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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 The Broken Parts [Pv Mei]

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MessageSujet: The Broken Parts [Pv Mei]   Sam 27 Avr - 0:21

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Utakata ♦ Mei.


Encerclé. J'étais littéralement encerclé par ces chasseurs de déserteurs. Sur chacun des masques je voyais les petites vagues gravées. Kiri. C'était trop prévisible. A chaque fois que je dois traverser le pays de l'eau je tombe sur des ninja voulant me capturer. Mais ce moment sera comme tous les autres... Je finirai par les mettre hors combat, les renvoyant dans le village en guise de menace: Laissez moi. Je ne veux plus être poursuivis, j'en ai déjà par dessus tout avec ce groupuscule qui souhaite Saiken... Pas besoin d'un village qui souhaite avoir mon démon en guise d'avantage militaire. Ils ont voulu me trahir par le biais d'Harusame-sama, ils en paient aujourd'hui les conséquences. J'avais mon lanceur de bulles entre mon index et mon pouce, le regard était assez froid et menaçant. Je ne pouvais pas jauger l'attitude de mes ennemis, l'expression voilée par le port des masques. Rester calme et concentré, c'était la clé de ma survie. Ils étaient bien une petite escouade de 2 Oi-Nin. Kiri a vraiment confiance pour envoyer des élites chercher un Jinchûriki parfait expert du Suiton. J'étais à la sortie d'une forêt happée dans la brume de la région. Le myste était fin, ce qui fait que nous pouvions nous discerner correctement. "Tu vas t'en sortir." J'acquiesçai de la tête, approuvant totalement la voix résonnante de Saiken dans mon subconscient. C'est alors que ces deux Oi-Nin s'avancèrent vers moi, me demandant de me rendre tout en me citant aussi la raison pour laquelle ils étaient venus. Me qualifiant de traître, criminel & monstre... Je retrouvai bien là les termes qu'Harusame-sama avait encaissé à ma place quand les villageois me haïssaient. Je reculai légèrement, finissant par ranger mon lanceur de bulles. M'arrêtant pour prendre un appui sur une jambe, ils comprirent que j'allais m'élancer vers eux alors ils reculèrent. Et c'est sur le moment où le manteau de chakra à 1 queue, me projetant sur un des Oi-Nin qui voulu reculer rapidement. Main saisie son visage et avec une force imposante grâce à la force et la vitesse offerte le manteau de chakra, je lui écrasai la tête sur le sol. Faisant une roulade avant pour me rattraper et ensuite me redresser, je pris mes distance avec l'autre Oi-Nin. Un était hors combat. Mes yeux se teintèrent d'un jaune éclatant, quittant le noisette habituel. Je pris une inspiration bien profond et contrôlée avant de tendre ma main vers lui. Le manteau de chakra finit par générer une main de chakra qui fusa les poings fermés sur l'Oi-Nin qui de toute évidence ne savait pas à quoi s'attendre si je finissais par utiliser le Bijû. Le gros poing de chakra de Saiken le percuta de plein fouet pour lui faire faire un dérapage sur le sol jusqu'à percuter un arbre qui se fractura légèrement suite à l'impact du chasseur de déserteurs. Ils étaient tous les deux vivants, mais inconscient. "T'aurai pas dû utiliser mon pouvoir... Kiri connait la marque de mon chakra, ils nous ont déjà localisé je suis sûr." Pendant un instant je m'en fichais, mais peut-être qu'aujourd'hui il est temps de rendre des comptes. Peut-être que les attendre est la chose à faire pour finalement apporter ma propre justice, finir ma vendetta contre Kiri ? Ne plus les fuir et me venger de ce qu'ils ont essayé de me faire ? Oui, peut-être...
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Sam 27 Avr - 16:59

Événement Inopiné.
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Journée morne, routine inéluctable et lassitude. Encore un jour qui ressemblerait à hier et qui ne se différenciera pas vraiment de demain. C’était du moins le pressentiment que l’on pouvait avoir. Alors que le soleil venait juste de quitter son zénith, un doux crachin vint arroser le pays de l’eau, comme presque tous les jours. Ce cycle se répétait quasiment sans arrêt. Si d’ordinaire les individus d’autres contrées préféraient rester chez soi en temps de pluie, à Kiri ce n’était pas cette tradition que partageaient l’ensemble des villageois. La pluie était après tout l’élément majeur du pays de l’eau et sa présence était tellement évidente que les jours ensoleillés en surprenaient toujours plus d’un. Du haut d’une tour qui surplombait tout le village, on pouvait voir les Kirijin arpenter les différentes rues des quartiers du centre ville. Tant d’activité économique ne pouvait qu’être bénéfique à Kiri qui renaissait doucement de sa dictature il n’y a pas si longtemps que cela. Il fallait aussi compenser la population peu nombreuse du village comparé à d’autres comme Konoha qui était bien connu pour sa grande démographie. Quand à la gestion militaire, on ne se faisait pas trop de soucis. L’éducation menée à l’académie des Shinobis parvenait à un apprentissage efficace et de qualité. Mais malgré cela, Terumi Mei semblait préoccupée par d’autres affaires. A l’intérieur de cette fameuse tour où elle pouvait surveiller l’intérieur de Kirigakure tout comme ses contours renforcés par des fortifications, elle dissimulait ses quelques doutes nourris depuis deux semaines. Sur la vître de son bureau, de la buée se dessinait au même rythme que sa respiration.

Ayant fini la plupart de ses tâches administratrices en avance, elle pouvait se réserver au moins une heure de détente ou du moins, une pause. Elle n’était pas enclin à sortir de ces locaux même si flâner dehors lui aurait fait un grand bien.  Le regard vide de tout émotion, son sourire habituel totalement absent, la jeune femme était presque entrée en transe où toutes ses pensées indétectables se mêlaient. L’auburn se souvenait encore de ce début de soirée lors de laquelle elle était tombée sur ces fameux fichiers d’identification de déserteurs Kirijin. Elle n’en avait parlé à ses conseillers mais elle aurait très bien pu se passer de leur opinion puisqu’il était évident que la meilleure chose à faire était de relancer encore et encore des équipes  ninjas expertes pour rattraper ces Nukenin et les faire juger sur leurs terres natales. Les archives en disaient assez ; les fautes commises étaient impardonnables et ils pouvaient s’avérer être une menace pour les autres sociétés. Mais ce n’était pas seulement l’ensemble des exilés qui troublait son esprit ainsi mais plutôt deux dossiers qu’elle avait lus attentivement. Il s’agissait de deux Jinchuurikis anciennement Kirijin et qui étaient toujours en liberté à l’heure qu’il était. Elle le savait que le grand conseil du village ne se préoccupaient que des démons scellés à l’intérieur de ces hommes et qu’ils convoitaient secrètement leurs pouvoirs mais Mei avait été formelle à ce sujet ; si les Nukenin, une fois capturés, devaient être jugés puis condamnés à l’emprisonnement, on ne les utiliserait pas à des fins militaires pour assouvir une quelconque cupidité. Non, Kiri pouvait s’en sortir sans qu’on ait à déployer de tels grands moyens. Beaucoup trop d’erreurs avaient été commises à travers toutes les nations à cause de ces démons et la moindre erreur pouvait se révéler bien fatale. Et puis, la Mizukage trouvait le conseil bien trop optimiste alors que peu de déserteurs venaient d’être attrapés. On avait beau engager des élites à leur poursuite, ils revenaient soit blessés ou bien ils ne revenaient tout simplement pas. Elle se souvenait encore de l’un d’eux qui s’était retrouvé aux urgences avec toutes sortes de mutilations sur le corps et dont une phrase menaçante avait été scarifiée sur son torse.

Malgré tout, Mei n’avait pas relâché ses efforts et baisser les bras devant cela n’était pas son genre. On pouvait penser qu’elle n’avait aucune pitié quant à envoyer ses propres ninjas sur le front mais elle savait très bien se justifier. Ces équipes de Juunin ou d’élite n’avaient jamais été forcées à le faire, elles avaient toujours pu faire part de leur consentement. En général, on ne refusait pas de se lancer dans ces recherches si l’on était pas de nature lâche et qu’on était vraiment dévoué à la nation. Le plus dur était toujours d’annoncer les morts aux proches quand il ne s’agissait pas d’Oinin qui avaient depuis longtemps quitté leur famille pour se plonger dans l’individualisme. Mais cela, c’était une des responsabilités qu’elle devait assumer. Le fin crachin tombait toujours et un zéphyr passait quelques fois par là frôler les feuilles d’arbre et les herbes. Les nuages grisâtres cachaient désormais le soleil, ce qui assombrit davantage les extérieurs. Le Mizukage ne quitta pas du regard un groupe de quatre enfants qui s’entraînaient dehors au Kenjutsu et au Taijutsu.  Cela l’emplissait souvent d’une grande nostalgie de voir les nouvelles générations user de toute leur énergie pour s’améliorer de plus en plus. En temps de paix comme en temps de guerre, leur détermination semblait ne jamais se faiblir. C’était bon signe. Celui lui rappelait qu’à l’époque, même durant l’ère sanglante, Mei avait pu oublier les difficultés de sa vie en refoulant ses malheurs grâce à l’envie de progresser. Une fois que l’on se fixait un but, cette raison de vivre pouvait faire des ravages sur notre façon de penser.

Désormais, son but n’était plus vraiment le même qu’avant depuis sa prise de pouvoir mais effacer les traces ensanglantées du passé constituait pour elle un bel objectif à accomplir et une raison de se battre pour les nouvelles valeurs de Kiri. Ce fut sur cette dernière vue des enfants qu’elle quitta le village du regard pour mieux observer la longue forêt brumeuse qui se dessinait tout autour. Derrière cet air pacifiste qui semblait plonger cet endroit dans le calme, quelque chose se tramait. Elle en avait le pressentiment même derrière un bâtiment herméneutique.  

