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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 Ad vitam aeternam ~ Sasuke ~ Terminé

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MessageSujet: Ad vitam aeternam ~ Sasuke ~ Terminé   Mer 10 Juil - 17:49


Cet endroit paradisiaque que Seiza aimait tant, cet endroit de rêve qu’elle avait pris sous son aile, ces ruines miteuses qu’elle avait aménagées comme son « chez elle », personne n’avait le droit de les souiller. Personne… C’était une étendue de sable fin qui longeait la mer dans une forme indéfinissable, qui n’était pas répertoriée dans le langage des hommes et qui avait su garder tout son exotisme et sa liberté. Des arbres avaient poussé au sein de cette île et une étendue d’eau potable se situait non loin des ruines de Seiza. Pour la jeune femme, c’était tout simplement une île utopique. Sans contraintes, sans lois, sans personne pour la déranger… De temps en temps, pendant les périodes chaudes, quelques touristes ou vacanciers venaient profiter du sable quelques heures mais ils repartaient généralement en début de soirée. Ceci, la demoiselle le supportait encore. Ce qu’elle ne voulait pas, c’est qu’on vienne souiller son petit coin de paradis qu’elle s’appropriait, même si celle-ci appartenait bien sûr à l’archipel de Kiri. Seiza en avait parfaitement conscience mais plus personne ne venait ici depuis des années, les ruines avaient été abandonnées comme de la vulgaire roche en miette. Une roche que la Junin avait prise dans son cœur, qu’elle chérissait et dont elle ne redoutait aucunement l’éboulement. Quelques animaux arpentaient le petit bois de l’île mais c’étaient les seuls habitants de cet endroit. Personne pour venir l’insulter, personne pour se moquer d’elle, aucun médecin pour lui dire qu’elle devrait rester enfermée pour éviter de blesser des gens ou de dire des bêtises, de se ridiculiser. Personne pour lui pomper l’air et la faire se sentir à l’écart. Personne pour blesser son petit cœur solitaire en lui rappelant qu’elle était différente. Seulement l’Utopie n’en n’est pas vraiment une et de temps en temps il y a quelques couacs, comme maintenant…

Il arrive que parfois des hommes viennent pour traquer des oiseaux spéciaux, ou d’autres animaux spécifiques à cette île. Il existe aussi des chercheurs de trésors qui se pensent tout permis. Ils étaient là depuis quelques heures déjà et Seiza n’eut pas longtemps à chercher pour les retrouver. Des papiers de nourritures trainaient et lui offraient un joli jeu de piste. Quand la jeune femme s’aperçut du désastre qu’avaient fait ces hommes à son île, elle sentit une vive douleur lui torturer le cœur. Pourquoi les gens avaient-ils si peu d’égards envers les seuls endroits sur terre qui restaient encore beaux à voir ? Tout, ou presque, avait été conquis par l’Homme, tout avait été réduit à l’état de presque rien dans un monde ou, maintenant, tout ce qui attirait l’œil n’était que d’or et d’argent, échangeable ou vendable, voir avec des formes plus humaines qui se payaient quand même… Alors pourquoi gâcher des endroits comme celui-ci quand il en reste encore ? C’est quelque chose qui dépassait Seiza, que même sa folie n’arrivait pas à rendre abstrait. La jeune femme avait donc suivit les traces de ces empêcheurs de tourner en rond, jusqu’à les trouver assit en rond autour d’un feu de camp. Ils étaient bien cinq hommes, bouteilles d’alcool ou cigarettes à la main. Les yeux de la demoiselle les observa quelques secondes, cherchant un quelconque bandeau qui pourrait les associer à un village, mais rien. Pas même un bandeau barré. Des mercenaires donc ? Ou des vagabonds ? Dans tous les cas, ils n’avaient rien à faire ici. La jolie rousse ne passa pas longtemps inaperçue et lorsque un premier regard brumeux se posa sur elle, elle sentie un frisson désagréable lui parcourir le dos. Le bout de tissu déchiré qui lui servait de robe flottait légèrement sous le vent du silence et sa capuche masquait la clarté de son regard. Ce qui n’empêcha pas les squatteurs de la trouver à leur goût.


- Eh bien, jolie demoiselle, on est timide ? Viens donc boire un verre avec nous !

- T’as l’air bien maigrelette… Une petite danse et on t’offre même le repas qui va avec !

Des rires carnassiers s’échappèrent du groupe d’hommes alors que la jeune femme les observait, perdue dans ses pensées. Elle n’avait même pas fait attention aux paroles de ces bourrins, sa folie lui brouillant l’esprit par un petit son désagréable. Seiza ferma les yeux quelques secondes pour finalement les rouvrir et les poser sur le tonneau d’alcool. Elle s’approcha alors lentement du groupe qui se mit à rire de plus belle sous cette femme si facile à apprivoiser, mais à leur grand désarroi elle se contenta de sourire légèrement, un sourire pour le moins flippant, qui stoppa les rires nets. Elle posa une main sur le tonneau d’alcool,  où étaient posées d’autres bouteilles du même genre de liquide, et se met à rire légèrement, comme une enfant, alors qu’elle le faisait brutalement tomber dans le feu. Les bouteilles se brisant sous le choc firent s’embraser plus fortement le feu. Inconsciente du danger qu’elle venait de s’infliger, la jeune femme recula d’un pas vif en mettant le bras devant son visage alors qu’elle faillit passer à la casserole. Elle ressentie un grand coup de chaud mais heureusement rien de plus. Un homme par contre se faisait taper à coup de couverture par ses potes qui essayaient d’éteindre ses vêtements en feu. Seiza se mit alors à éclater de rire, un rire enfantin mais à la consonance sadique, ce qui ne plut pas du tout à la petite bande… Le cramé se roulait en boule dans l’herbe, brûlé gravement au visage et au corps. Les hommes se tournèrent vers la jeune femme, l’un ramassant une pioche, deux autres une pelle et le troisième un bâton qu’il mit quelques secondes dans les flammes pour l’allumer. Ce fut un vrai carnage…

