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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)

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MessageSujet: ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)   Jeu 28 Nov - 16:06

Enquête à Kirigakure : First Step
Silverfall M. Naotsuna ; Mei Terumi

Au milieu d'une forêt brumeuse, non loin du village caché de la brûme...





Il s'est passé beaucoup de choses ces dernières années. Depuis ma fuite du Laboratoire, je n'ai cessé de chercher où mes souvenirs pouvaient bien être, qui j'étais avant. C'est... Un véritable mystère. Je n'ai que quelques fragments de souvenirs, des images, de moi avec une enfant, probablement une fille que j'ai eu mais qui n'est plus à mes côtés aujourd'hui. Dois-je la retrouver ? Est-elle encore en vie ? Ou alors, vit-elle de la même manière que moi ? Toutes ces questions restent sans réponse, et ce vide ne fait que nourrir ma peine. C'est pour ça que je tente depuis si longtemps de redevenir celle que j'étais même si ça parait impossible. Je suis consciente qu'une telle recherche du passé, soit dangereuse pour moi, qui sait sur quoi je peux tomber. Le laboratoire d'où je me suis enfuie n'est plus là, il a mystérieusement disparu. Je suis passée par bien des endroits ou la Shintsuki avait laissé des traces, j'ai même eu la chance de trouver de vieilles archives sur ce groupe qui existe depuis très longtemps maintenant, supposé démantelé après la mort d'Asyldra. Je peux le confirmer, celle-ci est encore en vie.

J'ai besoin d'aide, mais personne ne croira mon histoire. C'est pour ça que ces deux dernières années, je les ais passées seule. Et aujourd'hui, mon enquête me porte vers la ville ninja de Kirigakure. J'ai eu des échos sur ce qu'elle a été dans le passé avant l'arrivée du nouveau Mizukage, rien de bien joyeux il semblerait. Le projet Shintsuki aurait débuté non loin du village caché, une planque délabrée, bien cachée, mais toujours présente, elle doit être dans cette foret. C'est vraiment grand, il me faudra probablement plusieurs semaines avant de trouver ce que je cherche, le plus dur reste d'éviter tout contact avec un Ninja ou Civil, je ne veux pas être arrêtée, et soupçonnée d'être une déserteuse. Si tel est le cas, je n'aurais d'autre choix que de me laisser faire, et au pire des cas de me battre. J'ai eu le temps de travailler mes compétences de combat en deux ans, je maîtrise maintenant l'art des épées, et ça me servira probablement contre Asyldra, si j'ai la chance de pouvoir la tuer un jour. Pour l'instant, je dois me reposer, la nuit est fraiche et le manque de visibilité ne pourra que me retarder.

J'ai de la chance on dirait, l'arbre duquel je suis descendue est creux et semble à ma taille, je peux m'y reposer. Je n'ai qu'à poser quelques pièges autour, de quoi m'avertir de la présence de personnes aux alentours, on est jamais trop prudent. J'espère pouvoir passer une bonne nuit de sommeil, pour une fois...

_________________

Une dure nuit, comme d'habitude, ces rêves me hantent, ces images, bruits, des gens qui hurlent et cette fille qui scande un prénom qui m'est inconnu, tout en me regardant... Peut-être était-ce mon vrai prénom ? Je ne sais pas, je ne sais rien, et ça ne fait que me torturer. Je dois rapidement trouver la vérité, et régler une bonne fois pour toute ce problème de passé oublié. Même si pour ça je d.. Un piège s'est activé ! Quelqu'un se balade pas loin d'i.. Encore un autre, un autre aussi... On dirait que je suis encerclée. Des bandits ? Ninjas ? Déserteurs ? Je vais rester cachée, pour l'instant je dois faire comme si personne n'était là. Si ce sont des personnes expérimentées, elles doivent savoir que je suis au courant de leur présence, ils feront tout pour passer inaperçu.

Enfin, c'est ce que je pensais, jusqu'à qu'une multitude d'ombres firent leur apparition tout autour de moi. Impossible de distinguer leur nature à travers la brume, ils ne sont peut-être pas agressifs, autant ne pas sortir mes épées dans l'absolu, laissons le destin choisir qui j'aurais en face de moi. J'aimerais ne pas avoir à tuer d'innocents aujourd'hui...



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MessageSujet: Re: ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)   Dim 8 Déc - 11:35

Surgie de nulle part.
ft Silverfall Naotsuna

Plusieurs  grandes silhouettes sombres se dessinèrent sous le clair de lune, illuminant même sous le feuillage épais des arbres à forte densité. Même durant la nuit, la vigilance n’était pas relâchée mais ben au contraire, renforcée.  Ces hommes qui s’avançaient prudemment mais rapidement avaient perçu un chakra bien différent  de la leur et il était  certain que dans ces moments-là, mieux valait avoir le cœur net au sujet de cette anomalie.  Dans le silence, ils surent faire preuve d’une grande vivacité d’esprit et d’attention pour pouvoir déjouer les mécanismes venus leur donner du fil à retordre. Fil qu’ils purent finalement briser par l’expérience du combat, bien que cela eut été assez difficile sans véritable perception nocturne. Quelque chose ne tournait pas rond et ces leurres précautionneusement déposés ne pouvait que leur faire croire qu’ils dissimulaient quelque chose qui ne devrait guère être ici. Ou plutôt quelqu’un.  Il était difficile de deviner quel était le visage de cet inconnu mais le chef des quatre Oinin ne tarderait pas à le savoir. Exécutant des mouvements de doigts, il ordonna à ses trois acolytes  d’encercler furtivement le suspect et de déployer les premiers moyens d’immobilisation par le biais de résistants fouets Suiton lancés simultanément. Le but n’était pas de tuer cette personne mais de la neutraliser pour ainsi connaître la vérité sur son périple interdit.  Les fouets semblaient s’accrocher et s’enrouler autour de quelque chose, sans doute la victime.

« - Retenez-le.»

Il n’eut pas à le répéter une seconde fois que l’étreinte des fouets se resserra un peu plus. Le plus sage était de récupérer les affaires de l’individu, afin d’éviter qu’il puisse s’en servir. Par la suite,  il comptait bander les yeux de la chose avant de lui poser deux questions précises.


*************************

Cinq heures du matin sonnaient déjà comme le début d’une longue journée pour les personnes déjà levées. Le boulanger du coin préparaient déjà ses ventes du jour, les pêcheurs amenaient la marchandise du port maritime et quelques technocrates finalisaient des dossiers délicats qu’ils n’avaient pu boucler la veille. Kirigakure paraissait être un village dont la lumière ne faiblissait pas, même de nuit.  Mais la plus grande lueur visible des alentours , bien qu’un peu camouflée par la brume, était celle qui s’échappait de la plus grande tour. Les locaux les plus larges et les plus longs étaient généralement les plus importants et celle-ci n’y faisait pas exception.  Si on s’approchait de plus près de ce bâtiment en activité, on pouvait constater la présence d’une fine silhouette immobile mais dont la stature était familière à tous. De longs cheveux créaient du relief dans les contours de la personne, rebiquant sur les côtés et lui offrant ainsi  ce petit côté « sapin de Noël » qui plaisait à beaucoup d’hommes. Observant ce que la brume désirait bien lui faire voir, la belle balaya de ses yeux smaragdins une vue de 90° de son village. A cette heure-ci, peu de gens étaient encore réveillés par rapport à la population totale mais elle appréciait assez ce calme qui différenciait le village du jour.

« - Tu devrais aller te reposer, Chôjuro. Tu en as trop fait hier, lors de ta mission. » finit-elle par dire la femme immobile,  d’une manière bien maternelle.

Le dénommé Chôjuro leva la tête, affichant l’air d’un garçon égaré. Il était vrai que malgré les médicaments qu’il avait pu se voir octroyer à l’infirmerie vers vingt-deux heures, il ne se sentait toujours pas aussi bien. Il en avait trop fait avec Hiramekarei et avait poussé ses forces jusqu’à leurs limites. C’était une chance qu’il eut été accompagné de deux autres Ninja afin de défaire les derniers Nukenin qui avaient osé revenir au pays de l’Eau pour semer la discorde. Aô n’avait pas manqué de le tancer à ce propos, en lui grondant qu’il  devait réfléchir avant de gaspiller son énergie inutilement. Mais la Mizukage ne lui en avait pas tenu rigueur ; inutile de réitérer ce qu’on lui avait déjà dit. Il avait sûrement compris. De toute manière, elle avait confiance en lui et d’après le rapport écrit, il avait pas mal contribué à la victoire. Sincèrement, il était faux de le juger par son jeune âge. Derrière sa timidité et son manque de confiance, on avait là un épéiste légendaire qui pouvait exploiter un potentiel non négligeable.