Quelques minutes plus tard, elle quitta le paysage du regard et se retourna de nouveau vers son bureau qu’elle voyait presque en permanence. Ses oreilles avaient perçu trois petits coups à la porte. Aussitôt, elle invita l’inconnu à entrer et ce dernier n’attendit pas qu’on le lui dise une seconde fois. L’inconnu était en réalité un groupe de trois Oinnin qui vinrent poser la jambe au sol en signe de respect avant d’annoncer la situation. C’était sûrement un bilan de mission, comme ils le faisaient presque chaque jour. S’attendant à recevoir un parchemin complet détaillé des faits, elle fronça les sourcils lorsque le chef du groupe leva la tête vers elle avant de lui annoncer :

« - Mizukage-Sama, mes plus plâtes excuses pour ce dérangement. Cependant, nous et nos éclaireurs avons détecté la trace d’un chakra d’une puissance non négligeable. Il n’y a aucun doute ; il s’agit du démon à six queues appartenant au traître du village nommé Utakata. Quels sont vos ordres ? »

Le visage de Mei Terumi quitta son impassibilité suite à ces paroles et un sourire vint agrémenter ses lèvres charnues. Quelle coïncidence, décidémment. Elle qui ne s’attendait pas à voir ce déserteur aussi facilement était servie. C’était l’occasion de montrer que Kiri ne se laisserait pas faire plus longtemps par des échecs de capture. Cette fois, elle avait en tête l’idée d’agir elle-même et ce n’était pas par soif de combat, loin de là. Elle était consciente que même les ANBU n’avaient pas forcément toutes leurs chances face à un Jinchuuriki et il lui semblait qu’entrer en scène ne se révélerait sûrement pas être une mauvaise décision. D’une voix douce mais assurée, elle finit par répondre :

« - Mobilisez vos troupes pour la protection du village. Je compte aller à la rencontre de ce fameux Utakata. Quant à vous deux, amenez-moi Chojuro ainsi qu’Ao. J’espère également pouvoir compter sur votre présence pour nous accompagner. Disposez. »

Et tels des ninjas assassins, ils disparurent de la pièce en un clin d’oeil. Les gardes situés à l’entrée de son bureau s’inquiétaient mais restaient immobiles, fidèles à leur poste. La Mizukage n’attendit pas plus longtemps avant de quitter son étage. Une fois sortie, elle pouvait ressentir le vent chatouiller son visage et faire voler sa longue chevelure auburn.  C’était une sensation qui lui avait manquée, elle qui se plaignait souvent intérieurement de ne sortir que très peu. Aujourd’hui était aussi l’occasion parfaite pour se dégourdir les membres. Bien sur, elle ne prenait pas cela à la légère mais même en situation de crise, elle faisait preuve d’un grand contrôle de soi et ne perdait pas son sourire.  Assistée par deux gardes, elle s’avança jusqu’à la grande place du village en remarquant que les villageois étaient partis se réfugier avec des équipes de Chuunin. Bien, ses subordonnés avaient fait du bon boulot. Mieux valait éviter une panique générale dans les rues en ordonnant aux Kirijin de s’abriter. Mei avait l’impression d’être en situation de guerre alors que le problème était encore plus simple que cela mais mieux valait prendre moins de risques possible.  Qui sait ce qui allait se produire, surtout en présence d’un Bijuu. Il y a seize ans, le village caché de Konoha avait subit l’attaque du démon à neuf queues et même si aujourd’hui les circonstances étaient différentes, on était jamais trop prudents.

Il ne fallut pas plus d’une minute avant que son cher Ao et le petit Chojuro ne se joignent à elle en compagnie des deux ANBU de toute à l’heure. Elle ordonna à un petit groupe de Juunin de rester en éclaireurs dans les alentours de la forêt brumeuse pour tenter de trouver et de surveiller la cible dans le plus grand secret en dissimulant leurs traces. Sinon, elle estima faire suffisamment confiance en Ao et Chojuro pour pouvoir l’assister correctement. Sans s’attarder, ils quittèrent l’enceinte du village pour s’aventurer dans les alentours de celui-ci. Un des ANBU menait la troupe par le devant et l’autre gardait les arrières. A l’aide de leur ninjutsu, ils dissipèrent le brouillard présent. Il n’y avait quasiment pas un seul bruit, si ce n’était les cris d’oiseaux qui survolaient l’endroit. Prenant soin de ne pas marcher sur des branches mortes pour alerter le déserteur, ils continuèrent d’avancer.  Puis, au bout d’un moment, la Mizukage s’arrêta et donna l’ordre aux ANBU d’un signe de main de s’écarter pour se rendre respectivement à deux heures et à onze heures. La brouillard était parfaitement dissipé plus ils avançaient dans ces lieux forestiers. En fait, c’était comme si les arbres empêchaient à la fois le soleil et le brouillard de pénétrer sur les sols. Seule une pluie fine trempait les cheveux de la grande femme qui ressemblait maintenant plus à une brune qu’à une rouquine.
Au bout de quelques mètres, ils constatèrent que des Oinnin avaient été laissés sur le sol, totalement K.O. Bien, ils étaient sur la bonne piste. On reviendrait les chercher plus tard, pour le moment, l’objectif était tout autre.   Bientôt, elle l’aperçut. Le visage dissimulé par des mèches de cheveux, elle reconnut l’individu qu’elle avait tant aperçu avant qu’il ne dut supporter le poids de porter un Bijuu et avant le crime qu’il avait commis. Alors que la cible était simplement en train d’avancer vers une direction latérale, Chojuro et Ao se mirent en garde visiblement prêts à l’affronter. Cependant, notre protagoniste féminine les arrêta et leur ordonna de rester à leur place. S’avançant de quelques mètres en avant, son coeur se mit à battre plus rapidement d’excitation. Un large sourire fit ressortir la splendeur de son visage tandis qu’elle déclara d’une voix suave :

« - Te voilà donc, fameux Nukenin. Tu n’auras visiblement pas été très discret. »

N’attendant pas qu’il  réponde, elle enchaîna :

« - Mmh, tu sembles bien plus beau que sur la photo qui orne le Bingo Book, mon mignon. Hélas, ton crime ne me laisse pas d’autres choix que d’abîmer ton visage candide... à moins que tu ne te rendes à Kiri pour que justice soit faite, ce dont je doute en vu des événements récents. »

Ne perdant pas son sourire provocateur, elle faisait bien évidemment référence aux hommes blessés qu’il avait laissé inconscients au sol. La Mizukage était désormais prête à se battre. Le mieux était de le neutraliser pour le capturer mais s’il fallait le tuer, alors elle n’hésiterait pas pour le bien de la paix.

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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Sam 27 Avr - 18:45

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Saiken me recommandait vivement de quitter les lieux, mais moi je ne voulais pas. Le temps n'était plus à la fuite mais bien entendu à la vengeance. Trop de jours, trop de semaines, de mois à fuir Kiri sous prétexte qu'il me tueraient une fois rapatrié au village. Non, moi j'étais sur le point de faire face au village. J'étais prêt. L'intervention des Oinin d'aujourd'hui était peut-être presque aussi banale que les autres, mais c'était celle de trop. Aujourd'hui ils allaient payer. Je respirai lentement, le chakra pourpre de Saiken qui m'englobait... L'ébullition de l'énergie de mon Bijû faisait assez de bruit malgré le nombre de queue qui s'élevait à une. Si personne ne venait à moi, j'irai à Kiri déchaîner ma puissance sous l'égide de la vengeance. Inutile de préciser que j'étais vindicatif à l'idée d'avoir eu le sentiment de m'être fait trahir. Je déglutis avant de rendre mes changements physiques flagrant suite à l'utilisation de la cape de chakra de Saiken. De légers crocs poussèrent alors que mes ongles firent de même, s'apparentant alors à des griffes. "Si tu veux en découvre avec la patrie de la brume... Tu sais que tu devras..." Mon regard se durci alors que je coupais la parole à Saiken pour m'imposer. "Je sais..." C'était clair et net, j'avais pensé un peu à tout au cas ou la situation deviendrait précaire. Je libérai un grand souffle alors que je me remémorai mes derniers instants à Kiri. Il était indéniable que le village me manquait, mais sans Harusame-sama rien n'était plus pareil, d'autant plus qu'il m'avait trahi. Alors pourquoi revenir à mes racines alors que le peu de proches que j'avais se sont retournés contre moi. Hors de questions de laisser leur acte impuni. Ils ont abattu leurs cartes, c'est à moi d'abattre les miennes. Saiken sentait qu'on approchait et ne manqua pas de me le faire savoir. C'est alors que je me tenais plus sur mes gardes qu'auparavant parce que celui qui résidait en moi souligna la présence d'une émanation de chakra assez impressionnante. L'artillerie lourde à ce que je vois. Tant mieux... J'attendais encore, restant immobile en maintenant l'aura consistante de Saiken. C'est au bout de plusieurs minutes que des silhouettes se dessinaient dans le myste de la région. Un sourcil s'abaissa, le seul œil pouvant être visible se referma que très légèrement, soulignant un aspect sauvage de ma personne. Une femme & deux personnes, un assez jeune avec ce qui semblait être... Oui, l'ancienne épée de Mangetsu Hõzuki. Et un autre homme qui m'était encore inconnu. En revanche c'est la femme qui s'avança. Penchant la tête sur le côté, j'allais chuchoter son identité tandis que Saiken le prononça à ma place: "La Mizukage... 'Takata.." Je ne répondis rien quant à l'inquiétude de mon démon face à l'ennemie. Non, je n'avais pas à ployer de par son grade hiérarchique. Je restais indifférent bien que la colère était assez présente dans mon subconscient, même Saiken pouvait la ressentir. Et je pense que son inquiétude vient surtout du fait qu'il a peur que je sois le premier à mettre le genou par terre suite à mon manque de sang-froid. Je me tapotai le ventre, lui assurant par le geste que tout irait bien. Je la connais que de par sa réputation, voulant étendre un voile de paix sur le village de Kiri qui cicatrisait du règne de Yagura-sama. Elle prit la parole, ne me laissant pas le temps de répliquer pour finalement débuter une tirade en parlant de mon physique qui n'excuserait pas l'infamie que j'ai commise auparavant. Pestant, je serrai les poings: "Votre justice... Vous savez quoi en faire Mizukage. Votre village a trahi ma confiance, vous avez poussé mon maître Harusame, un haut dignitaire de Kiri à me reprendre mon démon. Vous avez sincèrement cru qu'une fois que j'aurai tué mon maître je resterai dans votre village... ?!" La colère s'empara de mes paroles mais je gardai ma concentration bien que sous l'aile d'un tel ressentiment, trois autres queues de chakra se formèrent, élevant le nombre à 4. Les queues s'agitaient dans tous les sens alors qu'au bout de 5 secondes suivant ma phrase, deux grosses mains de chakra se formèrent à partir de mon manteau d'énergie pour fuser vers la Mizukage. "Je ne vous laisserai pas reprendre celui que j'abrite !"

