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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 Les Joies et Affres issues de l'Alcool

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MessageSujet: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Sam 18 Mai - 22:26

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Le Soleil commençait tout juste à se coucher pour le Refuge Ninja de Kumo, il inondait les rues du village d'une douce lumière rougeoyante et leur conférait une allure reposante. Un peu comme si ce lieu, à l'image de ses habitants, s'ensommeillait et se préparait à la nuit à venir. Mais rares sont les gens qui se couchent avec les poules, c'est d'autant plus vrai pour les ninjas qui se complaisaient à vivre dans l'ombre. La nuit ne marque jamais l'endormissement de la vie au sein des cités, mais la naissance d'un tout autre aspect de ces dernières, plus sombre et souvent décrié, mais aussi plein de richesses inespérées.

Pour sa part, Akira Nishikage, kunoichi fraîchement promu ninja de rang supérieur, se sentait bien d'humeur à goûter aux plaisirs nocturnes de Kumo. Rien de bien outrageant ou scabreux, bien entendu, la ninja à la peau basanée avait simplement envie de se détendre en érodant ses sens à coups de verre d'alcool ! Cette fantaisie fêtarde était davantage insufflé par un élan de solitude plus que par un désir de célébration. Akira aurait pu se réjouir d'être ainsi passé juunin, d'autant plus qu'elle n'en était pas à son premier coup d'essai. Mais ce succès lui laissait un goût amer en travers de la gorge, car la basanée avait senti une certaine déception de la part des autres membres de son équipe.

Tous ensemble, ils formaient une escouade de chuunins plutôt efficace qui réussissaient la plupart de leurs missions. Ils avaient souvent parlé de projets, et chacun se voyait accéder à la gloire que conférait le statut de ninja de rang supérieur. Une vision idéalisée et naïve et surtout, génératrice de jalousie. Akira avait beau avoir essayé de cacher sa joie pour ne pas blesser ses partenaires, elle avait senti leur agacement. Pire encore, l'un d'eux avait lâché des mots qui avaient sonné comme une odieuse trahison aux oreilles d'Akira, tel un coup de poignard.


* De toute manière, c'est plus facile pour les filles ! Ils sont moins exigeants avec elles. *

Ainsi, le cœur de la basanée fut marqué une cicatrice indélébile, souvenir d'une profonde désillusion qui risquait de rester gravé en elle : L'esprit d'équipe est une vertu plus que relative, et traîtresse.

La kunoichi basanée se retrouvait donc seule, assise sur l'un des tabourets mis à la disposition des clients par un modeste bar de plein air. On pouvait consommer nourriture et boisson tranquillement pour un prix raisonnable, ce n'était pas le grand luxe, mais cela semblait amplement suffisant à Akira qui venait régulièrement. Mais ce soir, la joie n'y était pas vraiment, elle enchaînait les verres autant que les soupirs désabusés. Ses yeux rougis laissaient clairement entendre qu'elle n'y avait pas été de main morte avec le saké... en vérité, c'était davantage dû aux larmes qu'elle avait versées avant de venir boire un coup. La basanée bougonnait pour elle même et rompait de temps à autre le silence pour interpeller le barman pour commander autre chose, le plus souvent des boissons et des mets sucré-salés.

L'obscurité gagnait de plus en plus les artères du village, plusieurs personnes devaient être couchées depuis longtemps. C'est curieusement à ce moment qu'Akira s'avéra un peu plus bruyante, hurlant à l'attention de... personne en vérité, elle s'était levé de son tabouret et semblait s'adresser à une entité invisible... ses terribles démons intérieurs réveillés par l'alcool.


- Façon... z'est tous des cons! Zavent pas m'apprécier, hein... HEIN ?! Bah alors merde ! Z'est une habitude 'vec moi... toujours méprisée... t'parles d'une juunin !

La basanée s'affala alors lourdement sur le comptoir, la tête sur le coté, les yeux clos. Tout cela lui rappelait de bien mauvais souvenirs. Sa mère adoptive ne l'avait jamais acceptée telle qu'elle était, toujours obnubilée à l'idée de vouloir un garçon pour héritier. Être une fille était définitivement une plaie... en particulier pour une ninja qui devait évoluer dans un monde où le respect a toute son importance. Chose qu'un membre du sexe faible a malheureusement beaucoup de mal à acquérir. Mais Akira ne savait pas encore qu'elle allait rencontrait quelqu'un susceptible de lui remonter le moral. Une personne qui avait beaucoup souffert et dont les démons intérieurs côtoyaient un véritable démon enfermé en elle. Cette femme, plus que n'importe qui, était en mesure comprendre les doutes et les tourments de la jeune basanée. Mais rien ne l'obligeait à compatir, ou à essayer de remonter le moral de sa consoeur. Comment allait réagir la féline... Nii Yugito ?


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Dim 19 Mai - 20:41



Le soleil commençait tout juste la dernière partie de sa course quotidienne au travers l'étendue céleste qui s'étendait à perde de vue au-dessus de tous et chacun. C'était une fin de journée agréable, sans l'ombre d'un nuage à l'horizon, annonçant la nuit des loups-garous même. La lune, malgré la clarté toujours bien présente, se dessinait dans un ciel d'une teinte orangée dans lequel s’entremêlaient différentes colorations de violets qui lui donnaient un aspect inoubliable. Tu circulais librement dans le village, te sentant détendue devant ce décor féérique. L'astre solaire projetait sa lumière agréable sur les maisons et commerces de Kumo, créant des ombres relaxantes qui s'étendaient sur tout le village caché des nuages. La présence d'une très légère brise caressait de son souffle chaud le pays, suffisamment pour rafraîchir les habitants qui, encore à cette heure, déambulaient au travers les rues et ruelles qui n'adoptaient pas des apparences comminatoires. Autour de toi enfants et adultes prenaient leur chemin respectif pour, la plupart, retourné au domicile familial. Cependant, quelques êtres dont le coeur était obnubilé par la douleur ou la joie prenaient la direction menant aux différents bars de KumoGakure, fortement décidés à profiter des joies nocturnes de votre village. Toi-même tu ignorais encore ce que la nuit te réservait. Qu'adviendrait-il de ta personne, cette nuit? Après tout, la nuit n'était-elle pas le lieu de tous les vices? Certes, tu n'étais pas de ce genre de personne à tomber dans la débauche aussitôt que le soleil terminait son interminable course contre la montre. Tu étais bien trop orgueilleuse pour te permettre de perdre la tête et ta fierté, beaucoup trop majestueuse pour mettre une quelconque réputation en danger. Non?

De toute manière, avais-tu quelque chose à fêter? Depuis ta dernière mission, tu n'avais pu sortir du village, même si tu ne pouvais en tenir rigueur au Raikage. Jamais encore la présence de Matatabi ne t’avait à ce point empêché de vivre. Trop longtemps, il avait été le centre et la source de toutes tes douleurs... ton démon intérieur. Le côté sombre de ton existence. Même si, aujourd'hui, cela ne t'importais guère. Cette entité de chakra était tiens et sa présence n'était plus qu'un atout bénéfique à ta piètre existence. Sans lui, serais-tu vraiment le deuxième plus puissant ninja de ton village? N'arrivais à t'égaler que le nouveau Raikage qu'était Bee. Lui-même Jinchuriki, son existence devait se révéler être bien fade désormais... Comment pouvait-on agencé les termes libertés, jinchuriki et Raikage? Toi-même qui, en tant que simple jônin, avais de la difficulté à pouvoir sortir, menacée continuellement par la nouvelle présence d'Akatsuki. Cela te laissait un goût amer, cela avait mis kages et habitants sur un pied d'alertes après l'incident avec le Kazekage. La chasse aux bijûs avait débuté et les armes respectives des cinq nations se devaient rester en sécurité. N'étais-ce donc pas un malheureux hasard? De toute manière, tu n'en avais rien à faire. Tu ne profitais que d'avantage de tes rares sorties à l'extérieur de la sécurité du village. Akatsuki, ne s'était manifestée depuis l'attaque sur Suna et cela te permettais encore d'avoir une certaine liberté… Du moins, te disais-tu, pour te convaincre.

Alors que le voile de noirceur s’étendait sur tout le village, tu te laissas tenté par un fort modeste bar extérieur, question de prendre un verre ou deux, pour oublier les pensées négatives qui menaçaient de se frayer un chemin. Non. Yugito Nii n’étais pas le genre de personne à noyer sa peine et sa misère dans l’alcool… Autrement, tu serais déjà alcoolique depuis bien des années, car qui ne se souvient pas des nombreuses et tristes années que tu avais vécue lorsque tu étais plus jeune. Il avait fallut que tu deviennes chûnin pour que les gens commencent finalement à, tranquillement, reconnaître ta valeur et à voir plus loin que le démon qui t'habitait. Auparavant, tu n'étais vue que comme l'hôte de Matatabi et il avait encore fallut que tu maîtrise celui-ci pour venir à bout une fois pour tout de ce manque de confiance qui te rongeais. Tu te laissas tomber avec lassitude sur le banc du bar, proche d'une jeune femme qui enlignait les verres les uns après les autres. Oh, tu te doutais qu'elle n'était pas ici pour exprimer sa joie de vivre. Son regard était rongé par l'amertume et elle n'était visiblement pas heureuse de sa situation. Tu ignorais ce qu'elle ressentait, quel était le centre de cette peine qui la détruisait cette nuit et, qui plus est, tu ignorais si tu voulais vraiment venir à bout de ce questionnement. Tu te contenta donc de demandé une bouteille de sake. Ce ne fut que lorsqu'elle se leva de son banc et commença à s'exprimer un peu plus bruyamment que tu dédaignas lui accorder un peu plus d'attention... " Façon... z'est tous des cons! Zavent pas m'apprécier, hein... HEIN ?! Bah alors merde ! Z'est une habitude 'vec moi... toujours méprisée... t'parles d'une juunin ! " et elle affala sur le comptoir, la tête sur le côté, ruminant ses sentiments. L'homme à côté d'elle lui décrocha un regard proche de l'outrage et se leva en payant la note, te laissant la place libre. Tu hésitas quelques secondes puis quitta ton banc pour t'approcher de la jeune femme, déposant ta bouteille à ses côtés et t'efforçant de lui adresser ton sourire le plus chaleureux. Après tous, les habitants de ton village comptaient tous à tes yeux et la voir aussi malheureuse t'affectait, d'une certaine manière. " Alors? C'est quoi ton problème? ".

Tu n'avais pas essayer de l'approcher subtilement, à quoi bon? Il y aurait eu d'avantages de chances qu'elle ne t'envoie paître de cette manière. Autant être directe, ça ne pouvait qu'être bénéfique. Ensuite, si elle n'avait pas envie de parler, si tu ne pouvais lui forcer d'avantage la main... Enfin, peut être un peu...
(c) Alyss (Sakuya) / Image par Eraclea


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Mar 21 Mai - 21:12

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En général, l'alcool et la dépression menaient à des confrontations, autant avec soi-même qu'avec autrui. Mais selon les personnes, la combinaison des deux pouvaient provoquer une alchimie variable. Certains devenaient ivres de rage et se mettaient à vociférer contre le monde entier, d'autres s'enfermaient dans un mur de silence, une bulle où il ressassait leurs maux encore et encore. Akira était en quelque sorte à mi-chemin entre ces deux états. Elle avait besoin de s'exprimer, de faire sortir ce qui brûlait en elle. Mais de l'autre, elle savait bien que faire ça ne la rendrait que plus risible aux yeux du monde. La basanée était prise dans un paradoxe lancinant, une tourmente qui tournait en boucle, sans fin. Le désir de s'affirmer, sans paraître arrogant ou ridicule... l'apanage des adolescents, chose paradoxale compte tenu du fait qu'Akira était âgée de 19 ans.

Mais ce soir, la jeune juunin semblait avoir trouvé une âme providentielle susceptible d'apaiser sa peine. Yugito Nii, kunoichi de renom au sein du Village Caché des Nuages, semblait d'humeur altruiste. Elle vint à la rencontre de sa semblable, affirmant son désir de l'écouter, le visage exprimant un agréable sourire compatissant. Sur l'instant, Akira eut envie de l'envoyer paître, mais Yugito semblait exprimer un réel désir d'écoute et de compréhension vis à vis d'elle. La basanée aurait pu croire une tromperie de la part d'une ninja aussi expérimentée, mais l'alcool rendait ses réflexions beaucoup plus concises. Ainsi, un sourire apparemment aimable devait probablement provenir d'une personne aimable dans son esprit troublé. D'ailleurs, sa perception des choses était tellement bancale qu'Akira ne reconnut même pas son interlocutrice, pourtant célèbre jinchuuriki de Kumo, réceptacle humain du démon félin à deux queues, Matatabi.

Mais ce n'était pas plus mal pour Akira de ne pas reconnaître sa consoeur, autrement elle aurait eu des réticences à l'idée de se confier à elle. Dans l'état actuel des choses, la basanée pouvait s'exprimer sans peur auprès d'une étrangère. Elle n'avait rien à y perdre et pouvait éventuellement en tirer un certain soulagement. Elle se redressa donc sur sa tête, tenant sa tête d'une main, le coude sur le comptoir. Cherchant à trouver les mots à mettre sur son chagrin.


- C'est moi l'problème.

Cette introduction en disait déjà long, Akira se sentait mal dans sa peau. Plus que le monde qui l'entoure, c'est elle-même qui lui semblait inadaptée. Toujours à essayer de répondre aux attentes placées en elle, en ayant toujours l'impression d'échouer lamentablement. Sur un soupir, la basanée reprit la parole, d'une voix toujours tremblante, affectée aussi bien par l'ébriété que la tristesse.

