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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 Reira - Sorrowless

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MessageSujet: Reira - Sorrowless   Lun 9 Déc - 12:02

 


▷ various details



PRÉNOM(S) ▷ Reira NOM DE FAMILLE. ▷ Hyouri ÂGE. ▷ 22 ans VILLAGE. ▷ Iwa  GRADE ∫ RANG. ▷ Jonin ou ANBU !

▷ behind the screen



PRÉNOM ∫ PSEUDO. ▷ Rivae DATE DE NAISSANCE. ▷  AGE. ▷ 19 ans  SEXE. ▷ F QUE PENSES-TU DU FORUM ? ▷ Prout COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? ▷ Prout aussi AS-TU DÉJÀ ÉTÉ ICI ? ▷  Oui. PRÉSENCE. ▷  C'est pas ma meilleure période, et j'essaye de me remotiver donc soyez indulgents


▷ credits.



CODAGE ▷ kaya miura. AVATAR ▷ OC Merci à Takeshi Senju (NL) ICONS ▷ réponse ici. ▽ merci de ne pas utiliser sans autorisation, optimisé pour chrome.


▷ description physique.



Ni brune ni blonde. Juste ce noir de jais.
Ni fine ni ronde. Juste une corpulence en guise de trait.


Une femme qui aurait été banale, si elle n'avait pas été l'élite de son village. Ses atouts ? Elle n'en possède que peu, comme par exemple des yeux assez sombres pour que l'iris se fonde complètement avec la pupille. Résultat : Un regard qui en jette en matière de sobriété, autant dire que pour elle, prendre des airs hautains, c'est chose aisée. Et si par malheur, vous osez vous perdre dans le néant qu'ils représentent, elle saura vous le faire regretter : Quiconque s'égare, paye. Mais les prunelles ne font pas tout, et sans ce visage opalin et anguleux, elles n'auraient peut-être pas le même effet. Quoi de mieux que des traits dénués de toute originalité, pour marquer un visage impossible à caractériser ? Simple, trop simple : Tellement simple qu'il en devient indifférent et fondu dans la masse. Pour une samurai, c'est un avantage, pour une noble, beaucoup moins.

Pourtant elle rit, elle sourit, comme tout le monde. Elle n'est pas de ce genre de riches qui usent de leur statut pour faire valoir leurs bonnes manières. Alors elle se contente d'un rien, de quelques grimaces juvéniles, de sourcils qui se froncent quand ils sont vexés. Elle laisse pousser ses cheveux, les fait flotter au naturel, cette épaisse tignasse qui encercle son visage. Elle joue souvent avec d'ailleurs, c'est un passe-temps des plus radical contre l'ennui. Des mèches rebelles lui tombent souvent devant les yeux, lui donnant parfois des airs désinvoltes non mérités. Reira est expressive, quand elle fait face à des personnes de confiance. Mais dès qu'elle se dresse devant des inconnus, et qui plus est, peut-être des ennemis, elle arbore avec fierté ses traits de noble : Une fierté sans faille, la tête droite, le buste bombé, avec cette étincelle dans les yeux qui ne veut qu'une chose : Brûler toute l'indifférence possible, écraser jusqu'au moindre sentiment de supériorité malpropre.

Elle est comme ça depuis le début, forcément, la grâce c'est de naissance. Reira la reine, princesse de ses propres contes, elle adopte l'attitude adéquate, dans les situations adéquates. Mais quand la noblesse tire sa révérence, quand le devoir prononce un appel plus prononcé : Elle revêt ses attraits de femme au caractère de fer. Rien ne se fait sans kimono, pas de danse sans lui. Il faut qu'il soit long, large, beau, assez souple pour suivre ses mouvements sans les obstruer ni les ridiculiser. L'importance du pas et de la légèreté se reflètent alors dans son corps assez souple. Il peut paraître frêle, sous ces grand manteaux de soie, mais en réalité, il a acquit en de nombreuses années d'expérience, assez d'endurance pour masquer cet aspect ridicule. Bien que sa taille ne soit pas extraordinaire, cela ne l'empêche en aucun cas d'être zélée comme les plus grands prédateurs sauraient l'être.



▷ description morale.