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Dernière édition par Utakata le Mer 1 Mai - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Dim 28 Avr - 21:22

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Un vent froid traversa la forêt brumeuse qui entourait Kiri. L’atmosphère n’était plus aussi calme et même Chojuro sentait que les choses sérieuses viendraient rapidement se corser. Meï Terumi, en position de garde, écoutait le jeune homme répondre alors que ses traits changeaient pour refléter sa colère. La haine semblait le submerger et bien qu’elle ne date d’il y a bien des années, la Mizukage avait l’impression que les blessures ne s’étaient toujours pas refermées. Mais pourquoi une telle haine ? Il parlait comme si tous les malheurs s’étaient abattus sur lui, comme s’il n’avait jamais été responsable de son crime, comme s’il était incompris. Mais incompris de quoi ? La jeune femme auburn, bien qu’étant une personne très ouverte, semblait ne pas saisir le ressenti qui se dégageait de ce garçon. Toutefois, il n’y avait pas de doute à avoir ; il avait été coupable de son acte et rien ne le justifiait.

Pourtant, cette phrase qu’il avait prononcée avec tant d’ardeur et de mépris, cette phrase qui ne paraissait pas crédible face aux faits réels s’avérait bien troublante. Kiri avait poussé Harusame a reprendre le démon ? Certes, cela s’était passé durant le règle de Yagura mais jamais elle n’avait entendu parler d’un quelconque ordre de tuer ce garçon pour reprendre le démon et l’utiliser à des fins meurtrières. Cela ne collait pas... Il se trompait. Elle vit ses traits se rendurcir, annonçant le début d’un combat qui allait se révéler être d’une ampleur conséquente surtout si le démon à six queues userait de tout son pouvoir. Elle pouvait apercevoir le manteau de chakra qui entourait le jeune homme. Il était sérieux. En effet, c’était certainement sa vie qui était en jeu et face à une Kage, il ne devait pas prendre les choses à la légère. Mei Terumi, bien que conservant son sourire, savait qu’elle aussi devrait faire attention. N’ayant jamais combattu de Bijuu par le passé, l’auburn ne pouvait se permettre de sous-estimer son adversaire.

« - Mizukage-Sama, nous allons... » commença Ao.

Il fut interrompu par un geste ferme et autoritaire de la main gauche de Mei. Cette dernière savait parfaitement ce qu’il avait voulu lui dire. D’ordinaire, elle se battait souvent à leurs côtés et ils formaient une bonne équipe. Chojuro ne cessait même de penser à devoir la protéger à tout bout de champ. Toutefois, la jeune femme n’était plus une simple kunoïchi ; son titre de Kage ne signifiait pas rien pour elle. C’était au contraire un grade à honorer et même en gardant l’esprit d’équipe en tête, il fallait parfois qu’elle prouve son autonomie, sa détermination et sa propre force. Devant un ennemi qui avait blessé ses ninjas, elle préféra l’affronter à elle seule pour valoir sa volonté de protéger Kiri. Beaucoup diraient qu’elle n’avait plus rien à prouver, qu’elle assumait son rôle avec efficacité mais ce n’était pas les paroles des autres personnes qui allaient lui faire croire qu’elle avait déjà tout accompli.

« - Ao, Chojuro, restez en dehors de cela pour le moment je vous prie. »

Elle eut à peine le temps de finir sa phrase que quatre queues de chakra venaient de se former dans le manteau. Telles des flammes, le chakra du démon dansait et manifestait un dynamisme et une puissance hors communes. Ses deux acolytes s’étant écartés de la zone du combat, les deux adversaires avaient suffisamment de place pour laisser libre leurs techniques. En peu de temps, deux mains de chakra orangées fendit l’air avant de se rabattre en direction de Mei. Pointues, tranchantes et redoutables, les griffes du démon n’allaient pas l’épargner. C’était donc cela la puissance d’un Bijuu qui n’avait pas encore déployé toutes ses queues ? Cette aura qui se dégageait du manteau de chakra ne lui disait rien qui vaille. De plus, le garçon avait pris un énorme risque en faisant appel à son six-queue ; il perdrait bientôt le contrôle de sa créature scellée. Si cela devait arriver, alors Kiri serait davantage en danger. Mieux valait le neutraliser avant que cela n’arrive.

Tendant les bras devant elle,  elle prononça l'incantation d'une de ses techniques et fit déferler un grand jet de flammes tourbillonnantes qui percuta les mains cibles faites de chakra afin de les repousser vers la direction opposée.  Cette technique lui offrit un temps précieux pour se dégager de son emplacement et prendre plus de distances. Analysant la taille de son ennemi ainsi que la rapidité avec laquelle les mains s’étaient approchées,  Mei en conclut qu’il valait mieux opter pour des techniques tout aussi vives. Les deux mains au sol, les cheveux lui chatouillant le cou et les bras, elle prononça distinctement : « Ai Jigoku no Jutsu ! » La terre ne mit pas plus d’une demi-seconde pour trembler, comme si son incantation venait d’éveiller un être sommeillant à des mètres en-dessous. Levant ses mains progressivement, le chakra qu’elle avait insufflé à la terre lui permit d’être maîtresse d’un énorme bout de terre de plusieurs mètres de rayon. Ce siphon de terre finit par se matérialiser pour atteindre sa taille optimale. Tel un trou noir, le tourbillon déracina la végétation sur  son passage, ne laissant aucune plante, aucun arbre sur son passage. Sans pitié, il se dirigeait vers le démon à six queue ainsi que son hôte à bonne vitesse en plus du fait que le vent du nord facilitait son déplacement.

Bientôt, l’herbe qui colorait le sol en vert n’était plus qu’un amas de poussière s’évaporant dans les airs. Le spectacle n’avait rien de bien écologique ; le paysage naturellement fleuri venait de disparaître sur un diamètre d’une quinzaine de mètres. Une odeur fraîche d’herbe coupée vint remonter jusqu’aux narines de Mei.  Cela lui suscita une sensation de renouveau pour elle, qui était restée cloîtrée dans son bureau pendant beaucoup trop de temps. Sa longue chevelure dansante au vent, elle venait tout juste de s’échauffer. Devant la vue de ce grand siphon, ses deux acolytes en restaient bouche bée. Tapis près des buissons et à l’écart de la zone de combat, ils étaient à la fois inquiets et confiants. Inquiets de voir leur Mizukage affronter un Jinchuuriki seule et confiants parce qu’ils reconnaissaient son potentiel de combattante. Pour avoir accompli d’innombrables missions de haut rang, mieux valait croire en elle. Toutefois, une autre chose ne devait pas être oubliée ; le combat venait à peine de commencer.

Restant toujours sur ses gardes, Mei finit par reprendre les paroles du fameux Utakata.

« -  Tu as beau accuser Kiri de ce qui t'es arrivé, mais malgré l'époque sombre à laquelle nous vivions, cela n'excuse en rien  ta culpabilité. Qui es-tu pour parler de trahison ? »  



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Dernière édition par Meï Terumi le Jeu 18 Juil - 16:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Lun 29 Avr - 11:39

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Avais-je vraiment l'intention de tuer la Mizukage ? Ou si je finissais par gagner, allais-je pouvoir me servir d'elle comme moyen de pression envers le village pour qu'ils arrêtent de me coller. Je veux forger mon avenir sans que le passé paraisse comme une entrave à mes desseins. Essayer de s'en prendre à la Mizukage allait être un moyen de montrer à Kiri que je ne souhaite pas retourner au village. C'est alors que mes mains de chakra s'opposèrent en bras de fer Ninjutsu contre une technique Katon de la Cinquième Ombre des Eaux. Mais sa technique fut apte à projeter mes mains de chakra dans une autre direction. Ces dernières finirent par revenir dans mon manteau d'énergie avec rapidité. Je ne bougeais pas encore et je n'avais toujours pas pris mon lanceur de bulles, fallait que je vois ce qu'elle allait faire... C'est en quelques instants que je sentis le sol réagir suite à une émanation de chakra venant de Meî la Mizukage. Doton & Katon donc... Je ne connaissais pas les effets de la technique mais je devais trouver un moyen de l'atteindre car quand je serai prêt je pourrai utiliser à nouveau mes mains de chakra, à distance cela ne servira à rien, elle les contrera avec aisance. Je soupirai bruyamment, entendant le bruit de l’ébullition de mon chakra qui se faisait de plus en plus important, je finis par remarquer les effets de la technique de la Mizukage. Serrant les dents je devais vite trouver un moyen d'échapper à ce tourbillon de boue. Je sentais mes pieds se faire entraîner par le siphon alors qu'une autre main de chakra se matérialisa dans mon dos pour s'allonger et attraper un arbre pour me retenir. Fallait que je me concentre pour ne pas être aspirer par cette foutue technique de type Doton. Mon regard n'avait pas changé au final, elle devait voir que je nourrissais une profonde rancœur envers mon village natal qui m'a tourné le dos. La pression de la technique était bien imposante, ma main de chakra allait déraciner l'arbre si je m'éternisais sur place. En revanche elle m'adressa la parole, soulignant le fait que mon crime envers Harusame ne se justifiait pas. Comment ça...? N'avais-je pas eu le droit de me défendre face à cet homme qui m'a trahi ?! La confiance entre un maître et un élève, je sais désormais qu'il ne faut pas s'y fier, et ça c'est à cause de Kiri ! "J'étais un des ninja les plus dévoués au village... Comment vous, ne pouvez pas vous rendre compte que c'est votre patrie qui m'a enchaînée... ?" Ma main de chakra finit par lâcher lentement l'arbre alors que je me laissais aspirer lentement dans la boue. J'avais pas le choix, j'allais abattre mon avant-dernière carte. En finir le plus vite était le mieux à faire je crois. Pensait-elle que je me laissais tuer ou capturer ? Non, de mon côté il était certain que j'allais passer à un stade des plus meurtriers. Mon chakra se teinta d'une couleur encore plus rouge, vers le foncé. Et une fois à l'intérieur du siphon, une explosion de chakra se forma. La boue se dispersant sur l'étendue de la zone de combat, et moi, m'élevant d'un saut dans les airs, à bien 3-4 mètres sous forme de proto-bijû. Ma forme de mini-Rokubi était telle que j'avais l'air d'une limace humanoïde faite uniquement de chakra de Bijû. Levant ma gueule vers les cieux, le chakra se concentrant pour ensuite être relâché sous forme de petites bombes bijû mortelles. Il y avait 5 Renzõku Bijūdama se dirigeant vers Meï & ses coéquipiers. L'explosion des bombes allait être tel qu'une explosion titanesque allait se produire. La concentration de chakra n'était pas aussi condensée que lorsque sous forme complète j'usai de la véritable bombe Bijû, mais ces cinq salves de chakra négatif & positif pouvait être mortel pour quiconque se prenant les salves de plein fouet. Mais je savais que d'ici peu j'allais effectuer ce que je fais rarement en combats... Je ne fais cela que lorsque je suis vraiment prêt à en découdre avec mon passé ou ceux qui s'en prennent à Hotaru, ma protégée. Cette fois, j'espérai la toucher...