Le rire résonnant, le corps tâché du sang des hommes qu’elle venait de massacrer, Seiza serrait la pioche d’un des squatteurs dans sa main. Elle tournait légèrement sur elle-même, le nez levé vers le ciel en riant, mais se stoppa en entendant un râle. Elle posa les yeux sur un des hommes à terre, celui qui avait été brûlé. Elle glissa un ongle à sa bouche pour le mordre dans un petit claquement et s’approcha. Elle s’agenouilla et passa lentement ses doigts sur la peau brulé de sa victime, qui hurla de douleur. Le rire de Seiza éclata alors à nouveau et elle se redressa, levant la pioche pour lui éclater la tête avec, sans pitié. Déjà mort au bout du deuxième coup, elle ne s’arrêta pas pour autant, totalement sous l’emprise de sa folie. Elle ne réfléchissait plus, c’était comme du vide devant ses yeux, comme si elle n’était plus elle-même. Et si un bruit venant des bois ne l’avait pas attirée, elle aurait sans doute continué. Seulement voilà… Il y avait quelqu’un. La jeune femme se tourna lentement pour poser les yeux sur un bel inconnu aux yeux rouges et aux cheveux d’un noir envoûtant. Elle perdit son sourire et revint mettre l’ongle de son pouce dans sa bouche pour le mordre, observant l’inconnu de haut en bas, avant de se remettre à sourire, pour finalement retirer sa main et éclater de rire à nouveau. La pioche trainant par terre, ne le lâchant pas, elle s’approcha lentement, penchant un peu la tête sur le côté. Celui-ci non plus n’avait pas de bandeau. Mais il avait l’air beaucoup plus intelligent et posé que les autres. Ca n’empêcha pas la jeune femme d’approcher, trainant la pioche derrière elle dans une trainée de sang, pour s’arrêter à peine un mètre devant lui. Les corps déchirés trainaient derrière elle à la lueur des flammes, il y avait des bouts de chair partout, des mares de sang souillaient l’herbe pure de son petit coin de paradis qui, en quelques minutes, s’était transformé en une scène digne d’un film d’horreur. Un nouveau sourire enfantin se glissa sur ses lèvres, alors qu’une goutte, par la multitude qui perlait son visage, venait glisser le long de sa joue.


Hé... t’es en colère ? Demanda-t-elle par pure folie, dans la simple supposition qu’il soit l’un de leurs amis, avec toujours son petit sourire enfantin sadique.


Dernière édition par Seiza Uzumaki le Lun 22 Juil - 0:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ad vitam aeternam ~ Sasuke ~ Terminé   Sam 13 Juil - 23:23




CAN'T TELL WHERE THE JOURNEY WILL END
BUT I KNOW WHERE IT STARTS


Tout avait commencé sur une rumeur, une simple rumeur qui avait pourtant su capter toute mon attention dans ma recherche de talents. Car oui, j’avais entreprit tout mes voyages jusque là depuis ma victoire sur Orochimaru dans cet unique but : Prendre sous mon aile quelques déserteurs pour les allier à ma cause et commencer les festivités par la traque d’Itachi. Ensuite, advienne que pourra. J’avais déjà pu composer mon équipe avec Suigetsu, Karin et Juugo, mais ce n’était pas suffisant pour écarter l’Akatsuki de mon chemin. La rumeur était celle d’une flopée d’îles désertes où l’une d’entre elle serait plus dangereuse que n’importe laquelle d’entre elles. Une île où ceux qui osaient déranger les lieux n’en revenait jamais. Une île hantant les pécheurs et les braconniers qui troubleraient l’endroit paradisiaque. Au point que certain on commencé à raconter certaines histoires, selon laquelle le caillou abriterait un démon. Un démon prenant l’apparence d’une jeune fille et qui s’amuserait des morts qu’elle cause. Un démon emplit de haine et de folie. Évidemment, ce ne sont que des ragots. Personne ne croit vraiment au démon. Et moi le premier. Orochimaru était considéré comme un démon, preuve qu’ils ne sont pas invincibles, tout comme nous le sommes. Un démon, au final, n’est qu’une création humaine de plus. On appel démon ce qui nous dérange, ne nous ressemble pas et se comporte à l’opposé de la bienséance des autres. Tout est une question de point de vue, en somme. Quant à ces rumeurs, à vrai dire, je préférais me fier à mon instinct, me disant qu’il y avait peut être quelque chose derrière toute cette histoire, quelque chose de plus sombre que de simples canulars qu’on raconte aux enfants pour les effrayer. Car après tout, les corps meurtrit et les disparitions n’étaient pas que des élucubrations de vieillards ou d’alcooliques en mal de récits. Les faits étaient là et si quelque chose ou quelqu’un avait su repousser toutes les attaques et réussit à se faire une telle réputation, c’est qu’il y avait pou moi un intérêt. Quelqu’un ou quelque chose avait prit possession de cet endroit et le gardait jalousement, à moi de découvrir le fin mot de cette histoire. Mon voyage sur les terres de Kiri n’était donc pas si vain que cela, j’allais peut être mettre la main sur quelque chose d’intéressant. Ce serait certainement le dernier essai, car beaucoup d’autres choses m’attendaient, et je n’avais pas l’intention de laisser trop de temps s’écouler, maintenant que j’étais suffisamment puissant pour affronter mon frère. Et dans le pire des cas, si je devais affronter ce démon, cela ne me ferait qu’un bon entrainement de plus après tout ... Croiser cette chose qui faisait peur à autant de monde me paraissait un peu plus excitant que cette chasse aux déserteurs et à la collecte d’informations sur Itachi, qui ne me menait à rien d’autre qu’à un perpétuel ennui. Le temps était pourtant compté, je n’avais pas que cela à foutre. Courir après mon frère était une chose, l’atteindre une autre.  