« Hyouri » comme « endroit et envers »
« Hyouri » comme « double face »

Il y a elle, et il y a elle.
La première, c'est celle que tout le monde voit, que tout le monde aime, et respecte. Elle est un peu comme la dominante légitime d'un monde qui ne voudrait que d'elle en reine. Après tout, elle est riche, pas spécialement laide, agréable tout en restant autoritaire. Une noble de qualité et de choix. Elle peut sourire, comme n'importe qui, encourager, respecter, regarder, sentir. C'est un peu la principale du coup, puisqu'elle prend 90% de la place. En même temps, c'est l'originelle, la "normale" pourrait-on dire. Elle est mature et consciente du monde, elle le sait changeant et cruel, et pourtant, elle n'hésite pas à y prendre part, que ce soit de manière armée ou pacifique. Lever le poing, elle le fait depuis tout jeune. Une noble qui se démène pour gagner toute l'authenticité de sa place. Elle est riche et elle le sait, peut-être même qu'elle veut qu'on le sache, mais pas pour les mauvaises raisons, non. Sa noblesse implique sa grande fierté, qui feront d'elle une personne presque hautaine, mais elle ne s'en pas vraiment compte. Pour elle, c'est ainsi, elle a été placé en haut de l'échelle, dans un échiquier ou elle serait la reine : le personnage avec le plus de capacités, un pouvoir conséquent, mais aussi de grandes responsabilités. Protéger son royaume reste donc sa principale volonté. Elle peut paraître égoiste comme ça, mais tout ce qu'elle fait, elle le fait par prévision. Et même si son royaume s'arrête à sa fille adoptive, elle combattra n'importe qui pour le préserver.
Son caractère n'est donc pas mauvais, juste un peu arrogant, mais cela peut-être considéré comme un facteur héréditaire à tout bon noble issu d'une famille richissime.

Et puis l'autre, c'est tout l'inverse. Au fond, personne ne la connaît vraiment. Derrière son masque teinté, elle ne sourit plus, elle ne parle plus. En fait, il n'y plus de place pour rien, juste pour son but. Sa volonté passe au dessus de tout, et écrase tout ce qui la composait jadis. Son silence fait d'elle un être antipathique et terriblement impénétrable. Cette personnalité, que Reira appelle elle même Raei, est née comme à une suite de traumatisme; mais elle ne vise en rien le mauvais, bien au contraire, elle est une échappatoire aux souvenirs trop présents, à l’inquiétude permanente et aux soucis quotidiens. Raei, elle ne parle pas, elle fait comprendre. D'un regard, on sait qu'elle est là, car son regard ne brille plus, il est éteint, ou plutôt, lavé de toute forme d'émotion. Raei, c'est une solution comme une autre, une sortie de secours envisageable, mais loin d'être sociable. En revanche, elle déborde de confiance, n'a nullement besoin de reflexion pour choisir, comme le ferait un meneur au sang-froid. Sauf que Raei ne mène pas, ce n'est pas son but : Elle n'est là uniquement que pour les temps durs, les cas d'extrême nécessité, des moments ou Reira serait dans une impasse, et que cela mettrait en péril ses desseins ou sa propre vie.

Laquelle est la vraie ? Ni l'une, ni l'autre.
Elle n'est pas folle, ni schizophrène. Elle a juste poussé son côté lunatique à son paroxysme : Deux traits de caractères complètements distincts, qui se découpent selon des humeurs ou des situations.


▷ histoire.




Il y a des matins où les célestes s'amusent aux échecs. Ils placent les pions, dirigent les manœuvres, hument la victoire ou la défaite avant même de les rencontrer. Il savent tout, avant tout, sont tout. Leur mains se posent sur le monde, et choisissent.

Aujourd'hui, la reine a été élue. Elle n'a rien de spécial, rien de plus que les autres nés au même instant. Elle est juste... elle. Son passé est inexistant, son présent est un hasard, son futur est tout tracé. Elle sera celle qui commande, plus forte même que le roi. Sa naissance même fait d'elle un objet de fête, de rencontre. Reira, noblesse incarnée, est née pour écraser les autres. Sa posture ne se juge pas, elle est au dessus, c'est tout. Son physique peut paraître banal, qu'importe, elle sera la plus belle. Son intelligence n'est pas hors-normes, rien à faire, elle serait la tête de classe, la meilleure, l'élite de tous.

Pourquoi elle, pourquoi maintenant ? Le hasard, un poids du fatum mérité ? Un cadeau ou une malédiction. Elle est simplement l'héritière d'une des familles les plus riches d'Iwa. Les grosses fortunes en sont toutes informées, un salon privé est ouvert, la dégustation se fait dans des jérémiades et des vantardises sans fin.