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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Mer 1 Mai - 20:07

Événement Inopiné.
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Ce fut sur ces mots presques secs que Meï Terumi tenta de heurter le déserteur. C’était autant une provocation que pour tenter de le faire se rendre compte qu’il n’était pas la victime de cette histoire. La jeune femme pouvait très bien comprendre que Kiri n’avait pas pu faire preuve d’une réelle amabilité lorsqu’il avait occupé son Bijuu et que par conséquent, il avait pu voué du mépris vis à vis du regard des gens. Toutefois, les esprits forts et combattifs ne s’arrêtaient jamais à ce que pouvaient penser les autres. Pourquoi avoir tué Harusame, son maître, qui était connu de tous comme un être bienveillant et honnête ? C’était même un des seuls hommes à ne pas avoir été obnubilé par le pouvoir ou les récompenses que le Yondaime Mizukage promettait à ceux qui prenaient part à ses complots machiavéliques. Meï se souvenait encore de lui, quand elle était Juunin puis dans l’élite du village. Elle ne lui avait jamais adressé la parole mais avait pu le voir prouver sa puissance en tant que Shinobi. Jamais il n’avait abandonné son apprenti même quand celui-ci devait se remettre du scellement du Bijuu en lui. Il l’avait soutenu jusqu’au bout, de ce qu’on disait. Plongée dans ses pensées, la Mizukage ne se détâcha pas pour autant du combat, restant attentive à la scène qui s’offrait à elle. Le siphon, comme elle l’avait prévu, se révéla sans pitié en aspirant tout ce qui était à proximité. Elle put voir non loin que le jeune Utakata se retrouvait en difficulté et que seules ses mains de chakra lui permettaient de résister à la force de ce tourbillon de terre.

Toutefois, Meï n’était pas assez naïve pour crier victoire rapidement et elle savait que le Bijuu n’avait pas dévoilé l’ensemble de ses pouvoirs. Le garçon avait certainement d’autres cartes à jouer et elle se demandait bien de quelle manière il allait contrer cette attaque. Il y avait plusieurs facteurs qui pouvaient le pousser à agir rapidement ; sa détermination, son sens de la survie et surtout sa colère. Notre protagoniste savait pertinemment que lui parler contribuait à l’énerver davantage et elle l’avait fait exprès pour voir l’étendu de ce qu’il était capable de faire. Le but n’était pas seulement de le capturer et de le confier à la cour de la justice mais aussi d’avoir un aperçu des capacités du garçon. Bien sur, elle n’irait pas plus loin, n’oubliant pas que la sécurité de son village était une chose à ne pas négliger. Etant sur le point de répliquer, Meï fut aussitôt interrompue dans son projet. La terre trembla de nouveau tandis que le siphon de Doton faisait émaner une grande explosion qui libéra une quantité plus massive de chakra. L’auburn pouvait ressentir cette nouvelle puissance fraîchement relâchée dont elle en devina la source. Le manteau de chakra avait pris une couleur plus bordeaux et cette teinte voulait absolument tout dire. Désormais, les choses sérieuses venaient de commencer, laissant l’échauffement faire place à un vrai combat. Une bouffée de chaleur vint faire virevolter la chevelure douce de la jeune femme. Ce changement climatique paraissait tellement étrange alors qu’il pleuvait légèrement et que le froid apporté par le vent avait habitué les ninjas à quelques frissons d’effroi par moments. Chôjuro et Aô étaient presque nourris de l’envie d’intervenir mais l’ordre était clair et ils devaient s’y conformer.

Le siphon finit par exploser et Meï exécuta un grand saut en arrière avant de s’abaisser derrière un gros rocher afin éviter une grande partie de la masse boueuse qui venaient de s’éparpiller un peu partout. Ses deux coéquipiers trouvèrent le moyen de s’en préserver. On ressentait encore le souffle de l’explosion avec ce vent qui s’y était mêlé. La détonation avait été tellement grande que tous les oiseaux étaient partis de la forêt en direction d’une destination plus sûre. Meï sortit de son rocher, les pans de sa robe tâchés par la boue. Elle qui n’aimait pas du tout la saleté afficha une légère grimace à la vue de la forme chocolat qui s’étendait sur toute la zone.  Le paysage était désormais dénudé de sa beauté naturelle ; les arbres déracinés et aspirés par le tourbillon de Doton traînaient au sol, broyés en morceau. Les feuilles s’étaient éparpillés sur le sol et se mélangeaient salement à la boue.  Le sol était à présent glissant et mieux valait concentrer un peu de chakra vers les pieds pour éviter un mauvais mouvement. L’odeur de l’herbe avait disparu, faisant naître un parfum de terre humide comme on pouvait souvent en sentir à Kiri lorsqu’il pleuvait énormément. Le ciel s’assombrit et la vue devint alors plus obscur, comme si quelque chose de mauvais se préparait. C’était comme si une tempête allait les frapper bientôt. Et cette tempête se préparait en effet : Meï aperçut enfin son adversaire s’élever à quelques mètres dans les airs avec une nouvelle forme plus meurtrière et menaçante. Cela ressemblait fortement à la véritable forme de Rokubi ; Utakata était décidément prêt à lui en faire baver et peut-être même la tuer. Après tout, n’était-ce pas l’objectif de chaque Nukenin de fuir et de faire un maximum de dégâts dans leur village natal ? Avoir la tête du Kage de Kiri ne pourrait que lui permettre de menacer encore plus le village caché du pays de l’eau. Néanmoins, notre trentenaire n’était pas prête de se laisser faire et elle se battrait jusqu’au bout pour l’empêcher de nuire.

Tandis que le Nukenin préparait une nouvelle attaque, Meï n’attendit pas et malaxa son chakra sans plus attendre. Celle-ci devait protéger ses compagnons coûte que coûte et pour cela, elle devait utiliser une technique tout aussi surpuissante. S’étant préparée à la vitesse accrue de son adversaire, elle déploya rapidement à son tour sa nouvelle carte en jeu après avoir effectué les signes nécessaires avec ses mains. Bientôt, cinq boules de chakra bien concentré étaient sur le point de tomber du ciel en direction des Shinobis de Kiri. Se fit entendre aussitôt un cri d’animal avant qu’une tête de dragon marron n’apparaisse à côté de la Mizukage. Colérique, déterminée et puissante, la tête fonça vers les airs à vive allure avant de recracher de nombreuses boules de terre robustes  qui vinrent percuter les boules de chakra. La tête du dragon entra à son tour en collision avec les projectiles du Jinchuuriki. Une explosion se fit de nouveau entendre tandis que les résidus de chakra et du dragon s’éparpillèrent sur le sol une nouvelle fois. Contre les projectiles, Meï n’avait jamais eu trop de difficulté puisqu’elle savait comment les contrer. Mais le plus embêtant, c’était les explosions de grande ampleur. Reprenant doucement son souffle suite à la mobilisation de son chakra pour une technique de haut rang, elle ne quitta pas Utakata du regard. Chôjuro et Aô avait pu se protéger une nouvelle fois même des feux d’artifice qui venaient de se produire. La Mizukage nota ensuite l’arrivée à proximité d’une équipe Juunin qui était censée patrouiller la forêt. Le trio s’arrêta et un seul regard autoritaire d’Aô suffit à les taire dans leur envie de participer au combat.

« - Je n’aime pas spécialement ôter la vie d’autres individus mais apparemment, tu sembles vouloir pousser les choses au maximum. Kiri ne t’a pas enchaîné et je ne te laisserais pas nuire ce village. » dit-elle sur un ton à la fois doux et sec.

Elle venait de quitter son sourire ; Meï était très sérieuse à présent et elle ne laisserait aucune faille passer. Une mèche de ses cheveux vint se glisser devant son seul oeil visible et sa chevelure était bien plus ébouriffée que d’habitude à cause de toutes ces explosions de grande puissance. Sa tenue bleue avait de nouveau été salie par toute cette boue mais ce n’était plus ce qui la préoccupait. Fixant Utakata sous sa nouvelle forme, elle prononça distinctement un « - Yokai no Jutsu ! » avant qu’une quantité colossale de lave ne s’échappe de sa bouche tel le souffle d’un dragon enragé. Elle visait précisémment le Bijuu et comme elle savait pertinemment qu’il était plus rapide, elle tournait la tête de droite à gauche tout en crachant la lave pour l’empêcher de se mouvoir correctement et d’éviter cette substance très corrosive. Meï ressentait une grande chaleur presque réconfortante tellement elle se sentait dans son élément. La lave mélangée à du Doton sous forme de boue l’étalait davantage sur le sol. Même en se posant par terre, Utakata risquait de se blesser. S’étendant sur une quinzaine de mètres, son attaque était redoutable. Bien sur, elle avait veillé à ne pas viser ses compères mais elle avait également compté sur eux pour ne pas la gêner.

Le climat était désormais encore plus chaud et on se croyait plus à Suna qu’à Kiri. Quelques goutelettes de sueur tombaient lentement du front de la Mizukage mais elle n’en était pas pour autant fatiguée. Après tout, elle était jeune et encore pleine de ressource et ce n’était pas l’utilisation d’une seule technique de rang S suivie d’une technique de rang A qui allait l’achever, loin de là. Elle était aussi capable de gérer son propre chakra, économisant le sien par moment avant de l’utiliser de manière utile. C’était là un des atouts à avoir lorsque l’on désirait remporter un combat et jamais elle n’avait été du genre à foncer dans le tas en se vidant de toute son énergie. A partir de là, elle allait devoir faire encore plus preuve d’intelligence pour réussir à venir à bout de ce combat. Meï ne pouvait se permettre de perdre en prenant en compte que tout son village avait reposé leur espoir en elle. Désirant apporter la paix dans Kiri et dans le reste du monde, souhaitant du fond du coeur rétablir une philosophie de bonté et de paix dans les pensées des futures générations, la jeune femme devait faire subsister ces valeurs.