- J'attire les enflures... j'n'ai marre. Toujours pareil. Toujours à m'critiquer. Chuis passé juunin et pas eux et ça s'rait du hasard ? Me suis autant entraîné qu'eux, si s'nest plush ! Façon, dès demain j'demande une mutation dans une autre équipe, marre d'ces tâches.


Sur ces mots, elle vida un autre verre d'alcool. Le tenancier ne semblait pas s'inquiétait outre mesure de sa consommation abusive. Après tout... une ardoise grandissante ne pouvait être que positif à son commerce. Et Akira l'interpella via de grands gestes de la main, histoire de l'agrandir un peu plus.

- Barmaaaan ! Ressers moi et verse un verre à la dame qui perd son temps à m'écouter, faut d'quoi la booster un peu.

La basanée avait visiblement du mal à régler le volume sonore de sa voix qui semblait fluctuait au cours de ses phrases, allant du marmonnement difficilement compréhensible aux exclamations vigoureuses. Une fois qu'elles furent servies, Akira contempla le breuvage ambré de sa boisson, se demandant effectivement qu'est-ce qui pouvait pousser une étrangère à s'intéresser à ses problèmes. Un vague élan de lucidité lui indiqua qu'il serait civil de s'enquérir quant à la situation de sa consoeur ainsi que de sa santé. Une base de politesse qu'appliqua spontanément la basanée.

- Et vous... ? Vous faites quoi ici ? Z'êtes insomniaque ? Vous aussi z'êtes seule au monde ? Z'avez des parents ingrats ? Z'êtes fatiguée de plein d'trucs ? Vous...

Akira continua ainsi sa série de question sans discontinuer et sans vraiment se rendre compte qu'en plus de traîner en longueur, elle en révélait davantage sur son passé et les raisons pour lesquelles elle en était arrivée au trente-sixième dessous.


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Mer 22 Mai - 23:06



En général, l’alcool était le meilleur moyen de noyer sa peine par la force. C’était toujours plus facile que la supporter et en assumer les conséquences, beaucoup plus facile que de garder la tête haute devant les épreuves que la vie mettait sur notre route. Tu en savais quelque chose, non pas pour avoir un jour été ce type de personne à étouffer sa peine dans la consommation de quelques verres, mais Ô combien tu avais conscience de la douleur, lorsque réelle, était difficile à supporter… Et tu ne parlais pas là d’une quelconque peine d’amour si vite oubliée, mais de cette douleur qui décide du fonctionnement de ta vie, de ces épreuves qui te gâchent le plaisir de vivre. Il était clair que la demoiselle ici présente en avait trop accumulé et que, peu importe la raison de sa tristesse ce soir, celle-ci n’était que la goûte de trop, celle qui fait déborder un vase déjà plein à rebord. D’un sens, tu la comprenais… car après tout, tu avais, toi aussi, vécu ton lot de douleur et il t’avait fallu garder la tête haute pour en venir à bout. Les démons de ton passé, ou encore devrais-je dire : Le démon de ton passé, te rattrapaient parfois encore, te rappelant à quel point ce peuple, qui aujourd’hui te respectais, avait été odieux avec toi autrefois. Que serait-il arrivé si, toi, Yugito Nii, avait eu un tempérament plus combatif? La jinchuriki de Matatabi serait-elle aujourd’hui dans le Bingo Book? Enfin, même si le résultat était, aujourd’hui, bien différent, cette possibilité n’avait, par le passé, pas lieu d’être ignorée.

" C'est moi l'problème. ", dit-elle tout simplement. C’était une réponse à laquelle il était difficile de ne pas s’attendre. Encore, une part de toi était heureuse de ne pas être confrontée face à une peine d’amour, tu n’aurais franchement pas su quoi dire… Et puis, au fond, tu savais depuis le début que la raison de cette peine et du besoin de tout noyer dans l’alcool était bien plus profond et vieux que l’abandon par l’être « aimé ». Pour toute réponse à ces premières paroles, tu te contentas d’hocher la tête en gardant un silence presque qu’obstiné, ce n’est pas comme s’il y avait beaucoup de choses à répondre à cela… Encore une chance qu’elle n’est pas décidé de t’envoyer voir ailleurs si elle y était. Pas que cela t’aurais particulièrement froissée, mais l’atmosphère n’en aurait été que plus lourde, non? Enfin, sans doute serais-tu partie sans dire un mot, l’abandonnant comme un vulgaire dé… Non, tu savais que tu serais resté. Simplement car tu savais qu’elle avait besoin de toi, même si elle ne le savait pas. Alors, Yugito? Tu t’attendrissais? Mais après tout, n’avais-tu pas toujours fais attention à ton prochain? Toi qui prétendais que Kumo était ta famille quand même… " J'attire les enflures... j'n'ai marre. Toujours pareil. Toujours à m'critiquer. Chuis passé juunin et pas eux et ça s'rait du hasard ? Me suis autant entraîné qu'eux, si s'nest plush ! Façon, dès demain j'demande une mutation dans une autre équipe, marre d'ces tâches. ", la jalousie? C’était le centre de ces ennuis? Qu’avait-elle dont vécue pour en arriver à ce point? Sa voix était tremblante, empreint d’une tristesse étonnante. Elle se vida un autre verre d’alcool alors que tu prenais une gorgée de ta bouteille, la terminant par la même occasion, faisant bien attention à ce que tes consommations n’embrouillent pas ta perception des autres. Cette jeune femme avait finalement obtenue ton entière attention, elle t’intriguait limite.

" Je vois… Oh, tu sais ; Si tu veux mon avis, l’opinion des autres n’est pas importante. Du moment que tu sais que tu mérites cette promotion. Il y aura toujours des jaloux pour te miner le moral…", répondis-tu sans trop de conviction, sachant que c’était difficile de faire son chemin lorsque les jaloux voulaient sans cesse te faire sentir comme une moins que rien. Tes paroles n’avaient pas été avec beaucoup de puissance, à la manière d’un murmure. Tu n’étais pas habituée à ce genre de situation et tu te doutais que l’effet de l’alcool sur les pensées de la demoiselle rendait la conversation d’autant plus difficile, sachant que c’était toujours plus difficile de mener une discussion de ce type en compagnie d’une femme complètement bourrée. La basanée qui te tenait compagnie était décidément en proie à un copieux problème. " Barmaaaan ! Ressers moi et verse un verre à la dame qui perd son temps à m'écouter, faut d'quoi la booster un peu. ", te booster? Décidément, il était difficile de prévoir l’issue de cette soirée. Le fait est que, comme la demoiselle l’avait demandé, le barman vint déposer à votre intention deux autres verres. Contrairement à ce que tu imaginais, la nouvelle jonin n’y toucha pas aussitôt, regardant le liquide ambré avec une attitude difficilement cernable.

" Et vous... ? Vous faites quoi ici ? Z'êtes insomniaque ? Vous aussi z'êtes seule au monde ? Z'avez des parents ingrats ? Z'êtes fatiguée de plein d'trucs ? Vous... " et plus elle continuait, plus tu comprenais l’étendue de ses problèmes ou, du moins, tu arrivais à t’en faire une image rapide. La preuve étant que son seul problème n’avait pas été cette nouvelle promotion mal prise par ses congénères. Ce n’était que la pointe de l’iceberg, un centime de tout ce qu’elle avait vécue. D’un côté, tu pouvais te permettre d’être une oreille attentive, ce n’est pas comme si tu pouvais te permettre de la juger ou quoi que ce soit. En même temps… C’était le moment pour elle de dire ce qu’elle avait sur le cœur avant d’en revenir, demain, à une vie qui lui laisserait peut être un goût amer. Peut-être retournerait-elle au cœur de tous ces problèmes alors que, ce soir, elle pouvait s’exprimer comme bon le lui semblait et, qui sait, elle ne pouvait n’en ressortir qu’avec des bénéfices… Parfois, parler retirait une partie du poids qui nous écrasait. Non? " Alors, sois franche, C’est quoi ton histoire? Vas-y, déballe ton sac. Dis-toi que ça ne peut pas te faire de mal après tout… "

(c) Alyss (Sakuya) / Image par Eraclea


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Ven 24 Mai - 19:49

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Il ne fut pas difficile pour Akira de se perdre dans la litanie de questions à l'attention de Yugito. Après quelques secondes passées à les multiplier, la basanée arrêta de parler le temps de reprendre sa respiration et de vider son verre. Elle ne prit pas la peine de continuer ensuite, consciente qu'aucune personne normalement constituée ne pourrait répondre à un tel interrogatoire. Certes, Yugito n'était pas quelqu'un d'ordinaire, mais elle daigna pas pour autant tenter une réponse à ces questions. Elle préféra éluder le sujet pour se recentrer sur celui qui l'intéressait : Le cas sa consoeur Kumojin. La Raikage voulait en savoir plus sur ses origines, son passé qui semblait tant affecter son moral présent et qui serait à même d'être particulière destructeur pour son futur, si ses démons intérieurs ne venaient pas à s'apaiser. Toutefois, aborder un sujet brûlant n'était pas sans risque et s'exposer à un retour de flammes d'une personne éméchée était peu recommandé. Heureusement, si Akira n'avait pas plus s'empêcher de resserrer sa poigne sur le verre, elle ne manifesta pas son irritation de façon démonstrative. En vérité, elle eut assez de lucidité pour estimer le pour et le contre dans le fait d'évoquer son histoire.

Ressasser ces souvenirs ne plaisait pas à la basanée. Cependant, partager son fardeau avec quelqu'un, bien qu'il ne puisse pas nécessairement le comprendre, semblait une perspective acceptable. D'autant plus que cette personne l'avait réclamé, ce n'était pas comme si Akira voulait à tout prix évoquer les affres de sa mémoire, quand bien même cela n'intéresserait personne. La jeune juunin poussa un profond soupir en écartant son verre sur le coté et ferma les yeux comme pour resituer ses jeunes jours. Cela semblait étrangement facile de se détacher de la réalité avec un tel taux d'alcool dans le sang. Akira n'en oublia pas pour autant Yugito, à qui elle adressa de nouveau après quelques secondes.


- J'ai été une enfant indésirable. Un poids venu s'ajouter au fardeau de mes géniteurs, un parasite qu'il fallait écarter.

C'était une vision salement négative de la naissance d'Akira qui certes, n'avait pas été prévue. Mais pour autant, n'avait pas été perçue avec une telle haine par ceux qui l'avaient conçu. Si l'indifférence avait prévalu chez eux, ils auraient probablement abandonné leur enfant à la Mort. Mais cela n'avait pas été le cas...

- Ils m'ont vendue, c'est la seule utilité qu'ils m'ont trouvé. Je me suis retrouvé dans une famille plus aisée, mon père gagnait bien sa vie en tant que marchand. J'aurais peut-être pu en tirer bénéfice... mais...

Akira fit une petite pause dans son explication, reprenant son souffle en une profonde inspiration, on pouvait dénoter que sa main empoignait plus nettement son verre vide. Elle bougeait... mais ce n'était pas une pression violente issue de la rancoeur. Cette main tremblait nerveusement, elle manifestait de profonds regrets souvent refoulés.

- L'opulence ne m'a pas aidée à me construire, mes parents adoptifs non plus. Mon père travaillait beaucoup tandis que ma mère me méprisait chaque jour un peu plus, elle avait toujours voulu un garçon... et me traiter en tant que tel ne lui apportait aucun réconfort. J'ai essayé de les rendre fiers de moi... de me distinguer. Mais je n'ai eu aucune reconnaissance... aucune.

Étrangement, Akira parlait avec une élocution parfaitement stable depuis qu'elle avait commencé à narrer son histoire. Son timbre de voix était monocorde et concis, on aurait pu croire que cette absence apparente d'émotion aurait rendu son récit plus digeste. Mais en vérité, il en résultait plus de tristesse. Ces mots durs étaient prononcés avec froideur et détachement, tel le récit désabusé d'un spectre.

- Dans notre ville, je n'étais que la fille du grand marchand local. J'avais beau essayer de me distinguer autrement, d'une façon ou une autre. Je me suis même devenue pickpocket, mais malgré tout... on continuait à m'associer à d'autres. Sans chercher à me reconnaître individuellement.

Akira rouvrit alors les yeux et plongea son regard dans celui de Yugito. Les yeux bleus légèrement rougis de la basanée semblaient plus perçant, brillant d'un éclat dérangeant.

- Vous savez ce que savez ce que ça fait d'être cataloguée ? D'avoir l'impression d'avoir une étiquette sur le front ? D'être une simple chose toujours associée à une autre personne ?

Des paroles douloureuses auxquelles un jinchuuriki pouvait difficilement être insensible, tant leur statut de réceptacle humain tendait à rendre difficile leurs relations sociales. Akira reporta ensuite son regard sur le fond vide de son verre, reprenant son récit.

- Un jour, des ninjas déserteurs étrangers se sont arrêtés chez nous pour recruter des renégats. Je leur ai volé des parchemins... les bases du ninjutsu que j'ai appris seule. J'ai... j'ai senti que j'avais des possibilités dans ce domaine. Que je pouvais peut-être me forger un nom, être enfin reconnu individuellement. Je suis donc parti... j'ai marché chaque jours jusqu'à m'évanouir d'épuisement, ai glané des informations ici et là et au final, j'y suis arrivé... j'ai atteint le portail de ce village, le refuge ninja de Kumo...

