais que tu l'aurai compris depuis ce jour. »

Ce jour ? Il y a une trentaine d'année alors que le corps de mon adversaire embrassa la douleur. Se prenant de plein fouet une vague de sentiments tous aussi confus les uns que les autres. J'avais laissé son corps en pensant qu'il finirait par succomber à ses blessures. Aujourd'hui, j'ai l'étrange certitude que celui qui me fait face n'est autre que l'ancien Chuunin d'une quinzaine d'année qui ploya sous ma force. Si c'est le cas, nous avons tout deux progressé à un niveau qui ne peut être ignoré des cinq nations, et se sous-estimer allait être la pire des choses à faire. Regardant autour de nous, je percevais ses subalternes. Malgré les ordres données, j'allais faire du terrain, une véritable arène. C'est là que tout fini par s'assombrir. La cristallisation de l'air commençait autour de nous s'étendant sur plusieurs mètres les ninja d'Iwa furent forcés de reculer, incapables de maintenir leurs positions. Le chakra rose que représentait le Shõton commençait à prendre forme. Mon regard ne se détachait pas de l'homme qui venait de m'attaquer. Mais cette forme de mon affinité héréditaire était idéale pour lui montrer que je trancherai la corde qui nous uni depuis le passé. Les formes prises furent celles d'innombrables épées, elles nous entouraient et tournaient lentement autour de nous.


« Shõton, la Forteresse de Cristal. Ogawa no Kakazan, viens prendre ta revanche. »


FICHE PAR STILLNOTGINGER.

_________________


                      « Maudis ta propre immaturité pour t'avoir empêché de reconnaitre ton excès de confiance. » 
▬ Tsubaki Fūma  ▬
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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Sam 24 Aoû - 18:41

... ... ...
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∞ Le commencement...



La vitesse de mon attaque n’était en rien extraordinaire. Ce premier et grossier assaut n’avait pas pour but de battre Fûma. On peut dire qu’il ne s’agissait là que de tester sa vitesse à lui. Le poing brandit, j’avançais rapidement vers le samouraï. Qu’allait-il bien pouvoir faire ? Me contrer peut être ? Ce serait une grossière erreur. Au corps à corps, j’aurais certainement l’avantage. S’il me laissait approcher et être à sa portée, il en subirait les conséquences. Esquiver ? Ce serait préférable en effet. Il valait paradoxalement mieux pour lui ne pas se retrouver à mes côtés. Bien étrange situation pour un sabreur n’est-il pas ? Bien sûr, avec son arme, il aurait une plus grande portée que moi. Seulement voilà, au vu de ma vitesse, ce serait négligeable. Alors que je fonçais toujours, mon ennemi bondit simplement. Parfait, il avait choisi la bonne solution, l’esquive. Mes pas cessèrent et je glissais alors simplement sur la terre meuble afin de m’arrêter. Fermement mon poing se resserra. Je me retournais lentement vers Fûma qui se trouvait quelques mètres plus loin. Il avait bien esquivé. Sa vitesse restait bonne, certes elle n’égalait pas la mienne, mais il avait du potentiel. Aucun doute, il était plus puissant que dans le passé. Seulement voilà, moi aussi j’avais fais des progrès. Alors, sans qu’il ne fasse le moindre signe incantatoire, une technique s’activa. Dans un bruit de cristaux qui s’entrechoquent, une multitude d’épées roses se formèrent. Je regardais tout autours de moi. Cette technique ressemblait plus à un piège géant, comme pour m’empêcher de fuir. Non, ce devait être plutôt pour Fûma afin de se garantir la paix et de ne pas être importuné par mes hommes. Il valait mieux en tout cas que la technique ne me soit pas destinée. Je ne recule devant rien ni personne, surtout pas devant l’homme qui a causé tant de malheurs dans ma vie.



Les lames semblaient être animées. Lentement elles tournaient en cercle. Pour autant la taille de la prison de cristal ne changeait pas de volume. Par déduction, j’en venais à la conclusion que ce mouvement perpétuel signifiait que la technique était loin d’être passive. A mon avis, si les lames se mouvaient, c’était par la volonté de Fûma. Et dans ce cas, toute personne qui tenterait de fuir, de rentrer, ou bien qui se rapprocherait trop de parois serait assurément attaquée par tout ce cristal. Bien sûr, ce n’était là rien de plus qu’une supposition. Je pouvais évidemment me tromper, mais j’en doutais fort. la puissance de mon adverse était assez grande pour qu’il utilise ce genre de techniques. De son air impassible, Fûma me fixait. Sur un ton que je pris pour du défi, il me dit de venir chercher ma revanche. Était-il à ce point pressé de mourir ? En effet, j’allais me venger, il ne méritait rien d’autre que mon châtiment pour ce qu’il m’avait fait. La douleur de mon poumon était toujours aussi cuisante même après plus de trente ans. Le prix à payer était grand, et j’allais m’assurer qu’il paie maintenant que je l’avais enfin sous la main. Cependant pourquoi ? Quelle pouvait être la raison qui le faisait me provoquer ? Croyait-il que je n’étais pas digne d’inquiétude ? Quoiqu’il en soit j’allais amèrement lui faire regretter son dédain envers moi.



Il était grand temps d’agir à présent. Je n’avais pas envie d’en finir de suite. Non, d’abord j’allais le faire souffrir. J’allais briser cet homme. Et quand enfin il le serait, je lui donnerait le droit de mourir, pas avant. Au coup précédent, il n’avait pas eu grand mal à esquiver. Mais il ne faut pas oublier que je m’étais simplement contenté de courir vers lui. Sans même concentrer du chakra dans mes jambes. Ce qui aurait permis à mes muscles de gagner en performance et de me donner un peu plus de vitesse. Néanmoins, cette fois-ci, il n’allait pas esquiver. Il n’en aurait pas l’occasion. Dans la plante de mes pieds je concentrais une bonne dose de chakra. Tout en la libérant, je m’élançais vers Fûma. Couramment on appelait cela le Shunshin. Il s’agissait d’un déplacement rapide invisible à l’oeil nu. Technique idéal pour surprendre l’adversaire, esquiver ou bien d’autres choses. Seulement voilà, j’étais un maître dans l’utilisation de cette technique. A tel point que j’avais été en mesure de la mélanger avec une autre. Dorénavant j’utilisais non plus le Shunshin, mais bien le Shunshin no Tenohira. Suite à mon déplacement éclair, une onde de choc se forma et alla percuter Fûma. ce dernier ne fut pas en mesure de l’esquiver et fut propulsé dans les airs. Concentrant du chakra dans mes pieds, sans pour autant le libérer, contrairement au Shunshin, je fonçais pour me retrouver dans le dos du samouraï. Tout en fortifiant à nouveau les muscles de mon bras, j’augmentais de manière non négligeable ma force brute. D’un geste net et précis je frappais le dos de Fûma avec puissance. L’action se déroula presque instantanément. Mon ennemi ne devait presque pas avoir compris ce qui était arrivé. Immobile, je le regardais continuer son envol pour s’écraser deux mètres devant moi.



Oui, c’était clair, j’étais plus rapide, j’avais sur lui un énorme avantage. A présent je n’étais plus ce vulgaire chuunin dont il avait pu faire ce qu’il voulait. Mon style de combat n’était plus lui non plus le même. Par le fruit de mon entrainement et de ma détermination, j’étais parvenu à devenir le nouveau Tsuchikage. Ce samouraï n’était plus celui qui me surpassait de loin. Aujourd’hui c’était moi qui avais l’avantage, et j’étais fin prêt à exercer ma vengeance comme il se devait. Qu’importe les conséquences, je ne pouvais pas me permettre de le laisser repartir. D’autant plus que j’avais de manière officielle une très bonne raison. Fûma était un intrus, il avait bravé l’interdit que j’avais mis en place. Officiellement, il ne s’agissait pas d’une vengeance, simplement d’une exécution de ce que j’avais prévenu que je ferais si l’on venait à braver l’autarcie. Patiemment j’attendais que mon ennemi se relève. Il saignait très légèrement. Rien de bien grave toutefois. Mon assaut n’avait pas été de plus violents. J’étais très loin de ma puissance maximale. Tout ce que j’avais voulu, c’était de faire passer le message clair et net qu’il ne me surpassait plus. Et je pense qu’il l’avait compris. L’air dur et le regard tout aussi sévère, je fixais toujours le samouraï.