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Dernière édition par Meï Terumi le Dim 28 Juil - 22:27, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Mer 1 Mai - 23:05

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L'atmosphère se faisait de plus en plus pesante. Cela devenait insoutenable, même pour moi. Il y a quelques mois que je n'ai pas utilisé le manteau de chakra de Rokubi en plus de la petite transformation que je venais d'effectuer. Je voyais la nature s'affoler suite aux émanations de chakra plus qu'imposantes. Le combat a débuté il y a peu de temps, mais j'ai l'impression que cela s'éternise déjà. J'ai déjà l'envie de conclure cet affrontement. Ce pourquoi j'ai pris la peine d'activer mon mode proto-bijû d'un coup. Et en y repensant, je me demandais combien de Jinchûriki dans ce monde ninja pouvaient supporter une telle charge de chakra, car encaisser une telle dose était réservé aux ninja confirmés. Nous ne sombrons pas dans la démence alors que si un ninja ne contrôlant pas son démon fuse dans le mode dans lequel je suis... Il serait... destructeur. Animé par sa seule volonté de tout calciner, détruire. Obtenir la puissance de Saiken m'a permis de me rapprocher de ma vendetta et je ne fuirai pas tant que je n'aurai pas fais prendre conscience à Kiri que je suis sûrement le plus vindicatif qui soit...! Mais perdre son sang-froid n’était pas la meilleure des options sauf pour quelqu'un qui souhaite la mort. Dire que nous n’avons pas peur de la mort est faux, après tout, ce n’est pas comme si nous avions déjà tous essayé. Mon adversaire, craint-elle la mort en ce moment même ? Croit-elle que de par son grade de Mizukage, elle peut ignorer ce qui pourrait lui arriver à l’issue de ce combat ? Et ce n’est pas parce que son visage est imprégnée d’une grande beauté que je retiendrai mes coups.
Encore dans les airs, je n’allais pas tarder à redescendre alors que j’assistai à l’échec de ma technique. Cela m’impressionnait très franchement. Heureusement que je suis sous forme Proto-Bijû vu que mes techniques Suiton auraient été... faibles face à ses jutsus. J’observais la danse de mes explosions suite aux courts bras de fer avec les boules de terre de la Mizukage. Un véritable feu d’artifice mortellement vicieux...

J’étais en train de redescendre, m’étant propulsé bien haut dans le ciel en constatant l’arrivée d’alliés de Kiri. Ces derniers ne s’étaient bizarrement pas lancés dans la bataille et tant mieux. « Reprends forme humaine Utakata... Tu n’y arriveras à rien sous cette forme !» Le conseil de Saiken était clair et net. Sous cet forme, mes bottes Suiton & Tokeruton étaient trop limitées. Il allait falloir que je repasse sous forme humaine avant d’en découdre. Mais là, c’était comme ... l’emmerde. Je venais juste de reprendre ma forme humaine quand un voile de lave se déploya dans toutes les directions. Je venais juste de revenir sur mes pieds et il était presque trop tard pour effectuer le moindre signe incantatoire. Mes yeux s’écarquillèrent, mes dents serrées je finis par crier à Saiken: «Maintenant ! Ninpõ ! Rokubi no S...» A cet instant précis, j’avais eu pour dessin d’encaisser la technique Yõton de l’ennemie. Je l’avais déjà fais avec une technique apte à détruire un village, le Kinjutsu du clan Tsuchigumo. Il fallait que je me transforme pour faire disparaître la technique. Je n’avais d’autres choix. Mais c’est à ce moment très précis du combat qu’une autre incantation parvint à mes oreilles: « Suiton, Fortification Aqueuse !» Plusieurs voix annoncèrent la même technique. A ma droite et à ma gauche, je pus cerner des filets d'eaux qui me dépassaient pour fusionner ensuite devant moi et former un mur d'eau géant. Mais en même temps, des fouets de type Suiton m’enlacèrent les poignets et la gorge pour m’empêcher de joindre mes mains et de finir l’incantation.

Je m’étais fais littéralement avoir. Je pouvais me transformer mais le fait d’avoir enchaîné les stades de Saiken en aussi peu de temps... Cela m’a fait bizarre au point que j’ai libéré un gerbe de sang. Trois fouets pour trois ANBU, suivit d’une même technique prononcée par 4 autres ANBU, parmi ces 4 derniers... Le chef de l’équipe. Je connais ce mode opératoire... C’était lui. « Tsurugi...» Le chef des forces spéciales de Kiri. Il m’a pris par surprise. Ce dernier se montra en face de moi avec son masque sur lequel étaient placés quelques marques vermillons. Il enleva aussitôt son masque, sûrement conscient que cela ne servait à rien de cacher son identité face moi qui le connaissait presque aussi bien qu’Harusame. Pas étonnant, il était son meilleur ami... Je n'étais pas en état de combattre, ils avaient l'avantage du nombre et même si je tentais le fait de me transformer, Tsurugi saurait comment me battre. Il est le seul à connaître mes bottes de Tokeruton et techniques de démon à queue. Je restais debout bien qu'un des ANBU ne se fit pas prier pour me mettre à genou en me frappant dans le creux de la jambe, toujours enchaîné. Et là maintenant... toutes mes pensées se tournèrent vers Hotaru. S'ils allaient récupérer mon démon, j'allais mourir et qu'adviendrait-il de celle que je protège ? Il est fort probable qu'elle nourrisse une rancœur sans seuil de tolérances à l'égard de Kiri et finisse par souhaiter la mort de mes adversaires d'aujourd'hui. Je fis un non instinctif de la tête bien que l'épuisement m'empêchait de me mouvoir pour me libérer de ces fouets. A l'avenir je serai plus stratégique. Je n'ai jamais combattu aussi mal. Enfin quand je dis à l'avenir, si je suis en vie d'ici une semaine. Tsurugi ordonna à ses hommes de rompre le lien Suiton qui les liait à leurs fouets puis le chef ANBU me releva. Quelle confusion cela devait être pour la Mizukage quand elle m'aperçu avec Tsurugi, m'aidant à me déplacer jusqu'à elle. Mon regard faible, la gorge sèche, des douleurs omni-présentes en moi, cela Tsurugi en avait visiblement rien à faire. Il était là pour une autre raison que de m'aider, je ne l'ai pas vu depuis la veille de ma désertion.

«N’attaquez plus Mizukage-sama. Vous vous méprenez sur son compte. Et vice-versa.» Annonça t-il alors que nous étions à quelques centimètres de celle que j'ai essayé de tuer. Qu’est ce qu’il voulait dire par... se méprendre sur leur compte ? Je ne pouvais m'être trompé. Un nœud à l'estomac se forma alors que j'avais l'impression que ce qui allait suivre ses dires allait remettre en cause cette vendetta que j'ai fomenté depuis tout ce temps.

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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Jeu 2 Mai - 23:04

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L’action se déroula à toute vitesse, comme dans un récit qu’un grand-père conterait à ses enfants. Alors que de la lave recouvrait une grande surface de la zone de combat, le suspense était à son apogée. Que ce soit Chôjuro, Aô ou les autres ninjas présents, tous se demandaient sûrement quelle serait l’issue de cette bataille. Est-ce que leur Mizukage avait pu engloutir le Jinchuuriki d’une attaque Yôton de masse ? Cela paraissait tellement évident. Comment ne pas se dissoudre, se brûler rien qu’au contact de cette affinité si rare et dévastatrice ?
L’ennemi redescendait doucement vers le sol mais il sembla perturbé, arrêté par quelque chose. Certainement le commencement de sa perte de contrôle du Bijuu. Evidemment, il ne devait pas le maîtriser bien longtemps et c’était ce moment-là que la chef du village de Kiri devait intervenir pour l’empêcher de commettre des dégâts à plus grande échelle. Ils avaient déjà eu du mal à sceller Sanbi, il n’y avait donc pas besoin d’affronter Rokubi pour le sceller à nouveau. Commençant à nettoyer la lave qui coulait de ses lèvres pulpeuses, Meï Terumi sourit ; elle était parvenue à mettre son adversaire en difficulté et cela lui donnait confiance. Certes, il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers, puisque le garçon prévoyait une nouvelle incantation. Une forme finale ? S’il venait à utiliser son Bijuu à cent pour cent, cela signifiait qu’il n’avait pas d’autres alternatives.

Décidément, ce combat risquerait d’être bien plus difficile et pourtant, Meï était encore loin de réaliser ce qui allait s’ensuivre. Des différentes voix rauques et masculines surgirent de nul part, prononçant distinctement et synchroniquement une technique Suiton que la Mizukage connaissait tant bien. Alertée par cette intrusion dont elle n’avait pas prévu, elle tourna vivement le regard vers les nouveaux venus. Aussitôt, des filets d’eaux s’échappèrent des mains des Shinobis de Kiri fraichement arrivés et vinrent enlacer les membres du Nukenin. Qu’est-ce que cela signifiait ? La jeune femme n’avait jamais donné l’ordre d’être assistée durant ce combat, elle l’avait précisée maintes et maintes fois quand elle était sortie de son bureau. Ces Oinin devaient respecter sa volonté de se battre seul, c’est tout.

Dubitative et interloquée, la Mizukage se sentait comme froissée, insultée. C’était comme si on la croyait incapable de gérer une situation alors qu’elle avait juré protéger Kiri au péril de sa vie et de prendre les bonnes décisions en cas de crise. Bien sur qu’elle était jeune et qu’elle était une femme mais avant tout, sa politique se basait sur une égalité des individus, quelque soit leur apparence, leur âge, leur sexe ou bien leur personnalité. Elle avait pourtant cru avoir intégré ces notions à ses fidèles Anbu. Observant les lianes d’eau s’accrocher fermement au corps du Jinchuuriki, elle commençait à être agacée bien qu’elle gardait son calme du mieux qu’elle le pouvait. Ne faisant apparaître aucune émotion sur son visage, seul son regard pouvait laisser apparaître de la méfiance. Rapidement, sa lave fut également stoppée par une attaque à l’unisson de cette même équipe d’élite. La lave fut noyée par une quantité colossale d’eau qui inonda un peu la surface avant de former un mur d’eau qui protégea Utakata de l’attaque Yôton.