J’avais été toujours plus au Sud, jusqu’aux confins du pays de la brume, reprenant à nouveau la mer pour atteindre ces iles perdues. Prenant une embarcation de pécheurs, ayant bien voulu m’accompagné jusqu’à cette ile maudite, je foulais enfin le sable fin de la jolie plage. À première vue, c’était tout sauf l’enfer que l’on me décrivait encore il y a quelques heures, lorsque les hommes tremblaient encore comme des feuilles mortes rien qu’à l’évocation de son surnom. Au-delà de mes espérances, l’endroit était tout simplement parfait, un endroit où l’on aurait envie de se reposer et d’y rester pour profiter tout simplement de la vue, du calme royal qui y régnait. Laissant l’homme derrière moi, lui remettant une petite somme d’argent comme l’ont le ferait pour un taxi, je prenais une longue inspiration, humant les embruns de la mer, qui se faisait à mon sens plus faible. L’odeur du sel et de l’eau de mer avait fait place à celle de la végétation qui me faisait à présent face. Un regard rapide à droite, puis à gauche. Me voilà seul sur cet îlot, sans aucuns autres indices que ceux relatés précédemment. Toutefois, le caillou où j’avais posé les pieds semblait assez étroit pour en faire rapidement le tour, à bonne vitesse. Sans perdre un instant de plus, je prenais appui de branches en branches, poursuivant ma route à travers l’espèce de mangrove. Des cris se firent soudainement ressentir. Mes sens en alerte, c’était enfin le signal que j’attendais. Des flammes semblaient s’échappé de l’endroit, alors que me course se terminait lentement, approchant en restant sur mes gardes. Lorsqu’enfin mes yeux virent, à travers le Dojutsu des Uchiha, le Démon Rouge, je comprenais que tout cela était une vérité. Le combat ne prit que quelques secondes pour qu’elle réussisse à mettre littéralement en pièces les quelques opposants qui gisaient à présent au sol, aussi facilement et de la même manière qu’un enfant se jetterait à pieds joints dans une fourmilière, écrasant les insectes avec joie, manifestant cette légèreté par des éclats de rire. Cette fille, aux cheveux couleur sang, de la même couleur que les tâches qui s’étaient étalé sur cette sorte de vêtement qui couvrait sommairement son corps svelte. Elle acheva dans les souffrances les plus atroces l’un des courageux ayant résisté à son premier assaut. Mes yeux n’en perdaient pas une miette. Était-elle vraiment conscience de son acte ? Son regard en disait long pour moi, bien qu’il n’exprime pas la moindre émotion. Ces yeux, c’était les mêmes que les miens, ceux que j’avais depuis qu’Itachi m’avait ôté les choses les plus chères à mon cœur. Une sensation de vide, de n’être qu’un corps guidé par des instincts primitifs, sans aucun filtre aux désirs les plus sombres, les envies de meurtre. Sans vraiment savoir de quel maux elle pouvait bien être touchée pour se comporter de cette manière, je laissais la scène se dérouler sous mon nez. Je n’avais aucune idée de la raison pour laquelle elle venait d’envoyer ces quelques âmes de l’autre côté, mais une chose était sûre : elle n’avait fait aucun cadeau.

À peine la boucherie fut-elle arrêtée,  je m’approchais un peu plus de l’endroit, sachant que je ne comptais pas rester tapi dans l’ombre éternellement. Ce  geste eu l’effet d’un craquement de branche sous mes pieds, suffisant pour capter son regard. Son visage perdit soudainement le sourire de satisfaction qu’elle affichait quelques secondes auparavant. Elle s’approcha, tenant toujours cette vieille pioche maculée de sang qui lui avait servit d’arme blanche. Je fis de même, sans hésité une seconde, gardant un contact permanent avec ses yeux. Quel genre de femme était-elle au final ? Un déserteur, sans aucun doute, ne possédant ni bandeau ni un quelconque signe distinctif. En revanche, ses cheveux me rappelaient immédiatement Karin. Le peu de temps que j’avais pu passer avec la rouquine m’avait perdu d’apprendre un détail important : Cette couleur pouvait être le symbole de l’appartenance aux Uzumaki, une famille qui fut à une époque, aussi célèbre que purent l’être les Uchiha et les Senju. Impossible, à ce moment de la rencontre, de poser des conclusions trop hâtives. Un sourire vint illuminer ce petit minois, lui donnant un charme dérangeant, sachant ce qui trainait derrière elle, ces morcelés d’hommes, ce sang … Tout cela aurait pu glacer le sang de n’importe quel gamin de Konoha. Toutefois, j’avais vu bien plus d’horreur aux côtés du Sannin que cette fille pouvait m’offrir à ce moment là. Cependant, je ne pouvais qu’être attiré par une chose chez elle. Non pas la beauté quasi mystique qui émanait de la belle, mais bien son potentiel, son profil qui semblait totalement ingérable et imprévisible sur le champ de bataille. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? Tout simplement parce que l’Akatsuki regorge de personnages tout aussi bizarres les uns que les autres, possédant des pouvoirs et des aptitudes hors du commun. On ne peut comparer que ce qui comparable. Ce n’est pas un Shinobi bien propre et policé qui fera la différence, mais belle et bien ce genre de créature, qui au passage, avait le don pour se mettre en travers de ma route. Ce n’était pas le premier spécimen de cas complètement ingérable qui allait se voir offrir une place dans l’organisation du Serpent. Mea culpa, c’était peut être moi qui les attirait, n’étant qu’une création de la folie et des vices des deux antagonistes de ma propre histoire. Itachi et Orochimaru. Tout deux m’ont mené à être ce monstre que je suis, ne désirant que la vengeance et le pouvoir, usant du sceau Kubiwa pour me transformer en quelque chose de « spécial », complètements  à l’opposé des bonnes mœurs …