« Est-ce le grand âge qui t’a privé de ton niveau d’antan ? Ressaisis toi ! Je ne désire pas affronter une vulgaire loque. Fûma, tu va payer, pour le mal que tu m’as fais, et pour avoir eu l’audace d’aller contre mes interdits. Moi, Ogawa no Kakazan, Yondaime Tsuchikage, je serais celui qui prendra ta tête. Maintenant viens te battre ! »




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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Dim 25 Aoû - 14:39

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Ce processus de soumission par lequel les dominés percevaient la hiérarchie sociale comme légitime et naturelle... Ils intégraient la vision que les dominants ont du monde. C'était stupide, et ça les conduisait à se faire d'eux-mêmes une représentation négative de ce à quoi pouvait ressembler la violence. Une symbolique qui se retrouve dans le contexte shinobi aujourd'hui, source chez les dominés d'un sentiment d'infériorité ou d'insignifiance. Oh, cela pouvait se faire voir différent, comme le fait que les dominants assignaient de leur propre chef aux dominés un statut d'infériorité. Ce statut engendrant des situations dévalorisantes pour les dominés. Ils sont invisibles, soit stigmatisés. Ils ont le pouvoir d'imposer leur propre vision comme objective et collective. Si bien que ceux qui sont soumis à eux ne disposent pas d'autres mode de pensée que celui des dominants, l'exemple le plus flagrant était l'ère sanglante de Kiri, mais on retrouvait cela à travers les régimes pacifistes ou solitaires. Tout se faisait de façon implicite et non consciente, faisant en sorte que cela puisse rendre toute contestation ou toute révolte extrêmement difficile. C'était la clé pour imposer ses idéaux sur un village, la manipulation en la rendant des plus... discrète. Stupide croyance collective qui permettait de maintenir les hiérarchies ? C'est là que je pensais à Mifune, mon maître Rõnin. Samouraï sans maître qui avait échappé à cette violence symbolique. Mais ce qu'il fallait se demander, c'était: y a t-il du bon à travers cela ou non ? Est-ce que l'homme en face de moi adopte ces principes ou non ?

Un monde sans violence symbolique est un monde où les rapports de force sont visibles et donc brutaux. Soit c'est la guerre civile, soit c'est la dictature. Je n'ai jamais grandi dans ce régime, mais en tant que spectateur de ce genre d'infamie, je serai prêt à éliminer les personnes qui s'apprêteront à imposer leurs idéaux, aussi néfastes soient-ils. Le Kurorentaï  rassemblait ces façons de voir et c'était à nous, samouraï de nous occuper de leur cas en tant que figure neutre. Cet homme face à moi défie deux nations en s'en prenant à moi, Ogawa. Rancunier, le ton sur lequel il parlait de moi... Nous aurions dis qu'il était vindicatif au point de me maudire du regard. Mais il devra s'en prendre qu'à lui-même s'il ose prendre une confiance certaine face à moi.  Son premier assaut me paraissait futile, et quand j'ai effectué l'esquive, j'eus en en effet la réponse à ma question. Était-il aussi naïf pour penser que je ne serai pas apte à l'esquiver ? Mais d'un côté, ce simple coup ne pouvait être qu'une simple façon de jauger ma façon de me déplacer ou de voir jusqu'où ma vitesse pouvait aller. Bien que je n'étais pas à mon maximum, je connaissais mes limites. Je préférais opter pour la seconde option dans laquelle je n'aurai pas à sous-estimer l'homme qui a estimé être mon égal. Peut-être au  niveau de la puissance mais pour ce qui était de l'intelligence culturelle... Je ne relèverai pas son niveau aussi petit soit-il. Mon regard impassible fut couplé à un froncement de sourcils alors que je discernai trop tard les actions de mon adversaire. Il était doté d'une vitesse assez incroyable comme mes yeux ne purent totalement le suivre, quoi qu'une infime sensation m'averti de son arrivée vers moi. Je ne pus contrer l'assaut qu'il venait de m'infliger. Je devais  résister, du moins dans la folie de l'instant j'eus le réflexe de tenter d'encaisser mais la douleur se faisait bien présente. Je ne manifestais aucune grimace qui définissait la douleur alors que j'étais propulsé dans les airs.

A ce même instant, ce regard impassible croisa la personne d'Ogawa qui disparu à nouveau. Et à ce même instant, les pores de ma peau se mirent à expulser du chakra Shõton en restant invisible à l’œil nu. Ce chakra fini par prendre forme comme étant une armure de cristal invisible à l’œil nu sauf si le soleil était à son apogée dans les cieux. Ce pourquoi tout s'est assombri à l'utilisation de la forteresse, ma défense contre les coups au corps à corps était sans aucun doute des plus utile. Une fine couche de cristal qui pourtant peut retenir des coups imposants, sans influencer ma vitesse de déplacement. Son coup vint me percuter au niveau du dos, et là je ne ressentis que la pression de l'impact qui me ramenait vers le sol à tout vitesse. La douleur n'était qu'illusion à travers le coup porté, je finis par atterrir sur le sol  accroupi. Atterrissage brutal qui fractura le sol en levant un épais nuage de fumée. Ce dernier se dispersa bien assez vite car je pus discerner en face de moi la silhouette ainsi que les mots qui me parvinrent. L'âge ? Suite à sa longue tirade provocante je ne pus que lui adresser à mon tour quelques mots alors que je me redressai pour lui faire comprendre que son dernier assaut ne m'avait pas fait la moindre égratignure. « L'âge m'a apporté sagesse, caractère qui te manque. Tu es finalement comme ton prédécesseur, tu as perdu ton âme il y a bien longtemps. » Ce n'était que stricte vérité, la façon dont il s'exprimait. Un Tsuchikage aurait compris que si un samouraï venait en terre ninja, cela aurait été en tant qu'élément neutre. Donc aucunes hostilités n'auraient dû s'ouvrir. Et si elles se sont ouvertes, c'est uniquement de par cet homme qui tient à m'avoir par la loi du talion. Or cela ne marchera pas avec moi, s'il agit dans le cadre de la vengeance... De grandes répercutions auront lieu. Une guerre ? Tout ce qu'il y avait de plus plausible.

Je n'avais toujours pas sorti mon sabre et pourtant je me suis demandé quand est-ce que j'aurai à le sortir. Dans l'instant je n'avais pas l'intention d'utiliser mon arme blanche aussi précieuse et mortelle soit-elle. Maintenant, c'est mon regard qui se porta sur sa personne alors que ce dernier semblait me regarder. Tant mieux, cela allait m'empêcher de le forcer à me regarder. J’emboîtai une marche vers ce dernier alors qu'une technique de type Genjutsu s'effectuait. « Lèves les yeux. » Pris dans l'illusion, une boule de feu géante se formait dans le ciel et descendait sur la zone de combat. Dans ce monde fait que d’éléments aussi factices les uns des autres, la zone de combat allait s'embraser et toute présence ennemie serait nivelée. Toutes personnes m'ayant regardé étaient désormais prises dans le Genjutsu. Ogawa ne bougeait pas face à moi et qui sait ce qu'il ressentait dans l'illusion mais ainsi il était à ma merci. L'air se cristallisa bien rapidement derrière moi pour donner la forme à cette entité qui devint quelque chose aux traits prédateurs. Dans le Genjutsu je devais ne pas avoir bougé alors que dans les faits je m'étais reculé en projetant mon attaque finalisée. Un dragon de cristal presque aussi lourd qu'un humain qualifié d'obèse. Et plus il avançait, plus il gagnait en vitesse donc en force d'impact. Je ne me posais pas la question sur le comment qu'Ogawa allait esquiver s'il sortait du Genjutsu. Mais rien ne disait qu'il saurait deviner que la boule de feu relevait d'un Genjutsu. Cela pouvait souligner une nette amélioration du Ninjutsu venant de ma personne et dans un cas comme celui-ci, rendrait le Genjutsu bien réel aux yeux des prisonniers de cette illusion. Et c'était bien le but, leurrer la réalité pour s'en servir à son avantage. M'avoir regardé était la chose la plus stupide qui fut faite, et je pouvais en jouer désormais. S'il se prenait l'attaque du dragon de cristal, je ne saurai me prononcé sur l'étendue des dégâts physiques alors que mon assaut allait trancher en s'écrasant sur l'adversaire. Du moins Ogawa sortirait de ce Genjutsu une fois l'attaque prise de plein fouet.


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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Lun 26 Aoû - 15:30

... ... ...
OGAWA VS FÛMA




∞ Le commencement...