« - Euh… Je pense que ça ira. » répondit-il, peu sûr.

Un petit rire agréable se fit entendre. Meï aimait bien ce garçon, qui se différenciait des autres. Il faut dire qu’être élevé à la période de la brume sanglante ne contribue pas à la modestie et beaucoup de Ninja de Kiri était du genre à se surestimer et à exiger énormément de leurs compagnons. Avoir été entraîné intensivement de manière endémique les avait dotés d’une confiance presque sans failles. C’est pourquoi le détenteur d’Hiramekarei était souvent sujet de reproches, malheureusement. La belle se retourna gracieusement et s’approcha doucement de lui. Levant une main, elle vint la poser sur son épaule gauche avant de lui offrir un grand sourire qui se voulait rassurant. C’était ce qu’il manquait ici ; de la douceur. La jeune femme représentait ce grand changement qui brisait l’image d’une nation brutale et sanguinaire qui avait tant entaché leurs relations internationales.

« - Tu es encore tout pâle, je t’assure que tu irais beaucoup mieux si tu laissais ton corps se remettre de tes belles prouesses. »

Le petit rougit et ne sut que dire devant la tendresse que lui offrait sa Kage. Elle était tellement gentille avec lui qu’il se demandait comment il avait pu mériter  autant d’attention. Il ne se croyait pas vraiment à la hauteur de ces paroles bienveillantes.  Ne voulant pas la froisser et admettant qu’elle avait sans doute raison, le jeune homme acquiesça et tourna lentement les talons, après lui avoir souhaité une bonne matinée. Cela lui semblait lâche d’abandonner la Terumi alors qu’il désirait la protéger en permanence mais il était inutile de lui tenir tête. Il fallait qu’il soit en pleine forme pour le reste de sa journée, sinon il ne serait qu’un fardeau pour le statut qu’on lui avait octroyé. Garde du corps du Mizukage… ce n’était pas quelque chose d’insignifiant pour lui, bien au contraire. La lourde porte de son bureau s’ouvrit alors, laissant l’épéiste ressortir en jetant un dernier coup d’œil à celle qu’il tenait tant à préserver le sourire. Rougissant toujours un peu,  il finit par baisser la tête par timidité avant de prendre le chemin du corridor.

La belle soupira doucement tout en tournant la tête vers la masse blanche qui se situait sur son bureau. Il y avait encore du travail à accomplir et s’être levée tôt lui serait bénéfique. Accompagnée d’un thé, elle pourrait tenir  une bonne journée sans être affectée par la fatigue. Ceci était un grand fléau que tout politicien devait combattre pour afficher la meilleure forme possible.  Mélangeant sa tisane, elle huma la délicate odeur qui s’empara de ses petites narines avant de goûter au breuvage chaud. A peine put-elle déguster sa précieuse boisson matinale que sa porte d’entrée fit du bruit, avant de laisser entrer deux hommes visiblement très sérieux et pressés. Le tout s’était passé extrêmement vite, surtout avec un Aô qui n’était pas du genre à faire traîner les choses. Assisté par un Juunin spécial, il vint faire son rapport ; une jeune femme inconnue avait été retrouvée dans la forêt brumeuse, couchée contre un arbre. Elle avait installé divers pièges pour éviter d’être agressée par des présences qui lui seraient dangereuses et elle avait été amenée à Kiri, après avoir été neutralisée.

Les mesures de précaution avait été effectuées ; la femme avait eu les yeux bandés, les oreilles bouchés et la bouche  « cousue » d’un Jutsu qui empêchait celle-ci de s’ouvrir.  Par la suite, on l’avait attachée à un dispositif détecteur de chakra, qui effectuait des décharges électriques assez  importantes si la victime osait utiliser du chakra pour s’en sortir.   Meï arqua d’un sourcil, se tournant légèrement vers la fenêtre ; il ne s’agissait en tout cas pas d’un Nukenin de Kiri donc elle se demandait bien de qui cela pouvait bien être. Il n’était pourtant pas fréquent qu’un simple civil d’un autre village vienne se reposer dans une forêt froide et presque glauque le soir.  L’auburn leur ordonna alors de l’accompagner jusqu’à la cellule du quartier général des ANBU où l’inconnue était détenue prisonnière. Les deux hommes ne se le firent par répéter une seconde fois et ils l’escortèrent après qu’elle ait abandonné sa pauvre tasse refroidissant près de sa paperasse.  Elle s’occuperait des formalités plus tard.

Sans plus attendre, ils quittèrent calmement la tour en question, en passant par des passages secrets souterrains qui menaient directement au quartier des ANBU. Ainsi, ils évitaient de se confronter au froid et étaient à l’abri des regards curieux de ceux qui habitaient en ville. Meï ne tenait pas à les inquiéter, puisqu’il n’était pas fréquent qu’elle ne sorte de ses locaux à une heure pareille. Sans un mot, ils traversèrent les différents couloirs labyrinthiques dont seuls les vrais Ninja de Kiri connaissaient les issues. Un membre de l’ANBU, chargé du département de renseignement, vint à leur rencontre et leur expliqua qu’ils n’avaient pour le moment pas obtenu énormément d’informations de la bouche de la jeune femme, libérée de son mutisme. La Mizukage devait donc lui faire cracher le morceau et elle se tenait prête à le faire avec patience, tant que les résultats seraient présents. L’ANBU ajouta qu’il avait fait passer toute une série de tests à l’intruse pour vérifier qu’elle n’était pas sous l’emprise de Jutsus, ou éventuellement déguisée en une autre personne.  Ne quittant toujours pas ses deux accompagnateurs, elle entra dans la fameuse cellule, surveillée à travers une vitre solide par d’autres ANBU qui superviseraient la séance et veilleraient au bon déroulement de celle-ci.
Notre héroïne contempla l’inconnue dans sa splendeur, bien qu’elle dut s’avouer qu’elle n’appréciait pas tellement ce dispositif qui attachait les victimes et les déshumanisait un peu. Néanmoins, c’était une mesure de sécurité bien efficace sur laquelle on avait pu compter pour obtenir des informations sans s’attendre à une récidive.
Ne prenant pas la peine de s’asseoir sur une chaise à proximité, la belle fit régner le silence pendant cinq secondes, le temps de s’adapter au visage de sa future interlocutrice.  La jaugeant à première vue, elle ne se fit pas trop d’idées à son propos, favorisant la parole au cliché. Mais mystérieusement, elle n’avait pas ce trait menaçant et malfaisant qui se dessinaient chez les criminels, fidèles à leurs expressions.

« - Bonjour.  Puis-je savoir qui vous êtes et d’où venez-vous ? N’essayez pas de me mentir, nos Ninja sensoriels  sont très qualifiés pour déterminer les fluctuations d’énergie interne.  En tout cas, vous n’êtes pas dans nos registres. » dit-elle d’une manière posée mais sérieuse.

By Lokiddles


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MessageSujet: Re: ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)   Sam 28 Déc - 23:59

Enquête à Kirigakure : First Step
Silverfall M. Naotsuna ; Mei Terumi

Quelque part au sein du village caché de la Brûme...



 

***********

Il est étrange pour moi de penser ainsi, mais cette escapade nocturne dans une forêt aussi sombre est loin d'être un hasard. Je me demande si mon âme cherche l'affrontement, la possibilité de tester ses limites ? Personne n'est assez dupe pour pénétrer dans une zone aussi bien gardée sans attendre quelque chose en retour, même si mort s'en suit. Dans ce cas, je dois être quelqu'un d'étrange. Étais-je comme ça autrefois ? Hmm... Ce n'est pas le moment d'y penser. Ils activent mes pièges les uns après les autres, mais ça ne semble pas les ralentir pour autant. Des professionnels, sûrement des ninjas du village de la brume. Si c'est le cas, j'ose simplement espérer qu'ils soient conciliants de voir une étrangère se balader ici. Je n'ai pas le don de cacher mon Chakra, ils peuvent facilement savoir que je ne suis pas des leurs.