Quelque chose clochait... ce n’était pas normal d’interrompre un combat de la sorte et d’empêcher leur dirigeante d’affaiblir ce déserteur. Seraient-ils sous l’influence d’un autre ennemi, tapi dans l’ombre ? Meï savait que cette idée pouvait être paranoïaque mais dans le monde des Shinobis, rien était impossible. Après tout, Yagura avait été un Mizukage contrôlé par l’Akatsuki donc qui disait que ce n’était pas encore une fois un coup monté ? Jetant un regard suspicieux à Aô et Chôjuro, elle recherchait leur avis du regard. Néanmoins, eux aussi, étaient perturbés par la scène. Croisant ensuite les yeux de Tsurugi qui dirigeait cette équipe, elle l’interrogea du regard avant d’appuyer davantage son incompréhension. Elle avait toujours eu confiance en lui et c’est pour cela qu’elle lui avait léguée certaines responsabilités qu’elle n’aurait jamais laissées à quelqu’un d’autre. C’était un homme d’expérience, capable d’affronter beaucoup d’individus de toute puissance confondue. Adroit et fort, il n’avait pas besoin d’être accompagné pour accomplir à bien ses missions. Non, il ne devait pas être manipulé sinon il n’aurait pas arrêté le Jinchuuriki de Rokubi. Meï Terumi n’eut d’ailleurs nul besoin à le questionner à voix orale puisque ce dernier pris la parole en premier. Doucement, il s’avança vers elle en traînant la victime qui venait d’être rompue de ses liens de l’eau. Extremement méfiante, notre protagoniste ne le lâcha pas du regard et se gardait prête à intervenir s’il venait à lui faire un coup bas. Visiblement, il y avait des choses à éclaircir d’autant plus que Tsurugi venait de lui demander de ne plus attaquer. Elle se méprenait sur le compte de ce déserteur ?  

« - Tsurugi... Qu’est-ce que cela signifie ? J’ai ordonné à vos équipes de garder Kiri en sécurité et non de m’interrompre en combat contre ce Nukenin. » dit-elle sur une voix douce mais pourtant ponctuée d’autorité et de scepticisme.

Elle n’avait pas dit cela sur un ton très dur cependant, elle cherchait des réponses. Le chakra de Rokubi se faisait de moins en moins sentir et le jeune Utakata s’avérait de moins en moins d’humeur meurtrière. Lui aussi ne comprenait pas ? Tant de questions demeurant inextricables pour le moment traversaient l’esprit de l’auburn. Fixant son ancien opposant de ses yeux éméraude, Meï écouta attentivement la réponse de son coéquipier. Si elle avait bien capté les premiers mots qu’il avait prononcés, alors elle s’était trompée quelque part au sujet de ce jeune brun.

« - Mizukage-sama, je vous prie de bien vouloir m’écouter. Cet homme, Utakata, ne doit pas être condamné derrière les barreaux. Il faut que vous sachiez la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé le soir, où il a mis fin à la vie de son maître Harusame. La version officielle du village s’écarte des vrais faits. »

Lentement, le regard de la descendante des Terumi passa du Jinchuuriki à Tsurugi. Cette révélation n’était pas moins qu’un véritable choc, exactement comme une pierre tombant de nul part pour venir se fracasser sur le crâne de la Mizukage. En l’entendant, certains Juunin à proximité murmurèrent des paroles inaudibles mais qui devaient certainement concerner le fait que tout cela ne pouvait être qu’un mensonge. Des personnes peu ouvertes comme elles avaient le droit d’y croire mais pas la Godaime. Capable d’écouter les idées des autres sans se renfermer sur les siennes, elle était prête à faire preuve de compréhension si les arguments donnés étaient convenables. Bien que toujours alertée par cette scène qui lui sembla se dérouler bien trop rapidement, elle répliqua à son subordonné de lui donner plus de détails :

« - Ce que vous avancez va pourtant à l’encontre des archives du temps du Yondaime Mizukage. Utakata a été coupable d’avoir tué son maître et cette information est pourtant véridique. Toutefois, si vous possédez davantage d’informations complétant cette affaire, je me tiens prête à vous écouter. »

Cette réponse suscita l’étonnement de plus d’un Kirijin et les exclamations se firent entendre. Un vent glacial traversa alors la forêt ; le moment fatidique allait arriver. Les explications allaient tomber et changer le cours de l’histoire de deux personnes dont le destin était finalement lié. Meï, bien que très lucide, ne pouvait même pas le prévoir.

« - Je pense qu’il vaudrait mieux que vous interrogiez Utakata par vous-même, Mizukage-sama. » dit Tsurugi avec sincérité et respect.

Aô et Chôjuro venaient de sortir de leur cachette et à allure rapide, ils finirent par rejoindre le petit groupe au milieu de la place. Gardant pourtant un oeil sur le Nukenin, ils ne savaient sûrement pas quoi penser de tout cela surtout que Tsurugi était un homme influent dans leur village et de crédible ; sa franchise n’avait d’égale que sa loyauté. De bien belles qualités qui conforma encore plus notre héroïne dans l’idée qu’elle devait le croire pour ne pas commettre une bêtise. Ne plus le méprendre... Mais comment justifier un tel crime ? La loi promettait des issues différentes pour les personnes défaillantes mentalement et qui, par exemple, étaient sujets de trouble de personnalité mais elle n’avait pas tracé le moindre de ces symptômes dans le dossier de cet homme qui s’approchait de la trentaine d’année. Il devait posséder un autre mystère et elle allait peut-être pouvoir le découvrir et en juger la suite. Dégageant une fine mèche de ses cheveux qui vint se déposer sur l’arête de son nez, la belle se tourna de nouveau vers l’ancien Kirijin et l’observa minutieusement, comme si elle cherchait à le comprendre directement par la vue. Plutôt amoché par les coups donnés par les autres Anbu, il avait courbé son dos sous la douleur et il ne la regardait même pas. Pour Meï, il avait l’air d’un simple enfant innocent qui avait commis une bêtise. Etrange sensation quand on savait qu’il y avait à peine quelques minutes, elle avait eut la suggestion en tête de le mettre K.O ou de le tuer. Penchant légèrement la tête pour mieux l’apercevoir, elle ignora les murmures d’Aô qui la prévenait de faire très attention. C’était inutile puisqu’elle voulait croire à Tsurugi.

« - Et bien, Utakata. Je veux bien entendre ce qu’il s’est vraiment passé il y a quelques années, la nuit où l’on a retrouvé le corps de Harusame-san inerte. » finit-elle par dire doucement.

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Dernière édition par Meï Terumi le Jeu 18 Juil - 16:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Ven 3 Mai - 1:00

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Utakata ♦ Mei.


Pourquoi il me tenait...? Je ne sentais presque plus mes jambes. Mes membres étaient endoloris. Moi qui contrôle Saiken, il est vrai que j'aurai dû plus m'habituer à son utilisation ces derniers temps. Mon regard faible était tout aussi choqué d'entendre de telles paroles venant de Tsurugi. Lui, meilleur ami de mon maître défunt. Comment pouvait-il oser dire cela ? Pour qui se prenait-il ? L'envie de faire un coup bas pour lui faire regretter ses dires m'était venue en tête mais je suis du genre loyal même en tant que Nukenin, et puis je n'ai plus la force d'attaquer. Le sang qui s'écoulait lentement de ma bouche venait jusqu'à s'imprégner dans mon kimono. Je ne fis rien pour empêcher le petit flot de s'échapper de ma bouche, je ne pouvais presque plus bouger. Je réfléchissais bien entendu au pourquoi de l'intervention de Tsurugi, ce n'était pas son genre d'interrompre un tel évènement pour une raison des plus banales. Mais le fait que cela concerne mon cas prouvait que sa raison était justifiée. Toussotant, j'écoutais la Mizukage faire la morale à Tsurugi mais je ne pus ni me moquer de lui, ni montrer que je me foutais complètement de leur discussion. Seul mon regard posé sur le sol pouvait traduire le fait que je me posais de nombreuses questions sur le fait que je me suis trompé sur le compte de Kiri. Comment pouvais-je me tromper ? Les faits étaient là, j'ai failli mourir. Mais d'après Tsurugi, la vérité devait être éclater. Que savait-il que moi je ne savais pas ? Que savait-il que la Mizukage ignorait ? Une douleur colossale monta droit à mon système nerveux: "Fais attention Utakata, ta santé se dégrade.." Il avait raison, j'étais mal partis. Je pense qu'il allait falloir que je m’entraîne d'avantage pour reprendre l'habitude d'utiliser les stades du Rokubi comme je le souhaite.

Dans ma tête tout se mélangeait. Que se passait-il ? J'avais froid et chaud à la fois. Cela devenait insoutenable... J'écoutais bien attentivement ce que Meï disait avec Tsurugi. En effet, avait-il des preuves de ce qu'il avançait ? Je n'attendais que ça. J'attendais qu'il donne plus de détails sur le fait que je me trompe de cible et que Kiri ne devrait rien avoir contre moi. Je toussais continuellement, évitant de recracher du sang. Entraver leur discussion n'était pas une bonne idée de toute évidence vu que cela pouvait changer mes desseins. Mon regard faible se détacha quelques secondes du sol pour se lever vers la Mizukage. Cette femme, aussi forte soit-elle était dotée d'une force de conviction sans pareil. On aurait presque pu dire qu'elle était la Némésis de Yagura-sama. A la regarder, on devinait qu'elle était chargée d'ambitions pour son village. Protéger ces habitants qui m'ont méprisé, faire des choix difficiles... Il était facile de voir qu'elle pouvait porter tout cela sur ses épaules. C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai comme perdu ? Parce qu'elle se bat pour une chose plus concrète que moi qui me bat pour ma survie et celle de Saiken ? Cela devait être juste. Je respirai faiblement, bien que l'inspiration était vigoureuse, l'expiration elle, semblait liée à la mort. Inspiration incomplète et expiration douloureuse, cela faisait très franchement la paire. Mon nom fut mentionné aussitôt, sachant que j'allais devoir prendre la parole, mon regard se reporta sur le sol. Me questionnant sur mes derniers actes, j'allais énoncé en détail ce que je savais bien que je me demandais ce que Tsurugi avait derrière la tête. "J'ai dis tout ce que je savais... Harusame a tenté de me dérober celui que j'ai... Je n'ai fais que me défendre face à lui. Mon maître, celui qui m'a tout appris. Celui qui m'a scellé le démon à 6 queues... Il m'a trahie pour qu'une fois dompté, il puisse me le reprendre..."