Mon second assaut n’avait pas été esquivé. Pour autant je ne saurais affirmer qu’il s’agissait d’une réussite. Mon ennemi semblait après tout être en très bon état. L’air de rien, il se relevait et me toisait à nouveau. Son regard n’avait pas beaucoup changé. A nouveau il se montrait impassible, limite prétentieux. Cette fierté mal placée m’énervait quelque peu. Je ne sous-estime jamais mes adversaires. Alors être ainsi dévisagé par Fûma ne faisait qu’attiser ma colère. Se pensait-il vraiment supérieur ? Pourtant il était clair que j’étais le meilleurs jusqu’à maintenant. Tout ce qu’il avait été en mesure de faire premièrement fut d’esquiver. Et là, il n’en avait même pas eu l’occasion. Certes il ne semblait pas avoir bien souffert de mon attaque. Toutefois, je l’avais touché, j’étais plus rapide. Alors pourquoi ? Quelle pouvait bien être la raison qui lui permettait de continuer à me croire inférieur. Cette situation ne pouvait pas continuer bien plus longtemps, il m’incombait d’agir pour faire cesser cette attitude hautaine. Je n’étais plus le chuunin d’antan, je ne méritais donc plus d’être sous-estimé. Fûma enchaina avec une réplique dans laquelle il parlait tout d’abord de la sagesse qui me faisait défaut. Ce point là n’attira pas bien mon attention. En revanche, lorsqu’il osa parler de mon sensei, mon poing se resserra violemment. Qui était-il pour avoir le culot de parler du défunt Sandaime Tsuchikage ? Je n’allais pas m’énerver pour si peu, mais une chose était certaine, il paierait pour cet affront. Et le plus rapidement serait le mieux.



Seulement Fûma sembla décider à agir avant moi. Qu’il en soit ainsi, j’allais le laisser faire. Il me suffirait de mettre simplement à mal son attaque pour lui montrer qui avait l’avantage ici. Alors qu’il s’approchait, je le vis effectuer des mudras. Très bien, ce serait visiblement du ninjutsu. Qu’il s’exécute donc, je l’attendais de pied ferme. Alors ? Quelle technique allait-il utiliser ? C’est là que mon ennemi me demanda simplement de lever les yeux au ciel. Me prenait-il pour un sot ? Si je le faisais, il m’attaquerait alors. Cependant, je ressentais quelque chose d’étrange. Et la source venait effectivement du ciel. Je pris donc le risque de regarder voir ce qui se passait. Une sueur froide parcourra le long de mon dos quand je constatais ce qui se passait. Dans le ciel, une boule de feu géante fonçait vers le sol. Telle une météorite, elle filait à une vitesse incroyable. Sa taille était vraiment impressionnante. Mieux valait ne pas se faire toucher par pareille technique, les dégâts seraient vraiment immenses le cas échéant. Il fallait prendre quelques secondes pour réfléchir. Techniquement j’avais une vitesse suffisante pour y échapper, mais cette prison de lames pourrait peut être me gêner dans ma fuite. Alors que faire ? Une idée vint traversa alors mon esprit. Retourner la technique face à son envoyeur. C’était parfait ! Si je lançais Fûma vers sa propre technique, il serait probablement mis hors combat. Ainsi, la prison disparaitrait, et donc je pourrais esquiver la chute de cette boule de feu sans aucun mal. C’est donc cela que je décidais de faire. A ma vitesse maximale sans ouvrir de portes, je fonçais vers Fûma. Ma main agrippa son col et d’un mouvement puissant je le faisais décoller vers son propre jutsu. Il se passa ensuite une chose inexplicable. Au moment où mon adversaire aurait du se faire happer par le feu, l’action sembla se stopper. Alors, la réalité se fractura en plusieurs morceaux, et je revenais à moi.



Que s’était-il passé bon sang ?!? Soudain, je me retrouvais à ma place initiale, je n’avais pas bougé d’un iota. Avant que je n’ai le temps de songer à quoique ce soit, je constatais l’arrivé proche d’un dragon géant. Cette bête rose, semblant être constituée du même cristal que la prison, fonçait vers moi très rapidement. Étant encore sous le choc, et le monstre étant trop proche, je ne pouvais pas esquiver. Mes réflexes me permirent de faire bouclier avec mon bras droit, et ma prothèse. J’orientais le côté gauche de mon corps le plus possible afin de subir le moins de mal du côté en parfait état ou presque. La dose de chakra dans mon bras était immense afin de contrer le plus possible. Le choc fut violent. En même temps que la puissance du dragon me poussait en arrière, je sentais me peau se faire déchiqueter par endroits. A mesure que je reculais et que le dragon avançait, il disparaissait. Quand enfin il n’en resta plus rien, j’étais trois mètres plus loin. Grâce à ma force, je n’étais même pas tombé, il en fallait plus pour mettre à mal mon équilibre. Cependant, mon corps avait sérieusement dégusté. Ma cape s’était envolé en dehors de la prison sous le souffle du choc. Tous les bandages de mon corps avaient étés détruits, laissant maintenant apparaitre mes cicatrices, plus profondes les unes que les autres. Mon torse était ouvert à de nombreux endroits et je saignais. Bien que mon bras droit soit encore en presque parfait état, la prothèse de mon bras gauche avait été arrachée et reposait au sol à quelques mètres de moi. Toutes ces blessures étaient relativement superficielles, aucun point vital n’ayant été touché. Néanmoins, j’avais bien dégusté.



Par chance, grâce à mes longues années d'entraînement, j’étais parvenu à faire de la douleur la seule chose qu’elle est à la base: une information. Je la percevais certes, mais l’importance que je lui donnais était presque nulle. Ce qui fait qu’on peut dire que je ne la ressens pas vraiment, elle m’est complètement égale. Toutefois, j’avais parfaitement conscience du fait que cette technique avait mise à mal mon intégrité physique. Mais bon sang, que s’était-il passé enfin ? Une seconde je lançais Fûma vers sa technique. Celle d’après, je n’avais pas bougé et une technique bien différente me fonçait dessus. Une seule explication à cela, il avait utilisé un Genjutsu. Je m’étais fais avoir comme un bleu. Néanmoins, il faut bien que j’admette que la technique utilisée était d’une puissance immense. Il n’y avait pas de moyen de discerner le fait qu’il s’agissait d’une illusion. C’était là toute la force de la technique. J’avais donc perdu du temps pour la dissiper, et Fûma en avait profité pour m’avoir. Je devais bien reconnaitre dans cette action une bonne stratégie. Le samouraï avait usé de sa technique avec brio et son enchainement était parfait. J’étais blessé, il avait réussit à me toucher. Cependant à partir de maintenant, plus aucune de ses illusions ne m’attendrait. J’allais bien me méfier de cela, et je ne me ferais pas avoir deux fois de suite de la même façon. Mon cher Fûma, si tu n’avais rien d’autre en réserve, tu ne t’en sortirais pas contre moi.



Malgré le fait que je reste souvent très calme, je dois bien avouer que je commençais à vraiment être énervé. Tout d’abord, sa phrase parlant de mon maître avait attisé ma colère. Mais là, il avait réussit à me blesser, et j’avais bien du mal à l’accepter. C’était l’étincelle qui mettait le feu aux poudres. Sur mon visage, mes veines gonflaient légèrement sous l’effet de ma colère grandissante. Bien, j’allais donc avoir recours à une plus grande part de l’étendue de ma puissance. Après tout c’était logique, je me doutais bien que contre un tel adversaire je devrais passer par là. Qu’il en soit ainsi, j’allais activer les Hachimon... Immobile, mon sang coulait sur mon corps, alors que je concentrais ma puissance. Je criais alors et d’un geste sec balançais mon bras vers le bas. La puissance de mon corps s’amplifia, tout comme ma résistance physique. Même mon corps se redynamisa de la précédente attaque. La seconde porte était ouverte. Ma grande vitesse me permit de foncer pour me retrouver derrière Fûma avant même qu’il ne bouge. Posant mon genou droit à terre, je lançais un Tenohira à Fûma en visant le ciel. De cette manière, il fut projeté par l’onde de ma technique et s’envola sur à peu près deux mètres. Je m’élançais alors quelques mètres devant moi avant de bondir en me retournant. je me retrouvais au dessus de Fûma. Concentrant bien plus de chakra dans mon bras, je lançais cette fois la version améliorée de ma technique, le Dai Tenohira. Le coup embrasa légèrement l’air et renvoya Fûma vers le sol. Le choc puissant avec le sol provoqua un tout petit cratère. Retombant au sol, je constatais alors qu’une sorte de protection qui se trouvait sur le corps de Fûma venait d’être détruire. D’un coup d’oeil attentif, j’en venais à la conclusion que c’était du cristal. C’était donc pour cela que ma première attaque ne l’avait pas blessée. Il s’était protégé avec cette technique, mais maintenant c’était fini. L’expression de mon visage n’était clairement pas rassurante, il était clair que j’en voulais à cet homme face à moi.



« Tu devrais l’avoir compris maintenant, c’est moi qui vais gagner. Tu ne peux rien faire contre ma vitesse. Et à présent, tu ne peux même plus te protéger. Les rôles sont inversés aujourd’hui. Maintenant, Fûma, je vais prendre ton bras, le même que tu me dois, celui que tu m’a arraché dans le passé. Approche ! »





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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Lun 26 Aoû - 20:33

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Fūma ♦ Ogawa.