Je n'attaquerais pas, je n'ai pas l'intention d'utiliser de la moindre violence, pas cette fois. Ce soir, je laisserais mon destin me guider là ou je dois aller, mon âme n'aura pas à prendre cette décision pour moi. Je sais qu'ils s’apprêtent à passer à l'action, je peux les entendre, les sentir. C'est une sensation familière, celle de pouvoir deviner que le danger nous guette et s'approche, de plus en plus près. L'odeur de sang vous envahit le nez, les images du combat fusent dans votre tête sans même que vous ayez eu le temps de dégainer votre épée. Et le pire, c'est que votre esprit en redemande... c'est une façon de considérer la folie. Mais, suis-je réellement folle ? Si c'était le cas, je ne pourrais pas interdire à mon esprit d'arpenter le chemin écarlate. Mais ma réflexion prend même jusqu'à mes sens, au moment même ou mon esprit se focalisa à nouveau sur moi-même, j'étais déjà prise au piège entre plusieurs fouets d'eau. Aucun doute possible, ce sont des ninjas du village de la brume. Ils sont solides, le chakra est stable, une très bonne technique combinée, remarquable. Il aurait été difficile pour moi de briser ces liens, mais pas impossible. Néanmoins, le but n'était pas de provoquer une bataille sans fin contre des personnes qui n'ont rien à voir avec moi.

Les fouets vinrent se resserrer contre moi, afin de me faire poser genoux à terre, et que l'un des ninjas puisse prendre mes affaires en toute sécurité. Ce n'est qu'après autant de précautions, qu'il prit la peine de bander mes yeux et me poser deux questions.

------------------



- Tu ne possède aucun bandeau frontal, et ne semble présenter aucun signe distinctif d'un quelconque pays. Néanmoins ton Chakra te trahit. Donne nous ton nom et ton village. Puis, la raison de ta présence ici. N'essaye rien de stupide, tu en payera de ta vie.


- Je n'appartiens à aucun village ou pays. Pour mon nom, je ne le connais pas moi-même, mon "nom" actuel est Silverfall "Masamune" Naotsuna. En ce qui concerne ma présence ici... Je n'en parlerais qu'en présence de votre supérieure, la Mizukage Meï Terumi. Je n'ai aucune mauvaise intention, j'aurais pu sortir les armes depuis longtemps mais l'objectif est tout autre, et j'ai besoin de la Mizukage. Prenez toutes les précautions qu'il vous faudra.

De ce que j'ai pu en deviner derrière leurs masques, ils ont l'air d'être curieux sur la question. Il est difficile de décerner si ma demande n'est qu'un piège pour tenter d'assassiner la Mizukage, ou réellement quelque chose d'important. Le choix est leur, mais je suppose que les présentations plus personnelles s'imposeront tôt ou tard, ils ne me laisseront pas voir la dirigeante de Kiri sans prendre un maximum de précautions. Les Ninjas se décidèrent alors, en scellant ma bouche à l'aide d'un Jutsu assez désagréable, bloquant un maximum de mes sens pour m'empêcher une quelconque tentative, ne laissant pas mon Chakra aussi libre que je le voudrais, lui aussi scellé.

Le chemin est long, ne pas pouvoir parler devient lassant, mais j'ai l'habitude de voyager sans utiliser la totalité de mes sens, ce qui rend le voyage moins difficile à supporter. Mais grâce à tout ça, le temps pour réfléchir m'est largement offert. Je me suis embarquée dans quelque chose de très compliqué, c'est quitte ou double. Soit la Mizukage, compréhensive, décide de m'aider d'une quelconque manière, soit elle m'enferme pour une quelconque raison. Dans les deux cas, il va falloir être franche sur mes objectifs, et ne rien lui cacher du tout. Le mieux serait qu'elle partage mon idéal, même si cela me semble totalement impossible. Maintenant que j'y pense... Je me demande ce que serait devenue ma fille, aujourd'hui, si elle est encore en vie. Lui est-elle arrivé la même chose que moi, mais dans un laboratoire différent ? Peut-être a-t-elle de nouveaux parents, ou dans le pire des cas, elle m'attend là haut. Je me sentirais mal, très mal, de voir une personne que je serais incapable de reconnaître, se décrire comme mon enfant. J'espère la retrouver rapidement, qu'elle soit en bas ou en haut. Je veux oublier tout ça.

Avant même de m'en rendre compte, mon ouïe était revenue, ma parole aussi. Mes yeux étaient toujours bandés. Visiblement, je suis attachée à un mur, assez haut pour que l'on puisse se mettre à mon niveau. Probablement une salle d'interrogatoire, je ne suis pas allongée. Bien, c'est maintenant qu'il faut être concentrée et surtout ouverte comme un livre. La porte s'ouvre, puis se referme. Quelqu'un est entré, reste debout, et m'observe, ses yeux sont posés sur mon visage comme une main sur ma peau. La première impression est toujours très importante, et il ne m'est pas possible d'influer sur ce jugement. Une personne se mit finalement à parler.



« - Bonjour.  Puis-je savoir qui vous êtes et d’où venez-vous ? N’essayez pas de me mentir, nos Ninja sensoriels  sont très qualifiés pour déterminer les fluctuations d’énergie interne.  En tout cas, vous n’êtes pas dans nos registres. »

Une voix de femme. Sa façon de parler, elle désigne les Ninjas de Kiri comme "ses ninjas", ou encore "ses registres". Il est facile de deviner qu'il s'agit de la Mizukage. J'ai de la chance, il n'y aura aucune session de torture, il faut en profiter avant qu'il ne soit trop tard.


- Mon nom actuel est Silverfall "Masamune" Naotsuna, 29 ans. Mes origines, je ne les connais pas moi-même, c'est une très longue histoire qui sera difficile à suivre. Mais tout dépendra de vous. Je vous propose plusieurs choses : La première, écouter l'histoire jusqu'à la fin, en prenant le risque de vous endormir ou de lâcher à la moitié. La seconde, revivre ces moments de mes souvenir en même temps que moi grâce à un Genjutsu. La dernière, lire les rapports scientifiques qui me décriront de la même manière que je serais capable de le faire. Les trois vous apporteront plus ou moins de détails sur qui je suis. Je n'ai pas l'intention de faire de mal à qui que ce soit ici, je suis simplement venue demander de l'aide. Et pour ça, le mieux est de se donner à vous comme un livre ouvert.

Oui, le grand jeu. Il m'est impossible de voir son visage et par conséquent impossible de deviner ce qu'elle va choisir. Peut-être même qu'elle proposera une quatrième proposition, plus ou moins avantageuse, voir même désastreuse. Le destin m'a mené ici, et il fera le bon choix. Si ma quête doit s'arrêter ici, ma volonté et mes devoirs leur seront transmit, ce sera leur fardeau. S'ils m'aident, alors le poids sur mes épaules pourra être partagé avec tout ceux qui feront de moi leur alliée. Mizukage, c'est à votre tour de choisir, laissez le destin décider pour vous, ou forcez le.

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MessageSujet: Re: ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)   Mer 1 Jan - 16:12

Un vrai mystère..
ft Silverfall Naotsuna

Quel drôle de sentiment que ressentait Meï à cet instant. Il lui était arrivée maintes et maintes fois de répéter ce schéma barbant en se rendant dans les cellules des prisonniers pour les interroger. Généralement, ils finissaient tous en prison ou bien connaissaient la peine capitale,  à savoir la mort. C’était peut-être ce qui aurait pu arriver à cette jeune femme si elle avait été une des plus grandes criminelles recherchées par le village. Mais pour le moment, elle ne répondait pas aux critères. Un des ANBU tapi derrière une vitre renforcée fouillait une fois de plus les différentes pages des Bingo Book de tous les villages. Malheureusement, il ne trouva rien du tout et dut admettre que cette femme ne cachait pas la vérité ; elle ne venait d’aucun pays ou d’un village. Enfin, c’était du moins ce que le répertoire des déserteurs mentionnait. Il était tout à fait possible qu’elle ait récemment abandonné son village et que l’information n’avait donc pas encore été passée.  En tout cas, tous trouvaient cette inconnue bien étrange.