À un bon mètre de moi, je regardais celle qui me faisait face, les yeux dans les yeux, sans aucune crainte, sans aucune animosité, sans aucune émotion. Je n’avais pas l’intention de passer par quatre chemins … Elle m’adressa la parole, me demandant si j’étais en colère. Chose que j’eus du mal à saisir. Parlait-elle d’une colère concernant ce qu’elle venait de faire. Comme une enfant cherchant à savoir si elle allait se faire gronder ou si elle faisait référence à mon stoïcisme complet à mon approche, je ne fis qu’ignorer sa demande. D’une voie tout aussi calme et tout aussi posée que la posture que j’avais prise face à la belle, je m’adressais à elle, sans once d’hésitation :


« C’est donc toi celle qui fait tant couler d’encre et de sang par ici … Ce n’est pas une proposition que je vais te faire … »lui dis-je, laissant un petit silence, « Dès à présent tu me suivras, risquera ta vie pour moi dans ma quête, sans quoi, je l’abrégerais sans hésiter. »

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MessageSujet: Re: Ad vitam aeternam ~ Sasuke ~ Terminé   Mar 16 Juil - 15:37

Spoiler:
 

Le problème avec les rumeurs, c’est qu’on ne les vérifie jamais. Seiza avait une sale réputation sur ces îles, il était dit que personne n’en revenait, qu’un démon y habitait, que des massacres y avaient lieu. C’était la hantise des enfants pas sages, c’était le must des histoires d’horreur pendant les soirées à la belle étoile, et c’était presque entré dans le folklore japonais… Mais qui avait donc pris la peine de venir vérifier ? Qui avait pris le courage de venir voir qui était vraiment ce démon ? Les plus grands savaient très bien qui elle était, une simple jeune femme à l’esprit torturé, folle, troublée, et loin d’être invincible. Au début ils avaient bien envoyé quelques troupes mais vu le carnage qu’elle en faisait, ça ne servait à rien de mener des hommes au suicide. Autant laisser la squatteuse où elle était pour le moment, après tout, les seules personnes qu’elle trucidait étaient celles s’en prenaient à elle ou au paysage. En soi, elle se débarrassait des crapules, des brigands et des voleurs. Elle n’était pas mauvaise, au fond, elle se défendait juste, généralement. Il était très rare que ça soit elle qui attaque la première et même si ces actes poussaient parfois à la violence, elle ne s’en rendait pas vraiment compte. Elle ne prenait pas non plus conscience du danger dans lequel elle se mettait parfois mais c’est aussi c’était inconscience qui lui a sauvé la vie. Le truc bien, ou pas selon les points de vue, avec les gens dérangés, c’est qu’on ne sait jamais comment ils vont réagir. Ils sont imprévisibles et peuvent faire tout et n’importe quoi, et c’est simplement ça qui les rend si dangereux. Leur chance de malade à réussir tout ce qu’ils entreprennent sans avoir besoin d’un plan. Seiza n’avait jamais utilisé de plan pour rien et à cause de ça elle avait failli passer à l’as une bonne paire de fois. Seulement cette folie l’a aussi fait faire des choses qu’une personne censée n’aurait pas osé tenté, parce que ça aurait pu le mettre en danger ou qu’importe la raison, et qui lui a sauvé la mise autant de fois. C’est donc avec cette même inconscience que la jeune femme faisait face à ce bel inconnu à la chevelure aussi sombre que son regard, reflet de l’âme.

Un ordre. Sec et sans appel… Le problème avec les hommes, c’est qu’ils croient pouvoir tout obtenir d’un claquement de doigt ou d’un regard noir. Mais ça ne marche pas comme ça… Pas avec Seiza en tout cas. La jeune femme avait perdu son sourire, elle détaillait le visage de son visiteur avec minutie, le jugeant beau, tout simplement. Mais… Dans sa tête… Son air supérieur et sa voix tranchante le rendait plutôt ridicule. Seulement à ses yeux bien sûr. La jeune femme glissa sa main pleine de sang contre sa propre bouche pour venir en mordre l’ongle de son pouce, alors qu’elle plongeait son regard pur dans celui de l’Uchiha. Uchiha… Un nom qui lui était bien inconnu, d’ailleurs. Enfin, pas tant que ça… Agée du même nombre d’année que le garçon qui se tenait devant elle, Seiza l’avait « connu ». Elle était surement passée inaperçue à ses yeux puisqu’il ne voyait que sa vengeance, de son esprit de gamin, mais elle avait été à l’académie en même temps que lui, elle avait fait ses premiers pas de ninja en même temps que lui… Mais elle était partie un peu après, d’où le peu d’importance que Konoha avait apporté à sa disparition. Encore une fois, elle n’avait préparé aucun plan, elle n’avait même pas réfléchie à l’opportunité que la fuite de l’Uchiha lui apportait, mais grâce à ça elle avait pu voyager un long moment avant qu’on ne capte qu’elle s’était barrée. Ou du moins qu’on décide d’y porter une quelconque importance… Le visage de l’inconnu n’était donc plus inconnu. Elle se remit à sourire, le regard enfantin.