Cette combinaison de Genjutsu couplée au Ninjutsu ne pouvait que porter ses fruits. Il n'y avait nulles raisons que je n'atteigne pas mon but. S'il voulait m'affronter j'allais lui faire comprendre que peu importe la situation dans laquelle je me trouve... Je saurais faire face. Que je perde un membre ou non, je ne me laisserai pas faire. Je montrerai que la douleur n'est qu'un message, une sensation que l'on peut ignorer si notre esprit a encaissé assez de douleurs. J'ai subi les pires blessures durant la Seconde Grande Guerre et je suis loin d'oublier mes cicatrices causées par le Croc Blanc de Konoha. Sous mon kimono se cachait encore les traces de sa lame de chakra blanc, de sa force titanesque qui avait vu le jour de par sa stratégie inégalée. Aujourd'hui encore j'aurai voulu l'affronter à nouveau pour apprendre de lui une nouvelle fois, car je me suis relevé d'une défaite en ayant appris à devenir plus puissant... Jamais je n'ai songé à augmenter ma vitesse. Tout semblait se dérouler au ralenti, sauf que cet homme se déplaçait bien plus rapidement que moi. Et si je ne peux le toucher, à quoi sert une grande puissance ? J'aurai dû revoir mon entrainement, mais je me suis concentré sur les préceptes de la moralité. Je n'étais pas dans le Ninjutsu & toutes ces choses là. J'ai préféré construire une voie vers la paix. Et ce genre d'homme comme Ogawa représente la parfaite entrave à mon but. Si je ne peux le tuer, je ferai en sorte de lui faire comprendre que ma volonté dépasse la sienne.

Au -delà des techniques de Ninjutsu, de Genjutsu, de Kenjutsu & d'Invocations... La volonté qui imprègne chacun de mes faits et gestes est bien plus grande que celle d'Ogawa. Je peux le certifier, à ma vue il ne restait qu'un tas de muscle enragé par le fait qu'il était faible il y a plus de trente ans. Cependant... Il n'a pas changé. Il n'y a que ses techniques et sa volonté d'exercer la loi du talion contre moi. Et j'ai beau ne pas être rapide, je reste puissant. Si j'arrivais à le piéger je n'aurai aucun mal à lui faire subir les dégâts les plus lourds de sa vie... Pire encore que la perte d'un bras. Un millier d'entailles sur le corps. Voilà ce dont j'étais capable et quitte à encaisser les pires douleurs... Je suis prêt à courir le risque. Je me souviens de ce jour où Hatake Sakumo mit ma cage thoracique à nue d'une ultime technique. Je n'avais pas pu l'encaisser et j'étais trop épuisé pour continuer le combat. L'arrivée des 3 Sannin m'avait sauvé la vie. Et aujourd'hui ils ne sont pas là, mais je ne dépend pas d'eux. Je suis Fūma Tsubaki, celui que l'on surnomme l'Empereur Blanc. Samouraï Légendaire du Pays du Fer, et Shinobi Légendaire. Je peux avoir peur de mourir, ce n'est pas comme si j'avais déjà essayé... Mais je n'ai pas peur d'affronter la mort. Oh non. Je l'ai défié plus d'une fois, et si aujourd'hui elle doit me faucher... ça m'est égal. Mehlia... La revoir par-delà la frontière qui sépare la vie de la mort. J'en oubliais mes enfants, mais avais-je une raison de m'en faire pour eux ? Je ne sais pas, je ne suis pas mort. Je n'ai pas encore mis le genou à terre et par dessus tout... Je n'ai pas encore dégainé mon sabre. Ô, Gõkei réveilles-toi. Que ta lame  reflète le passé et qu'il se souvienne que c'est de ce métal que sa chaire fut pourfendue. Ma main restait refermée sur le manche de mon sabre, tandis que je restais spectateur de la réussite de ma stratégie.

Le Genjutsu avait bel & bien marché car son corps inerte venait d'être victime de ma technique de type Shõton. Les dégâts devaient être conséquents et je n'étais pas mécontent du fruit de ma réussite. Mais je ne devais pas me reposer sur ce point qui me revenait. Ce n'était que revanche quant à ses actions précédentes. Mais j'avais déjà brûlé pas mal de chakra dans mes techniques, seulement je ne devais pas perdre de temps avec cet homme. Mais vu sa réaction quant à ma puissance... Je l'ai senti plus en colère que précédemment. Mes sourcils se froncèrent alors que j'eus un aperçus de ses capacités. Je serrai mes dents alors qu'un vent plus ou moins brutal se souleva à mes côtés. Il était derrière moi. Je n'eus le temps de réagir que son coup fut porté. Une friction de l'air furtive et puissante, suffisante pour soulever mon corps dans les airs. Je pestais de par la surprise, je ne m'attendais pas à ce qu'il devienne encore plus rapide qu'avant... Tentant de me stabiliser dans les airs de par ma capacité de lévitation, je n'eus le temps de faire quoi que ce soit qu'un second coup fut porté dans mon dos. Je sentais ma protection faiblir rapidement, elle allait céder face à cette force de la nature. J'en étais sûr, le Kesshõ no Yoroi ne pouvait tenir un assaut de plus comme celui-ci. Je me sentais bizarre, peut-être la sensation de son attaque à travers mon armure qui su rester sur mon corps. Du moins jusqu'à ce que j'atterrisse sur le sol, cette dernière effectuant son rôle d'ange gardien en me protégeant de l'impact qui bouleversa la structure du terrain via un petit cratère. Je ne tardais pas à me relever sans trop de difficultés bien que je constatais une chose... Mon kimono s'était arraché au niveau de mon épaule gauche. A travers cela on pouvait voir à mon tour mes cicatrices bien que de nouvelles plaies venaient de naître de son attaque.



«Tu vas sûrement gagner oui, mais cette victoire ne rétablira que l'honneur perdu d'un adolescent de quinze ans. Rien de plus. Je m'approche avec comme principe de te montrer qu'au final... tu restes le plus faible.»

Le plus faible mentalement. Il était clair que je ne distinguais aucuns signes de noblesse dans ses dires et sa façon de réagir quant à mon arrivée justifiée sur ses terres. Je fermais les yeux quelques secondes afin de reprendre un souffle des plus contrôlés. Je devais agir le plus vite possible. Il devait bien voir que peu importe la gravité de ma blessure je n'y faisais pas attention. En rouvrant les yeux, une lumière aveuglante émana de mes globes oculaires tout comme de ma bouche que j'ai ouvert le plus possible. La lumière commençait à prendre une ampleur importante et plongeait ceux qui la regardaient dans une illusion. J'étais prêt à tenter quelque chose. Au même moment je m'étais élancé vers ma cible à toute vitesse en préparant une double action. Ma vitesse de déplacement était naturellement élevée et cette lumière illusoire empêchait de me voir clairement. Quant à moi, je savais où il se trouvait et à cette distance... Je pus sortir mon sabre de son fourreau en guise d'Iaidõ. Ainsi la vitesse d'exécution fut couplée à l'Hyper Croissance Minérale qui triplait la puissance du coup dans l'instant. Si je ne l'atteignais pas, j'avais conscience de ce qui se passerait. Mais je devais tenter le coup, au moins le blesser. Si je pouvais le faire saigner, je pouvais le tuer. Mais je partirai de l'optique de le tuer s'il s'obstine à vouloir m'arracher ce fameux bras tout comme me perforer le poumon. Oh non, il peut blesser ma chaire s'il le veut... Je ne serai pas aussi vindicatif du moment qu'il ne blesse pas cette mentalité que je me suis forgé en plus de quarante ans. Ogawa no Kakazan, tu es déjà mort depuis bien trente-cinq ans.


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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Mar 27 Aoû - 15:04

... ... ...
OGAWA VS FÛMA




∞ Le commencement...



Il était clair et net que je venais de reprendre l’avantage. Face à moi, Fûma ne bougeait plus. Il s’était relevé et me toisait à nouveau. Décidément il semblait faire preuve du résistance à la souffrance comparable à la mienne. Son bras gauche était dorénavant dénudé. Ceci me permettait de constater la présence de nombreuses cicatrices sur sa peau. Je dois bien avouer que je ne m’attendais pas le moins du monde à en voir. Cela signifiait que par le passé il avait été blessé ? Rien de bien extraordinaire en soi, mais j’avais du mal à l’assimiler. Suite au choc de mon attaque, son bras était parcouru de nouvelles plaies. La peau de l’endroit était recouverte de son sang qui coulait. Même s’il ne semblait pas en souffrir, je l’avais blessé. De plus, sur son torse, je constatais une lare entaille. Seulement voilà, je n’avais pas la moindre lame avec moi. Ceci signifiait donc que mon assaut avait sans doute rouvert une vieille cicatrice du samouraï. Quoiqu’il en soit, j’avais réussis mon attaque, Fûma était touché. Un sourire satisfait éclaira même mon visage quand il avoua que j’allais certainement gagner. Il reconnaissait enfin la vérité. Moi faible ? Qu’importe ce qu’il pouvait bien penser de moi. C’était Fûma lui même qui avait forgé la personne qui aujourd’hui venait prendre sa revanche. Il était le vendeur d’armes qui finissait par se trouver face à un de ses clients. Maintenant que je lui avais fait reconnaitre ma supériorité, je pouvais arrêter de jouer et commencer à m’y mettre sérieusement.