Meï pouvait deviner qu’elle était calme ; sa respiration était constante, aucun tremblement ne la trahissait et elle paraissait s’être adaptée à son environnement. Même avec les yeux bandés, elle n’était aucunement stressée.  On aurait dit qu’elle acceptait ces conditions et qu’elle avait presque prémédité cette capture. Ou alors, s’efforçait-elle de rester forte ? Quoi qu’il en soit, l’auburn finirait par le découvrir.  Observant le bandeau qui cachait ses yeux, elle attendit patiemment la réponse de la détenue. De son air inflexible, elle attendait quelque chose d’assez convainquant de sa part et pas des mensonges qui la forceraient à prendre des décisions plus radicales.  Evidemment, elle ne songeait pas spécialement qu’elle ait pu faire quelque chose de mal. Il était possible que cela soit une voyageuse venue apporter un message au village mais dans ce cas, sa provenance soi-disant mystérieuse ne lui conférait aucune raison de vouloir se rapprocher de Kiri plutôt qu’une autre contrée.  L’interlocutrice n’attendit pas plus longtemps pour briser le silence qui régnait dans la pièce hermétique. Tout comme l’aura qu’elle dégageait, sa voix était calme, paisible et sans animosité. On aurait dit la voix d’une jeune fille apaisée, qui n’avait rien à se reprocher et aucun problème à assumer. Ce n’était sans doute que la première impression, en fait. Souvent, les individus s’y fiaient pour juger une personne et briser l’inconnu que la personne inspirait. On ne cherchait qu’à vouloir connaître la personne, pour assouvir son désir de connaître et ne plus la craindre. Plus on cernait et mieux on se tenait.  Il ne manquait plus que de pouvoir percevoir les yeux de la prisonnière pour pouvoir la comprendre davantage. En premier lieu, le nom de Silverfall Masamune Naotsuna sortit des lèvres de celle-ci.

Silverfall était certainement son nom de famille et cette appellation était bien peu commune pour vouloir chercher à comprendre d’où elle venait. Ce n’était pas un nom de clan que la Mizukage connaissait et aucun des ANBU présents derrière la vitre ne semblait avoir réagi.  Par la suite, elle disait avoir vingt-neuf ans et pourtant, son visage avait l’air bien jeune. Sa peau assez pâle semblait être trop douce pour s’approcher de la trentaine d’année. Pas que Meï ne se trouve âgée, loin de là et on pouvait défier quiconque osait insinuer qu’elle prenait de l’âge. C’était juste que l’étrangère  était le genre de femme-enfant qui ne prenait pas une ride avant de longues années.  La suite de son discours fut à la fois intéressant et trop direct au goût de tous. Elle n’avait pas attendu pour lui faire ces fameuses propositions qui visaient, selon elle, à connaître son histoire. Trois positions s’offraient à la femme aux yeux d’émeraude et cette dernière fronça légèrement les sourcils, comme si elle n’avait pas bien saisi ces mots. En vérité, elle se demandait si cette femme avait réfléchi avant de lui répondre ou si elle se moquait d’elle.

« - Mizukage-Sama, faites très attention… » dit un des ANBU, à l’aide d’un mégaphone relié à la salle.

Ils se tenaient là, prêts à intervenir en cas de besoin. Et ils étaient tous rationnels ; il serait quasiment impensable et peu raisonnable d’accepter que cette femme ne la fasse pénétrer dans un Genjutsu. Et puis, cela signifierait devoir la libérer de cette machine qui entravait son chakra. Cette proposition était bien trop risquée. Il était clair qu’elle n’avait pas encore l’intention de se risquer à cela. Les Kirijin étaient des personnes prudentes, qui se méfiaient de pas mal de choses et la cause en était ce passé sombre qui les liait tous. Toutes ces horreurs vécues leur avait appris à ne pas systématiquement accorder du crédit à tout ce qu’on pouvait leur dire. Cependant, aujourd’hui, certaines choses avaient changé et la nouvelle mentalité se voulait d’être un peu plus ouvert d’esprit. Toutefois, dans ces circonstances présentes, l’auburn ne pouvait se permettre de laisser une étrangère libre d’utiliser ses capacités. Du moins… Pas sans être sûre de ce qui l’attendrait.

« - Je vous trouve bien confiante pour une femme placée  en terres inconnues, dit-elle avec un soupçon de scepticisme. Je vais jeter un œil aux rapports et ensuite, nous verrons ce qu’il en adviendra. »

Cette décision fut un soulagement pour la plupart des Ninja qui visualisaient la scène. L’un d’eux entra dans la pièce pour apporter les dossiers qu’ils avaient trouvé sur cette fameuse Naotsuna, lors de la fouille.  Dans un coin de la salle, elle se posa sur la seule chaise présente, les papiers en main. Par la même occasion, elle demanda à ce qu’on enlève le bandeau qui cachait les yeux de l’autre femme. De toute manière, elle ne pouvait rien faire en étant retenue de cette façon. Tout ce que Meï désirait, c’était voir l’étendue de son visage. Ainsi, peut-être pourrait-elle mieux la jauger tout en feuilletant les rapports. Il y avait pas mal de pages, rédigées par différents scientifiques. Tous s’étaient permis d’écrire leurs pensées, notamment le premier qui abhorrait ses actes.  Rapidement, elle s’empara de la première page et débuta sa lecture. Naotsuna avait été sélectionnée et pas dans un but bien sain. D’après les écrits, ils faisaient ceci pour former des soldats et plus précisément des pantins que l’on pourrait contrôler. La belle leva les yeux vers la détenue et son regard traduisait une certaine stupéfaction. Cette affaire n’avait pas l’air d’être simple. La famille Natys devait être la sienne et il était noté qu’elle avait été minutieusement surveillée.  Au fil de la lecture du premier rapport, Meï crut à une plaisanterie. Elle n’avait jamais entendu parler d’une telle organisation, d’un tel laboratoire… évidemment, ils devaient garder cela secret mais cette idée était tout de même incroyable.  Ils avaient tous fait preuve d’une fourberie sans égal.

Comment avait-on pu enlever une fille de sa mère ? Et surtout, comment cette personne avait-elle pu supporter l’idée d’agir comme cela, tout en sachant que cela le dégoûtait ? D’un côté, cela rappelait à la Mizukage une certaine période durant laquelle elle exécutait de sales missions pour le compte du Yondaime. Il s’agissait de choses qui ne lui plaisaient pas.  Quoi qu’il en soit, même si on ne pouvait pas être certains que ces rapports soient véridiques, la cheffe de Kiri y prêta une attention. Dans ce monde, on pouvait s’attendre à bien des choses. Il y avait bien trop de pages pour lire ceci rapidement et elle ne pouvait se permettre de trop s’attarder sur cet interrogatoire. Elle rappela un des ANBU qui vint reprendre les documents et elle lui glissa doucement à l’oreille de lui en faire une copie. Elle lirait tout ceci en profondeur quand elle en aurait fini avec cette affaire. Puis, avant qu’il ne reparte, elle déclara :

« - Je voudrais accéder à sa seconde proposition. Je pense qu’il est possible de sécuriser l’expérience ? »

L’homme masqué qui se tenait face à elle acquiesça, bien que l’idée ne lui plaisait pas vraiment.

« - Nous pouvons vous placer des capteurs et ainsi surveiller votre activité cérébrale, quand vous serez dans son Genjutsu. Je vais diminuer la pression de l’entrave ; nous lui laisserons simplement de quoi exécuter un seul jutsu de bon niveau. »

Cette prévention convint à Meï ; de cette manière, ses gardes seraient en mesure de s’assurer que tout se passerait bien. Sans plus attendre, elle se plaça face à la jeune femme et attendit qu’on vienne lui placer ces patchs lui collant à la tempe et au front. On aurait dit une patiente. Enfin, un petit bruit mécanique se fit entendre, signifiant que la prisonnière pouvait libérer un peu de son chakra.
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MessageSujet: Re: ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)   Mer 1 Jan - 22:18

Enquête à Kirigakure : First Step
Silverfall M. Naotsuna ; Mei Terumi

Quelque part au sein du village caché de la Brûme...



 


Il arrive que tout ne soit pas blanc ou noir, il est rare mais possible qu'un juste milieu soit envisageable, c'était précisément ce que je voulais trouver ici, face à la Mizukage. Je n'ai jamais eu la chance de voir tout blanc, ou la malchance d'une vie noircie par la peine et le poids sur mes épaules. Certaines fois, j'ai peur. Ce frisson effrayant qui vous pousse à l'extrême pensée, de la signification de votre propre vie, votre utilité sur cette terre. C'est à ce moment là que chaque personne décide du chemin qu'il empruntera : S'il suivra la voie de Dieu, ou celle d'Asura. C'est ainsi que nous désignons notre destin, celui du bien ou du mal. Je m’efforce à suivre la bonne route, à rester droite, et de n'accompagner que les bonnes personnes. Ici, je ne pense pas m'être trompée : la Mizukage pourra m'aider, peu importe la manière. Le reste ? Laissons faire le destin, il a bien trop été forcé ces derniers temps, et ce n'est jamais une bonne chose.