Le nourrisson est dans son berceau, crispé par cette ambiance beaucoup trop mouvementée pour lui. Quoi, elle voudrait juste dormir, dormir pendant au moins 12 heures d'affilée avant de manger un peu et de dormir à nouveau. Elle est fatiguée, épuisée, ferme les paupières... mais voilà que deux mains la saisissent par la taille. Elle est secouée dans tout les sens, jetée d'une paire de bras à une autre.

- Oh quelle est mignonne, vraiment...Et elle a tes yeux, Ruka.

Non elle n'est pas mignonne du tout, elle est même plutôt laide. Ses veines bleuâtres ressortent beaucoup trop, elle n'a pas un poil sur le caillou et ses membres sont potelés comme si elle était obèse. Ses yeux sont d'un noir d'encre, à l'inverse de ceux de Ruka, étincelants d'une lueur avoisinant le jaune et le vert.

Reira se met à pleurer, son visage se gonfle, se teinte de rouge. On panique un coup, on est même déçu de la voir ainsi. « Quoi comment ça elle pleure ! C'est même pas drôle » devaient-ils penser. Ruka est mal à l'aise et reprend sa fille dans les bras, comme désolée d'avoir à faire cette scène. Elle s'éclipse dans de débiles excuses et recouche l'enfant dans un tissu de la plus grande qualité. Du fil d'or et de la soie, pour un confort idéal.

- Tu aurais pu faire un effort, ma fille. Chuchota la mère à mesure que ses pas la reconduisaient à la sortie.

S'attendait-elle vraiment à ce qu'une petite voix, âgée alors de deux jour, s'exclame « Oui mère, je suis navrée ».
L'enfant se rendormit aussitôt. Après tout, le pire était passé.

C'était froid, ces bagues, toutes ces ferrailles et ces pierres précieuses, sur tes joues rosies.


♦♦♦


Ton regard plongea vers le sol. En dessous, dans le jardin, ta sœur aînée gambadait de droite à gauche. Elle n'avait que 3 ans de plus que toi, mais elle te semblait diablement plus mature. Ses cheveux flirtaient avec le vent à mesure qu'elle avançait. Elle te lança un signe de main et disparu derrière la porte. Chiaki poussa un petit cris d'impatience, assez fort pour qu'il parvienne jusqu'à ta chambre. Sans que tu ne t'en rendes compte, elle avait déjà glissé le long de ta porte et sa main vint saisir la tienne, te tirant alors de toutes ses forces. Ou elle allait, ce qu'elle voulait ? Au fond tu t'en fichais un peu. Ta sœur, tu l'aurais suivie jusqu'au bout du monde sans un mot si elle t'avait entraînée.

Vos pas résonnèrent dans le couloir, puis sur le pavillon, et enfin dans la rue. C'était la première fois pour toi que tu sortais dehors sans la juridiction des parents. Ton cœur se serra à mesure que vous avanciez. Au bout du chemin, un arbre et une balançoire. Le rêve pour une gamine de ton âge. Ta sœur t'aida à t'installer, toute essoufflée d'avoir accouru aussi vite.

Et puis.
Et puis...

La liberté. Un va et vient dans les airs, avec le vent comme simple caresse. Une caresse que tu ne connaissais pas, une tendresse que tu aurais aimé connaître. Tes cheveux d'ébènes s'envolèrent, toujours un peu plus vite, toujours un peu plus haut. Jusqu'à ce qu'une pierre atterrisse pile sur ta tempe gauche. Le choc te fit tomber à la renverse, ridiculisant encore plus l'action. Ton front fut victime d'une bouffée de chaleur, le sang commençait déjà à couler.

Des rires sonnèrent au loin. Chiaki fit volte-face. Des enfants, pas plus âgés qu'elles, s'approchèrent en groupe. Leur tenues évoquait leur rang social, des pauvres, peut-être même des mendiants ?

- Ouuups, pardon, désolé ça m'a échappé, haha
- C'est quoi votre problème !

Leur expression changea du tout au tout, comme si la réponse était évidente

- On s'ennuyait juste...

Une forme de malice, que tu ne pouvais comprendre, teinta leurs prunelles. A leur âge, ils avaient déjà connu toute une vie, et cela se reflétait dans leur yeux. Tes yeux s'embrumèrent, mais aucune larme ne coula. C'était juste, que tu ne comprenais pas encore, à quel point ta vie allait être jalousée des pions.