C’était décidé, il était grand temps de lui prendre son bras. Son bras gauche, celui là même qui se trouvait à présent nu. Comme si l’on m'incitait à agir. Mais voilà, une fois de plus, Fûma me devança. A nouveau il semblait vouloir lancer l’offensive. Ce comportement était logique après tout. j’avais clairement l’avantage jusque là. Chacun des assauts que j’avais mené de manière réelle s’était conclu par une réussite. Donc le samouraï ne pouvait se permettre de me laisser faire. Qui plus est, sa dernière tentative avait réussie et m’avait blessée, il devait donc avoir une certaine confiance. Seulement voilà, cette fois-ci, il échouerait. A partir de cet instant, je décrétais qu’il ne m’atteindrait plus. Le samouraï rouvrait ses yeux alors qu’il semblait avoir reprit toute contenance. C’est à ce moment même qu’une vive lumière sortit de ses yeux. Suite à l’ouverture de sa bouche, encore plus de lumière émanait. Rapidement elle prenait de l’ampleur pour m’éblouir de plus en plus. Malheureusement pour Fûma, je connaissais cette technique. Dans le temps, j’en avais déjà été victime. Il ne s’agissait en fait que d’une illusion. En faisant croire à un éblouissement, on immobilisait sa cible assez longtemps pour venir lui mettre un coup. Illusion d’un grand niveau. La première fois que je l’avais subi, je m’étais fais avoir. Seulement cette fois-ci, il en serait autrement. Pour échapper à l’illusion instantanément, il fallait soit être aidé par quelqu’un, soit s’auto-mutiler. Comme j’étais piégé par cette prison de cristal, il ne me restait que la souffrance pour me sortir de là. D’un geste d’un rapidité extrême, trop pour que Fûma ne le voit, je déboitais mon épaule gauche avant de la remettre à sa place. Grâce à cette simple action passée inaperçue, je venais de me sortir de l’illusion.



Face à moi, le samouraï fonçait à vive allure. Il avait dégainé son arme et voulait m’asséner un coup d’une seule main. Or, un samouraï est supposé combattre à deux mains. Il ne pouvait donc que s’agir d’autre chose que le Iaido. Je ne connaissais cette technique que dans la théorie, jamais je n’avais affronté un sabreur la maîtrisant. Toutefois ce n’était pas un soucis, je savais déjà comment bloquer, avant de contre-attaquer. J’attendais que Fûma ne soit plus qu’à quelques mètres avant d’agir. Comme je restais immobile, il pensait que j’étais pris dans son illusion. Quelle surprise aurait-il en me voyant bouger dans une seconde. Quand je décidais qu’il était temps j’activais la troisième porte avant de foncer vers lui à toute vitesse. Ma main droite vint saisir la sienne. Et dans mon élan je sautais pour lui mettre mon genou droit dans le menton. La puissance du coup nous propulsa à cinq mètres de hauteur. Avec force je m’emparais de la garde de l’épée de Fûma. Nous étions dans les airs, il était sonné par la force de mon coup et ne pouvait de toute manière pas esquiver. Il était à ma merci, et ma vengeance allait commencer d’ici une seconde. Son bras gauche était à découvert. Je resserrais mon emprise sur la garde de l’arme. Le moment que j’avais tant attendu était arrivé. J’étais sur le point de lui faire subir le début de ce que lui m’avait fait subir. Mon regard devint plus sombre. Et alors, d’un geste sec et rapide, j’effectuais une découpe verticale avec son sabre. Le sang jaillit alors partout, même sur mon corps et mon visage. Le bras du samouraï venait d’être tranché, c’était fait. Je laissais le corps de Fûma se mettre en dessous de moi avant de venir me poster debout sur son torse pour le faire chuter plus vite. Il ne fallut pas longtemps avant que nous percutions le sol. Bien entendu, j’avais effectué un salto arrière avant le choc pour ne rien subir.



Fûma était dos au sol, du sang coulait abondamment de son bras amputé. De plus, il devait très franchement déguster de la chute qu’il venait de faire. A tous les coups, sa respiration venait d’être coupée. Je me tenais pour ma part debout, à eux mètres de lui. L’air fier et satisfait. La puissance que je dégageais grâce à la troisième porte faisait voler des cailloux à mes côtés. Mon chakra s’échappait même de ma peau, créant une aura blanche. Je plantais la lame du samouraï dans le sol et me reposait dessus comme une arme. Fûma avait perdu. C’était clair et net maintenant, j’allais gagner ce combat. Il ne me restait plus qu’à lui perforer le poumon gauche et nous serions quittes. je n’allais pas le tuer, non il succomberait de ses blessures. Ce cher samouraï se viderait prochainement de son sang et ensuite il perdrait la vie, à mes pieds. Personne ne viendrait lui sauver la vie, contrairement à moi. Toutefois, le combat n’étant pas encore terminé, à première vue, je ne relâchais aucunement ma vigilance. Même dans cet état, j’étais certain que Fûma restait une menace à ne surtout négliger. Jamais je ne sous-estimerais cet homme là, ce serait bien trop dangereux. Seul un fou s’y risquerait, or, ce n’était pas mon cas. L’expression sur mon visage était toujours aussi sérieuse. Toutefois, je semblais bien moins en colère qu’il y’a quelques minutes. Après tout, je m’étais presque définitivement vengé, il faut bien avouer que ça me faisait plaisir.




« On dit que la sabre d’un samouraï est son âme pas vrai ? Je suis d’accord avec cela. Preuve en est, tu es à ma merci. Ta fin est proche Fûma, en as-tu conscience ? »





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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Mar 27 Aoû - 16:37

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Je devais me souvenir qu'un guerrier était à l'image de son sabre. Ma vie risque de s'achever suite à cet affrontement, mais je refuse de me dévoiler comme étant une lame émoussée. Mais j'aurai la satisfaction de ne pas être mort en ayant perdu ma foi... Je l'ai toujours gardé, je resté confiant depuis mon entrée à l'académie tout comme mon entrée dans le monde samouraï. Il n'est pas aisé de percer la foi d'un homme et je jurai qu'Ogawa ne l'a pas égratigné malgré les coups que j'ai du encaisser. Je saurai faire face, même avec un membre en moins. Je ne ploierai jamais tant qu'il n'aura pas compris qu'au final... Je suis le plus puissant mentalement. Il a beau être une représentation de l'ambition, ce n'est que personnel. Il a reconquis son statut de combattant, mais en tant qu’homme je ne perçois que l'avidité, la rancune, et l'obsession de protéger son village. Est-ce suffisant ? Non. Non, il fallait qu'il y ait un enjeu collectif pour s'avouer puissant. Guider les nations sous le joug de la paix, guider le monde... Arriver à faire du Nindõ une voie pacifique. Faire en sorte qu'il en soit de même pour l'Hagakure et le Bushidõ. Oh, peut-être que la réponse à ma question je l'ai depuis bien des années finalement. J'ai juste cherché la perfection à mon but alors qu'au final, elle était faite pour ne jamais être atteignable.  A travers ce combat où j'étais dans une position des plus précaires je pouvais montrer ma volonté. Il me montrait à quel compte son envie de me faire payer tournait à l'obsession, mais si je dois perdre... Je préfère me faire Seppuku à ma façon. Il était clair que cette force de la nature me surpassait au niveau de la force brute, et c'est l'unique raison pour laquelle l'Iaidõ venait d'échouer.