Cette femme buvait mes paroles, elle ne répondit à aucune de mes questions au début, ne faisant qu'observer mon attitude et ma façon de lui adresser la parole, qui je l'avoue, est loin d'être polie. Néanmoins, dans la situation actuelle, rien n'est bien ou mal, c'est la personne qui est en face de vous, qui décide si vous méritez ou pas ce qu'elle compte vous infliger. Le reste, c'est comme si vous étiez un animal prêt à être tué et dévoré : L'homme qui vous coupera la tête décidera de votre sort, il vous mangera, soit il vous épargnera. Quoiqu'il arrive, nous sommes tous voués à être mangés, que ce soit par la nature ou par ce que nous considérons comme des humains. Je ne pouvais voir aucune de ses réactions, et à vrai dire, ça ne m'aiderais pas. C'est une femme d'expérience, elle ne se laisserait pas aussi ouverte que je l'espère face à une inconnue potentiellement dangereuse. C'est un livre fermé, scellé par une puissante technique, qui renferme probablement un grand nombre de secrets, tout comme moi. Et nous, les femmes, savons que beaucoup de choses peuvent... non, doivent rester enfouies en nous. Si la Mizukage sait cela, elle n'aura aucun mal à choisir la seconde solution, car nous serions les seules à connaître mes secrets. Et pourtant...

L'un des ANBU, quelque part aux alentours de la pièce, pria la Mizukage de rester prudente. C'était une voix mécanique, comme j'avais l'habitude d'entendre au Laboratoire, c'est sans aucun doute un Mégaphone relié à la pièce, ils doivent observer d'ailleurs. Nous sommes donc seuls. C'est le genre de réaction qui serait capable de changer tout le fondement d'une idée d'une certaine personne, car il force au doute. Si la Mizukage avait déjà un recul sur la seconde proposition, cette remarque lui retirera se doute et le transformera en certitude, celle du refus. Mais je ne perd pas espoir, rien n'est joué, c'est la nature humaine de ne jamais abandonner. Il m'est impossible d'échouer maintenant alors que tout les risques sont prit. C'est là que la Mizukage prit la parole à son tour.



« - Je vous trouve bien confiante pour une femme placée  en terres inconnues. Je vais jeter un œil aux rapports et ensuite, nous verrons ce qu’il en adviendra. »

La troisième solution... qui peut déboucher sur la seconde, avec beaucoup de chance. Oui, de la chance... Parce que je ne puis moi-même lire ces rapports, écrits avec quelque chose d'assez spécial pour que je ne puisse les lire. Une infime dose de Chakra a été mélangée à l'encre de ces rapports, j'ai le sentiment que c'est pour le protéger d'une éventuelle fuite des sujets. Ils ne sont pas idiots, ceux-là... Nous faire croire que ce sont des rapports vides, de simples feuilles blanches. Ça marche, mais pas pour tout le monde, il faut croire que mes sens sont assez aiguisés pour y remarquer quelque chose d'étrange. C'est pour ça, que la troisième solution était probablement la pire, c'était un coup de bluff, et pourtant la solution qui serait la plus juste pour quelqu'un ayant à faire un tel choix. Je ne la blâme pas, c'est une personne normale. Tiens... Je suis en train de me décrire comme quelque chose de différent d'un humain ? Hmm..

Le silence est pesant. Tout est joué sur le contenu de ces feuilles qui me paraissent blanches, mais si mon 6ème sens ne me trompe pas, elles joueront un rôle déterminant sur l'avenir que j'ai souhaité voir naître. Une personne vint m'enlever mon bandeau après réclamation de cette mystérieuse femme, mais je voulais garder le mystère jusqu'au bout, et c'est pourquoi j'ai gardé mes yeux fermés même après que le bandeau fusse retiré. Après de longues minutes de silence et de lecture, lorsque l'atmosphère est la plus lourde, la Mizukage se leva. Une porte s'ouvrit, et le son des feuilles du rapport se fit entendre, ils avaient changé de main. Une pièce à conviction ? Non, c'était bien trop rapide pour que la Femme puisse tout lire, c'est théoriquement impossible sans user d'un Jutsu, ce qui aurait été pour moi facilement détectable. Elle doit le garder de côté, sûrement pour le lire en entier plus tard. Si tel est le cas, c'est que l’interrogatoire prend trop de temps, et que la Mizukage n'en a pas assez. Ici, toutes les destinées sont envisageables.



« - Je voudrais accéder à sa seconde proposition. Je pense qu’il est possible de sécuriser l’expérience ? »

Ce fût un choc pour moi. Le simple début de ce rapport aurait suffit à la faire changer radicalement d'avis ? Sa voix n'exprime aucune peur, aucun regret, elle veut le faire, c'est tout. Cette femme est remarquable, même les yeux fermés, je trouve que son âme est d'une beauté divine. Forte, fière, intelligente, toutes les qualité d'un Kage.

« - Nous pouvons vous placer des capteurs et ainsi surveiller votre activité cérébrale, quand vous serez dans son Genjutsu. Je vais diminuer la pression de l’entrave ; nous lui laisserons simplement de quoi exécuter un seul jutsu de bon niveau. »

Et c'était parfait comme ça. Cette femme commence à avoir confiance en moi, ou plutôt, elle me demande de lui prouver, que je mérite cette dite confiance. C'est alors que mes yeux s'ouvrirent, lors que les patchs furent posés. Une partie de mon Chakra se mit enfin à circuler à travers moi, ce qui me rendit par la même occasion un souffle que j'avais perdu depuis que cette machine fait effet. Mon Chakra, est comme mon sang, il fonctionne de la même manière, et c'est comme ça j'imagine qu'ils ont rendu mon corps fort et puissant alors qu'il ne l'a probablement jamais été. Et c'est aussi à cause de ça que les combats sont toujours une épreuve de survie, moins de Chakra je possède, plus ma vie est en danger, c'est comme utiliser son sang pour combattre : Lorsqu'il n'y en a plus, vous mourrez.

De mes yeux jaunes je me mis à fixer la Mizukage, plus belle que je ne l'aurais imaginé. Mais l'heure n'est pas à la contemplation. Je pris mon souffle une seconde fois avant de prendre la parole.


N'ayez crainte, ce n'est qu'un simple Genjutsu pour vous faire plonger dans ma mémoire. Il est très facile de s'en libérer, prononcez un simple mot, avec un simple signe, et vous reviendrez ici quand il vous plaira. Maintenant, pour que cela fonctionne, il faut que nos esprits se connectent. Effectuez le Mudra du Tigre, et prononcez avec moi : "Tsuki no Kioku". Allons-y.



"Tsuki no Kioku"


***************




Le vide, un grand noir. Nous étions moi et la Mizukage côte à côte dans le néant, nous ne pouvions voir que nous. C'est là que des centaine d'images vinrent nous heurter pour nous traverser, sans nous infliger aucune douleur, c'est un test psychologique visant à déterminer si la simple vue d'une telle quantité d'information peut nous rendre hors service, il serait alors plus prudent d'arrêter là. Mais pour la Mizukage, rien de bien choquant, du moins j'imagine. C'est alors que je pris une image au vol, qui se mit à briller avant de nous engloutir dans sa lumière.

Cet endroit était le laboratoire, le jour ou je me suis réveillée. Je voulais que la Mizukage sache absolument tout, ce qui lui permettrait d'échapper à une partie du rapport. Je me souviens avoir écrit à la fin de ce rapport depuis mon réveil à ma fuite face à Asyldra, ça lui épargnera ce passage là.


Le jour de ma "renaissance". N'ayez pas peur de tourner autour et d'observer le moindre détail, si vous observez quelque chose qui m'a échappé. Ici, nous sommes seules. Personne ne pourra nous entendre ou nous voir, une heure équivaut à une minute dans la vie réelle, ce qui nous permettra d'économiser un maximum de temps. Vous pourrez me poser toutes les questions que vous voudrez. Si l'expérience vous déplait, libre à vous de partir, comme je l'ai dis précédemment.