♦♦♦

Si les brimades et les querelles s’enchaînaient, aucunes ne parvenaient à te mettre plus bas que terre. Tu pouvais saigner, crier, avoir mal... mais pas encore abandonner et larmoyer de détresse. Chiaki elle, faiblissait, de jour en jour. Ses prunelles se ternissaient, mais elle cachait tout, par fierté. Bien sur, les parents n'étaient jamais au courant. Ils pouvaient peut-être se douter de quelque chose, mais le peu de temps qu'ils vous accordaient ne suffisait pas à éclaircir cette situation.

- Ptite sœur, on est des warriors, ok ? On ne peut pas céder !

Chiaki redoublait d'entrain pour combattre ses sentiments, mais, le soir, tu pouvais entendre ses sanglots qu'elle ravalait en silence. C'est à peu près à ce moment là que ton cœur commença à bouger. Quelque chose changeait, mais tu ne savais pas quoi ni comment. Voir Chiaki se briser était la seule chose qui pouvait t'atteindre, et sans t'en rendre compte, cela te força à prendre un rôle beaucoup trop ambitieux pour ton âge. Avec l'accord de ton père, tu fis embaucher un tuteur spécial qui avait pour but de vous enseigner les bases de l'art shinobi. Pour Chiaki, c'était plus une contrainte qu'autre chose, et elle déserta la chose en quelques mois seulement. Toi, c'était ta manière de refouler tout ce que t'écrasait. Le pantin que tu t'amusais à frapper n'avait certes rien fait de mal, mais au fond, toi non plus.

Encore un jour, et ce serait assez. Assez pour tous les battre, tous les écraser... et enfin les remettre à leur juste place. Ce n'est ni un revanche, ni de la colère, mais une justice que tu t'auto persuadais de croire.

- Grande sœur, aujourd'hui on est des warriors !

Affichant un sourire condescendant, tes yeux se posèrent au loin. La bande s'approchait, comme à son habitude. Ce qu'ils pouvaient rire, comme des fous. Ce que t'aurais aimé pouvoir rire comme ça avec eux. La main du premier se leva, mais fut contrée. Cette fois-ci, c'est toi qui jetait les pierres, que ça leur plaise ou non. Ton cœur s'emballa, et tes jambes enchaînèrent plusieurs pas. Ils foncèrent comme si leur vie en dépendait. Un coup deux coup. Rien ne pouvait plus vous arrêter. Ils étaient plus nombreux et plus âgés, alors, quand tu étais à court d'idées, tu mordais et griffais comme une bête l'aurait fait.

Les voilà au sol, gisants. Leurs yeux ne pouvaient te quitter, toi, l'unique personne à être encore debout. Ton pied vint se placer sur le torse de l'un d'entre eux, et un puissant rire t'agita. Ils n'en revenaient pas, et toi non plus d'ailleurs.

Après tout, la reine, c'était toi, devant le regard grisonnant de ta sœur.

♦♦♦

- Salope, bâtarde, petite vaurienne ! Déshonneur, tu fais honte à ton nom !

Tes yeux s’écarquillèrent. La main de ta mère s'empara avec hargne de la toison dorée de ta sœur. Elle pleurait, bon dieu ce qu'elle pouvait pleurer. Et toi, tu pleurais presque, intérieurement. Mais tu ne comprenais pas. Pourquoi ça ? Pourquoi elle ?! Son corps était marqué de bleu, sa tenue était déchirée, ses cheveux ébouriffés par la poigne incessante de la mère.

- Tu n'aurais pas du ! Tu n'aurais jamais du nous faire une chose pareille ! Jamais ! Je te préférerai morte !
- 'man arrête... pourquoi tu..
- Toi ne t'en mêle pas !

A peine t'étais-tu accrochée au bras de ta mère pour la retenir que celle-ci t'avais giflée d'une force telle que ton dos s'était retrouvé plaqué contre le mur. Éberluée, tu ne pus faire un pas de plus, un pas pour te rapprocher de Chiaki. Tu retomba à genoux, tentant malgré tout d'avancer, mais une épaisse main vint se poser sur ton épaule pour te retenir. Ton père regardait la scène, avec cet éclat inquiétant dans les yeux. Une leur impossible à déchiffrer. De la peine ? De la rancœur ? De l’inquiétude.


Chiaki, à à peine 17 ans, fut alors bannie de la maison. Tu avais beau demander, hurler, crier, supplier, rien n'y fit. On parlait de déshonneur, de trahison, mais rien de concret ne venait éclairer la situation. Ta sœur aurait, soit-disant, enfreint la pire des règles chez les propriétaires nobles : voler. Mais à quoi bon gâcher sa vie pour quelques malheureuses pierres précieuses ?! Ne se rendaient-ils pas compte qu'une vie ne pouvait être comparée à un minerai ?