Ce qui fini par arriver. J'aurai préféré ne pas avoir à me prononcer. La force du coup de genou avait suffit à me transporter une fois encore dans les airs. Cela prouvait bien mon plus grand point faible: ma corpulence légère qui ne pouvait rivaliser avec cet homme. De ce fait, mes dents rentrèrent dans ma lèvre supérieure alors qu'en libérant un souffle brutal, un gerbe de sang s'échappa de ma bouche. Et le pire vint ensuite alors que ce dernier avait prit l'initiative de me faire perdre quelque chose qui m'aurait entravé à vie. Cette partie de mon corps qui jouait un rôle décisif sur mon statut de samouraï... Mon bras gauche. Il s'était servi  de ma propre arme pou me priver de mon bras gauche. Un sentiment de dégoût ainsi qu'une immense douleur s'empara de mon corps. Mes dents se serrèrent alors que j'avais réalisé dans l'instant que rien ne serait plus comme auparavant. Mes sourcils se froncèrent alors qu'une quantité presque abondante de sang s'échappa de mon épaule. Apparemment il n'en avait pas fini.. Son poids s'était rajouté au mien. Sa puissance était telle que nous fusions vers le sol. A l'endroit même où j'ai décollé pour subir en enchaînement grossièrement puissant. Je n'avais pas la force de lutter contre ce poids là, je me laissais porter vers le sol jusqu'à ce qu'il se retire pour  me laisser fracturer le sol rocheux. Mon arrivée sur le sol me causa pas mal de dégâts internes. Ma respiration était irrégulière, courte, et faible... Je savais que je n'en avais pas pour longtemps. Je le savais depuis que j'ai vu sa vitesse à l'oeuvre.  Alors pourquoi paniquer ? Non, je ne panique pas. Un adversaire de cette trempe n'a pas la moindre parcelle de chance de me faire peur, ni la dignité nécessaire pour me tuer. Non, au final je serai mort dans un règlement de compte comme celui-ci. Et s'il croyait que je resterai comme ça... Allongé comme ça sur le sol.. Il se mettait un doigt dans l’œil. Ma volonté, mon ambition de répandre un havre de paix... ça le dépassait. Mon bras valide me permit de m'appuyer sur le sol afin que je puisse me redresser que légèrement afin qu'il voit mon visage ensanglanté, mes blessures et qu'il entende ce que j'avais à lui répondre:


« Tes dires... ricochent contre ma volonté. Je n'ai pas peur de mourir, plus maintenant... »

J'avais accomplis ce qu'un homme devait accomplir. J'avais accomplis ce qu'un père devait accomplir. Ma mort transportera un message à Suna, ma volonté se transmettra parmi tous les ninja de la nation du vent et du feu. Un brasier allait naître de ma mort car la seule issue de ce combat, mort ou vif, cela n'aurait pu être que la guerre. J'ai assez vécu dans la violence,je devais me résigner mais pas tout de suite. Que je le tue ou pas, qu'il me blesse à nouveau ou non... Je n'en avais plus rien à faire. Mais j'allais continuer de me battre tant que je le pouvais. Il allait voir que je n'étais pas comme lui, je ne resterai pas au sol comme lui... Je resterai debout, et si je dois mourir, je perdrai la vie en restant sur mes deux jambes. C'est avec une difficulté presque extrême que j'ai tenté de me redresser sur mes pieds. Je titubai quand j'ai finis par réussir à me stabiliser alors que je serai le poing. Ce dernier commençait à faire émaner un flux de foudre assez faible. Que pensait-il en me voyant toujours debout bien que plus affaibli que jamais... ? Un sourire se leva sur mes lèvres de sang, le liquide vermillon continuait de couler lentement à mes pieds. Je fermai à nouveau les yeux et voilà que je me suis concentré sur l'assaut que j'allais lui porter. Autant dire que j'étais sûr de le tuer s'il se la prenait de plein fouet. Mais le but premier de cette technique allait de faire en sorte qu'il s'approche de moi en usant de la vitesse. Je sacrifierai ce bras droit pour exécuter une unique et dernière technique. J'étais prêt à prendre le risque, après tout... Cette dernière technique allait être mon Seppuku disons... personnel. En ouvrant mes yeux de couleur indigo, mon sourire disparut alors que je levais furtivement ma main en prononçant l'incantation de mon jutsu de type Raiton:


« Canon à Foudre de la Vouivre de Feu ! »

Le petit flux de foudre se libéra dans un grand rayon de foudre. Aussi furtif que mortel, la vitesse de ma technique était assez monstrueuse. Le sol se soulevait à son passage, alors que des arcs de foudre commencèrent à frapper mon bras, me causant des douleurs presque insurmontables. Voilà pourquoi je n'utilisais pas cette technique, parce que je la réservais dans des situations comme celles-ci. S'il se la prenait, il perdrait la vie, mais j'espérais qu'il se rapproche afin d'en finir. Il en profiterait sûrement pour me blesser, mais je me relèverai encore une dernière fois pour qu'enfin je puisse marquer un point final à mon histoire.


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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Mar 27 Aoû - 23:13

... ... ...
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∞ Le commencement...



Sans bouger le moins du monde, je continuais d’observer Fûma. Pour le moment il restait à terre. Son fluide vital se répandant lentement sur le sol. Formant déjà une belle flaque pourpre. Mon adversaire ne resterait plus très longtemps sur cette terre. Il ne s’agissait que de minutes. Au vu de  résistance, je pensais à cinq minutes. Oui, il pouvait tout à fait survivre pendant ce temps. Je l’en savais capable. Une chose était certaine, il allait mourir ici. C’était une certitude dès à présent. Son bras droit était sectionné, il en allait donc de même pour les artères qui s’y trouvaient. En ce moment Fûma était la victime d’une hémorragie très puissante. Comme il n’y avait personne avec lui, aucune chance de survivre. Je ne désirais pas le tuer de mes mains, toutefois, qu’il meurt ou non m’était égal. Je n’avais plus qu’une chose à faire. Une fois qu’elle serait faite, je m’en irais, tout simplement. Bien que la probabilité soit presque nulle, il restait tout de même qu’il survivre par miracle malgré ce combat. Mais il valait mieux rester réaliste. Aujourd’hui sonnait le glas. La fin du samouraï était annoncée et confirmée. Cependant, il semblait vouloir continuer à combattre. Je voyais bien qu’il avait du mal, mais au prix d’un sublime effort, il parvenait à se relever. Il était clair que son corps lui refusait presque cette action. mais sa volonté était si grande qu’il parvenait à braver les limites imposés par son organisme. C’était impressionnant. Sa volonté, cette détermination, j’avais la même. Nous n’étions finalement pas si différents que ça. Tout du moins, par pour ce point. Tous les deux avions une volonté à toutes épreuves. Un large sourire se créa sur mes lèvres. Malheureusement, même si j’étais fort admiratif devant tant de volonté et que je respectais l’homme pour cela, il fallait en finir.



Toutefois, étant juste, je décidais de le laisser agir au vu de son état. Déjà, car je voulais voir ce dont il serait capable actuellement. Et enfin car je voulais lui montrer que définitivement, quoiqu’il fasse, j’étais plus fort. Qu’il voit que les rôles étaient maintenant bien inversés. Je n’étais plus le Chuunin qui se trouvait dans la situation actuelle de Fûma. Voilà principalement ce que je voulais qu’il comprenne. Je constatais alors qu’il fermait les yeux. Une illusion à nouveau ? Non, ce serait très stupide. Et il ne l’était pas, il avait autre chose en tête. C’est à ce moment que je constatais dans sa main la présence d’un flux de chakra. Après une légère observation, j’en venais à la conclusion qu’il s’agissait de raiton. Ce n’était pas étonnant qu’il utilise cette affinité. Après tout, sa précédente illusion nécessitait cette affinité. Mais qu’avait-il en tête ? Que pouvait bien être cette technique ? Je le saurais d’ici très peu de temps. Sur la défensive, j’attendais l’attaque du samouraï. Ce serait très certainement la dernière qu’il ferait de sa vie. Il valait mieux qu’elle vaille le détour. Lorsqu’il rouvrit les yeux, le faible flux de raiton augmenta d’une manière extraordinaire. Son bras se tendit vers moi et la technique s’activa. C’est comme après avoir été expulsé par un canon que le rayon de foudre fonçait vers moi à une vitesse grandiose. Enfin, cet adjectif convient au commun des mortels. A mes yeux, la technique n’était pas d’une vitesse immense. Surtout pas alors que j’utilisais en ce moment même la troisième porte. Ma main toujours sur l’épée la retira du sol. Bien, il était préférable d’esquiver, je doute très franchement que subir pareille attaque serait une bonne chose pour moi. Ma résistance physique était déjà très amplifiée, mais ce n’était pas une raison pour subir cette technique volontairement. Je n’étais pas stupide non plus. Le rayon fusait toujours, détruisant le sol sur son passage et laissant un large sillon. Définitivement, Fûma possédait des techniques d’une puissance fabuleuse. Heureusement que la vitesse lui faisait défaut comparé à moi. A grande vitesse j’entamais une course en demi-cercle. Au vu de ma rapidité, j’étais déjà loin quand le rayon atteint l’endroit où j’aurais du être. C’est derrière Fûma que je décidais de me retrouver. Certes, c’était la troisième fois que je l’attaquerais par derrière. Il devait se douter d’où viendrait le coup. Mais qu’il est cruel de savoir quand le savoir est inutile à qui le détient. Fûma n’était pas physiquement capable de m’égaler, il resterait donc incapable d’agir.