Un sourire gagna un bref instant le visage d'Akira, elle éprouvait une certaine fierté. Elle, une adolescente ordinaire, avait réussi à découvrir ce lieu tenu secret aux yeux du Pays de la Foudre. Par ses seuls moyens, par sa seule détermination. Cette expression satisfaite se brouilla vite, avant qu'elle n'apporte la conclusion.

- Voilà... et ça fait quatre ans que je vis ici. Que je me bats pour me faire un nom... tout ça pour que mes efforts ne soient même pas reconnus par mes coéquipiers. Moi j'ai pas eu de profs pour m'aider à devenir genin... j'ai peut-être plus du mal au début pour me mettre au niveau de mes camarades... mais j'y suis quand même parvenu. Et j'en ai surpassé certains...

Akira leva alors le bras, et l'abattit avec conviction sur le comptoir, sans volonté apparence de l'endommager. Elle se leva alors brusquement de sa chaise et se pencha vers sa Raikage, s'adressant à elle le regard pétillant de hardiesse.

- Et ce ne seront pas les derniers ! Je leur montrerai à tous ! Je ne suis peut-être pas un garçon, je ne suis peut-être pas née avec des attributs génétiques, je ne suis peut-être qu'une orpheline présomptueuse mais je...

Elle ravala sa salive avant de le formuler avec tout son cœur, toutes ses tripes, toute la force de ses convictions.

- Je suis celle qui jamais ne cherchera pas d'excuse pour abandonner ! Qu'importe si mon sexe, mon sang, ou mes origines ne m'y prédisposent pas, je ferai tout pour devenir une kunoichi de valeur. Je suis... A - KI - RA NISHIKAZE !


La basanée resta ainsi penchée sur Yugito, le visage grave et téméraire, avant qu'il ne commence à se décomposer en une expression tordue. Elle vint se tenir la tête d'une main avant de se rasseoir lourdement sur son tabouret.

- ARGH ! Bon sang ! J'ai mal au crâne ! Quelle idée d'gueuler comme ça... ouh...


Trop s'agiter en ayant beaucoup d'alcool dans le sang n'est jamais vraiment recommandé. Même si dans le cas d'Akira, cela avait peut-être contribué à soulager son tourment. Bien qu'elle n'en était pas vraiment consciente à l'heure actuelle.


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Sam 25 Mai - 15:01



Raikage depuis peu, la chance non? Toi qui, par le passé, avait tant été persécutée de pars ton appartenance aux jinchurikis, voilà que, soudainement, en l’absence de Aa, tout Kumo reposait sur tes épaules, ni plus ni moins. On t’avait haïs, crainte, détestée, on avait eu pitié de toi, n’avait que ressentit que du dégoût à ton égard et voilà que, désormais, tous ces gens qui, par le passé, n’avaient vue en toi que Matatabi ne comptaient plus que sur toi pour mener le village à bien. N’étais-ce pas là le comble du ridicule? Qui eut crus que tu en finirais-là un jour. Pouvait-on vraiment te faire confiance? Peut-être que, dans une ultime décision de vengeance envers ce peuple qui, trop longtemps, t’avais rabaissé, déciderais-tu de mettre à feu KumoGakure? Pourtant, non, tu ne le ferais pas et¸ ça, ils ne savaient. Tu étais bien trop attachée à Kumo, à ses habitants, à ses coutumes, ses traditions… Tu n’éprouvais à l’encontre du village caché de la brume aucune haine. Tu n’avais jamais ressentis de haine envers Kumo, car, jeune, toute cette haine qu’il eut été juste de leur adressée avait été retournée contre toi. Non pas vers les habitants ou le Raikage, ni même envers Matatabi… Mais seulement vers toi. Car c’était de ta faute et uniquement la tienne si tu étais née… Non?

Mais après tout, à chacun son histoire. Désormais, tu passerais la majorité de ton temps dans un bureau à remplir des papiers… Tu pouvais déjà oublier tes envies de sortir de Kumo, ça n’arriverait sans doute plus particulièrement. Jinchuriki et Raikage? Meilleure chance la prochaine fois. Tu ignorais si la demoiselle avec laquelle tu discutais déciderait de tout déballer comme tu lui avais proposé de le faire, mais, après tout, qu’avait-elle à y perdre? D’un sens, tu aimais bien connaître l’histoire et les origines des ninjas de ton village et, de plus, se confier à quelqu’un ne pouvait, dans son état actuel, pas lui faire de mal. Il était clair qu’elle en gardait trop pour elle depuis bien trop longtemps et, au final, elle finirait sans doute à la manière d’une bombe à retardement si les choses continuaient ainsi. Si son âme pouvait, de quelque manière que ce soit, être apaisée, ne serais-ce qu’un peu, pourquoi pas? Tu te souciais réellement d’elle, plus que ce que les apparences l’avaient tout d’abord démontrées. Tu étais humaine après tout et tu avais eu ton lot de malheurs, tu pouvais, en un sens, la comprendre non?

"J'ai été une enfant indésirable. Un poids venu s'ajouter au fardeau de mes géniteurs, un parasite qu'il fallait écarter. ", exagérait-elle où ces mots étaient réellement ceux pensé par ses parents lorsqu’elle est née? Il était difficile de dire si c’était l’alcool qui lui faisait voir les faits pires qu’ils ne l’étaient ou si c’était réellement l’histoire telle qu’elle c’était passé… Dans tous les cas, il était clair que, exagération ou pas, une partie, au moins, de ce qu’elle venait de dire était véridique… Mais jusqu’à quel point? " Ils m'ont vendue, c'est la seule utilité qu'ils m'ont trouvé. Je me suis retrouvé dans une famille plus aisée, mon père gagnait bien sa vie en tant que marchand. J'aurais peut-être pu en tirer bénéfice... mais... " , tu fronças légèrement les sourcils en écoutant le reste du récit de la jonin. Être vendue… Par ses parents… Tu ne t’étais jamais vraiment intéressée à ce genre de choses, mais il fallait pourtant avouer que cette réalité était celle que connaissaient certains enfants… Jusqu’à quel point votre monde était-il pourrit pour ressentir le besoin de faire quelques ryos sur le dos d’une enfant? Ce n’était pas, ici, d’une marchandise quelconque que l’on parlait, mais d’une descendance… Et pourtant, tu écoutais la basanée en silence, lui adressant toute ton attention, essayant de comprendre toute la subtilité de sa douleur à la suite de chaque parole. La jeune femme se permit un moment de silence que tu n’essayas pas de brusquer, la laissant se confier comme elle le sentait, ne voulant pas qu’elle revienne sur sa décision. Sa main, qui empoignait son verre vide, tremblante. Malgré les méfaits de l’alcool sur son système, tu savais que la douleur, à la suite de ces souvenirs, était toujours aussi frappante. " L'opulence ne m'a pas aidée à me construire, mes parents adoptifs non plus. Mon père travaillait beaucoup tandis que ma mère me méprisait chaque jour un peu plus, elle avait toujours voulu un garçon... et me traiter en tant que tel ne lui apportait aucun réconfort. J'ai essayé de les rendre fiers de moi... de me distinguer. Mais je n'ai eu aucune reconnaissance... aucune. " , plus de tremblements dans sa voix, plus d’hésitation, même pas de colère perceptible dans son timbre de voix, seulement une profonde résignation, un ton monotone, mais qui exprimait fidèlement la tristesse de ses mots. Détestée par sa mère, abandonnée par ses géniteurs…

" Dans notre ville, je n'étais que la fille du grand marchand local. J'avais beau essayer de me distinguer autrement, d'une façon ou une autre. Je me suis même devenue pickpocket, mais malgré tout... on continuait à m'associer à d'autres. Sans chercher à me reconnaître individuellement. " , toujours à passer dans l’ombre d’un autre. À être associée de quelque manière que ce soit à autrui, sans chercher à voir plus loin, à connaître la véritable valeur de la personne… Tu comprenais tranquillement, les pièces commençants à s’emboiter les unes aux autres pour donner un tableau d’une beauté sombre, catastrophique. Quelle chance lui avait-on laissé? " Vous savez ce que savez ce que ça fait d'être cataloguée ? D'avoir l'impression d'avoir une étiquette sur le front ? D'être une simple chose toujours associée à une autre personne ? " , ces mots, ces simples mots t’arrachèrent un très faible sourire empreint d’une compréhension totale de ce qu’elle disait. Oui, tu le savais. Après tout, dans ton front n’avait-on pas apposé l’étiquette d’un démon? Cependant, tu ne répondis rien à l’exception d’un hochement de la tête, ne voulant pas l’interrompre. " Un jour, des ninjas déserteurs étrangers se sont arrêtés chez nous pour recruter des renégats. Je leur ai volé des parchemins... les bases du ninjutsu que j'ai appris seule. J'ai... j'ai senti que j'avais des possibilités dans ce domaine. Que je pouvais peut-être me forger un nom, être enfin reconnu individuellement. Je suis donc parti... j'ai marché chaque jours jusqu'à m'évanouir d'épuisement, ai glané des informations ici et là et au final, j'y suis arrivé... j'ai atteint le portail de ce village, le refuge ninja de Kumo... " , ainsi donc, c’était de cette manière qu’elle était arrivée à Kumo? Elle avait tout plaqué pour trouver un endroit où on verrait à quel point elle avait une valeur qui la caractérisait? Pour ne plus vivre dans l’ombre d’un autre? C’était la recherche de « gloire » qui l’avait poussée à quitter sa maison et sa famille? D’un sens, tu la comprenais. Peut-être que, si cette idée se serait forgée un chemin jusqu’à ta conscience, tu serais partie toi aussi… N’empêche, tu étais étonnée qu’elle ait réussie à retrouver le village par elle-même, seule. Décidément, il y avait, en elle, beaucoup plus de potentiel qu’elle ne l’avait tout d’abord laissé percevoir en noyant ainsi joies et malheurs dans l’alcool.

" Voilà... et ça fait quatre ans que je vis ici. Que je me bats pour me faire un nom... tout ça pour que mes efforts ne soient même pas reconnus par mes coéquipiers. Moi j'ai pas eu de profs pour m'aider à devenir genin... j'ai peut-être plus du mal au début pour me mettre au niveau de mes camarades... mais j'y suis quand même parvenu. Et j'en ai surpassé certains... ", Voilà donc l’origine de cet état ce soir. Elle y était arrivée, par elle-même, par la seule force de sa volonté. Cet envie de se faire un nom, d’être reconnue pour ce qu’elle était. Être dissociée de cet ombre dans laquelle elle était cachée par le passé… Pourtant, tous ne semblaient pas d’accord… Les coéquipiers dont elle parlait par exemple. Arrêtant de la regarder, tu retournas ton regard vers ton verre à moitié plein avant d’en prendre une gorgée bien inoffensive, prête à écouter d’une oreille attentive le reste de ce qu’elle avait à dire. Après tout, c’était en partie ça, le rôle d’un Kage, veillé sur les habitants de son village, non? Cependant, tu entendis soudainement le bras de la demoiselle s’abattre sur le comptoir avec détermination avant qu’elle ne se lève et se penche vers toi avec un regard qui t’arrachas un très bref sourire en coin. Elle était décidément des plus étonnantes… " Et ce ne seront pas les derniers ! Je leur montrerai à tous ! Je ne suis peut-être pas un garçon, je ne suis peut-être pas née avec des attributs génétiques, je ne suis peut-être qu'une orpheline présomptueuse mais je... , elle marqua une pause, Je suis celle qui jamais ne cherchera pas d'excuse pour abandonner ! Qu'importe si mon sexe, mon sang, ou mes origines ne m'y prédisposent pas, je ferai tout pour devenir une kunoichi de valeur. Je suis... A - KI - RA NISHIKAZE ! ", il y avait dans sa voix une détermination qui t’étonna, elle croyait en elle, elle voulait briller, il était impératif pour elle qu’elle y arrive. Et tu voyais que, peu importe ce que les gens penseraient, elle ne flancherait pas. Elle tiendrait tête à tous ceux qui la chercheraient et elle réussirait… Même si elle avait un passé merdique qui pouvait servir d’armes à autrui contre elle, cela n’avait pas d’importance… Tu la fixais, droit dans les yeux, d’un regard empreint d’un léger amusement indéfinissable. Cette jeune femme, tu le savais, réussirait. Ce n’était pas l’alcool qui la faisait complètement divaguer, elle était réellement l’hôte d’une détermination qui laisserait les autres pantois derrière elle.