La tristesse ancrait chacun de mes mots, je voulais que cette Mizukage comprenne que je ne mentais pas. Je n'avais pas de raisons de mentir, d'où ma vendetta, d'où ma fuite. Je savais que Kiri allait me reprendre le démon pour leur foutue équilibre militaire. En revanche Tsurugi lui semblait être sûr d'une chose... que je me trompais. Son regard traduisait tout; je le connaissais bien.. Que voulait-il dire ? Pourquoi voulait-il que je donne ma version des faits ? On aurait dit qu'il préparait à annoncer quelque chose . Je restais bien attentif. "C'est là qu'il y a un problème. Harusame n'a jamais eu l'intention de tuer Utakata. Malgré les apparences, il est vrai qu'Harusame a tenté quelque chose sur son élève... mais ce quelque chose, c'était de dissocier le démon de son élève sans tuer ce dernier." Je ne pouvais plus parler. Mes yeux écarquillés malgré la fatigue qui pesait sur mes paupières. J'étouffais clairement. Tombant au sol, sur le dos, Tsurugi n'avait pas prévu que je réagisse de la sorte apparemment. C'était un terrible choc... Ce dernier siffla un ninja médecin dans le tas qui vint jusqu'à moi, lui donnant l'ordre d'effectuer une technique de soin histoire de me maintenir éveillé. Pourquoi faisait-il ça ? Il avait plus d'intérêts à me crever de suite, cela abrégerait les faits. Mais mes yeux ouverts purent observer la suite de la scène, Tsurugi sortant un rouleau dans lequel était inscrit les dernières paroles de mon maître. "Tsurugi, il lui faudra apprendre à vivre avec ce pouvoir. Veille sur lui car d'une manière ou d'une autre, cette technique aura raison de moi. Ce soir, je tenterai d'enlever ce fardeau à Utakata et s'il soulève son démon contre moi... Veille à ce qu'il ne lui arrive rien, un jour il devra savoir la vérité. Peut-être qu'il aura du mal à l'accepter, mais tout ce que tu devras faire, c'est la lui annoncer au bon moment..." Telles furent les paroles prononcées par Tsurugi, narrant les écrits du parchemin. Je peinais à respirer mais l'Irou Ninjutsu savait me garder au calme. "Ne jugez pas Utakata pour son crime. Ce garçon a agi sous l'égide de la colère, il ignorait ce qu'Harusame comptait faire..."

Que devais-je comprendre ? Que mon maître était mort par ma faute ? De base, c'était le cas. Mais l'ais-je tué alors que ce dernier tentait donc de me sauver ? Kiri m'avait pourchassé en ignorant la vérité...? "C'est... impossible.."

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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Sam 4 Mai - 3:34

Événement Inopiné.
ft Utakata

La question que se posait quasiment tout le monde était celle du comment Utakata pouvait-il être innocenté par Tsurugi. La justification leur paraissait tellement incrédule qu’ils préféraient tous croire en un faux mobile. Après tout, il était tellement plus facile d’accuser quelqu’un, de chercher un coupable pour expliquer chaque situation. Si Harusame était mort, c’était tout simplement de sa faute car c’était lui qui l’avait tué de son plein gré, sans aucune pitié. Aucun ninja ne le dirait de vive voix mais la plupart d’entre eux pensaient tout bas que c’était lui la cible à juger et qu’il valait mieux qu’il en soit ainsi plutôt que d’enquêter sur une nouvelle piste. Pourtant, la vérité finissait toujours par éclater au bout d’un moment. Le brun finit par parler avec des hésitations qui étaient dûes à son souffle quelque peu coupé par son manque d’énergie. Le pauvre allait sûrement s’effondrer d’une seconde à l’autre mais avant, mieux valait le laisser finir de s’exprimer. Ainsi Meï appris qu’Harusame avait voulu extraire Rokubi de son corps pour le lui reprendre. Enfin, il l’avait déjà dit en début de combat mais elle avait pris ces dires pour de simples erreurs ou excuses. Et puis, cela ne collait pas du tout avec la personnalité de ce défunt homme qui n’avait jamais cherché à nuire les autres. Est-ce que finalement il avait retourné sa veste et s’était tournée vers les plans égoïstes de Yagura ?

Cela était tellement invraisemblable toutefois, la Mizukage percevait très bien la pointe de tristesse qui se dégageait de ses paroles ainsi que de son visage pâle. Cette histoire s’avérait si compliquée ; n’ayant aucune preuve de ce que disait Utakata si ce n’était la confiance qu’elle portait en Tsurugi, Meï avoua être dans une mauvaise passe. Il n’était nul l’heure de reprendre la bataille étant donné qu’ils pouvaient désormais discuter tranquillement. Sincèrement, la discussion était un meilleur remède que la violence. Seulement à l’échelle du village entier, la population percevrait-il le Nukenin de la même manière qu’elle et le chef des Oinin ? Après tout, certains pouvaient se montrer réticent vis à vis de quelqu’un qui a pu mettre K.O tant de ninjas lancés à sa poursuite. C’était assez normal qu’il se défende d’un côté mais cela, les villageois ne le verraient pas immédiatement de cet oeil. Cette affaire était bien ardue, oui. On pourrait très bien lui reprocher de s’inquiéter pour une seule personne alors que le sort de tout un peuple était entre ses mains mais si Meï avait la possibilité de faire connaître la paix à mille et une vie au lieu de mille, alors elle la saisirait. Et puis, il était dans l’intérêt général de Kiri de ne pas se montrer trop fermé. C’est en réfutant les autres que l’on devient une cible incitant à la haine et ce n’était pas ce que la jeune femme souhaitait.

Durant un instant, le silence régna de manière à ce que seuls les bruissements des feuilles d’arbre ne fournissent une ambiance.  Observant toujours son interlocuteur qui baissait le regard au sol, la belle aux yeux d’éméraude semblait vouloir faire peser ce calme ne serait-ce que pour faire le point des choses dans son esprit. Elle laissa donc involontairement son compagnon prendre la parole en lui avouant qu’Harusame n’avait jamais eu l’idée de le tuer afin de reprendre son démon. Presque instinctivement, la Mizukage changea de cible du regard ; visiblement, elle n’était pas non plus au courant de cette tentative de dissociement. Cela devait être une initiative personnelle de la part du maître de ce jeune garçon.

Tant de malentendus dans cette malheureuse histoire la rendait un peu plus morne même si rien ne se transcrivait sur ses traits de porcelaine. Les pièces du puzzle se remettaient en place lentement mais soigneusement et il était maintenant logique que tout senpaï, attaché à son apprenti, fasse son possible pour le rendre heureux. Mais avait-il été conscient des conséquences et des risques qu’il avait pris ? Meï ne maîtrisait pas l’art du scellement mais elle en savait assez pour affirmer que l’on retirait pas un sceau de Jinchuuriki sans qu’il ne puisse y avoir de danger imminent. Et en guise de réaction à ce qu’avait ajouté le chef des Oinin, le jeune homme s’écroula au sol sous la douleur et la fatigue. Tsurugi fut le premier à agir en interpellant une équipe médicale pour lui procurer les premiers soins qui lui permettraient de survivre en attendant de regagner l’hôpital du village. Pendant une fraction de seconde, Meï eut un mouvement d’alerte qui faillit la forcer à s’approcher du porteur de démon pour l’ausculter elle-même d’une manière tendre, comme elle le faisait avec Chôjuro ou d’autres jeunes ninjas qu’elle pouvait croiser. Malgré la puissance de cet individu, elle semblait ressentir une certaine fragilité qui lui offrait cet air si sensible et humain. Meï flairait rapidement les parties psychologiques majeures des personnes qu’elle côtoyait et pour l’heure, elle commençait inconsciemment à amasser celles de son ancien ennemi. Enfin, ancien ennemi... disons que les hostilités s’étaient éteintes pour le moment mais rien ne garantissait encore un avenir sûr.

Tandis qu’un des ninja médecin murmurait des Jutsus de soin afin de guérir les blessures les plus profondes, Tsurugi n’attendit pas plus longtemps pour sortir un parchemin de la poche intérieure de sa tenue d’Anbu. Curieuse, la Mizukage ne s’en détâcha pas du regard et fut parfaitement attentive aux prochaines paroles de son fidèle subordonné. Il s’agissait en fait des dernières volontés d’Harusame-san tracées de sa fine écriture bien avant sa mort. Il avouait qu’il était conscient du projet dans lequel il s’engageait ainsi que des risques qu’il encourrait. Mais surtout, il désirait lui ôter ce lourd fardeau de porter un démon en soi et il comptait sur son ami pour avouer la vérité au jeune homme au bon moment. A la fin de sa lecture, le Shinobi s’adressa à la dirigeante de Kiri en lui quémandant de ne pas reposer l’entière responsabilité du crime à Utakata grâce à l’appui de ces preuves qui montraient clairement un malentendu réciproque entre le village et le déserteur.  Alors que les soins prodigués apportaient de plus en plus de sereinité à la victime, Meï fixa de nouveau ce dernier sur un air plus rassurant et compatissant. Toujours debout, elle recouvrait certainement le champ de vision du Jinchuuriki et elle put même percevoir son petit murmure inaudible qui signifiait qu’il avait du mal à encaisser cette tragique vérité.

La vérité blesse mais au moins, elle parvint à repousser les voiles du mensonge et à s’éloigner de l’illusion. Si certains voyaient le mirage comme un raccourci de l’idéal, la vraie route à emprunter était celle de la confrontation de la réalité. L’idéal de cet homme couché au sol n’était certainement pas de continuer à vivre seul en surveillant jour après jour ses arrières pour éviter d’être attaqué à tout instant. Peut-être rêvait-il de gloire, de prestige et d’amitié ? Il était question d’aspirations basiques que tout ninja moyen rêvait d’accomplir. Alors s’il était réellement innocent, s’il avait toujours considéré son dévouement à Kiri comme une priorité...peut-être qu’il fallait lui offrir une seconde chance ? La paix ne passait certainement pas par la rancoeur et en vue des circonstances, la clémence était la clé qui permettait à l’avant dernière pièce du puzzle de se placer au bon endroit. Maintenant, restait une dernière problématique qui ne tenait pas d’elle mais du libre arbitre du Nukenin. Bien sur, nul n’était son intention de l’y contraindre car en tant que sans-village, il avait la liberté de prendre sa décision.  

« - Les preuves apportées ainsi que la parole de Tsurugi suffisent à me convaincre. Etant donné ces conditions, tu seras aux yeux de la justice considéré comme non coupable et ayant agi par acte de légitime défense. Il est vrai que l’intervention peu explicite de ton ancien maître a pu prêter à confusion. »

Marquant une pause, la fixité de son regard joigna une partie du corps de son interlocuteur qui commençait à se régénérer en douceur. Préparant vivement la suite de sa réponse, elle poursuivit en souriant avec amabilité :

« - Nous te garantissons aussi que tu ne seras plus poursuivi par nos Ninjas. Toutefois, j’aimerais te faire une proposition dont tu seras bien entendu libre d’accepter ou non. Peut-être que Kiri reflétera toujours les traces obscurs de ton passé mais cela n’en reste pas moins ton village natal. Je te propose de te joindre de nouveau à nous avec la promesse que ta condition de Jinchuuriki ne sera pas exploitée à des fins avares et malveillantes. Comme tout homme et toute femme, tu seras considéré selon les principes de liberté et d’égalité. »

A cette annonce, tout le monde se tût et resta dans un état de stoïcisme. Tsurugi osa lever le regard sur sa supérieure et il la soutenait dans sa démarche. Lui aussi souhaitait rétablir l’ordre avec sagesse.