J’étais donc dans son dos, sa lame dans la main. A présent, j’allais mener à terme ma vengeance. J’étais stoppé, Fûma venait juste d'apercevoir que je n’étais plus face à lui. Seulement il était déjà trop tard. Mon bras se leva et alla rapidement vers l’avant. Le katana dans ma main pénétra sa chair comme si ce n’était que du beurre. Ma force ne subissait que peu de limites. J’avais visé son poumon. Le métal nimbé se sang ressortit par l’avant. D’un geste brusque vers l’arrière, je ressortais l’arme en entaillant encore un peu plus l’organe. Un flux abondant de sang jaillit des deux côtés de l’entaille. A présent, nous étions quittes. Oeil pour oeil, dent pour dent. Il m’avait prit un bras, je lui avais pris le sien. Il m’avait pris un poumon, je venais de lui prendre le sien. Comble suprême de l’ironie, c’était la même lame qui avait effectué le travail chez les deux personnes. Fûma allait en plus de son hémorragie aggravé avoir de sérieux problèmes respiratoires. Je connaissais très bien les conséquences. De sa bouche il cracherait bientôt des gerbes se sang par paires. Et prononcer le moindre mot, ou ne serait-ce que respirer, lui causerait une douleur atroce. Même moi qui était parvenu à relativiser la douleur pour ne presque plus en souffrir, j’étais sensible à cette douleur là. Ma tâche accomplie, d’un pas lent, j’allais me poster en face de Fûma. Tendant mon bras, je lâchais la garde de son arme. Après avoir concentré du chakra dans ma main, je me contentais de resserrer le poing quand la moitié de la lame fut à sa hauteur. Résultat, le katana du samouraï était dorénavant brisé. Les morceaux tombèrent au sol, face à lui. Nul doute que ceci le ferait réfléchir. Le sabre d’un samouraï est son âme. S’il se brise, ce dernier sera brisé aussi. Qu’en serait-il pour Fûma ? Aucune idée. L’expression de mon visage se radoucit. Pour autant, je ne décidais pas d’arrêter l’afflux de puissance accordé par la troisième porte avant qu’il ne rende son dernier souffle devant moi.




« Nous sommes quittes à présent. Je ne vais pas te tuer, mais rien ne m’oblige à te sauver. Tu sais, d’un côté, je suis désolé du sort qui t’attend. Il faut bien admettre qu’à ta façon, tu m’as permis de devenir l’homme que je suis aujourd’hui. Sans toi, je n’aurais jamais fais la connaissance de ma femme, et je n’aurais pas mes magnifiques enfants. Malgré cela, je devais me venger... Avant de perdre la vie, as-tu une dernière volonté à me confier Fûma ? »





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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Mer 28 Aoû - 11:56

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Rien. Il n'y avait rien qui ne pouvait me sauver, mais je ne demandais pas à l'être. Mourir en tant que samouraï allait être ma priorité. Je ne laisserai pas Ogawa avoir le plaisir de me faire agoniser. Je serai toujours debout, du moins tant que je  ne me serais pas donné la mort. Je serai apte à lui faire payer ce qu'il m'a fait, de façon à ce que cette dernière attaque soit aussi dangereuse que ce que je lui ai fait subir il y a une trentaine d'année. Sacrifier un membre n'était pas quelque chose d'anormal quand le guerrier que je suis comptait se donner la mort. Je ferai face à la mort une ultime et dernière fois, je lui ouvrirai les bras et c'est moi qui l'enlacerai. Je ne fuirai pas, je n'ai jamais abandonné et même dans ma situation... Je refuse de ployer. Quitte à subir les pires souffrances physiques, elles se seront rien contre ma volonté. J'ai toujours cherché une personne apte à me tuer... A ce jour, je n'ai trouvé personne digne de pourfendre ma chaire. Au final, ce que je prévoyais pouvait prouver qu'il existait un être digne de me tuer. Moi-même. J'étais mon propre adversaire, et Ogawa était une force de la nature qui a su me faire réaliser que moi-seul pouvais mettre fin à mes jours. Mon Seppuku embrassera Ogawa, il sera happé dans ma technique. Car c'est quand il me transperça de mon sabre qu'au lieu de pester de douleur... J'ai sourit, une nouvelle fois.  Un sourire satisfait, l'espoir se reflétait dedans mais ça il ne pouvait le voir. Il était concentré sur le fait de m'avoir pourfendu, il devait s'estimer fier... Car il m'a administré les mêmes blessures que je lui ai infligé par le passé.

Mon corps devenant encore plus lourde, ma peau pâle s'apparentait à la mort. J'allais bientôt mourir, et ce teint cadavérique ne pouvait que renforcer ce destin qui m'attendait. C'était comme écrit d'avance.  Inéluctable fatalité, je m'y étais préparé depuis bien longtemps. Rejoindre Mehlia avait été un de mes objectifs, cette femme qui avait su m'ôter tout sérieux. Elle avait fait de moi un homme de joie, un être dont l'importance ne dépendait que d'une personne: elle. Et puis il y a eu Dahlia, et Nora. J'ai voulu être un père exemplaire à leur égard et ce, malgré le malheur qui avait frappé notre famille. Le décès de leur mère m'a été tout aussi insurmontable et combien de fois ais-je rêvé de la rejoindre ? Mais cela aurait été égoïste de ma part alors que je pensais que mes enfants n'étaient pas prêts à subir la perte de leur dernier parent. Aujourd'hui je réalise que malgré leur jeune âge, ils sont adultes. Je me suis sans doute trop inquiété pour les voir s'épanouir. Mais je le réalise enfant. Ils sont matures et sauront faire les bons choix avec ce que j'ai pu leur léguer. Et Kõga.. mon beau-frère, personne de ma famille qui malgré son silence reste un être important pour moi. Il est ma famille lui aussi, et derrière ce masque j'espérais profondément qu'il vive sa vie. Je ne voulais pas le brider par les préceptes shinobi, mais je voulais qu'il soit lui-même. Sa rancoeur envers ma personne pouvait être infini... mais je suis content de l'avoir vu grandir. Que ce soit en mal ou en bien, j'aurai tenté de le guider sur une nouvelle voie. Je n'oubliais pas maître Mifune, maître Sandaime... Ces deux hommes qui sont à l'origine de celui que je suis aujourd'hui. Ils m'ont donné la volonté, je me suis chargé de la renforcer. Et j'espère que j'aurai été à la hauteur. Quant à Saphir, me suis-je sur-estimé quant à ma volonté de lui faire comprendre les vices de la vengeance ? Tora, jeune femme guidée par mes préceptes. Je lui léguais l'importance de mon but. Le fardeau sera lourd, mais c'est de courage et de volonté que naît la réussite. Je comptais sur elle.

Il m'adressa la parole alors que je venais d'être témoin de l'infamie faite par cet homme. Briser mon sabre, un des seuls moyens de m'atteindre... Je n'étais pas prêt de lui pardonner, même à travers ce dernier assaut qui allait voir le jour. Ma dernière technique utilisée, je comptais bien happer Ogawa dedans. Et que j'ai à le tuer ou non, il comprendra qu'à ce stade... entre nous deux, je suis resté debout. Et même mort, je saurai faire parler de moi à travers ce qui n'est qu'un état d'être. Je ne bougeais pas sur le sol, l'écoutant bien que sa voix avait du mal à me parvenir. Mais je n'ai pas mis longtemps avant de reprendre appui avec mon bras valide. Je n'arrivais pas à me lever... Le poids de mon propre corps était lourd... sans doute trop. Mais je m'efforçai de me relever, lui montrer que même cet assaut qui m'aurait du être fatal... n'était que broutille comparé à ce que j'allais faire. Du sang continuait de couler sur le sol, tachant mes vêtements... Mon sourire était encore visible et je ne me suis pas fais prier pour le montrer à mon ennemi. J'avais réussi à me relever malgré la difficulté presque insurmontable. Et là, des larmes s'échappèrent de mes yeux. Perlant lentement comme la souffrance qui naissait en moi. « Mes enfants... ils transporteront ma volonté pour les événements qui suivront.. Tu me retrouveras en eux. Mon corps disparaîtra... mon esprit, lui, perdurera... » Quant à ces paroles ces épées de cristal qui nous entouraient , elles explosèrent en un bon millier de pétales tranchantes composées uniquement de cristal. Et voilà que je guidais cette dernière vers nous à une vitesse effrayante, il était assez proche, voilà quel était le but de ma technique. Le piéger dans ce qui était... une attaque suicide. Les pétales de cristal tournaient si vite autour de nous qu'une sphère se forma. Impossible de distinguer autre chose que ma personne. Nous étions tous les deux pris au piège.




« Réalises ta faiblesse à travers cette gorge de lames. Disparaissons ! »

Voilà bien longtemps que je ne m'étais pas senti aussi vivant. Je ne me relèverai pas cette fois-ci. La sphère se rapprocha bien trop rapidement pour qu'Ogawa puisse faire quoi que ce soit. Dans moins de dix secondes, nous allions être lacérés de toute part, et c'est cette sphère de cristal qui referma la page de mon histoire. Les larmes s'étaient arrêtées de couler, mon sourire venait de disparaître et voilà que j'ouvrais les bras. La mort était face à moi, je la sentais. Alors que mes vêtements étaient victimes de mon attaque. Je finis par refermer les bras tandis que la sphère se referma aussitôt sur nous, dans une explosion de cristal. Ma chaire avait été prise d'assaut, mon visage, mon corps, chacun de mes membres... Mon esprit perdurait. Et quand toutes les pétales tombèrent au sol... Mon corps se trouva être projeté en arrière, se fracassant contre un rocher sur lequel le sang s'étala. Me distinguer sur cette pierre relèverait d'une acuité visuelle poussée... Un œil entrouvert, je regardais l'oeuvre sur le Tsuchikage. Une silhouette sur le sol avec une aura qui disparaissait petit à petit, et un tremblement qui soulignait sa survie... Mon œil se ferma de lui-même, guidé par la faucheuse, le dernier arc de ma vie prit finalement fin.