Tes paupières se fermèrent, vaincues. Toutes ces raisons, tu faisais semblant de les croire et de les comprendre. Mais tu le savais, au fond, que rien de tout cela n'était la vérité. Ta sœur était là, quelque part, et elle avait besoin de toi. Mais pour l'atteindre, il faudrait que tu redouble d'effort, que tu obtiennes une confiance aveugle de ton père pour pouvoir agir en silence.

Entraîne toi, brise, rompt des muscles, fracture, coupe, progresse.

♦♦♦

Etre promue Genin, c'est un fait. Mais être promue Chunin seulement 2 ans après, c'en est un autre. Cette rage de respect t'envahissant, faisant de toi une des plus téméraires de ta promotion. Certes, dans un village, quelques Ryôs sont toujours favorables, mais l'essentiel était que ce n'était pas toi qui avait eut à débourser quoi que ce soit. On avait émit l'idée dans une réunion quelconque, on te l'avait proposé comme on propose un bol de ramen pour le repas du soir. Le père s'était vu honoré, et avait accepté avec joie. Plus tu grandissais, plus ses yeux te regardaient avec fierté. Parfait, c'était ce qu'il te fallait : assez de confiance pour qu'il t'autorise à partir en mission de reconnaissance pour une longue période.

Pourtant, la seule chose qu'il trouva à te dire avant ton départ fut :

- Ne fais quelque chose que tu regretterais.

A croire qu'il savait tout. Comme si depuis le début, il connaissait ton unique secret.


♦♦♦

Chiaki était là, agenouillée au sol, un bambin dans un bras, des légumes dans l'autre. Son visage était creusé par la fatigue et le soleil. Sa peau était beaucoup plus foncée, tachetée par-ci par là. Elle avait du mal à marcher, était-elle blessée ? Son cou portait des marques, des plaies déjà cicatrisées depuis longtemps. Ce qui s'apparentait à un maître s'approcha d'elle et jaugea l'état de sa récolte avec intolérance. Un coup lui échappa, comme par pur réflexe. Tes sourcils se froncèrent, ta pauvre de sœur encaissait l'acte sans la moindre réaction, tout dans son regard indiquait qu'elle était déjà très loin.

Ton poing se serra. Pas moyen, il fallait que tu la fasses sortir d'ici, quitte à la cacher quelque part. Son regard se leva, t'obligeant à te cacher derrière un mur. Comment lui faire face ainsi ? Comment rester droite face à une sœur arrachée à son destin. Toi, la lâche, qui l'avait abandonnée et vécu dans le confort depuis son départ.

♦♦♦

La nuit tombée, tu trouva judicieux l'idée de te faufiler dans ce qu'il lui servait de petit appartement privé. Ton corps se glissa par la porte en prenant soin de ne faire aucun bruit. Ta main vint se plaquer contre sa bouche. Son corps entier fut prit d'un spasme de stupeur, mais ta poigne empêcha toute diffusion de bruit. Ton doigt vint se coller contre ta bouche, l'incitant à se taire. Elle se calma, dans un souffle, mais ses sourcils se froncèrent. Elle ne te reconnaissais pas ? Une lueur sombre s'installa dans ses yeux.

- Chiaki, c'est moi...

D'un coup de tête, elle se défit de ton emprise, cette fois-ci son corps entier revêti un aspect menaçant.

- Toi ! Tu oses ! Tu oses venir me voir, ici, comme ça ?!

Ton menton plongea, la mine grisée de honte.

- Je sais... J'ai tardé, mais il fallait que je gagne la confiance de père pour pouvoir m'éloigner longtemps de lui. Sans compter de l'autorisation du village. Mais je suis là maintenant, et je te ramène avec moi

Un vase vint se briser contre ton avant-bras -qui s'était redressé pour défendre ton visage-.

- Pour qui tu te prends ! Petite pute ! Crevure, ordure !
- Chiaki ! Chiaki du calme ils vont nous entendre !
- Qu'ils nous entendent alors ! Contrairement à certaines, je n'ai plus rien à perdre moi, mais toi...
- Chiaki, arrêtes ça ! Je ne pouvais rien faire pour toi à l'époque !

Un rire diabolique teinta les murs. Chiaki se tordait tellement elle semblait possédée par l'amusement, ce qui réveilla le bébé qui se mit tout de suite à pleurer.