Soudainement, elle se laissa tomber sur son banc en se tenant la tête. " ARGH ! Bon sang ! J'ai mal au crâne ! Quelle idée d'gueuler comme ça... ouh... " , tu ne pus empêcher un léger ricanement dénué de mauvaises intentions de franchir tes lèvres alors que tu terminais ton verre, encore parfaitement lucide. D’un geste rassurant, tu déposas ta main sur l’épaule d’Akira, dont tu venais tout juste d’apprendre le nom, mais quelle importance? " Tu sais, je suis contente d’avoir une kunoichi tel que toi parmi nos rangs. J’ignore ta valeur au combat, mais je sais que tu es capable de beaucoup. Continue de croire en toi Akira, tu as ta place comme shinobi et je suis certaine que cette promotion en tant que jonin était plus que méritée. Laisse les mauvaises langues parler et ne te concentre que sur ce but qui t’anime, tu iras loin. " , lui dis-tu d’une voix parfaitement empreinte d’une sincérité qui ne laissait par place à la contestation. Tu avais pesé chacun de tes mots qui, au final, se révélaient être exactement ce que tu pensais, sans l’ombre d’une hésitation. D’un sens, juste par son comportement, Akira se révélait être une des perles de Kumo, un joyau. Du moins, à condition que cette soudaine volonté n’est pas été que l’un des effets secondaires de l’alcool.
[HRP: J'espère que c'est OK x_x]
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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Dim 26 Mai - 19:01

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L'étape dépressive de la cuite d'Akira semblait désormais derrière elle. Avoir pu se confier sans contrainte à une étrangère compréhensive avait considérablement atténué le mal-être qui l'habitait plus tôt dans la soirée. Depuis, l'obscurité avait triomphé des derniers relents de la lumière du jour. La nature s'endormait, les soucis d'Akira aussi. Ce n'était pas pour autant la fin de la journée pour la basanée qui, tâchant d'ignorer un instant son mal de tête, écouta les encouragements de sa Raikage avec les bribes d'un sourire sur le visage. Peut-être que ses frères et sœurs ninjas n'étaient pas si ingrats en vérité. L'influence de l'alcool aidant, Akira se permit d'incliner la tête sur le coté pour venir la reposer un momentsur l'épaule de sa consoeur, la basanée était désormais plus calme et serein.

- Merci Senpaï, j'avais vraiment besoin de m'lâcher un peu. Ch'est pas sérieux de la part d'une juunin... disons que ça s'ra un de mes derniers caprices. J'ai des responsabilités envers Kumo maintenant, envers la Raikage.

Bien sûr, la basanée n'avait toujours pas saisi à qui elle avait affaire. Elle se serait d'ailleurs probablement payé la tête de Yugito si celle-ci s'était présentée honnêtement. Akira n'imaginait en aucun cas avoir l'honneur d'être remarqué par l'actuel leader de Kumo. En vérité, être pris sur le fait en train de se brouiller l'esprit à coup de liqueur ne l'aurait peut-être pas mis bien à l'aise, même si l'alcool aurait atténué cette gène. D'ailleurs, de la gène, la basanée n'en avait plus beaucoup, car loin de se contenter de simples remerciements, elle voulait faire plaisir à son ange gardien et lui fit une proposition qui aurait peut-être pu être mal interprétée si elle était venue d'une personne sobre.

- 'Savez, j'ai mal à la tête... et chuis chûre que j'vous ai pris un peu la tête aussi avec m'histoires. Quand ma tête me travaille... z'aime bien me baigner, ç'me relaxe...

Elle prit alors la main de Yugito, des étoiles dans les yeux, donnant à sa proposition un air de demande en mariage particulièrement ridicule qui fit rire le propriétaire du bar qui ne put se retenir de pouffer dans son coin.

- J'vous invite aux sources chaudes ! On s'purgera la tête tranquillou là-bas !

La basanée se figea un instant avant d'approcher son visage de celui de Yugito, dévisageant dette dernière en plissant les yeux et en fronçant les sourcils.

- Nan, vous ne pouvez pas être un mec efféminé. Vous êtes trop mignonne et authentique pour ça ! Du coup j'confirme mon invitation !

Avant même que Yugito n'ait vraiment plus accepter ou décliner, Akira empoigna sa main et s'élança avec elle dans les sombres allées du village. Le barman ne put s'empêcher de pousser un soupir en constatant qu'une fois encore, Akira avait omis de payer cette fois... son ardoise allait encore s'allonger.

Il ne fallut pas longtemps aux deux kunoichis pour rejoindre l'établissement abritait les sources chaudes de Kumo. Akira ne fit d'ailleurs pas montre d'une grande discrétion en poussant sans finesse la porte coulissante de l'entrée en s'écriant.


- Clients noctuuuurnes !

La propriétaire, une quarantenaire grisonnante, sursauta derrière son comptoir où elle lisait un ouvrage pour adulte écrit par un célèbre voyageur itinérant du Pays du Feu. Elle faillit ordonner aux deux arrivantes de dégager, avant de reconnaître la Raikage. Son visage rigide sembla se détendre de façon surnaturelle en un large sourire hypocrite.

- Oh ! Je ne savais pas que vous étiez friandes de bains nocturnes, Raikage-Sama. Encore moins hum... accompagnée.

La femme mature jeta un regard intrigué à Akira chez qui elle perçut rapidement l'état d'ébriété, mais elle ne chercha à en comprendre l'origine et indiqua plutôt à Yugito l'entrée des bains.

- Allez au fond du couloir puis à gauche. Il n'y a personne à cette heure-ci, vous serez tranquilles.

Akira ne laisse une fois de plus que peu de temps à Yugito pour se retourner, elle s'élança aussitôt dans le couloir, toute joviale et énergique. Pour sûr, elle la transition entre la buveuse morose et la buveuse joyeuse avait été rapide. Comme quoi, le simple fait d'avoir de la compagnie peut changer du tout au tout l'humeur d'une personne, bourrée ou non. Les deux kunoichis arrivèrent dans les vestiaires où Akira parvint à se dénuder si rapidement que ça sembla presque surnaturel. Toutefois, loin de rester dans cet état, la basanée fut tout aussi rapide pour enrouler une serviette autour d'elle. Le naturel pudique d'Akira ressortait spontanément, il lui était hors de question de se dévoiler devant une inconnue. Même si dans le cas présent, Akira avait surtout songé à imiter une étrange chorégraphie de transformation qui rappelait certains héros-robots kitchs de bande-dessinées appréciés des jeunes garçons.

- Transmutatioooon ! Parée pour s'baigneeer !

Avec autant de dynamisme, Akira ouvrit la porte coulissante donnant sur les sources et se jeta dans les eaux avec joie. Cette brutale transition entre l'air tempéré des vestiaires et la chaleur des eaux lui étourdit la tête l'espace d'un instant, mais elle reprit vite ses esprits pour se délecter du bien être qui envahit aussitôt son corps. L'air extérieur était frais, mais rendait l'eau d'autant plus délicieuse. Akira fit de grands signes pour inciter la Raikage à la rejoindre avant de remarquer à quelques mètres de là, un plateau abandonné sur le bord du bassin sur lequel reposait diverses huiles de massage. Akira s'en approcha et commença à les scruter avec intérêt, elle avait là tout ce qui lui fallait pour remercier sa bienfaitrice.


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Dim 26 Mai - 20:50



Tu t’étais adressée à elle en toute honnêteté et sans avoir été influencée par l’alcool. Tes paroles étaient empreintes d’une authenticité irrévocable qui ne pouvait se laisser remettre en question. Tu avais confiance en cette jeune femme qui, même si sa perception avait été affaiblie par l’alcool, n’avait pas hésité à te dire mot pour mot les sentiments, l’amertume qui la rongeait, qui la pourrissait de l’intérieur. Ou peut-être était-ce, justement, la présence d’alcool dans son organisme qui l’avait poussé à être aussi explicite… Et pourtant, tu étais contente qu’elle ait parlé. Que ce soit parce qu’elle y fut poussée par l’eau-de-vie ou parce qu’elle est décidée de tout simplement être honnête avec elle-même, elle avait dit des paroles empreintes d’une vérité déconcertante qui t’avais touchée. Ainsi, te laissais-tu attendrir par les paroles de cette jeune femme? Difficile, pourtant, de prendre en considération les paroles de quelqu’un de bourré. Et pourtant… N’étais-ce pas ce que tu venais de faire?

Tu ne bougeas même pas d’un centimètre lorsqu’Akira déposa sa tête sur ton épaule, te contentant de reprendre une gorgée de ton verre désormais presque vide. En temps normal, tu évitais d’avoir des contacts aussi familier avec autrui, d’avantage lorsque celle-ci était à peine connu, mais, de toute évidence, cela t’importait, actuellement bien peu. Peut-être que ta soudaine patience était-elle dû à la présence toujours un peu plus importante d’alcool en toi. Ou pas. Au fond, tu n’avais pas enchaîné les verres les uns après les autres comme l’avais fait la charmante demoiselle qui te tenait compagnie. « Merci Senpaï, j'avais vraiment besoin de m'lâcher un peu. Ch'est pas sérieux de la part d'une juunin... disons que ça s'ra un de mes derniers caprices. J'ai des responsabilités envers Kumo maintenant, envers la Raikage. », le temps de quelques secondes, tu te mise à te demander si elle savait qui tu étais et, le temps de quelques secondes de plus, tu finis par espérer que non. Il pouvait paraître stupide et insensé de penser de cette manière, mais tu te demandais si elle se serait ainsi ouverte à toi si elle avait su que la Raikage dont elle parlait se tenait juste à ses côtés. Tu avais bien beau dire que tu tenais à tous les ninjas de ton village et que tu ne voulais que leur bonheur… Combien d’entre eux accepteraient de ce confié directement à toi, sans barrières?

« Savez, j'ai mal à la tête... et chuis chûre que j'vous ai pris un peu la tête aussi avec m'histoires. Quand ma tête me travaille... z'aime bien me baigner, ç'me relaxe... », Un fait que tu ne pouvais que bien comprendre. Après tout, inutile de nier qu’il était très… relaxant de se baigner, surtout quand ta tête te faisais travailler de la sorte. De plus, ça donnait toujours un coup de main quand on était aux prises avec l’alcool. Du moins, supposais-tu.« Pas du tout, c’est moi qui est pris l’initiative de t’écouter après tout. » Tu lui décrochas un regard des plus surpris, cependant, lorsqu’elle attrapa ta main pour te regarder dans les yeux, son regard brillant avec vitalité, te donnant, l’espace d’une seconde, l’impression qu’elle allait carrément te demander en mariage. D’ailleurs, il faut croire que le barman partagea la même pensée que toi vue la manière dont il se marrait derrière son bar, en regardant la jonnin. Tu allais lui décrocher un regard noir pour lui intimer le silence lorsque tu entendis ta compagne s’exprimer tout joyeusement. « J'vous invite aux sources chaudes ! On s'purgera la tête tranquillou là-bas ! », une proposition qui te laissas pantoise. Peut-être que, dans d’autres circonstances, cette proposition aurait pu prendre des airs … étranges, mais, là, maintenant, dans l’état actuel, ça te semblait presque normal, juste un peu surprenant. Elle fronça les sourcils en approchant son visage du tiens et en plissant les yeux. Une telle familiarité. Décidément, cette jeune femme était des plus étonnantes. Tu n’étais pas habituée à te faire traiter de la sorte, à la manière d’une amie bien commune avec lequel il n’y a pas l’ombre d’une gêne quelconque. C’était déstabilisant, inutile de le nier. « Nan, vous ne pouvez pas être un mec efféminé. Vous êtes trop mignonne et authentique pour ça ! Du coup j'confirme mon invitation ! », supposais-tu qu’il fallait prendre cela comme un compliment, si on se concentrait sur le « mignonne et authentique » plus que sur le « mec efféminé ». Tu t’en allais refuser la proposition d’Akira lorsque celle-ci t’attrapa par la main et te tira de « force » dans le village, traversant rues et ruelles, oubliant de payer. Toi qui voulais te charger des consommations de la demoiselle, ton plan venait de tomber à l’eau. Tu y reviendrais.

Malgré son état, elle n’eut trop de difficultés à retrouver l’établissement et, sans que cela ne t’étonne vraiment, elle ne se fit pas prier pour ouvrir brusquement la porte de celui-ci en s’écriant tout bêtement. « Clients noctuuuurnes ! », si la propriétaire sursauta à votre arrivée et parut, tout d’abord, bien embêtée par votre présence, s’apprêtant même à vous foutre à la porte pour pouvoir continuer tranquillement sa lecture, son visage, tant qu’à lui, changea du tout au tout en te voyant. Une expression rongée par l’hypocrisie, ce qui t’arracha une légère expression de dégoût pendant un court laps de temps. « Oh ! Je ne savais pas que vous étiez friandes de bains nocturnes, Raikage-Sama. Encore moins hum... accompagnée. », tu imaginais déjà le genre de « rumeurs » que ce genre de bonne femme pouvait véhiculer sans trop se soucier des conséquences. Alors? Comme ça, la Raikage se permettait des petites virées nocturnes dans les sources chaudes, chaleureusement accompagnée d’une femme? Un soupire s’abstint de franchir tes lèvres. Bien sûr que non, il fallait être stupide pour penser qu’il se passait quoi que ce soit entre toi et Akira, tu te faisais des idées. Sans doute. « Allez au fond du couloir puis à gauche. Il n'y a personne à cette heure-ci, vous serez tranquilles. » , tu hochas tranquillement la tête en lui adressant l’ombre d’un merci alors qu’Akira se précipitait déjà, visiblement heureuse de la situation. Tu étais heureuse de la voir dans un état tellement plus… joyeux qu’elle ne l’était quelques temps plus tôt, cela te faisais chaud au cœur en quelque sorte.