Sasuke… Sasuke Uchiha… Dit-elle d’une voix chantante en penchant la tête sur le côté. Tu as… Tué ton ami ? Demanda-t-elle avant d’éclater à nouveau d’un rire enfantin.

N’importe qui péterait les plombs à entendre son rire plus de deux minutes. Il trahissait toute la folie de son âme, reflétait ce que des années de solitude et de rejet pouvaient faire à une personne. La jeune femme avait tourné le dos à l’Uchiha en continuant de rire, légèrement pliée en deux, comme si elle se tapait le fou rire de sa vie. Et pendant ce temps… Un léger brouillard s’était levé autour des deux shinobi, rendant le rire de la jeune femme un peu plus stéréotypé. Elle se tourna alors à nouveau vers Sasuke, son joli sourire enfantin sur les lèvres, et recula lentement, pour disparaitre dans la brume. Le rire s’évaporait lentement, résonnant autour du jeune homme comme pour s’échapper vers le ciel et disparaitre aux confins des étoiles. Quelques secondes après, la brume s’échappait, laissant Sasuke seul au milieu d’un bois qu’il ne connaissait pas. La jeune Uzumaki avait tout simplement disparu… Enfin, disparu est un bien un mot. Elle s’était éloignée de quelques mètres et marchait maintenant vers ce qu’elle appelait sa « maison ». L’ordre de l’Uchiha lui était passé au-dessus de la tête, comme s’il n’avait rien dit.

Les ruines surplombaient le sable fin de la plage d’un air majestueux, repoussant les visiteurs par l’effroyable impression qu’elles donnaient de pouvoir s’écrouler à tout instant. Seiza, elle, était bien habituée à ses monticules de pierre qui faisait la fierté de ce qu’elle appelait sa « maison ». Elle avait un peu consolidé les roches par d’autres, avec du ciment qu’elle avait rapporté de ses excursions aussi. Elle s’était même fait quelques meubles avec du bois et des pierres. Ainsi, au rez-de-chaussée de ses ruines, sous l’escalier pour éviter la pluie qui venait s’incruster à l’improviste, elle avait installé un petit fauteuil avec quelques morceaux de bois solide et de feuilles qu’elle avait trouvé sous la table. Elle pouvait de là observer, par une des rares fenêtres qui tenait encore, ces larmes de nuage qui s’écoulaient le long de la pierre. Le vent était stoppé par les pierres des ruines du coup elle n’avait pas à redouté que les caprices du ciel ne se retournent contre elle. Plusieurs paniers en osier, qu’elle avait rapporté de ses promenades dans les villages voisins, jonchaient le mur à sa gauche et comportaient de la nourriture que Seiza se forçait à prendre la moins périssable possible. A sa droite, une petite bibliothèque où était entassé un monticule de livres qu’elle avait tous lu sans exception rendait ce petit coin qui pourrait paraître médiocre aux yeux des autres, aussi parfaite qu’utopique à ceux de Seiza. Le reste de la pièce était vide, sans intérêt puisqu’elle était ouverte au vent et à la pluie, ainsi qu’aux terribles rayons du soleil. Cependant, les escaliers ne sont pas inutiles. Lorsqu’on les monte, puisqu’ils sont bizarrement en parfait état, on se retrouve dans une pièce encore protégé de son toit et entouré de ses murs. La seule pièce encore totalement intact de ces ruines qui font tant peur aux enfants une fois la nuit tombée. Et c’est là que Seiza a installé son lit. Si on peut appeler ça comme ça… Amas de feuilles et de branchages positionnés de façon à ce que la demoiselle puisse se reposer confortablement, une couverture est posée dessus afin qu’elle n’eut pas froid pendant les fraiches soirées de solitude, accompagnée simplement du vent qui se joue de son corps en le parcourant de petits frissons bénins mais dérangeants. Oui, elle est bien chez elle…

Et franchement, elle ne s’attendait pas du tout à ce que l’intrus ose s’aventurer jusqu’à ici. Peut-être serait-il différent ? Peut-être que, lui, ne serait pas impressionné par quelques pierres ombragées par les arbres ? Si c’était le cas, peut-être qu’il valait mieux que les autres ? La jeune femme avait arrangé les deux amas de feuilles qui servaient de siège, autour de la grosse pierre qui, elle, était le substitut d’une table, et attrapa une boite de gâteaux qu’elle mit au centre du gros caillou.  Elle s’amusa ensuite à arranger quelques lianes qui pendaient au mur et, sans se savoir déjà observée, pointa un oiseau qui sifflait du doigt.


Shht ! On ne chante pas à table ! Clama-t-elle comme si l’oiseau pouvait la comprendre.