Les images de ma renaissance défilaient comme si nous étions réellement en train de revivre la scène, de mon réveil à mes tests psychologique et physique. Chaque détail de mon ressenti ce jour là, la Mizukage pourra choisir de le partager, afin de comprendre la raison de ma présence ici. Je ne contrôle plus rien ici, c'est peut-être mon Genjutsu, mais cette femme est désormais aux commandes, mes souvenirs sont désormais les siens.

En revoyant les détails de mon réveil, j'ai l'impression de ne pas avoir changée. Quelque chose de nostalgique s'empare de moi, et ça ne m'est jamais arrivé. Est-ce le sentiment d'avoir été accompagné par quelqu'un, ce que l'on considère comme une famille ? Même si je déteste ces gens de m'avoir arrachée à ma vie d'antan, ils m'ont faite renaître en tant que leur "fille", et Asyldra est censément ma nouvelle mère. Quel est mon objectif déjà ? J'ai oubliée pourquoi je suis ici. Peut-être qu'en revoyant toutes ces images, je m'en souviendrais. Est-ce logique ? Je suis en ce lieu pour montrer à quelqu'un qui je suis. Mais... Moi-même, je ne saurais comment me décrire avec précision. J'ai ce sentiment étrange, cette chose qui me dit, tu est en train de te mentir. L'aide dont j'ai besoin n'est pas uniquement celle d'un groupe armé puissant. Il me faut quelqu'un capable de m'épauler, de me montrer le chemin. Je suis lassée, de me battre seule. Aidez-moi...

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MessageSujet: Re: ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)   Jeu 2 Jan - 15:34

Une illusion révélatrice.
ft Silverfall Naotsuna

Meï ne pouvait cacher que cette expérience l’intriguait mais on ne pouvait pas dire pour autant qu’elle l’appréhendait. Elle avait bien étudié la demande de la jeune mère  et si cette dernière avait réellement voulu la piéger, elle s’y serait prise autrement. Peaufiner son leurre de cette manière n’aurait pas été intelligent de sa part. Après, elle aurait tout simplement pu prendre la Mizukage au revers de son propre revers mais cela ne lui aurait pas garanti tant de résultats. De toute façon, il ne pouvait, en théorie, rien ne lui arriver  Deux ANBU restaient près d’elle pour les surveiller tandis que d’autres pianotaient sur un grand écran. L’auburn savait un peu près à quoi s’attendre, ou du moins, elle l’imaginait. Elle n’en avait pas parlé à grand monde mais elle avait déjà vécu cette expérience, durant laquelle on pouvait observer les souvenirs de quelqu’un. Cela remontait à pas si longtemps que cela, quelques mois sans doute. En se rendant dans un des villages voisins de la brume afin d’établir quelques traités, elle avait fini par se retrouver dans un bar en compagnie d’Utakata. Et là, elle avait fait une rencontre assez peu commune. Elle se souvenait encore des cheveux trempés de ce fameux garçon au visage pâle, silencieux et tourmenté. Il ne venait pas de Kiri mais s’était rendu au pays de l’Eau afin de trouver des personnes susceptibles de rejoindre sa cause. Ignorant la véritable identité de Meï, il l’avait prise pour une Kunoïchi comme une autre. Il avait néanmoins déceler en elle une certaine puissance bien alléchante qui l’avait poussé à vouloir la recruter. Pour appuyer ses arguments, il l’avait plongée dans un Genjutsu afin de lui montrer à quel point la haine le suivait. Les ténèbres entouraient en permanence le jeune Uchiha Sasuke et cela, la Mizukage l’avait ressenti durant cette illusion active. Au final, elle l’avait chassé de ce bar après l’avoir menacé de devoir le tuer le jour où ils se reverraient.

En tout cas, c’était sans doute une des raisons pour laquelle aujourd’hui, elle crut peut-être aux paroles de la Naotsuna. Ce n’était pas quelque chose qui lui était inconnu et puis, elle avait eu le sentiment qu’elle devait le faire si elle voulait tout connaître à propos de cette femme. Après, rien ne garantissait l’exactitude de ses souvenirs ; le cerveau n’enregistrait pas forcément toutes les informations et parfois, la mémoire sélective changeait certains passages qui pouvaient arranger la personne. Pire encore, ils pouvaient être falsifiés. Néanmoins, cela tout de même le coup puisque même des rapports écrits  ne représentaient pas toujours la réalité ; on pouvait inscrire que ce qu’on choisissait de mettre sur ces bouts de papier.  Cependant, la jeune femme lui laissa une chance d’octroyer de la valeur à ses mots. Fixant la Silverfall de ses propres prunelles, elle n’y trouva aucun signe d’hostilité ou de mesquinerie. C’était du moins ce qu’elle laissait supposer mais tout bon Shinobi savait dissimuler ses réels ressentis. C’était plutôt son calme qui forçait assez au respect : elle n’avait peut-être vraiment rien à cacher. Ce fut des yeux jaunes qui lui faisaient face, une couleur bien peu commune et on aurait dit que ceux-ci tentaient de lui ouvrir le passage vers le fond de son esprit. Sa voix, toute aussi douce et paisible, tenta de la rassurer en lui assurant qu’elle pourrait à tout moment quitter l’expérience en toute simplicité. L’auburn approuva d’un léger signe de tête avant de former le mudra du tigre.

« - Tsuki no Kioku »

Instantanément, elle sentit partir comme si le sommeil s’était emparé de son corps. Rapidement, le décor terne de la cellule s’était assombri jusqu’à ce que le noir complet ne l’entoure. A première vue, ce n’était pas très rassurant mais cela lui semblait bien familier. Elle avait effectivement rencontré ce même néant en compagnie du survivant du clan Uchiha.  Cependant, la suite était bien différente. Des centaines d’images venaient d’apparaître soudainement, se rapprochant dangereusement des deux femmes et n’ayant aucune courtoisie à les heurter. Meï eut un petit mouvement de recul lorsque des images vinrent la traverser mais constatant qu’aucune douleur ne survenait, elle dut croire que c’était certainement le rituel habituel de ce genre de choses.  En tout cas, toutes ces images paraissaient être en nombre infini. La quantité d’informations cumulée par ce monde obscur était impressionnante et on ne savait pas vraiment ce qu’il fallait voir en premier. La différence résidait là : trop de souvenirs était présent alors que le Genjutsu du petit Sasuke ne présentait que quelques images représentant des évènements majeurs de sa vie. Contrairement à lui, elle avait l’air de dévoiler bien plus de choses. Elle avait sans doute dit la vérité, par conséquent. Naotsuna saisit une des images qui flottait au-dessus d’elle avant que sa lueur ne les fasse quitter ce néant. Un nouveau venait de se façonner, aussi précis et coloré que le monde réel. La trentenaire balaya la pièce du regard. Elle était totalement hermétique et les instruments qui la jonchaient supposaient qu’elle se trouvait actuellement dans une salle de recherche et de développement scientifique : un laboratoire, en somme.

C’était donc le jour de sa renaissance, comme elle le venait de dire. L’auteur de l’illusion lui annonça qu’elle pouvait analyser et observer la scène en profondeur à sa guise. Elle lui donna d’autres détails comme la notion du temps par rapport à la réalité et le fait qu’on ne l’entendrait et ne la verrait pas. Meï ne répondit rien mais elle avait saisi l’ensemble des consignes. Pour résumer, cette femme cherchait à lui montrer son histoire et c’était certainement autour de cela que sa requête encore non formulée devait tourner. En quoi cela concernait Kirigakure ? Elle n’en avait aucune idée mais elle était une femme assez observatrice pour pouvoir trouver quelques indices et réponses.  Elle aperçut, au centre de la pièce, un lit occupé par une personne qui venait doucement d’ouvrir les yeux. Elle s’en approcha et reconnut l’étrangère en question. A son bras, une gourmette mentionnait : Silverfall « Masamune » Naotsuna Sujet N°12. Un sujet…. Cela donnait l’impression qu’elle n’était pas une patiente qui attendait d’être soignée. Cela lui offrait plutôt le statut de cobaye, bien plus péjoratif.

« - Vous avez donc été amenée ici après ces guerres civiles… » murmura-t-elle doucement, en pleine réflexion.