- Ahahaha. Ce que tu es drôle petite sœur. Vraiment tordante !
- Chiaki bon sang, fermes-la et suit moi

Ta main aurait voulu l'atteindre, mais elle se recula d'un pas, cette fois-ci l'air un peu plus grave

- Je suppose que les vieux ne t'ont rien dit alors... Que c'est puéril, mais d'un côté, je peux avoir ce que je veux maintenant !
- Chiaki qu'est-ce que tu...
- Tu vois.. J'ai longtemps pensé à toi, à nous deux, quand on était plus jeunes. J'en revenais pas qu'en un an à peine d'entraînement, tu sois arirvée à laminer tout ces bouseux du quartier... D'un côté c'était cool... Mais franchement, ça me faisait chier ! Tu ne l'as peut-être pas remarqué, mais depuis toujours, les vieux n'avaient d'yeux que pour toi. Reira par-ci Reira par-là. Et moi, quoi que je fasses, niet.
- Mais c'est faux... Tu sais bien que
- La ferme ! Tu comprends rien ! Enfin voilà. Depuis le début il n'y a de place que pour une seule reine sur l'échiquier. Et ça les parents le savent, c'est pourquoi ils te mettaient tout le temps en valeur, à n'importe quelle occasion ! Et puis là, d'un coup, j'ai commencé à me dire « Mais tiens, si Reira n'était pas là » Il n'y aurait plus que moi, et je n'aurais plus eu de soucis à me faire ! J'ai commencé à y penser très très fort, assez pour que l'idée me hante, et que je ne sois pas satisfaite tant que ça ne soit pas réel. Tout aurait du se finir ce soir là, mais par je ne sais quel moyen, ce crétin de vieux à tout découvert et m'a chassée avant même que je ne te donne le poison à boire.
- Le …. poison ?

Un monde qui s'écroule. Des murs entiers, un ciel lourd et pesant, des hurlements, tout vient s’abattre contre toi, dans un brouhaha assommant. Elle se mit à rire, pendant que tu reculais d'un pas. Ton corps paraissait si lourd, tellement qu'il en tomba à genoux. « Une seule reine » résonna en échos. Un poids écrasa ton crâne, l'enfermant pour de bon dans ce cauchemar obscur.


♦♦♦

Les méandres s'amusèrent à t'arracher la peau à la pincette pour te réveiller. Le genre de douleur qui à la fois engourdi et alerte votre corps. Tes yeux s'entrouvrirent, penauds. Ton crâne brûlait, tes mains gelaient, le reste, semblait avoir été concassé sur place pour n'être plus qu'un pauvre tas inerte. On t'avais enchaînée, comme l'aurait été un traître ou un pariât.

Chiaki... Elle avait... Tellement changé.

Quoi qu'il se passe, quoi qu'on te dise, tu ne pouvais te la sortir de la tête. Elle avait parlé d'accomplir son vœu, et c'était peut-être le cas ; Le village de Kugame était réputé pour son autorité plus qu'informelle. Tu ne repartirais jamais d'ici, ces chaînes qu'étaient les siennes, elle venait de te les jeter à la figure, avec tellement d'élan que tu n'avais rien pu faire.

Les semaines qui suivirent transformèrent ton corps en simple objet. Un jour, objet de travail, un autre, de torture. Ces hommes n'en faisaient qu'à leur tête du moment qu'ils savaient un personne sans rang ni importance. Et étant donné que tu n'étais que la sœur d'une servante, qui avait en plus tenté de s'enfuir avec elle, tu ne méritais plus aucune faveur. La douleur physique avait beau être omniprésente, ce n'est pas ce qui t'affligeait le plus. Tu avais été détruite de l'intérieur, brisée comme du verre. Des éclats si nombreux qu'ils ne pourront jamais être recollés tous ensembles.

♦♦♦

Un peu plus d'un mois plus tard, une main rugueuse vint recoiffer une de tes mèches avec attention. Ton ancien toi aurait aussitôt renchérit par un mouvement évasif. Mais cette sensation, ce contact, te rappela un brin de nostalgie. Ton menton se leva dans un mouvement sec. Ton père te regardait avec un regard attristé ; pour la première fois, tu perçus l'entièreté de ses sentiments.

- Est-ce que tu regrettes ?

Ton visage se secoua mollement de gauche à droite, dans des larmes de cristal que tu ne pouvais pas réprimer. Pour la première fois, tu pleurais; face à une désillusion, la cruauté et le désespoir.