Elle se laissa tomber sur son amas de feuilles et  attrapa un gâteau pour mordre dedans. Ses provisions étaient presque vides d’ailleurs… Les tonneaux étaient couchés, il ne restait plus que la boîte de gâteaux et un peu de viande séchée dans un bocal. Elle n’avait pas eu envie d’aller chercher quoi que ce soit dernièrement… Et de toute façon, les ryos lui manquaient. La faim était présente, elle la ressentait, elle la comprenait, mais elle ne voyait pas l’importance de la nécessité immédiate de la combler. Comme si c’était juste une maladie qui allait partir… Elle ne pouvait pas rester ici. Pas toute seule. Mais ça… Elle ne le voyait pas.
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MessageSujet: Re: Ad vitam aeternam ~ Sasuke ~ Terminé   Dim 21 Juil - 21:46




I OFFER YOU MY FRIENDSHIP, MY PROTECTION, BUT EVERYTHING IS VENGEANCE, IT'S NEVER FREE.


Nous y voilà donc, je lui avais enfin donné l’ordre de me suivre, de m’accompagner dans mon périple sans lui laisser d’autres échappatoires, je n’avais nullement l’intention de la laisser fuir comme cela, après avoir tué des innocents sous yeux. Une chose était clair : Elle n’appartenait pas au commun des mortels, elle n’était pas de notre monde, de celui des cartésiens. Elle appartenait à un monde unique à elle, qu’elle avait probablement su créer en venant sur cette île. Son rire totalement dénué de sens, ses gestes mimant presque ceux d’une enfant, ses réponses sans aucun filtre, il s’agissait bien d’une sorte de folie. Une folie dont j’avais déjà eu vent, rendant la personne totalement sujette à des crises et n’ayant pas toujours conscience de leurs actes. Cette jeune fille aux cheveux rouge comme le sang devait avoir été exclu ou bien même s’était elle-même exclu de toute civilisation pour exercer sa folie sans aucune encombre, sans aucun jugement, sans aucune limite. Car la folie ne connait pas de limite, chose que je pouvais facilement appréhender avec des cas comme Juugo ou bien ce type de Suna que j’avais croisé, possédant un démon à l’intérieur de son corps. Était-ce genre de chose qu’elle avait en elle ? Bien sûr que non. Le Sharingan activé, j’aurai pu aisément voir cela à travers les flux de chakra qui circulaient en elle. Sauf qu’il n’y avait rien de tout ça. Toutefois, la quantité de chakra qu’elle possédait semblait totalemen différente de celle que je voyais habituellement, sans bien sûr ne pas pouvoir me rappeler celui d’un certain blond. La piste des Uzumaki pouvait se confirmer cette fois ci. Auprès d’Orochimaru, j’avais pu apprendre des histoires que les villages n’exposent pas aux yeux de tous. Les Uzumaki faisaient partit du genre d’histoire que les guerres avaient effacé, par peur de leur pouvoir et de leur puissance. Un peu à l’image du clan Uchiha ou bien d’autre clan comme celui des Kaguya. Au final, nos gènes nous amènent à devenir l’unique représentant de notre race, une destiné à laquelle on ne peut échapper, une aliénation sévère, tout comme la folie de cette jeune femme.  

Croiser mes yeux était une chose bien futile, surtout lorsqu’à ma grande surprise, elle su me donner mon nom et prénom, ne l’ayant pas reconnu, pour ma part. Plus troublant encore, elle connaissait mon différent avec Naruto, elle connaissait mon différent avec Konoha. Pas de doute non plus sur cela : Elle appartenait autrefois au village caché de la feuille, elle appartenait à Konoha.  Elle avait semble-t-il reconnu mon visage, reconnu celui que j’étais. Et pourtant, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds à Konoha, bien longtemps que j’avais déserté ce village de faiblards. Ses capacités mentales et sa mémoire n’était pas atteint par sa folie, une chose qu’il ne faut surtout pas confondre, et cela, je le savais bien. Toutefois, était-ce de la défiance ou de l’inconscience de regarder un porteur de sharingan dans les yeux ? Alors que mes iris s’étaient plongé d’une manière loin d’être innocente dans les siens, j’avais bel et bien prévu sa manière de fuir ainsi qu’un coup d’avance, permettant d’étendre ma toile, la faire tomber dans un piège qu’elle ne pourrait même pas voir arrivé. C’était déjà trop tard pour elle. Elle n’accepterait pas de me suivre aussi facilement, j’en étais déjà convaincu et je m’attendais bien à une confrontation. Et c’est ce qu’elle fit rapidement, composant des signes qui provoquèrent une brume épaisse et solide, avant de se sauver, pensant échapper à ma vue. Du moins, tout cela aurait été vrai si cette scène ne se passait pas dans son imaginaire fécond, dans une illusion totalement recréé pour l’occasion. Ses yeux ne pouvaient pas tromper son cerveau. Trop pressée d’échapper au combat, elle ne s’était pas rendu compte que tout ne fût qu’illusion, un Genjutsu qui l’avait dupé. La jolie rouquine, que je pouvais suivre sans aucun effort, semblait être rentré chez elle, dans une sorte de maison en ruine, grignotant et mangeant un morceau, avant de se reposer.

Je l’observais, dissimulé dans les limbes de l’illusion, en dehors de cette dimension créé de toute pièce en ayant pu accéder à ses pensées, recréant ce que bon lui semblait. Soudainement, je me souvenais enfin de ce visage et ce caractère tout aussi atypique. Cette jeune fille, je l’avais déjà croisé à plusieurs reprises, à commencé par les bancs de l’Académie. Une fille ayant perdu ses parents, tout comme moi, ayant apparemment elle aussi fuit la Feuille du pays du Feu.  Pour quelle raison ? Je n’en savais pour l’instant rien. Seiza … Voilà enfin le prénom que j’arrivais à mettre sur son visage. Quand à son nom de famille, je n’en avais jamais eu vent. Ou bien, c’était une chose qui était passé outre mon esprit, outre ma mémoire. Mais clairement, si il s’agissait d’une Uzumaki tout comme je l’imagine depuis le départ, je ne serai donc pas surpris de cela. Il était temps de me révéler de nouveau, de prendre contrôle de son petit monde, de lui donner un dernier avertissement. Mais également, lui tendre une main, peut être par solidarité pour deux fuyards, pour deux parias de Konoha, pour deux enfants sans plus aucune famille. Après tout, il lui restait peut être une chance, même si ses actions allaient être difficilement gérable.