Elle se remémora du premier rapport qu’elle avait lu, celui du scientifique nommé BlackGold. Rapidement, elle se rappela qu’on l’avait amenée ici pour en faire un sujet d’expérience. Mais comment avait-elle pu consentir à tout cela, même après un élan de désespoir suie à la perte de sa fille ? Il était vrai que perdre une raison de vivre pouvait rendre fou mais Meï avait du mal à comprendre cette décision. Pourtant, elle avait fait le deuil de son défunt fiancé mais ce n’était pas pour autant qu’elle se serait laissée avoir aussi naïvement. Enfin soit, elle ne pouvait pas vraiment se permettre de juger cette femme. Contrairement à notre héroïne, elle n’avait été qu’une simple civile donc elle n’avait sans doute jamais ressenti cette force et cette bravoure que l’on aspire en devenant des Shinobis. Est-ce qu’au moins, elle connaissait les informations regroupées dans ces rapports ? Est-ce qu’elle s’était rendue compte de la supercherie que cet homme lui avait fait ? Alors, comment pouvait-elle paraître aussi calme ? L’idée qu’elle puisse les ignorer interloqua Meï. La jeune femme aurait forcément cherché à lire ce qu’il y avait dedans, surtout si elle les possédait sur elle. Elle les avait sûrement lus mais elle contenait peut-être sa haine…

La femme aux yeux smaragdins l’ignorait et préféra se focaliser sur sa vue. A côté du lit où était couchée la Naotsuna bis, il y avait une table de chevet sur laquelle était déposée une petite pile de papiers. Elle eut le réflexe de marcher lentement, comme si elle craignait la réveiller. Evidemment, elle savait pourtant que ses actions n’auraient aucune influence. La pile de papiers mentionnait en lettres capitales « Tests Psychologiques » et quelques questions ornaient la première page avec des cases cochées et des parties complétées.

Comment vous sentez-vous ? Sentez-vous une autre présence en vous ? Si oui, qui prend le dessus ? Si non, passez à la question suivante. Vous sentez-vous nerveuse ? Vous sentez-vous seule ? Etes-vous heureuse ? Qu’avez-vous envie de faire maintenant ?  De quoi vous souvenez-vous ?

Il y en avait tout un tas de ce même genre. Certaines allaient jusqu’à vouloir savoir si le cobaye n’était pas sujet d’une maladie mentale, que ce soit une synesthésie, l’épilepsie, la schizophrénie, la paranoïa ou encore le trouble borderline.  Toutefois, la plupart des réponses de la femme étaient peu précises… généralement, elle semblait se contenter d’un « Je l’ignore ». La Kage n’eut guère le temps d’éplucher davantage ce questionnaire puisqu’une voix s’éleva alors, une voix bien masculine.

« - Réveillée, Naotsuna ? » demanda l’inconnu, à la blouse blanche.

Meï quitta le médecin du regard pour ensuite se focaliser sur la jeune femme qui ne bougeait pas, vêtue d’un simple vêtement léger que l’on enfilait aux patients d’un hôpital. D’un coup, elle fut prise d’un léger coup de froid qui la fit frissonner.  Et ce fut le vide. En clignant des yeux, elle se rendit compte qu’elle n’était plus à la même place. Effectivement, elle était à la place de cette mère mais sans être libre de ses mouvements.  Elle avait perdu de son anxiété, sentait sa tête tourner un petit peu et cela parce qu’elle avait l’impression que l’on lui retirait ses propres ressentis pour les remplacer par quelque chose de plus vide et d’égarement. Ses propres souvenirs lui paraissaient bien lointains, comme s’ils n’avaient jamais eu lieu. Elle tentait en vain de rattraper les  lueurs de ses propres images mais elles s ‘éloignaient dans le néant de son esprit. C’était assez désagréable. D’un autre côté,  elle savait pertinemment que tout ceci lui appartenait mais d’un autre, le vide qui venait l’entourer peu à peu parvenait à reproduire chez elle une jolie amnésie, qui lui faisait croire que tout cela ne lui appartenait pas. Alors, ces images étaient toujours présentes mais bien trop lointaines pour être nettes.  Elle aurait aimé se poser de nombreuses questions mais elle ignorait  par laquelle commencer. Elle savait simplement qu’on attendait quelque chose de Naotsuna bis,  à cet instant. Cette dernière venait de se lever et de se placer devant son lit d’une allure assez lente, comme si elle n’était plus habituée à se mouvoir. Ce n’était pas bien étonnant, après un long moment passé sur un lit d’hôpital. S’ils avaient mené des expériences sur elle, cela avait dû prendre un sacré temps avant de finaliser leurs buts.  

Son esprit à l’intérieur de la tête du sujet n°12 avait presque fusionné avec le sien. Elle observait et ressentait tout de l’intérieur, exactement comme elle. Malgré une adaptation peu agréable, elle n’avait pas tremblé ni titubé au moment de lever une jambe, puis l’autre. Elle exécutait convenablement ce qu’on lui demandait de faire. Ainsi, elle avait réussi le premier test, disait-il avec un sourire satisfait. Si on se fiait à la plaque dorée accrochée à sa blouse, il se faisait appeler « Musc-Lhor Mystfire ». Cela n’avait pas une connotation japonaise et c’était bien cela qui intriguait Meï. De même pour le nom de Silverfall… Mais où ce centre pouvait-il bien se situer ? Pour qu’elle ait pu venir jusqu’au village de la brume, cela ne devait pas être au bout du monde non plus. En tout cas, il semblait qu’elle avait été forgée pour tenir une épée : ses mouvements fluides le témoignaient. Toujours silencieuse, elle exécuta le second test qui était visiblement de nature psychologique.  La Mizukage ne vit que du noir quand le cobaye ferma les yeux. Enfin, des images issues de son imagination lui furent partagées et en moins d’une seconde, un décor forestier l’entourait. Il n’était pas facile pour elle de dissocier son identité à celle de Naotsuna, étant donné qu’elle n’avait encore jamais pratiqué ce genre de choses. Elle avait l’impression d’agir de son propre chef alors que naturellement, ce n’était pas vrai.  La seule chose qu’elle pouvait faire dans ce corps, c’était de balayer le champ de vision de la femme comme elle le souhaitait. Ainsi, elle put faire attention aux plus petits détails.  

Mystérieusement, elle avait l’impression que la forêt que venait d’imaginer la patiente ne lui était pas si inconnue. C’était sans doute une chimère mais il était fort probable que son inconscient ne lui ressorte de vieilles images déjà aperçues quelque part. Deux hommes apparurent ensuite face à elle, en lui lançant fièrement leur réplique ; lui donner son épée contre sa propre vie. La réponse du sujet fut bien sèche et elle en étonna même l’esprit de celle-ci. C’était comme si elle non plus ne se contrôlait pas forcément. Plus forte et presque indépendante, elle leur faisait face sans trouble apparent. Meï décida d’arrêter la scène à ce moment-là, quand le visages des deux inconnus étaient parfaitement visible. Elle se détacha rapidement du corps de la Naotsuna bis et dut plisser fortement les yeux comme pour amortir la douleur mentale de retrouver ses souvenirs en intégralité. Qu’est-ce que c’était vraiment difficile de passer d’un esprit à un autre. Il est clair qu’un homme banal n’aurait pas pu continuer l’expérience bien longtemps. Le mal de crâne disparut peu à peu par la suite mais elle se sentit un tout petit eu engourdie durant quelques secondes.  La vraie Naotsuna était toujours présente, face à elle.  La scène était encore sur arrêt, comme si elle avait les commandes d’un film qui se diffusait sur un écran.

« - Ce n’est qu’une simple précision mais je voudrais savoir quelque chose. Que vous inspirent ces visages et cette forêt ? Il y a trop de détails pour qu’ils soient simplement le fruit de votre imagination. Vos souvenirs sont pourtant flous, d’après ce que j’ai pu ressentir… »

Elle ignorait si cela avait de l’importance pour l’autre jeune femme, mais ce test psychologique était peut-être quelque chose de révélateur. Ces hommes, elle les avait forcément aperçu quelque part et même si elle ignorait à l’instant qui ils étaient,  elle pouvait au moins se poser la question.

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MessageSujet: Re: ~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)   Jeu 13 Fév - 3:31

Enquête à Kirigakure : First Step
Silverfall M. Naotsuna ; Mei Terumi

Dans les souvenirs de Naotsuna..