Arrivées dans les vestiaires, Akira se déshabilla et se rhabilla à une vitesse phénoménale. Tu haussas un sourcil alors que tu avais à peine retiré ton chandail. « Transmutatioooon ! Parée pour s'baigneeer ! » , tu ne pus t’empêcher d’éclater de rire alors que ta charmante amie ouvrait la porte coulissante pour se précipiter vers les sources. Pour ne pas la faire attendre, tu te dépêchas de retirer le reste de tes habits et d’attraper une serviette que tu enroulas autour de ta poitrine avant de partir à sa suite, arrivant au moment même où elle se jetait dans l’eau chaude des sources. D’un naturel plus calme, tu marchas dans sa direction avant de laisser tomber la serviette blanche qui te cachait sur le sol et de entrer tout en douceur dans l’eau suite à l’invitation gestuelle de ton amie. Tu t’accotas sur le bord de l’eau en fermant les yeux, profitant de la chaleur réconfortante de l’eau qui détonnait à merveille avec la froideur de l’extérieur, la nuit s’étant installée sur Kumo depuis quelques temps. Tu ouvris un œil pour regarder Akira, sans faire attention à ce qui venait d’attirer son attention de la sorte et tu finis par t’exprimer. « Je confirme, c’est une merveilleuse idée que tu as eu là Akira… », et c’était vrai. Certes, tu n’avais pu t’empêcher d’être légèrement sceptique devant la nature de son idée, mais, maintenant, cela te plaisait vraiment. Tu sentais ton corps se détendre sous l’effet de la chaleur et puis, en bonne compagnie, c’était encore mieux..
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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Jeu 30 Mai - 8:50

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Bien qu'elle n'en était pas consciente, Akira avait apporté une rupture aussi inespérée qu'agréable au quotidien de Yugito. Bien au delà du fait de boire un verre ou de se baigner en bonne compagnie. Cette kunoichi redoutée de Kumo pouvait sentir ce soir un regard différent posé sur elle. Bien sûr, cette allusion n'a aucun sens lubrique caché, Akira avait trop d'alcool dans le sang pour apprécier la beauté du corps dénudé de sa consoeur ! Plus sérieusement, Yugito savait que cette jeune juunin avec qui elle partageait cette soirée, faisait montre d'une candeur alcoolique sans équivoque, affranchie des contraintes du protocoles ou de la bienséance. La basanée ne percevait pas Yugito comme un réceptacle humain ou sa supérieure absolue, elle ne la percevait que comme sa semblable, une personne appréciée pour ce qu'elle est, sans souffrir des complexes que pouvaient susciter son rang ou le démon qui dormait en elle. Ni Raikage, ni Jinchuuriki, ni Matatabi, il n'y avait ici que Yugito pour Akira, et elle l'aimait bien.

Trouver ses mots pour exprimer sa reconnaissance ou son affection avec des mots n'est pas facile en étant sobre. Alors autant dire que cette même tâche relevait de l'impossible pour une personne à l'esprit troublé par un abus de boisson. En revanche, si l'alcool rend l'expression oral difficile, il tend à faire privilégier le langage tactile à ses victimes et Akira n'était pas une exception. Pourtant, elle hésitait face à ces bouteilles qui contenaient de l'huile de massage, sa raison parvenait à transmettre quelques indications confuses à son cerveau atone. La basanée appréhendait vaguement le caractère ambigu et potentiellement gênant que pouvait constituer un massage offert par une femme à une autre femme, d'autant plus quand celles-ci venaient de se rencontrer. Un profond sentiment de bêtise vint s'accroître en elle et bouleversa sa précédente attitude joyeuse et enjoué, telle une violente vérité qui lui cisaillait le cœur. Elle était seule et cette tentative de se lier d'amitié avec cette personne moi semblait brusquement des plus pathétiques. Mais Yugito prononça des paroles qui réconfortèrent Akira, alors que ces dernières n'avait nullement cette intention.


- Je confirme, c'est une merveilleuse idée que tu as eu là, Akira...

La basanée se tourna alors vers Yugito, ses yeux rougies avaient failli virer aux larmes pendant cet infime moment où ses démons intérieurs étaient revenus à la charge. Elle interpréta les mots de sa consoeur de travers, en partie à cause du « là » qu'elle assimila spontanément à l'instant présent. Akira regarda alternativement les huiles et Yugito, on pouvait vaguement deviner à ce geste répétitif ce qui se passait dans la tête de la basanée.

* Elle est sérieuse ? Elle ne dit pas non ? Elle accepte que je la masse ? Que je lui montre que je l'aime bien  *?

Rien ne confirma cette hypothèse, mais Akira était déjà convaincue. Elle prit le plateau sur lequel reposait les huiles et rejoignit la Raikage, un grand sourire de gamine ravie sur le visage. Il ne pensait vraisemblablement pas à mal et semblait avoir oublié combien ce geste pouvait sembler ambigu. Contrairement à Akira qui avait gardé sa serviette autour d'elle malgré son entrée dans l'eau, Yugito avait posé la sienne sur le bord du bassin. Pour la basanée, c'était un signe de plus qui indiquait que sa consoeur était disposée à recevoir son massage. Toutefois, rattrapée par un élan de timidité presque lucide, Akira ne put s'empêcher de douter d'elle et d'essayer de rassurer Yugito.

- Senpaï... vous dites que c'est une bonne idée mais je ne suis pas sûre d'être douée là dedans. Je vais faire de mon mieux, pour vous faire honneur et vous remercier pour votre gentillesse de ce soir ! Mais... si je vous embarrasse ou m'y prend mal... dites le... surtout...

Sur ces mots, elle adressa un sourire chaleureux, bien qu'un peu mal assuré à sa Yugito avant verser un de l'huile dans sa main droite, elle frotta cette dernière contre celle de gauche puis Akira commença à étaler la douce substance sur le dos de la Raikage. La basanée s'appliquait dans ses mouvements, usant savamment les paumes de ses mains et ses doigts fuselés pour flatter la peau de sa consoeur. Une odeur enivrante entre la vanille et la noix de coco commençait à émaner des huiles appliquées, cela avait quelque chose d'enivrant. Mais contrairement à l'alcool assommait l'esprit d'Akira, cette essence semblait le caresser, si bien que la jeune juunin s'en retrouvait inspirée dans ses gestes qui muaient en de sages caresses. Aussi étrange que cela puisse semblait, Akira se détendait elle même tandis qu'elle massait Yugito. Elle ne voulait pas oublier cette personne, elle voulait mettre un nom sur sa bienfaitrice et lui être reconnaissant au jour le jour. Lui montrer un respect bien plus noble que celui qu'imposait la différence de grade.

- Senpai ? Je sais que c'est idiot mais... à l'instant... là... j'ai peur. L'alcool a étiolé mes sens... et j'ai peur que vous ne soyez qu'un mirage que j'ai inventé pour rendre cette soirée plus supportable. J'aurais du vous le demander bien avant... pour vous témoigner tout mon respect. S'il vous plait, dites moi votre nom.

La basanée était embarrassée... mais poursuivait malgré tout son massage, espérant de tout son cœur que sa semblable apprécie son doux contact et accepte de donner son nom, ce nom qui, pour Akira, raisonnera comme un synonyme de grandeur d'âme.


(Le mode guimauve a été activé pour rédiger ce post. xD)


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Jeu 30 Mai - 11:37



Il y a des fois, dans la vie, ou il faut simplement faire fi des autres et avancer à son compte, sans se laisser arrêter par les mauvaises langues ou les gens mal attentionnés. C’est comme ça et c’est tout. À toujours s’arrêter à la perception des autres, il en venait difficile de trouver une voie qui additionne acceptation et bonheur. La société prenait plaisir à critiquer autrui, toujours mécontente de ce qu’il fait, comme si leur vision du monde était meilleure que les autres. Il est faux de dire que tu as toujours pensé de cette manière puisque, jeune, l’avis des autres avait une place omniprésente chez toi, essayant toujours d’être plus forte, plus gentille, plus docile, à la manière d’un animal bien dressé, en te disant que, peut-être que, si les gens te trouvaient sympathiques, ils en oublieraient Matatabi et, souvent, tu avais été déçue. Au final, tu avais fait tes preuves à ta manière sauf que tu ne cherchais l’acceptation que d’une seule personne : toi-même. C’est peut-être était-ce en partie pour cela que la familiarité déconcertante d’Akira à ton égard ce soir te laissais pantoise, certes, mais pas mal à l’aise. Après tout, les autres pouvaient bien en penser ce que bon leur semblait, tu appréciais la présence de la junnin, celle-ci t’apportait un vent d’air frai en quelque sorte. Peut-être que, lorsque l’alcool, se serait dissipée, elle agirait comme les autres devant toi, mais, ce soir, elle t’apportait de la fraicheur, brisait ton quotidien.

C’est un sourire des plus chaleureux que tu lui adressas lorsqu’elle te regarda à la suite de tes paroles. Il n’y avait, dans tes gestes, dans tes expressions, dans ton regard, plus rien de mécanique comme tu t’y étais peut être contrainte au début de la soirée. La présence de la jeune kunoichi t’apportait un réconfort que tu ne pouvais nier et cela te plaisait, maintenant plus que jamais. Cependant, tu fronças légèrement les sourcils en la voyant alterner son regard entre toi et ce qui semblait être des … huiles à massage? Alors que ton visage restait impassible, figé dans une expression détendue, ton esprit lui, se demandait où elle voulait en venir et si elle allait vraiment faire ça, geste assez inhabituel par chez toi. En la voyant allé chercher le plateau, tu restas immobile. Elle semblait bien décidée… Ce geste aurait pu paraître aux limites du déplacé s’il y eu quelqu’un d’autre, mais ce soir, maintenant : Pourquoi pas? L’idée d’utiliser ces huiles semblait tellement lui faire plaisir qu’il eut été presque grossier de refuser. Tu délaissas le bord des sources alors que celle-ci revenait vers toi et tu lui décrochas un dernier regard avant d’hausser tout doucement les épaules. « Senpaï... vous dites que c'est une bonne idée mais je ne suis pas sûre d'être douée là-dedans. Je vais faire de mon mieux, pour vous faire honneur et vous remercier pour votre gentillesse de ce soir ! Mais... si je vous embarrasse ou m'y prend mal... dites le... surtout... »

Tu fis soudainement le lien entre tes paroles prononcées un peu plus tôt et la détermination d’Akira à te masser et un sourire apparut sur tes lèvres. Certes, les paroles avaient pris un sens inattendu aux oreilles de la kunoichi, mais comment pouvais-tu lui en vouloir? En même temps, à ce stade-ci, inutile de renier que cette idée te massage te plaisait bien et cela semblait tellement lui faire plaisir. « Ne t’inquiète pas, si ça peut te faire plaisir, vas-y. Je suis certaine que tu ne dois pas être si mauvaise que ça… ». Tu avais terminé ta phrase avec une pointe d’amusement, comme pour signifier que tu ne doutais pas du tout de ses « talents » et qu’elle pouvait faire comme bon lui semblait. Ce n’est pas comme si tu étais une grande fanatique des massages, tu ne t’étais jamais vraiment arrêtée à vouloir connaître d’avantage le sujet et avec les missions, les entraînements et ton nouveau rôle de Raikage, tu trouvais peu de temps libre au travers le tout, ce qui t’avais toujours fais voir cette activité de relaxation comme étant un peu futile et inutile, mais qui sait, peut-être deviendrais-tu une adepte grâce à Akira! D’un sens, tu en doutais, mais peut être que ce message improvisé te ferait réellement le plus grand bien.
Elle déposa de l’huile dans sa main avant de frotter ses deux mains ensemble et de déposer la substance sur ton dos. À la chaleur des sources s’ajouta l’odeur de vanille et de noix de coco de l’huile, ce qui t’arracha un sourire calme sourire alors que les mains d’Akira prenaient de l’assurance dans ton dos. Contrairement à ce que tu avais pensé, ses gestes te procuraient un bien fou qu’il fut difficile de décrire. Tu te sentais te détendre entre ses doigts, complètement à sa merci, ses caresses t’arrachant parfois des frissons ce qui ne faisait que confirmer que la basané avait, en effet, un certain talent naturel pour cela ce qui était loin de te déplaire. Tu sentais tes muscles se relâcher, s’abandonner naturellement à ta protégée, comme si toutes les tensions que tu avais accumulé ces derniers temps disparaissaient le temps d’un moment, d’une soirée.

« Senpai ? Je sais que c'est idiot mais... à l'instant... là... j'ai peur. L'alcool a étiolé mes sens... et j'ai peur que vous ne soyez qu'un mirage que j'ai inventé pour rendre cette soirée plus supportable. J'aurais dû vous le demander bien avant... pour vous témoigner tout mon respect. S'il vous plait, dites-moi votre nom. », à la suite de ces paroles, ton corps se raidit légèrement, embêtée par la demande d’Akira. Que ferait-elle si tu lui dévoilais ton identité? Elle te regardait également, s’éloignerait et se fondrait tout bêtement en excuses? Le temps de quelques secondes, tu eu même envie de t’inviter une nouvelle identité, idée complètement stupide, pour qu’elle ne sache pas qui tu étais, mais tu savais que cette « couverture » ne durerait pas longtemps, même si elle te laisserait tranquille le temps d’une soirée. Par la suite, t’en voudrait-elle de lui avoir caché la vérité si vous étiez prédisposé à vous revoir? Autant éviter de jouer sur un terrain trop glissant avec ça. Au fond, peut être son cerveau ne ferait-il même pas le lien entre toi, la raikage ou… encore, la jinchuriki de Nibi. Qui sait. Malgré tout, dans ta voix on pouvait facilement déceler une pointe d’hésitation lorsque tu ouvris la bouche pour lui répondre, visiblement un peu embêtée. « Je te rassure, je suis tout ce qu’il y a de plus réel… Yugito, Yugito Nii… C’est mon nom. », dis-tu simplement alors que tu t’efforçais à te laisser bercer une fois de plus par les gestes de sa masseuse improvisée. Malgré tout, tu tentas le tout pour le tout en essayant de changer de sujet. « Tu as vraiment des doigts de fées Akira, à ta place j’aurais déjà envisagé de me lancer dans une carrière de masseuse. », finis-tu en t’efforçant de rigoler d’une manière peu convaincante, mais qui, compte tenu de l’état de ta bienfaitrice, devrait passer sans trop de difficulté. Si?