♦♦♦


Plusieurs années plus tard, te voilà Jonin.
La blessure interne est toujours présente, elle est du genre qui ne pourra jamais cicatriser, juste être apaisée par un quelconque baume. Depuis, elle est apparue. Cette personne qui est toi sans vraiment l'être. Elle est ce côté que tu préfères cacher, car trop éloignée des standards des hommes. Inexpressive, sans passion ni sentiments, juste là, en guise d'expiation, une porte de sortie trop facile à prendre. Il n'est pas vraiment question de la contenir, mais au contraire de la canaliser, pour pouvoir s'en servir à juste titre ; Raei serait une ombre, cachée derrière toi, une arme rangée à sa place. Ton père est d'ailleurs informé de ton état, et consent à la jauger. Elle n'est en rien une menace, mais juste cet échappatoire qu'il te faut parfois pour oublier, le temps d'un instant, et juste, être toi.

Chiaki est décédée peu après. Ton cœur s'est quand même serré. Tu as également décidé, du haut de tes 22 ans, de prendre en charge son enfant, Mei, une ravissante petite fille de 7 ans. D'un côté, elle est ce baume qui apaise ton cœur, son innocence fait d'elle une recomposition de Chiaki sans qu'elle le sache, et l'avoir à tes côté te suffit amplement pour penser tes blessures. La protéger, comme tu n'avais pas su le faire avec Chiaki, sera donc ta volonté la plus forte.


▷ que pense votre personnage de tout ce qu'il se passe actuellement ?



Le monde aime bouger, c'est bien connu. S'il reste en place trop longtemps : c'est qu'il y a malentendu. S'il devient glacé, figé comme le marbre par des tensions politiques ou autre ; c'est qu'il ne demande qu'à exploser. Tout ne fonctionne que par cycles, qui peuvent être vertueux comme régressif. Les shinobis ont une main levée, prête à écraser le sol dès qu'ils en jugent l'utilisation opportune. Iwa ne fait pas exceptions à la règles : Il peut-être une menace comme une révélations. Ses actes ne sont pas noirs sur blanc ni blanc sur noir. Parfois il aura trop de rouge, trop de ce carmin que vous connaissez bien. D'autres fois, le gris l'emportera, autant pour sa froideur que pour sa neutralité.

Ce qui rend un village vivant, ce qui le rend vraiment vivant, ce n'est pas son attitude à l'égard du monde, mais bien l'attitude de ses ninjas. Iwa prend un tournant qui est désiré et envisagé par les siens. Et tant que la stabilité régnera, ton rôle en tant que membre de celui-ci serait complet. Parfois, de mauvaises décisions seront prises, et cela entachera la renommée du pays entier. Mais rien ne l'empêche de fleurir de nouveau, d'agrémenter sa notoriété par des faits qui lui correspondent réellement.

Iwa, terre silencieuse, terre tabou. Tout le monde en parle en murmurant. On la sait prodigieuse et honorables, on sait ses membres vertueux et assidus. On ne dément pas sa puissance militaire, puisqu'elle est effective et règne dans une aura invisible. Le village n'est pas très axé vers le monde : son autorité lui suffit. De la méfiance peut-être, vis-à-vis de ces nouvelles forces, de ces nouvelles identités, mais rien qui n'ébranlerait sa logique.

Toi, tu es simplement redevable. Redevable de ces montagnes rocheuses et de leur bouclier, redevable d'avoir pu grandir dans un cadre propice à ton développement. Redevable de pouvoir choisir ou non de croire en ses idéaux. L'art du samurai a su évoluer en son creux, et c'est ce qui te pousse à rester fidèle au village caché de la roche.

Le monde aime bouger : Il le faut.
Comme des continents qui crépitent, des sabres qui s'embrasent : Il faut de l'agitation pour vivre. Certes, certaines entités se révéleront beaucoup trop obscures pour que tu n'adhères à leurs idées. Mais dans le fond, peut-être faudrait-il les remercier. L'ennemi de ton ennemi est ton allié : Si les villages sentent la menace trop grande, ils n'auront aucun scrupule à faire exemption de leur passé commun. Avancer dans cette directive ne te gêne donc point. En revanche, si les villages venaient à se tordre, à briser leur propre éthique, il serait de ton devoir d'ajouter ta personne à l'échiquier qui viserait à tout remettre en ordre : pion par pion, cavalier par cavalier, tour par tour.