 

Les souvenirs sont des chaines d'images censées représenter notre passé. Néanmoins, ce sont des images qui sont le plus souvent modifiées pour ne pas perturber l'équilibre mental de celui qui désire en obtenir les détails. Notre cerveau est très compliqué à comprendre, c'est la raison pour laquelle nous définissons celui-ci comme un "outil à évolution indéterminée". Vous entendrez souvent des phrases comme "son potentiel est sans limites", ou "impossible de dire jusqu'où il ira". Ce sont des choses communes à tous, même pour ceux qui semblent le moins concernés.

Actuellement, deux personnes sont bloquées dans des souvenirs qu'ils n'auraient peut-être pas du scruter. Il existe un phénomène, extrêmement rare mais existant, de modification de souvenirs par la peur. Quelques fois, le souvenir d'une personne ou d'un évènement sont tellement effrayants pour une personne, que celui-ci est altéré, pouvant au pire des cas, entrainer une psychose pour les trop curieux. Les exemples de modifications sont, dans le terme scientifique, décrits de cette manière : La première étape est la modification du visage, ou de l'environnement, pour tenter de "supprimer" inconsciement le facteur de peur du souvenir. La seconde étape est de modifier l'odeur, le bruit, tout les autres sens, afin de plonger la personne dans quelque chose de totalement différent, allant jusqu'à toucher tout ses sens. La dernière étape, la plus dangereuse, est le fait de revivre la scène de la personne qui vous présente ses souvenirs. Cette dernière étape présente une anomalie innatendue, dans la majorité des cas, la peur est telle que le fait de revivre cette scène vous donne l'impression d'y avoir été vous aussi, de partager ce souvenir comme s'il était vôtre. Dans le pire des cas, vous pourriez être la cible de ce souvenir.

Naotsuna était plongée dans un rêve éveillé. Scientifiquement parlant, c'est un état d'inconscience ou le cerveau n'est plus lui-même conscient de l'état mental dans lequel est la personne, ce qui provoque une perte de contrôle de l'esprit, ce qui d'un point de vue extérieur donne l'impression de voir une personne sans âme, debout, les yeux vides, sans la moindre conscience intérieure, une simple carapace sans la moindre vie. Bien que Mei pouvait continuer à scruter les souvenirs de la Jeune Cobaye, tout avait l'air légèrement différent. Naotsuna ne pouvait plus rien faire, dans son état actuel, quelque chose la retenait à l'intérieur, une image, quelque chose d'horrible, un souvenir oublié qui venait de refaire surface. C'est clairement ce qui était sur le point de se produire, pour toutes les personnes présentes ici.

Tout à coup, un Flash puissant, puis plus rien. Impossible de comprendre l'origine de cette aveuglante lumière, jusqu'à l'arrivée à l'un des souvenirs de Naotsuna, et une chose est certaine, aucun détail de cette pièce n'est noté, que ce soit sur les rapports, ou sur le résumé de projet. Une grande pièce sphérique, recouverte d'un blanc neige, toutes les lumières sont portées vers le centre de cette pièce ou réside un grand tube argenté, relié à d'innombrables fils de diverses douleurs, ainsi que de tubes plus petits, probablement des réservoirs, de la taille d'un bras. Mei pouvait absolument tout observer, comme si elle y était, le moindre détail, la moindre craquelure sur le mur était là. Une petite chose en plus, Naotsuna portait un regard de mort sur le contenu de ce Tube. En y regardant de plus près, quelqu'un était à l'intérieur. Quelqu'un, ou quelque chose.


Une femme aux cheveux blancs, un bandeau de fer à l'oeil gauche, dans une nudité absolue, qui ne dégageait absolument rien, comme un être sans aucune vie. Pour ceux qui connaissaient l'histoire de la Shintsuki avant son démentellement, voir cette silhouette pouvait provoquer une peur immense, il est rare aujourd'hui que des personnes aient connaissance de ce dossier là de l'histoire, censé être archivé et scellé dans les bas fonds des abysses. Il n'y avait aucun doute là dessus, cette personne enfermée dans ce tube ne pouvait être qu'Asyldra X. Silvertear.

La femme dans le tube se mit à ouvrir l'oeil droit, d'un jaune aussi éclatant que celui de Naotsuna. Celui-ci se mit à scruter la pièce, bougeant dans tout les sens d'une manière assez horrible, avant de s'arrêter sur le visage de la Samourai. C'était un instant de silence sinistre, une énorme pression s'empare de la pièce, pouvant écraser les plus préparés à l'évènement. Celle-ci jaugea entièrement le corps de Naotsuna, avant de s'arrêter au cordage de sa ceinture, d'esquisser un simple petit sourire... Et de tourner l'oeil vers la Mizukage.

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Comment cela pouvait être possible ? Personne ne pouvait le savoir. Asyldra venait de poser les yeux sur Meï, avant de lui offrir son plus grand et sinistre sourire, lui offrant une vue sur la totalité de ses dents. Une aura étouffante émanait du monstre dans le Tube argenté, pouvant provoquer des illusions instantanées, des moments de peur inimaginables, comme si chaque seconde, vous étiez frappé d'une sensation de mort imminente. Rien n'est plus désagréable, effrayant, que de vivre un moment comme celui-ci. Aucun doute là dessus, c'est un souvenir à la troisième étape de peur. Sous les effets de peur, Naotsuna ne put que s'éffondrer sur place, son corps percutant violement le sol comme s'il avait été vidé de toute âme ou de vie. N'importe quelle personne aurait conclu que Naotsuna avait été intérieurement tuée par ses souvenirs, ce qui n'est pas nécessairement faux, c'est un état de mort cérébrale causée par Asyldra. Celle-ci se mit alors à prendre la parole, d'une voix douce et à la fois pesante, comme si chaque syllabe était un coup de marteau.

- Eh bien... Il est rare d'avoir de la visite, surtout ici. Je suis Asyldra. Mei Terumi, vous devriez savoir que la curiosité est un vilain défaut... La preuve, vous en avez perdu la voix.

Mei ne pouvait plus parler. En fait, ce n'était pas sa volonté, mais bien que la bouche de la Mizukage avait été littéralement cousue par un étrange fil de chakra de couleur rouge sang, qui lui-même avait une odeur de mort en décomposition. Impossible de définir quand cela a été fait, mais ce n'est probablement pas de la main de Naotsuna, morte sur le sol, écrasée par la volonté d'Asyldra.


- "Tout ceci n'est qu'un souvenir, alors comment tout ça est possible ?", n'est-ce pas ? Croyez-moi... Ici, rien n'est logique, ou illogique. Rien n'a de sens, pas même votre vie, ni la mienne, ni celle de cette femme qui tente désespérement de me retrouver. Ce monde, ce qu'il contient, les gens qui vous entourent et ceux qui vous détestent, ceux que vous combattez, ceux que vous aidez, ceux que vous commandez, ils ne sont que le fruit de la haine et sous voués à mourir, de votre main. Vous êtes tâchée du sang de votre propre ignorance, Mizukage. Ici, rien n'est vôtre. La voix d'Asyldra se fait alors plus forte, résonnant dans la pièce comme un seisme assez puissant pour faire trembler la planète entière.
Néanmoins... VOTRE VIE M'APPARTIENT. IL EN EST AINSI, ET PAS AUTREMENT. JE DECIDE DE L'AVENIR DE CE MONDE COMME BON ME SEMBLE, SOYEZ EN AVERTIE, MEI TERUMI, BIENTOT, PLUS RIEN EN CE MONDE NE VIVRA A PART MOI !

Asyldra se mit à rire alors, à gorge totalement déployée, les couleurs de la pièce se mirent à changer en un rouge pourpre, les murs laissaient couler entre eux une matière semblable à du sang, la sortie derrière Mei et Naotsuna était recouverte de mains et de visages bien connus des deux personnes, ils pouvaient être des Ninjas de Kiri, des proches de Mei, des connaissances de Naotsuna, ou de simples civils. Ils criaient tous à l'aide, pleuraient des larmes de sang, se décomposaient. Certains blâmaient Mei en essayant d'attraper ses jambes, en lui criant que tout était de sa faute, que leur mort n'était que le fruit de son incompétence. L'aura sinistre se faisait de plus en plus pesante, plus rien n'avait de sens, rien ici n'était plus contrôlé.

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~ Enquête à Kirigakure ; (PV. Mei Terumi)

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