L’oiseau qui s’était posé au dessus d’elle commença à bouger de plus en plus fort, transformant son sifflement  en celui d’un violent croassement, devenant de plus en plus fort. Le volatile devint noir, prit son envol et se posa juste sous ses yeux, face à elle, démarrant sa division, se scindant en plusieurs autres corbeaux avant de former un voile noir. De ce voile, j’apparu peu à peu, me retrouvant enfin entièrement devant elle. Sans plus attendre, je m’adressais à Seiza sur un ton plus froid et plus sérieux que jamais.

« Seiza … Penses-tu pouvoir m’échapper aussi facilement … Tu penses pouvoir te cacher ici toute ta vie ? Tu penses être à l’abri et en sécurité, toi seule avec ta folie, loin de tout … »

Je la dévorais des yeux, ce genre de regard assassin, sans aucune émotion dont j’avais la maitrise depuis bien longtemps. Je brisais soudainement l’illusion, me retrouvant de nouveau à notre point de départ. Seiza n’avait pas bougé d’un poil, moi non plus. Nous revoilà dans cette clairière, face à face.

« Je ne te le répéterai pas et tu n’aura pas d’autres chances, alors écoute moi attentivement. Tu n’as qu’à choisir l’un des deux chemins qui s’offrent à toi : Tu me suivra et acceptera de te battre sous mes ordres, tu auras tout le loisir d’éclater les crânes de ceux que je te dirai de tuer. Pas plus, pas moins. En contrepartie, je m’engage à te protéger, des autres mais aussi de toi-même, tu ne seras plus seule sur ces îles et je pourrai user de tes talents pour servir une cause qui me tient à cœur … »


Je m’approchais un peu plus d’elle, furtivement, me retrouvant juste sous son nez, en un mouvement léger et rapide. Lui murmurant presque à l’oreille …

« L’autre chemin pourra te paraitre plus doux que ce qui t’attends avec moi. Mais l’unique autre chemin que je puisse t’offrir, c’est le trépas pour te libérer de cet engagement ... »



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MessageSujet: Re: Ad vitam aeternam ~ Sasuke ~ Terminé   Lun 22 Juil - 0:43


Rien vu… Strictement rien vu. Seiza n’avait pas calé le Genjutsu et était tombée dedans avec une facilité déconcertante. D’un autre côté, elle n’avait pas conscience des réelles capacités des Uchiha. Elle les savait puissants, elle connaissait la force de leur regard, mais… Non. Rien à faire. Quelque chose bloquait en elle. Elle se jetait toujours dans la gueule du loup. C’était dans sa nature, c’était plus fort qu’elle, elle n’arrivait pas à réfléchir à ses actes, et quand elle y réfléchissait c’était du rapide et elle se mettait dans des situations pas possibles. Au final, le mieux pour elle était de tout faire à l’improviste. Elle était donc en train de grignoter, l’oiseau près d’elle, lorsque celui-ci accentua son cri, comme si la mort venait sonner à sa porte. Le chant devint croassement, un croassement fort et effrayant, qui fit que la jeune femme posa ses mains sur ses oreilles en fermant les yeux, pour essayer d’atténuer la douleur que lui faisait son crâne. Le même bruit que sa folie lui infligeait lorsqu’elle était seule et qu’elle essayait de réfléchir raisonnablement. Un bruit désagréable, douloureux et perçant. La jeune femme couina légèrement de mécontentement mais bientôt ce son s’arrêta. Elle ouvrit alors lentement les yeux, posant son regard sur le jeune homme qui lui faisait face. Elle avait compris, dès que l’oiseau s’était transformé, qu’elle était dans un genjutsu. Mais elle avait aussi inconsciemment compris qu’il ne lui arriverait rien. Il ne l’aurait pas laissée se balader ainsi dans ses « ruines » sinon. La jeune femme observa les corbeaux se scinder et devenir une forme noire informe, pour finalement se transformer en Sasuke. Elle aurait volontiers applaudit si le cri de son ami l’oiseau ne l’avait pas chagriné… La jeune femme se releva lentement pour faire face à Sasuke, plongeant de nouveau son regard dans le sien. Elle était déjà sous l’emprise d’un Genjutsu, que risquait-elle de plus ? Les questions de Sasuke la troublèrent… A la limite, elle aurait pu répondre « oui » à celles qui concernaient sa possibilité de rester seule ici avec sa folie, peut-être même qu’elle aurait pu argumenter par « ça vaut mieux », mais une autre question l’avait bloqué. « Penses-tu pouvoir m’échapper aussi facilement … » ? Lui échapper… La jeune femme se sentie soudainement comme un oiseau en cage. Konoha lui avait plus ou moins foutu la paix, les gens de Kiri aussi… Alors pourquoi lui, cet inconnu, cet homme qu’elle ne connaissait que de nom et de réputation, cet homme froid et qui semblait brutal, aurait le droit de s’autoproclamer nouveau propriétaire de sa vie ? La colère s’empara de Seiza, la faisant serrer les poings, lorsque soudain ils revinrent à la réalité.