(c) Alyss (Sakuya) / Image par Eraclea
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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Ven 31 Mai - 22:39

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Finalement, malgré une certaine hésitation, Yugito finit par répondre à la question d'Akira, révélant ainsi son nom auquel on associait autant la disgrâce que le prestige, la faute au démon habitant en elle à son rang de Raikage. Bien sûr, cette identité évoquait quelque chose à la basanée qui gardait quand même un minimum accès à sa mémoire malgré son état d'ébriété. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser ce que représentait celle avec qui elle passait la soirée. Ses yeux s'écarquillèrent d'eux même tandis qu'elle appréhendait la vérité. C'était une révélation inattendue qui amena Akira à arrêter son massage un cours instant. Elle eut comme un tourbillon de pensées contradictoires qui bataillèrent dans son cerveau avant qu'un sourire affable ne se dessine sur son visage. Si Akira et Yugito n'étaient pas du même rang, elle partageait des doutes et des blessures communs qui les rapprochaient. Elles avaient toutes deux souffert de la solitude et menaient une quête perpétuelle pour affirmer leur identité. Ainsi, la basanée aurait pu se forcer à considérer Yugito comme le ferait n'importe quel ninja envers son Kage. Mais cela lui semblait particulièrement réducteur et donc irrespectueux envers sa consoeur. Elle reprit alors son massage tandis que Yugito la complimentait à ce sujet.

- Je ne pourrais pas masser n'importe qui ainsi, Nii-Chan. J'ai besoin que la personne m'inspire du respect et de l'affection.

Akira ralentit un instant la cadence de son doux traitement, cette phrase ne sonnait-elle avec une certaine ambiguïté ? Puis elle finit par ignorer ce fait, ce n'était pas la première fois de la soirée et ça n'avait pas grande importance. Un peu emportée par la fatigue, arrêta un instant ses caresses pour se serrer contre sa bienfaitrice. Les mains sur son ventre, la poitrine dans son dos, et la tête qui inspirait et expirer calmement dans le creux de son épaule. On aurait presque cru qu'Akira allait ainsi s'endormir. Pour sûr, la basanée peinait à faire preuve de retenu pour montrer son affection. Pourtant, on ne sentait pas une quête désespérée d'amour dans ses gestes, il y avait cette volonté de donner plus que de recevoir, un souci évident du bien être d'autrui.. Le toucher de la basanée était assuré, mais nullement impérieux, si bien que la moindre protestation semblait pouvoir la convaincre de se retirer, tel un papillon prêt à s'envoler au premier geste. L'attitude d'Akira était clairement sage et respectueuse, bien qu'elle semblait un peu déplacée au première abord. Elle finit par s'en rendre compte et donc se détacha de sa consoeur avant de reprendre son massage.

Hum... désolée. J'ai vraiment trop bu, j''arrive pas à me tenir. Heureusement qu'on est seuls, chuis honteuse...

Un vague sourire gagna à nouveau son visage de la basanée tandis qu'elle continuait ses frictions dans le dos de Yugito. Elle alternait entre les omoplates, les épaules, et le bas du dos, s'évertuant à offrir le meilleur massage possible. Akira le faisait presque autant pour Yugito que pour elle même, elle s'amuser de constater des petits frémissements nerveux chez sa consoeur quand elle trouvait une zone sensible. C'était envoûtant, un échange délicieux baigné d'une odeur stimulante qui donnait à Akira l'envie de toujours plus caresser Yugito. Si bien que ça finit par l'inquiéter, elle jeta alors un coup d'oeil aux huiles... l'une d'elle comportait la mention « aphrodisiaque ». Son visage faillit se décomposer avant qu'elle ne remarque que la bouteille qu'elle avait choisi n'était pas aussi tendancieuse. Le rouge lui monta vite aux joues, avoir cru que les huiles avaient eu un effet particulier sur elle et Yugito était absurde. Elle réfuta d'ailleurs aussitôt cette même pensée en hochant négativement la tête, car elle aurait impliqué le fait qu'elle ait éprouvé une forte attraction pour Yugito sans leur influence. La fatigue et l'alcool ne pouvaient être que les seuls coupables, c'était la seule conclusion acceptable pour Akira.


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Sam 1 Juin - 21:53




« MON SUPER TITRE DU RP OU AUTRE »


On pouvait qualifier ce moment comme étant assez intime et sensuel, les deux mots étaient justes. Peut-être aurait-il même été le centre de tout fantasme masculin s’il y eut de telles présences ici… Mais il n’y avait que toi et Akira et même si ce moment pouvait paraitre ambigüe, tu en connaissais la nature et c’est pour cette raison que tu n’étais pas mal à l’aise dans les conditions actuelles. La jonin était complètement bourrée et un élan de considération pour elle t’avait poussée à l’approcher pour comprendre toute l’étendue de sa douleur. Vous étiez sur des bases égales et il n’y avait, entre vous, pas de chances que les choses dégénèrent dans une quelconque direction suspecte. Même si, aux premières vues, voir une jeune fille en masser une autre, nue, dans les sources, le soir, alors que celles-ci sont fermées pouvait laisser l’imagination s’amuser un peu, la vérité était tout autre. Non? Preuve nouvelle que les apparences étaient parfois trompeuses.

Tu savais que, tôt ou tard, elle finirait par se rappeler de toi… Enfin, elle finirait par comprendre qui tu étais. C’était presque inévitable. Allait-elle encore te voir comme la gentille fille qui l’avait écoutée parler de sa vie sans la juger et agir à la manière d’une oreille attentive à son intention ou bien comme la femme plus haute gradée qu’elle et Jinchuriki de Nibi par la même occasion? Tu n’avais pas envie de voir un regard différent se poser sur toi et cette perspective te faisait presque peur. Allons, entre nous, même toi, en sachant avoir à faire à quelqu’un de plus haut gradé et voyant que tu agis de manière aussi familière avec elle, tu aurais figé complètement… Enfin pour peu qu’il y est une personne de ce genre existante. Raikage… Qui l’eut crus. Quand elle arrêta soudainement son message, tu sentis ton visage se crisper légèrement alors que tu retenais péniblement un soupir des plus sincères. Bien entendu… Et pourtant, c’est une expression beaucoup plus pantoise qu’autres choses qui apparut quand elle recommença, sans même que tu ais dis quoi que ce soit pour l’y convaincre, pour lui faire comprendre que vous n’étiez pas différentes… Au fond, vous aviez tout deux eux vos blessures et, juste pour ça, il y avait un lien qui vous unissais, vous vous rejoignez dans l’étiquette que le monde entier vos apposait. « Je ne pourrais pas masser n'importe qui ainsi, Nii-Chan. J'ai besoin que la personne m'inspire du respect et de l'affection. », sans doute aurais-tu été un peu plus émotive que tes yeux se seraient embrouillés de larmes à la suite des paroles d’Akira.

Certes, du respect… Maintenant, c’était assez « commun » après tout n’étais-tu pas le deuxième meilleur ninja du village? Mais de l’affection… C’était là une toute autre histoire. Un sourire subtil, mais bien présent, illumina ton visage alors que tes muscles se détendaient une fois de plus sous les doigts voluptueux de la kunoichi. « Merci Akii-Chan… J… Enfin, tes paroles font plaisir à entendre, ce n’est pas tous les jours que l’on me dit quelque chose de ce genre. » dis-tu en murmurant presque. « Oublie ce que je viens de dire, je suis ridicule. », rajouta-t-tu finalement en rigolant de manière un peu forcée, te rendant compte de la tournure de tes paroles. Soudainement, tu la sentis se serrer contre toi : ses mains sur ton ventre, sa tête dans le creux de ton épaule et sa poitrine contre ton dos. Tu ne fus même pas gênée par le fait de l’avoir si prêt de toi, collée à toi de cette manière, ça t’apaisait même. Un perpétuel sourire apparaissait sur ton visage empreint d’une sérénité unique à ce moment, ce moment de tranquillité et de bonheur en quelque sorte… C’était le calme après la tempête. L’Akira qui, un peu plus tôt, était d’une agressivité et détermination sans égale contre le monde, était devenue une jeune femme apaisée qui agissait envers-toi comme personne ne l’avait encore fait. Peut-être t’étais tu trop longtemps laissée emportée par cette volonté de prouver au monde ta valeur, d’oublier le mal-être qui te hantait constamment … au fond, n’en avais-tu pas oublié les joies relatives à l’impression d’être appréciée et d’être cajolée comme c’était le cas actuellement?

Cette affection, ce toucher si spécial… Il te faisait sentir différente en quelque sorte. Pourtant, il ne dura pas aussi longtemps que tu l’eu crus et Akira finit par se détachée de toi pour reprendre son massage. Hum... désolée. J'ai vraiment trop bu, j''arrive pas à me tenir. Heureusement qu'on est seuls, chuis honteuse..., tu secoua tranquillement la tête négativement à la suite de ces paroles que tu n’approuvais pas particulièrement. Cette situation était tellement particulière… Tu avais l’impression d’être complètement déconnectée de ton corps, complètement abandonnée aux caresses d’Akira sur ton corps, ces gestes, ce message, cette pression qu’elle mettait entre tes omoplates pour ensuite caresser doucement ta peau, te procurant un bien fou qu’il te fut impossible de décrire. D’un côté, tu avais l’impression de profiter d’elle et sa gentillesse, mais d’un autre, tu refusais de lui demander d’arrêter… Tu aimais cette sensation particulière, celle de n’être que vous deux, seules, ensemble… Qui eut crus que cette soirée qui parait d’un simple besoin d’entendre ta compagne se vider le cœur aurait terminé dans des conditions aussi… personnelles. Soudainement, tu déposas sa main sur celle de ton amie et tu te retournas légèrement vers celle-ci pour la regarder dans les yeux, un sourire très bref au visage. Tu baissas légèrement tes yeux vers vos mains, tes doigts chétifs tenant ceux de ta congénère avec une certaine fébrilité qui ne te ressemblait pas. Au fond, en cette soirée, Akira n’avait-elle pas réussis, en un sens, à percer en partie cette coquille un peu plus dur que tu gardais en présence d’autrui? « C’est bon… Tu peux arrêter, j’ai l’impression de profiter de toi de cette manière. Tu agis de manière adorable envers moi et je ne te donne rien en retour… Je me sens un peu bête… », termina-tu alors qu’un sourire plus timide apparaissait sur ton visage et, pourtant, c’était vrai : Tu n’avais rien fait pour mériter tout ça…


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Dim 2 Juin - 15:15

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C'était définitivement un drôle de tableau qui s'était progressivement dessiné au sein des sources chaudes de Kumo. Deux femmes très différentes de corps, mais clairement semblables de cœur. Toutes deux en quête d'un peu de réconfort dans leur monde froid et impitoyable qui ne laisse habituellement guère de place au sentimentalisme. Tel est l'étrange sacrifice que l'on demande régulièrement aux ninjas au nom de leur devoir, renier une part de son humanité et faire taire son cœur. Mais même le meilleur ninja au monde ne saurait être totalement insensible aux sentiments typiquement humains que sont la vanité, la haine et l'amour, trois émotions qui n'ont de raison d'être que par l'existence d'autrui. C'est ce rapport avec l'autre qui rend la vie des Hommes complexe, pouvant autant la nuire que l'apaiser. Akira et Yugito avaient longtemps l'impression de n'être qu'une ombre, des entités reniés par leur entourage pour des raisons fallacieuses. Mais ce soir, ces ombres s'étaient portées de l'attention et rayonnaient d'une liesse lénifiante.

Mais n'était-ce pas une transition trop précipitée ? Ces deux femmes avaient passé leur vie à craindre le jugement négatif des autres. Et en une soirée, elles avaient trouvé quelqu'un de si compréhensif, de tellement à même de panser leurs blessures que ça en devenait trop beau pour être vrai. Pourtant, ça l'était, et ça en était presque effrayant pour Yugito. La Raikage se tourna partiellement vers Akira, pas totalement comme si elle était hésitante. Elle s'était saisi des doigts fuselés de la basanée, lui adressant un regard affable accompagné d'un sourire discret. Yugito exprima alors ses doutes et l'étrange culpabilité qu'elle avait à apprécier la présence de sa consoeur. Akira demeura un moment incrédule, les sourcils arqué soulignant son interrogation. Elle s'attendait à ce que Yugito développe son ressenti, mais cette dernière demeura silencieuse, peut-être parce que les mots lui manquaient. Akira hocha alors négativement la tête, dévisageant Yugito de ses yeux azur.


- Yugito, tu me déçois.

Ces premiers mots pouvaient peut-être blesser Yugito sur l'instant, mais ce n'était pas l'intention d'Akira, elle voulait l'extirper de ses doutes intimes pour la focaliser sur ses paroles. Paroles qui devinrent alors plus douce, à l'image du visage de la basanée qui offrait à Yugito un sourire plein de tendresse.

Tu te contredis, Nii-Chan. Tu prétends profiter de moi alors que comme tu le dis si bien, JE peux arrêter. J'en ai la possibilité si je le souhaite, je peux arrêter de t'être agréable. Mais...