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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Mer 28 Aoû - 14:54

... ... ...
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∞ Le commencement...



C’était la fin de Fûma. La vie d’un grand homme allait se conclure. Sans nul doute, ce serait un coup dur pour Suna et le pays du Vent. Je songeais déjà aux conséquences de cet acte. Mais qu’importe, je devais le faire. De plus, il s’agissait d’un élément majeur pour le village caché du Sable. Le perdre représentait une grosse perte de puissance. Ainsi, même s’ils venaient à lancer l’offensive contre nous, nous aurions le dessus grâce à ce geste. Je mêlais l’utile à l’agréable comme dirait certain. Bien que je ne prenne pas «plaisir» à tuer un homme. Disons plus que je faisais d’une pierre deux coups. Ma vengeance n’avait pour but que de rétablir la justice à mes yeux. Et maintenant, c’était chose faite. J’avais du respect pour l’homme qui se tenait toujours face à moi. Son teint tendait à présent vers le blanchâtre, significatif de sa mort approchante. Le sang s’échappait un peu moins abondamment des ses blessures, signe qu’il commençait à en manquer. D’ici une ou deux minutes, la grande faucheuse viendrait le réclamer. Mais il restait digne même à cet instant. Ses genoux le trahirent en le faisant tomber au sol. Il était clair qu’il n’en pouvait plus, et c’était bien normal. Qui pourrait encore tenir debout après pareille épreuve ? Même pour moi ce serait vraiment difficile. Seulement voilà, à force de ténacité et de volonté, je voyais le samouraï lentement réussir à se relever. Je ne souriais plus à présent. Voir cet homme mourir ne m’amusait pas, je n’en retirais aucune satisfaction. Le respect était la seule chose que je ressentais à présent à son égard. Il était admirable de se relever dans son état. Fûma était définitivement un homme qui méritait le respect. Son corps tremblait suite à cet effort. Je vis même des larmes naître dans ses yeux et se répandre sur ses joues. Était-ce la souffrance qui arrachait à son corps ces larmes ? Je n’en savais rien. Attentivement j’écoutais les dernières paroles de Fûma. Tout ce que je lui souhaitais était de réussir. Si son esprit perdurait après sa mort, mon respect envers lui ne serait que plus grand. Ses enfants ? Je les attendais de pied ferme. S’ils exigeaient rétribution, je leur donnerait l’occasion d’essayer. Étant à l’origine de la mort de leur père, jamais je ne les tuerais, mais ils n’auraient jamais ce qu’ils viendraient chercher.



Je vis alors un large sourire naître sur les lèvres de Fûma. Comment ? Pourquoi souriait-il ainsi ? Était-ce sa fin proche qui le faisait délirer ? Non, il semblait tout à fait lucide. Mais alors pourquoi ? Ne me dîtes pas qu’il préparait quelque chose... Dans son état ce serait un miracle. Seulement voilà, ce que je doutais possible arriva. Le samouraï enclencha une ultime technique. Les lames de cristal qui formaient la prison explosèrent toutes d’un seul coup. Elles formaient à présent une multitudes de pétales roses. Tant il y en avait, les pétales commençaient à obscurcir ma vue. Cette immensité de cristal prit la forme d’une sphère complètement refermée. Merde, j’étais pris au piège, aucun moyen de fuir. A une vitesse impressionnante je constatais que l’amas de cristal se rapprochait de nous. Ce piège se refermait sur nous deux. Fûma avait donc décidé d’utiliser une technique suicide pour m’emporter avec lui. Rien ne m’y préparait. je m’étais finalement bien fait avoir par le samouraï. Que faire ? Je ne voyais qu’une seule chose qui pouvait me sortir de là... Je fermais les yeux et relâchais une quantité de chakra bien plus importante de mon corps. Ma résistance physique augmenta encore plus et l’aura blanche de mon corps grandit. La quatrième porte était ouverte. Quelques millièmes de seconde avant qu’il ne soit trop tard, je me baissais. Je recroquevillais alors mon corps afin de me protéger au mieux et cachais mon visage de mon bras. La puissance de l’attaque fut véritablement extraordinaire. J’en souffrais pas, mais mon corps était transpercé de part en part. Heureusement que j’avais eu la bonne idée d’activer une nouvelle porte. En fait, elle me permettait de réduire significativement la force de la technique. Quand tout se termina, mon corps était face contre terre. Mon sang se répandait. On peut dire que j’étais dans une sacré merde là.



Heureusement pour moi. Fûma avait oublié une chose, je n’étais pas seul. Au moment où le combat se termina, les Oi-nin qui m’accompagnaient vinrent à ma rescousse. Deux étaient experts en techniques médicales, aussi, il prirent de suite l’initiative de faire cesser mes hémorragies. Il était clair que je n’allais pas être de nouveau sur pieds avant un bon moment, toutefois, contrairement à Fûma, j’étais encore en vie. C’était tout ce qui comptais au final. Je m’étais vengé, et j’avais survécu. Les deux membres les plus forts de l’équipe me soulevèrent et prirent la décision avec mon consentement de me porter pour le voyage retour vers Iwa. Je demandais à l’un de mes hommes de prendre mon barda, ma cape, et surtout ma prothèse gauche. Mon corps était faible et blessé, j’en aurais pour un moment avant d’être rétabli. Le cadavre de Fûma était un peu plus loin, contre un rocher. Il donnait l’impression d’être debout, comme si sa volonté l’empêchait de choir. Il était mort digne. Je respectais l’homme pour cela. Maintenant que j’étais vengé, je n’avais plus rien contre le samouraï. Après tout la seule chose que je désirais n’était que d’exercer ma justice. Au fond, ce n’était pas si personnel que ça. Malheureusement, il était mort à présent. Mais ce n’était pas moi qui lui avait porté le coup fatal. Un samouraï ne supporte pas la honte de la défaite. Il était donc mort avec honneur en décidant de se faire sepukku. Bien que ce soit d’une manière bien originale, l’esprit y était. Ce n’était pas moi qui l’avait tué, mais bien lui qui avait décidé de partir pour rester digne et fidèle à sa philosophie. Je fis un signe de tête à l’un de mes hommes pour qu’il aille s’emparer du corps de Fûma




« Nous allons ramener sa dépouille au village. Suite à quoi nous le renverrons chez les siens. Il mérite des funérailles dignes d’un héros, et il les aura. Toutefois, je vais garder son arme en ma possession. Bien, maintenant rentrons au village, je suis épuisé... »





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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   Mer 28 Aoû - 19:17


Correction RP


> Ogawa <

    Positif

    - Rps aérés, accompagnés d'un codage efficace, rendant la lecture très agréable.
    - Une longueur satisfaisante.
    - Un combat très bien mené que j'ai apprécié de lire au fur et à mesure dès que je le pouvais !

    Bonus échelon 2


    Négatif


    - Quelques infimes erreurs de conjugaison qui n'influent en rien sur la qualité du rp, d'autant qu'elles sont très rares.


    Récompense


      Nombre de mots : 1391 + 1229 + 1648 + 1269 + 1270 + 1128 = 7935
      Gain de mission : ////
      Calcul : (7935/40)*1,15 = 198,37*1,15 = 228,1

      Expérience gagnée : 228 xp
      Ryos gagnés : ////




> Nom du Personnage <

    Positif

    - Rps aérés, accompagnés d'un codage efficace, rendant la lecture très agréable.
    - Une longueur satisfaisante.
    - Un combat très bien mené que j'ai apprécié de lire au fur et à mesure dès que je le pouvais !

    Bonus échelon 2


    Négatif


    - Des fautes d'accords et de conjugaison trop répétitives, comme je t'en ai déjà fait part un jour en MP, sur l'histoire de Fûma ;)Notamment le participe passé des verbes du 2ème groupe, auxquels tu mets presque toujours la terminaison "-is". Penses-y !

    Malus échelon 1


    Récompense


      Nombre de mots : 1703 + 1410 + 1376 + 1245 + 1308 = 7042
      Gain de mission : ////
      Calcul : (7042/40)*1,10 = 176,05*1,10 = 193,7

      Expérience gagnée : 194 xp
      Ryos gagnés : ////




Correction RP
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MessageSujet: Re: La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)   

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La Rétribution de la Tempête (Pv: Fûma Tsubaki)

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