La jeune femme leva les yeux pour regarder un peu autour d’elle, comme pour vérifier qu’elle était bien de nouveau dans le monde réel. Son regard se posa quelques secondes sur la pioche ensanglantée qui trainait par terre, puis revinrent finalement se planter dans ceux de l’Uchiha, qui tint un discours on ne peut plus convaincant pour une folle dans son genre. Quelques mots seulement lui restèrent en mémoire. Deux petits mots à la liaison tellement singulière qu’elle en paraissait presque invisible, voir pas importante. Et pourtant, ce sont deux mots qui firent faire volte-face aux projets de Seiza. Elle lui aurait sans doute sauté dessus s’il ne les avait pas prononcé, qui à se faire tuer, inconsciente du danger qu’elle aurait eu à combattre. Mais ils étaient là, bien présents… « Te protéger ». Depuis quand quelqu’un s’était-il occupé d’elle ? Depuis quand quelqu’un s’était-il préoccupé de sa protection et de sa misérable vie ? Depuis combien de temps squattait-elle ici sans plus espérer le jour où quelqu’un allait se dire « elle ne mérite pas de mourir seule » ? Ce n’était certainement pas les pensées de Sasuke, il n’en avait surement rien à faire, mais Seiza se plu à croire ça pour la simple et bonne raison qu’il aurait très bien pu ne pas argumenter. De plus, le jeune Uchiha n’était pas stude, Seiza est complètement folle et s’il ne respectait pas ses engagements, il savait ce qu’il risquait. Une tentative d’assassinat, une fuite ou même des mauvais tours pour faire foirer ses plans, bref, que des complications qui lui feraient perdre du temps et du temps, il n’avait pas à en perdre. Seiza n’était pas difficile à gérer tant qu’elle voyait qu’on s’occupait un tant soit peu d’elle. Tout ce qu’elle demande, c’est un peu d’affection. Techniquement, elle n’est pas censée la trouver en Sasuke, mais les sentiments ne se contrôlent pas, et encore moins quand on est tarée. Le dernier chuchotement du jeune homme fut un déclic pour la jeune femme, qui laissa une larme rouler sur sa joue. Pas par peur, pas par sentiment d’oppression, pas par dégout de cette servitude qu’on venait lui imposer, mais parce qu’elle venait de ressentir comme une pression au niveau de son cœur, comme un lourd poids presque lié à elle et qui venait de s’arracher pour s’envoler. Elle n’avait plus à supporter son fardeau toute seule…

D’accord. Répondit-elle simplement dans un même murmure. Protèges-moi...
Alors que Sasuke n’avait pas encore reculé, Seiza glissa sa main dans celle de son nouvel ange gardien. S’il était prêt à la protéger, à ne plus la laisser seule, comme il le disait si bien, alors elle le suivrait. Elle le suivrait et elle ferait ce qu’il veut, tant qu’il ne lui mentirait pas. Sans lâcher la main de Sasuke, la jeune Uzumaki le suivit simplement vers la barque qui l’attendait toujours, sous le regard surpris du marin. Elle laissait derrière elle des années de vie solitaire, des souvenirs, des amis animaux, elle laissait ses ruines derrière elle. Elle n’avait rien voulu changer, sait-on jamais que quelqu’un en ait besoin un jour ou qu’elle revienne… Les yeux dans le vague, elle les reposa sur l’homme de la barque qui la fixait avec terreur. Toute émotion et pensée envolées, la jeune femme reprit un sourire enfantin sadique en répondant au regard de l’homme. Tenant la main de Sasuke comme le funambule se retient au fil qui sépare son passage de la vie à la mort, la jeune femme commençait une nouvelle vie. Sa vrai vie.
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MessageSujet: Re: Ad vitam aeternam ~ Sasuke ~ Terminé   Lun 19 Aoû - 22:41


Correction RP


> Seiza Uzumaki <

    Positif

    • Maîtrise de français relativement bonne.
    • Ton Rp offre beaucoup de détails autant de l'environnement - avec la description de ta maison - que du mental de Seiza. C'est très enrichissant d'en apprendre plus sur elle à travers ce topic.
    • Qualité présente ainsi que la quantité.

    → Bonus échelon 1.


    Négatif


    • Fais attention à certaines fautes assez bêtes, notamment de passé simple "Elle sentie", "elle ressentie". La terminaison doit se finir par un "t" Wink. Fais aussi attention à certaines tournures de phrases où tu passes trop brusquement du passé au présent.
    • N'hésite pas à aérer encore plus tes paragraphes en petits paragraphes.


    Récompense


      Nombre de mots :3909
      Gain de mission :
      Calcul :((1352+1510+1047)/40) ≈ 97,725*1.1 ≈ 107,4975.

      Expérience gagnée : 107.
      Ryos gagnés : /



> Sasuke Uchiha <

    Positif

    • Bonne mise en page dans l'ensemble.
    • Respect du personnage.
    • Ecrits plutôt bien menés et les détails rendent le tout bien complet.


    Négatif


    • Fais attention à certains mots où tu oublies des lettres par inattention. Par exemple : "certain on commencé" ou encore "qu’il y avait pou moi un intérêt".
    • N'hésite pas à aérer encore plus tes paragraphes.
    • Il y a quand même des fautes assez flagrantes, notamment d'accord ou de conjugaison "avait prit".


    Récompense


      Nombre de mots :2866
      Gain de mission :/
      Calcul :(1632+1234)/40 ≈ 71,65 ≈ 72.

      Expérience gagnée : 72 Xp.
      Ryos gagnés :/




Correction RP

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