La main de Yugito put alors sentir les doigts d'Akira se glisser entre les siens, unissant leurs mains ensembles. Akira voulait qu'à l'image de ces mains collées paume contre paume, elles devaient se parler de cœur à cœur. Sans détournement, sans chercher d'excuse dans le protocole ou ses... consommations affectant l'esprit. Être sincère, pour marquer sa différence avec le monde hypocrite qui leur avait fait mal à toutes les deux.

Je ne le souhaite pas. Je te dispense ma gentillesse et mon affection sans rien attendre de toi en retour. C'est ce que tu as fait au bar tout à l'heure, pas vrai ? La seule différence... c'est que je ne suis pas très douée pour remonter le moral avec les mots.

Akira alla chercher l'autre main de Yugito, la fixant toujours avec son sourire chaleureux. Elle la tira doucement jusqu'au niveau de son visage et déposa un baiser des plus léger sur le dos de sa main.

Alors j'ai essayé de le faire avec des gestes. Et... je ne sais pas c'est moi qui me fait des idées, mais j'ai eu l'impression de ressentir du bien être. Tu semblais si détendue... comme si tu communiais ton apaisement.

Elle n'avait toujours pas lâché la main de Yugito qu'elle porta à sa joue, fermant les yeux en s'imprégnant de la chaleur tangible de ses doigts, si différente de celle des eaux des sources, si conciliante.

Douce de peau et d'esprit, pour être ainsi... il faut se sentir bien, non ? J'espère y être en partie pour quelque chose.

Le tableau des sources chaudes semblaient avoir mué. Ses couleurs ternes et peu assurées semblaient s'être précisées, elles étaient désormais plus vives, empruntes de sentiments cordiales et optimistes. Mises à nue, deux femmes faisaient parler leurs cœurs, soulageant leur âme d'un fardeau qu'elles avaient trop longtemps porté seul.


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Dim 2 Juin - 22:21




« MON SUPER TITRE DU RP OU AUTRE »


Tu continuais de la regarder avec attention, à moitié tournée vers elle alors que ton regard scrutait son visage avec intérêt. Il fallait avouer qu’Akira était assez jolie, avec une peau hâlée, des cheveux blonds cendrés, de grands yeux bleus expressifs et brillants, ressemblant à une mer exotique sur laquelle le soleil plomberait, découvrant toute la pureté de l’eau… Bref, c’était un visage dénué d’imperfections, il était à la fois gamin et mature, mitigé entre les deux, axé sur un aspect un peu masculinisé, mais qui ne gâchait en rien le charme qu’elle dégageait. Sans doute aurais-tu été tournée vers la gente féminine qu’elle eut tout à fait été de ton goût… Ensuite, rien ne t’empêchait d’admettre qu’il s’agissait là d’un magnifique spécimen qui se tenait derrière toi, à proximité, comme si vous étiez de vieille connaissances toutes les deux. Tu ne souhaitais pas qu’elle s’éloigne, qu’elle hausse les épaules, admettes que tu avais raison et que la soirée se termine sur un … « malaise » dissipé, mais tu te sentais mal de profiter ainsi de son état d’ébriété, même s’il semblait avoir tranquillement commencé à s’affaisser, pour recevoir plus que tu ne donnais… Pourtant, la jeune femme hocha tranquillement la tête négativement en te regardant, te dévisageant même ce qui t’étonna légèrement sur le coup. « Yugito, tu me déçois. », des paroles qui t’apparurent comme étant particulièrement blessantes, comme si elle venait de te cracher en plein visage que tu ne valais rien, que tu n’étais qu’une déception sur toute la ligne… Comme si elle s’était rendue compte que tu n’arrivais pas à la cheville de ses attentes, telle une illusion rapidement détruite, comme un miroir cassé, découvrant la vérité qui se cache derrière...

Cependant, tu n’en fus que plus bouleversée lorsque son visage s’illumina d’un sourire emplit de tendresse à son intention, te laissant hésiter quant au pied sur lequel tu devais danser pour entretenir une discussion des plus agréables. Devais-tu partir à pleurer? Exprimer à quel point cette vie était nulle envers toi? Ou rigoler et calquer ton attitude à celle qu’elle venait d’adopter? « Tu te contredis, Nii-Chan. Tu prétends profiter de moi alors que comme tu le dis si bien, JE peux arrêter. J'en ai la possibilité si je le souhaite, je peux arrêter de t'être agréable. Mais... » Ce fut comme si un énorme poids quittait intégralement tes épaules. Tu préférais cette suite de paroles, beaucoup moins négatives à ton intention que ne l’étais le « Tu me déçois » qu’elle t’avait balancé à la tronche sans crier gare quelques secondes plus tôt. Tu sentis ses doigts s’entrelacer aux tiens, les unissant dans un geste qui paraissait à première vue si intime… « Je ne le souhaite pas. Je te dispense ma gentillesse et mon affection sans rien attendre de toi en retour. C'est ce que tu as fait au bar tout à l'heure, pas vrai ? La seule différence... c'est que je ne suis pas très douée pour remonter le moral avec les mots. », c’était donc un cas de donnant/donnant? Tout à l’heure, au bar, avais-tu espérer, ne serais-ce qu’une seconde, qu’elle te rende ta bonne écoute de quelque manière que ce soit? Cette pensée n’avait même pas effleurée ton esprit… Et d’un sens, elle arrivait à te faire comprendre que ce n’était pas toi qui profitais de sa gentillesse ou quoi que ce soit, elle voulait faire ça… pour toi. Pour te remercier? Peut-être bien… Toi qui avais pourtant l’impression que ce que tu avais fait un peu plus tôt n’était trois fois rien. Tu n’avais fait qu’écouter… Placer quelques mots un peu maladroits, butés… Et cela semblait avoir fait plaisir à la jeune Nishikaze.

Elle attrapa à ce moment ton autre main qu’elle tira doucement jusqu’à son visage pour y déposé un baisé des plus délicats et loin d’être vulgaire. Rien à avoir avec le baisé des gentlemans à ces demoiselles ou à celui qu’un homme ironique voulant se moquer d’une femme… « Alors j'ai essayé de le faire avec des gestes. Et... je ne sais pas c'est moi qui me fait des idées, mais j'ai eu l'impression de ressentir du bien être. Tu semblais si détendue... comme si tu communiais ton apaisement. », tu ne pus t’empêcher de répliquer à cette dernière phrase par un sourire légèrement empreint d’une timidité nouvelle chez moi, encore inconnue du monde. C’était vrai, Akira avait des mains en ors, des doigts effilés et des gestes qui t’avaient simplement forcés à t’abandonner à elle, oubliant tout le reste si ce n’était que les douçâtres sensations qu’elle te procurait en jouant ainsi sur chaque parcelle de peau qui recouvrait ton dos, forçant tes muscles à se détendre et à se laisser tomber à sa merci. Elle porta ta main à sa joue et tu ne pus t’empêcher de la caresser légèrement du bout des doigts, profitant de la douceur de sa peau. « Douce de peau et d'esprit, pour être ainsi... il faut se sentir bien, non ? J'espère y être en partie pour quelque chose. », tu plongeas ton regard dans le sien avec délicatesse, ne pouvant empêcher un vague sourire, à peine perceptible d’apparaître sur ton visage détendu. Vraiment, cette fille était différente de ce à quoi tu avais affaire en temps normal.. Sans que tu ne saches exactement pourquoi, tu savais pourtant que ce seul fait était irrévocable. « Tu me procures un bien fou Akira, je ne comprends pas pourquoi… Mais tu es différente. », commença-t-elle en la fixant, légèrement souriante. Tes paroles pouvaient paraîtres un peu… étranges, mais ce n’était qu’une impression. Ce n’était pas une déclaration d’amour ou quoi que ce soit, bien entendu, mais quelle situation à l’eau de rose quand même… Cette idée t’arracha un sourire en coin alors que tu serrais légèrement la main d’Akira dans la tienne avec une certaine affection. « Franchement, le destin a bien fait les choses en te plaçant sur mon chemin ce soir… »


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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Lun 3 Juin - 22:21

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Il ne semblait plus y avoir de barrières pour les deux femmes qui se parlaient sincèrement, sans complexe. Akira et Yugito savaient que l'une et l'autre ne trouverait que regard compréhensif et étreinte rassurante chez l'autre. Plus que du réconfort, cette découverte leur apportait un sentiment d'espoir qui semblait s'être à jamais endormi en elles. Cela se manifestait chez Akira comme un réchauffement de son cœur. Les yeux clos, la basanée ressentait cet aise qui brûlait en elle, tandis que Yugito lui caressait doucement la joue du bout des doigts. Elle restait silencieuse... à savourer ce toucher si léger qui lui semblait pourtant si intime. Mais cela lui sembla bien peu de choses avant que Yugito ne s'adresse de nouveau à elle. La jinchuuriki avait mis l'accent sur le bien être que lui apportait Akira, soulignant son unicité et son importance à ses yeux. Ces paroles avaient fait rouvrir les yeux à la basanée, elle regarda sa consoeur en arborant avec un sourire discret. Yugito ajouta qu'elle ne regrettait pas cette rencontre, bien au contraire... elle avait estimé le Destin comme étant particulièrement clément avec, chose qu'elle ne devait pas penser souvent. Akira n'était pas vraiment surprise ni gênée, mais la façon dont Yugito avait formulé ces phrases l'avait tout de même affecté. Les joues de la basanée avait légèrement rougies... et cela n'avait rien à voir avec l'alcool, ses yeux azurs dévisageaient Yugito avec un air ahuri qui traduisait une once de confusion.

La jeune juunin caressa de ses doigts le dos de la main de Yugito qui s'était resserrée contre la sienne, puis elle l'extirpa lentement. Elle fit de même avec la seconde, puis les deux vinrent encadrer le visage de Yugito. Cette dernière put sentir les doigts glisser avec respect sur ses joues avant que la basanée ne se rapproche, plongeant son regard dans celui de la Raikage. Il semblait difficile de clairement définir se qui se passait dans la tête d'Akira. Son faciès semblait sérieux, bien que ses yeux brillait d'un éclat indicible. Elle regardait, ou plutôt elle admirait le visage de Yugito qu'elle avait peiné à clairement discerner jusqu'ici à cause de l'alcool qui souillait son sang. Mais avec cette proximité, Akira pouvait sans mal apprécier la constitution tout en nuance du visage de son amie. Déterminé mais conciliant, agréable mais qui faisait preuve de réserve dans ses expressions. La basanée analysait ça calmement, respirant à un rythme calme. Mais Yugito put constater qu'elle continuait de se rapprocher tranquillement, si bien que ça lui aurait pu lui échapper si le souffle de la basanée n'était pas venu lui chatouiller la peau, juste avant que son corps n'effleure le sien. La basanée lui adressa un sourire... étrange, elle semblait à la fois heureuse et légèrement contrarié. Akira se recula ensuite très légèrement, juste pour rompre le contact des deux corps mais pas suffisamment pour Yugito ne puisse plus être chatouillée par sa respiration qui semblait plus irrégulière et précipitée quand elle expirait.


- Nii-Chan... tu... tu serais d'accord pour que l'on se revoit prochainement ? Pour manger un morceau ou... peu importe... faire quelque chose ensemble ?

La basanée avait particulièrement bien articulé le dernier mot comme s'il revêtait un sens sacré pour elle. Elle détourna alors ses yeux en rougissant légèrement. Elle encadrait paradoxalement le visage de sa consoeur pour la forcer à la regarder mais n'osait plus vraiment croiser ses yeux. Akira se doutait bien qu'elle éprouvait une chose particulier pour Yugito, quelque chose de fort. Suffisamment fort pour l'étourdir, endormir sa douleur et lui faire apprécier davantage toute chose en sa compagnie. Mais son vécu et sa nature méfiante lui recommandaient d'être prudente, plus une attraction envers quelqu'un ou quelque chose est radicale, plus ses conséquences risquaient d'être douloureuses. La Gravité est un exemple physique assez parlant : Faire tomber une pomme de quelques mètres n'est pas bien grave. Mais à partir d'une certaine hauteur, le fruit peut bien se fracasser sur le sol et finir en purée. Et que reste t-il à savourer d'un fruit réduit à cet état ? Certes, les plus fins d'esprit pourraient faire remarquer que la compote n'est pas un met si indélicat. Ce sont là les limites de la métaphores, mais le fait est là : Le fruit de l'envie peut être chéri mais le consommer trop rapidement peut entraîner de tristes conséquences. Akira ne voulait pas tenter le Diable et se risquer à rapprocher trop son visage de celui de Yugito en cest instant. Elle ne voulait pas que son amie croit que l'alcool sous le seul catalyseur de ses actes. La basanée poussa un soupir résolu en reportant ses mirettes sur le visage de Yugito, s'efforçant de lui sourire avec le plus de tendresse possible malgré le léger regret que l'on pouvait lire sur ses lèvres. Son regard continuait de luire mystérieusement, comme s'il essayait d'exprimer le désir profond qu'elle contenait en se faisant violence.
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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Mar 4 Juin - 2:05




« Les Joies et Affres issues de l'Alcool »