Dernière édition par Reira Hyouri le Jeu 12 Déc - 14:52, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Reira - Sorrowless   Lun 9 Déc - 13:46

    Bienvenue ma belle !
    Au plaisir de te voir à Iwa !
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MessageSujet: Re: Reira - Sorrowless   Lun 9 Déc - 14:30

(Re) bienvenue sur le forum :)
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MessageSujet: Re: Reira - Sorrowless   Lun 9 Déc - 21:08

Merci vous deux.
Je passe prévenir que j'ai terminé, bon courage pour la lecture.
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MessageSujet: Re: Reira - Sorrowless   Jeu 12 Déc - 13:54

Bienvenue,

Quelle présentation bien convaincante et captivante. Tu as tout d'abord mes compliments pour ton style d'écriture, à travers lequel se dégage beaucoup de charme et assez de grâce pour nous faire franchir le prestige qui entoure ton personnage. C'est sûrement un des plus bons background, selon moi. Il est clair qu'avec un environnement aussi princier et pointilleux, la seconde personnalité de la miss peut facilement resurgir et son éveil est bien justifié par le changement radical de son aînée.

Les descriptions sont courtes et pourtant, leur longueur suffit à compléter ton perso. Je pense que rajouter des lignes aurait été parfaitement inutile, tant tu as su synthétisé les éléments primordiaux de Reira. C'est positif. Quant à l'histoire, l'idée de la découper par séquences apporte une jolie esthétique dans la lecture et permet de flouter ce qui se passe derrière les transitions. Il n'y a pas d'incohérences ; l'histoire justifie les descriptions. Il n'y a d'ailleurs pas de défauts de langue, à part quelques fautes mais qui ont sûrement été faites par étourderie.

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Je tiens maintenant à dire que le scénario est très séduisant. On passe d'une prétendue complicité fraternelle à une rivalité qui se fait tout doucement, sans même que le lecteur puisse s'en rendre compte. Le coup du poison représente la parfaite chute de cette histoire et ce qui bouleverse la psychologie de la jeune femme. On peut aussi interpréter cela comme son entrée dans une certaine folie : son côté lunatique.

La seule remarque que j'ai à faire au niveau du background, c'est tout simplement que je n'ai pas compris la transition entre ses semaines de travaux et de torture, et celle où elle apparaît auprès de son père. Apparemment, elle est revenue à son foyer natal ? J'ai juste besoin d'éclaircissements à ce niveau, rien de méchant. Pour ce qui est de la dernière partie de la présentation, j'aimerais savoir ce que Reira pense du monde Shinobi à l'échelle internationale et pas seulement au sujet d'Iwa. Même si elle n'a aucune opinion, il serait bon de le préciser.

Mon verdict ; Juunin ou ANBU de rang A. Je te laisse le choix du grade et cela se fera en fonction du second avis, s'il est favorable ou pas.

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MessageSujet: Re: Reira - Sorrowless   Jeu 12 Déc - 14:58

Bonjour !
Déjà merci pour ton avis, c'est vraiment gentil ^^'

J'ai corrigé les deux petites fautes (d'innatention en effet) et ai rajouté un paragraphe pour mieux situer son avis quant au monde en général !

En ce qui concerne les retrouvailles avec le père, c'est assez mal exposé j'admet mais en gros c'est lui qui est venu la chercher alors qu'elle était encore "esclave". Il savait déjà tout pour la soeur donc savait également ou elle se trouvait. J'avais dans l'idée qu'il n'intervienne donc "qu'après" car il ne voulait aucun regret de la part de Reira (celui de n'avoir jamais su la vérité, ou de l'avoir su autrement). Il la libère, bien entendu, en marchandant ^^ Comme un "rachat d'esclave".

Voila j'espère que c'est plus clair ainsi ! Et je ne dis pas non à un petit rang A si le deuxième avis en consent ^^ Encore merci !
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MessageSujet: Re: Reira - Sorrowless   Jeu 12 Déc - 15:13

D'accord, je te remercie de tes réponses. Il aurait fallu ajouter ces informations intéressantes dans ton histoire, c'est toujours bon à lire.

Sur ce, en attente d'un second avis. Wink

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MessageSujet: Re: Reira - Sorrowless   Ven 13 Déc - 9:07

Yop miss.
Je viens donner le second avis. C'est une belle fiche, de qualité, avec un jolie style d'écriture. Une bonne histoire parfaitement racontée, des descriptions bien écrites mais que tu aurais peut-être pu approfondir encore plus.
Pour moi c'est bon en Juunin de rang A, je valide.

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