Au final, peut-être l’alcool avait-elle eu effet sur ton organisme… Car après tout, bien que tu te sois vue en Akira, qu’est-ce qui t’encourageait à te laisser faire? À te laisser approcher de la force? Cajoler ainsi? Ce n’était pourtant pas dans tes habitudes. Cela n’avait rien à voir avec toi… Non pas que cela te dérangeais, tu appréciais le contacte d’Akira sur ta peau, mais tu n’avais pas l’habitude d’agir comme le ferait la Yugito actuelle… L'habituel... Celle qui avait bravé les commentaires, celle qui avait survécu aux insultes, aux commentaires désobligeants, aux tentatives de meurtre et aux regards… Aux regards qui ne cessaient de peser sur tes épaules, comme s’ils te lançaient à chaque fois des épines te transperçant la peau, te rappelant que tu ne pouvais vivre une vie normale, que tu n’étais ni plus ni moins que l’hôte d’un démon, que ton existence était celle d’un objet de scellement… Un objet contenant un terrible esprit maléfique aux couleurs bleutées capable de tout détruire sur son chemin… On t’avait amenée à prendre confiance en toi, à oublier ces gens qui ne comprenaient pas la source de ton mal, la douleur qui te lacérait à chaque fois, cette envie d’en finir, incapable de comprendre où était le sens à ta vie… On avait chassé, épuré ton esprit des vapeurs toxiques qui l’empoisonnait tranquillement, te forçant à te rabaisser sur toi-même, à oublier que tu étais talentueuse et qu’une vie de ninja respectable pouvait s’offrir à toi… À toi plus que les autres même…

Pourtant, ce soir, alors que la nuit continuait son chemin et que le soleil menacerait de réapparaître dans l’étendue céleste, t’obligeant à reprendre la vie normale que tu avais mise sur pause en cette nuit empreint d’une sensibilité unique, tu te sentais plus vulnérable que jamais, plus faible… Cela n’avait rien à voir avec la sérieuse et joyeuse Yugito que l’on avait pour habitude de voir traîner dans les rues du village… de son village. Peut-être que les quelques bouteilles de sake que tu t’étais permise de caler avaient telles laissé séquelles, mais, pourtant, tu avais d’avantage l’impression que c’était l’atmosphère détendue, apaisante, qui t’amenait à dire tout cela, à ouvrir ton cœur de cette manière, même s’il était possible que tu ne regrettes cette sensibilité à fleur de peau demain, quand tu devrais reprendre le cours d’une vie pour le moins normale. Cependant, tes paroles étaient sincères, Akira n’avait même pas contenu pour en douter… Tu réalisais que même si tes paroles étaient indignes de la Raikage que tu étais, pour l’image que tu t’efforçais de laisser apparaître, elles avaient été dites et elles étaient honnêtes. Akira t’apportait un apaisement… Tu n’avais même pas eu besoin de lui raconter ton histoire, les épreuves que tu avais vécue, la source de tes malheurs passés, pour que vous vous rejoigniez, elle avait compris : tout simplement. Sans l’aide des mots, vous saviez que vous étiez pareils, toutes deux porteuses de leurs démons respectifs, ne pouvant s’empêcher de venir les hantés au moindre moment de faiblesse, le moindre trébuchement dans le chemin épineux qu’elles avaient décidé d’emprunter.

Tu ne bougeas pas, ton visage exprimant l’ombre d’une expression étonnée alors que tu sentais des mains sur tes joues. Ce n’est qu’au bout de quelques secondes que tu sentis le souffle d’Akira sur ta peau au teint pâle, dénué de traces de bronzage, semblable à la couleur d’une neige dénuée d’imperfection, s’étendant à perte de vue dans un paysage idyllique… Un mouvement à peine perceptible alors qu’elle te considérait d’un œil brillant sous la lumière tamisée des sources à cette heure tardive. Tu avais pourtant perçu l’ahurissement dans son regard lorsque tu avais prononcé tes dernières paroles… Ce regard confus ne t’avais pas arraché de réaction, ne voulant pas donner l’impression que tu approuvais ou réfutais tes paroles : Elles avaient été dites et tu l’assumais, même si elles détonaient avec tes habitudes, la profondeur de tes paroles n’ayant rien à voir avec ce que tu avais pour habitude de dire à tes nouvelles connaissances, même s’il était clair que toi et la jeune femme n’alliez pas entretenir la platitude relation de connaissance bien longtemps. Mais jusqu’où le destin déciderait-il que votre relation allait aller? Cela t’effrayait en un sens, tu t’ouvrais à Akira, comme tu ne l’avais jamais encore fait et dans des conditions qui n’avaient pas pour description d’êtres communes, mais peut être allait-elle simplement te laisser tomber, te laisser te casser sur le sol, laissant des séquelles irréparables et officiellement difficilement camouflables, à la manière d’un vase particulièrement précieux échappé sur la céramique lustrée d’un quelconque manoir.

À ce moment, alors que tu sentais son corps effleuré le tiens, elle se recula légèrement, te laissant cependant toujours sentir la douceur de son souffle sur ton visage. Tu ne la quittais pas des yeux, te demandant quel serait son prochain geste, quelle serait la prochaine chose qu’elle déciderait de faire… Même si tu ignorais la nature du lien qui vous unissait ce soir, tu lui adressais ta totale confiance… « Nii-Chan... tu... tu serais d'accord pour que l'on se revoit prochainement ? Pour manger un morceau ou... peu importe... faire quelque chose ensemble ? », te demanda-t-elle en baissant les yeux alors que ses mains encadraient ton visage, te forçant, en quelque sorte, à la regarder alors que son regard n’osait plus croiser le tiens. Qu’y avait-il, dans cette demande, qui pouvait la rendre ainsi? Son regard et son sourire semblaient différents de l’expression épanouie qu’elle t’avait laissé entrapercevoir un peu plus tôt… Sans que tu n’arrives exactement à en capter la raison, ce qui l’empêchait de ressentir la même plénitude qui la rendait aussi agréable à côtoyer en cette soirée. Tranquillement, tu te retournas pour être face à elle, le simulacre d’un sourire sur ton visage. " Ça me ferait plaisir de te revoir prochainement Akii-Chan, je suis certaine que se revoir dans d’autres contextes ne pourra que nous êtres des plus bénéfiques..", finis-tu par prononcer tranquillement, en murmurant pour ne pas gâcher l’atmosphère et l’attitude tranquillisé que tu dégageais. Doucement, tu déposas un baisé protecteur sur le front d’Akira avant de la regarder avec assurance, ne voulant pas laisser ne serais-ce que l’imperceptible présence d’un malaise entre vous deux. Peut-être, au final, aviez-vous un peu trop ouvert les portes de l’honnêteté ce soir? Vous veniez à peine de vous rencontrer, dans des conclusions pour le moins inhabituelles et, pourtant, tu avais l’impression que se tenait devant toi la personne la plus apte sur terre à te comprendre pour avoir ressentis des sentiments semblables aux tiens dans une période de sa vie où l’avis des autres lui importait vraiment, où elle voulait faire plaisir à autrui au risque de se perdre… Cela n’avait pas d’importances, du moment que les gens étaient fiers d’elle, non?


C O D A G E P A R @G A K I. S U R E P IC O D E
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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Mer 5 Juin - 18:12

► Les Joies et Affres issues de l'Alcool ◄
Avec X&Y


Yugito ne chercha pas à dérober son visage des mains d'Akira. Elle confronta son regard au sien sans peur et sans équivoque, car si la Raikage était troublée par ses émotions, elle ne les reniait pas pour autant. Cette soirée sacralisait l'authenticité, l'identité vraie. Ainsi, les deux femmes ne craignaient nulle conséquence collatérale à assumer leurs sentiments naissants. Yugito et Akira pouvaient se laisser aller, laisser l'aise gagner leur cœur qui semblait battre différemment quand elles se trouvaient proche l'une de l'autre. Ils avaient transcendé leur simple rôle vital, ils dispensaient par leurs battements une mélodie exaltante. Akira la ressentit pleinement quand Yugito lui confirma qu'elle serait heureuse de la revoir bientôt, soulignant ses dires par un doux baiser déposé sur son front. La basanée s'était comme figée, frappée par les vibrations harmonieuses qui gagnaient son être en lui arrachant des frissons en dépit de la température élevée des sources. Cette marque d'affection était des plus explicite, Yugito tenait à elle et veillerait à préserver leur relation privilégiée.

Akira ne put s'empêcher de déglutir sous l'émotion alors que des larmes perlaient à ses yeux. Des larmes de joie qu'elle ne pouvait pas contenir. Elle releva alors la tête vers le visage de Yugito et adressa ce sourire, un sourire discret et pourtant si chaleureux, le sourire d'une personne qui allait aborder l'avenir le cœur plus léger. La basanée ouvrit grand ses bras, n'accordant pas la moindre attention à la chute dans l'eau de la serviette qui camouflait jusqu'ici son corps. Elle étreignit alors Yugito avec amour, lui caressant le dos et les cheveux, reposant sa tête dans le creux de son épaule en expirant paisiblement de l'air dans son cou. Le tableau des sources chaudes était fini, et ne comportait plus vraiment d'ambiguïté. Akira et Yugito s'aimaient, pour l'heure de façon purement platonique certes, mais avec la plus grande authenticité. Akira estima son câlin avec Yugito comme étant particulièrement court. En vérité, il s'étala sur deux bonnes minutes qui lui avaient semblé hors du temps, deux minutes où le monde n'était plus qu'elles deux, et cette chaleur unique et apaisante que dégageaient leurs corps quand elles communiaient ainsi. Akira se sentait bien ainsi, si bien qu'elle sentait se développer en elle une addiction bénigne. Addiction qu'elle laissait se propager en elle, sans hésiter. Elle releva alors un peu la tête, se mettant à hauteur de l'oreille de Yugito, puis lui susurra :


- Nii-Chan... je te promets qu'il y aura d'autres moments comme celui-ci... je serai toujours là, pour toi.

Sur ces mots, Akira se détacha de sa consoeur en lui adressant ce sourire unique qui lui était exclusivement réservé. Puis elle reproduisit le baiser que lui avait donné Yugito plus tôt, scellant ainsi la promesse qu'elle venait de formuler. Ces deux femmes n'étaient plus seules désormais, elles savaient que si l'une venait à fléchir, l'autre viendrait la soutenir et l'aider à avancer. Le démon de la solitude ne risquait plus de venir les harceler avant un bon moment. Akira et Yugito s'attardèrent encore un peu dans les sources chaudes, s'octroyant encore quelques étreintes sages avant de finalement sortir des eaux et de l'établissement sous le regard déplacé et inquisiteur de la tenancière. Une fois dehors, loin des yeux trop curieux de la quarantenaire, Akira enlaça une dernière fois en lui chuchotant son adresse. Elle se décolla plutôt rapidement de Yugito, et lui adressa un petit clin d'oeil filou pour sous entendre qu'elles auraient d'autres moments plus intimes pour se cajoler.

- Je sais que tu as accès à mon adresse via tes dossiers. Mais... c'est plus intime en te le disant tout bas, comme si c'était un secret défendu. Pas vrai ?

Argumenta t-elle ironiquement en tirant la langue telle une petite gamine assumant pleinement son coté filou. Là dessus, les deux femmes se séparèrent. Cette soirée leur avait été à toutes deux bénéfiques et Akira attendait fébrilement un autre moment privilégié qu'elles pourraient passer ensemble. Le lendemain, quand son réveil la sortit de ses doux songes en partie troublés par la présence de Yugito. Elle vint à son balcon contempler l'animation extérieure en souriant, le monde semblait plus beau maintenant qu'elle imaginait Yugito s'affairer quelque part dans cette fourmilière. La basanée se doutait de la monotonie du travail exercé par son amie. Mais elle gardait malgré tout son expression satisfaite, car avant de rentrer chez elle la veille, elle avait pris ses dispositions pour rendre ce jour moins difficile pour Yugito. Elle était passé dans une boutique ouverte de nuit et avait effectué une petite commande au nom de la Raikage. On avait livré sur son bureau une boîte emballé avec sobriété. Mais quand on retirait la première couche de carton, on en découvrait un second beaucoup plus coloré et personnel auquel était accroché une petite carte.

* Pour celle douce de corps et d'esprit, pour qu'elle ne se sente jamais seule. Qu'elle sache qu'où qu'elle aille, je ne serais jamais loin d'elle.*

Le carton aux couleurs acidulés contenait un flacon de parfum... un parfum à l'odeur familière oscillant entre la noix de coco et la vanille. Cette douce senteur qui les avait bercé dans leurs étreintes au cœur des bains de Kumo, des souvenirs inoubliables qu'Akira chériraient à jamais.
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MessageSujet: Re: Les Joies et Affres issues de l'Alcool   Lun 17 Juin - 17:58


Correction RP


> Akira Nishikaze <

    Positif

    - Vocabulaire vraiment sympathique, un style qui donne envie de lire le RP.
    - Peu / pas de fautes.
    - Mise en page sympathique, bien qu'un peu difficile à lire, mais j'ai mal aux yeux, c'est peux-être moi qui déconne.
    ▬ +10xp.


    Négatif


    - R.A.S mon capichef.


    Récompense


      Nombre de mots : 7527.
      Gain de mission : ///
      Calcul : 7527 divisé par 40 = 188,1~

      Expérience gagnée : 198.
      Ryos gagnés : 0.




Correction RP


______________________________________________________

Correction RP


> Yugito Nii <

    Positif

    - Pareil que ton partenaire, une manière fluide et originale de romancer avec la deuxième personne du singulier.
    - Codage super joli. Le gif de Nibi ♥
    - Quelques fautes, mais c'est presque rien, surtout des étourderies.
    ▬ +10xp.


    Négatif


    - R.A.S too.



    Récompense


      Nombre de mots :9547.
      Gain de mission :
      Calcul : 9547 divisé par 40 = 238,6~

      Expérience gagnée : 249.
      Ryos gagnés : 0.




Correction RP
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