« - Tu es sans aucun doute un bon combattant capable de survivre, seulement, conçois-tu passer ta vie à fuir en vagabond ? N’as-tu pas un nindo au fond de toi qui voudrait resurgir malgré tout ? »

Le Nindo était la voie qu’un ninja chérissait de tout coeur et qu’il s’efforçait de respecter et d’accomplir. C’était un but, une raison de vivre et de combattre avec motivation et détermination. Une cause pour laquelle on ne pouvait baisser les bras ou abandonner devant la difficulté. Il s’agissait là de l’idéal que l’on ne pouvait atteindre en fuyant la réalité et en se dissimulant de ses peurs ou de son passé. Seule la volonté, la bravoure et la force d’esprit pouvaient permettre de se rapprocher progressivement de son propre objectif. Se voiler la face était au contraire la seule chose à ne pas faire.



By Lokiddles


Dernière édition par Meï Terumi le Jeu 18 Juil - 16:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Sam 4 Mai - 12:42

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Je sentais mon souffle remplir ma poitrine et s’échapper par mes narines. Je ne réussissais pas à libérer de l'air par la voie buccale à tel point que chacun de mes mots semblait être comme... étouffé. Mon corps était lourd, chacun de mes muscles étaient tendus comme une corde sur le point de lâcher. Seul le fait d'écouter les dires de Tsurugi me permettais de tenir, si on compte en plus l'Irõ Ninjutsu. Je ne me suis jamais sentis aussi mal, même contre Shiranami Tsuchigumo, j'avais pu encaisser la transformation de Saiken pour absorber la puissance d'explosion de la technique interdite, qui était censée dévaster tout le village. Aujourd'hui, la colère a fait en sorte que je combatte comme un pied, c'est pas tout à fait parfait. Et les dires de l'ami de mon défunt senseï... Autant ils pouvaient m'apaiser, autant étaient-ils aussi bien révélateurs. Je me souviens des paroles du jeune Uzumaki Naruto contre Shiranami, parlant de la relation maître-élève avec Hotaru... Les pensées de son grand-père & de Tonbeï résonnent dans son corps, tout comme celles d'Utakata. Mes pensées sont gravées dans son cœur...? Maintenant que j'étais en pleine prise de conscience, je ne pouvais pas le nier. Avant je ne l'avais pas accepté mais les pensées de mon maître, elles étaient omni-présentes dans mon esprit.. Et même si elles me sont parvenues, que j'ai eu le sentiment de les ressentir... La colère m'a empêché d'y voir plus clair dans le dessein d'Harusame-sama. Oui, maintenant je comprenais mieux. J'avais fais fausse route, bien que ce malentendu m'ait aussi dupé moi que le village même de Kiri. Je serrai les dents, serrant aussi les poings tout en sentant mes muscles se tirer encore plus, provoquant une douleur bien trop atroce. Qu'avait-elle l'intention de faire ? Je l'ai vu s'approcher suite à ma chute et mon regard s'était posé sur elle. Sa réaction, son expression du visage, plus rien d'hostile ne se faisait sentir. Du moins, hostile pour moi car il était certain que pour elle, elle devait s'estimer protectrice de Kiri, enfin... Elle l'était. J'ai rarement vu des kunoichi emplies par la volonté de protéger ce qui leur est cher au point d'affronter un Jinchûriki parfait.

Et les paroles de Tsurugi résonnèrent dans ma tête comme une cloche qui ne voulait pas s'arrêter, me rappelant que le meurtre d'Harusame reste ma plus grande erreur. Je le concevais désormais et... et je ne pouvais m'empêcher de ressentir la plus grande des culpabilisations. Passant toutes ces années à penser que sa mort ne pouvait que me faire plaisir, que la punition de sa traîtrise à mon égard ne pouvait être que justifiée. Je me suis totalement trompé. Mon regard zigzaguait de la Mizukage au Chef des Oinin, alors que la jeune femme libéra d'entre ses lèvres des paroles auxquelles je ne m'attendais pas. Non coupable... Ces deux mots que j'ai tant rêvé d'entendre depuis tant d'années, bien que j'espérai les entendre dans la mesure où je dénonçais mon maître comme le seul coupable. Mais étant donné que je suis innocenté, ces deux mots sonnèrent en moi comme une ère de renouveau. Mon visage pâle tremblait, et bien que j'ai essayé de les retenir, des larmes de joies et de culpabilité s'entremêlèrent afin de perler le long de mes joues. Mes doigts se relâchèrent et grattèrent nerveusement la terre sur le sol. Tsurugi passa sa main sur mon front, me dégageant sur le côté la mèche qui cachait mon second œil, et m'adressa un sourire des plus réconfortants. Mon regard faible et innocent croisa le sien. Ce dernier venait de réussir à me calmer totalement en plus de la présence de la Mizukage que je percevais comme rassurante. La garantie que je ne serai plus poursuivis ? Un fin sourire se dessina sur mes lèvres bien qu'il était rare que je sourisse de la sorte afin d'approuver quelque chose. Je déglutis douloureusement avant de porter toute mon attention sur les mots qu'elle prononçait à mon égard.

Me relier avec mes racines ? Mon village natal ? Était-ce vraiment l'offre que venait de me proposer celle que j'avais essayé de tuer dans un autre contexte ? Mon regard étonné s'amplifia suite à sa proposition. Être libre de façon à redevenir un Kirijin...? Je n'entendais plus Saiken en moi, il devait s'en foutre mais pourtant... C'était l'occasion pour lui de... "Est-ce la chance que tu attendais depuis des années ?" Pas vraiment, mais une fois que la vérité venait d'éclater, c'était la chance que j'espérais. Mes lèvres s’entrouvrirent comme pour vouloir libérer un son, mais rien pour l'instant. Je venais de laisser la parole à la jeune femme qui continua de libérer ses paroles rassurantes tandis que Tsurugi me redressa légèrement en position assise, j'étais appuyé contre lui et face à la Mizukage. Si je voulais continuer d'être libre en tant que simple vagabond ? Le dilemme n'était très difficile à vrai dire, je n'avais cependant qu'une condition à imposer: "Sachez que... reporter le bandeau frontal serait le plus beau des cadeaux que votre nation puisse me faire... Je tenais juste à vous demander l'autorisation d'intégrer une seconde personne à votre village.. Tsuchigumo Hotaru." Elle ne devait pas être inconnue de Tsurugi qui a du faire son rapport de mission à la Mizukage. Elle était l'héritière du clan Tsuchigumo qui avait fait un pacte avec Konoha pour cacher et protéger la technique interdite capable de dévaster des villages. Le grand-père d'Hotaru l'utilisa plus d'une fois durant la Troisième Grande Guerre, et maintenant, il est détruit. Mais la célébrité d'Hotaru n'était rien face à la Mizukage, cela n'était pas un motif plus que valable. Je suis prêt à accepter mon rôle de maître, de senseï à son égard mais je veux être sûr qu'Hotaru sera sur-protégée en rejoignant Kiri avec moi. "Mon élève.." Des paroles encore étouffées par la douleur. Mais passons, Tsurugi venait justement de demander au ninja médecin de stopper sa technique alors qu'il me redressa, me passant un bras derrière son coup, il me soutenait.

"Vous avez fais le bon choix Mizukage-sama. Je me porte aussi bien garant de ce jeune homme si vous le souhaitez, mais il faut l'emmener à l'hôpital du village sans plus tarder."

Il était vrai que des soins plus intensifs administrés sur ma personne ne seraient pas de refus. Le redressement physique de mon corps venait de m'arracher un soupire de douleur. Une fois debout, je fis un effort pour respirer le mieux possible tout comme en tentant de tenir mes sur mes jambes. Ce n'était pas facile mais je ferai attention à mieux combattre la prochaine fois que quelqu'un me défi à mort... Comme cette Akatsuki. Enfin bref, l'idée de reprendre du service à Kiri m'était presque excitante bien que j'espérai sincèrement que je serai accepté comme je devais l'être. en tant que frère d'arme, que grand frère aux yeux du village. Avoir de l'affection pour Kiri allait se faire petit à petit, mais je savais qu'un jour j'allais finir par accepter totalement mon rôle de shinobi au sein du village. Peut-être que ce jour était proche ? Après tout, j'avais une dette envers la Mizukage qui venait de faire preuve d'une bonne foi encore jamais égalée, du moins, de ma fenêtre c'est comme ça que je le conçois. Tsurugi resta sur place en donnant des ordres à certains shinobis, comme former un périmètre autour de lui, moi & la Mizukage afin de nous escorter jusqu'aux portes du village. Etant juste à côté de la femme qui venait de m'accorder une seconde chance, mon regard aussi faible soit-il traduisait une reconnaissance infinie à son égard. "Merci..." Un mot pour traduire ma reconnaissance, mais le ton sur lequel je venais de le prononcer... était bien encré par la joie. Les mots seront suivis de mes actions de shinobi pour lui faire savoir à quel point je lui serai reconnaissant.

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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Dim 5 Mai - 1:39

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Meï Terumi restait positive comme on le lui avait toujours appris. Elle savait prendre du recul, simuler dans son esprit toutes les possibilités d’une situation mais au final, elle espérait et croyait en la meilleure issue. Dans le meilleur des cas, le Nukenin redeviendrait un fidèle villageois qui finirait par se faire accepter de tous. Il bénéficierait du système de Kiri et en compensation, il apporterait son soutien aux autres. Cependant, dans le pire des cas, il pouvait refuser ou bien ne pas la croire du tout. La révélation de Tsurugi avait très bien pu faire l’effet inverse que celui voulu ; il pouvait très bien se relever sous le coup de la colère, ignorer les maux de son corps et vouloir s’en prendre à eux ou même prendre la fuite pour revenir encore plus fort.

Toutefois, la Mizukage préférait ne pas penser à cette possibilité alternative. Et puis, elle avait l’intuition que cela n’allait pas se produire. Il avait l’air intelligent et si revenir à Kiri ne lui plaisait pas malgré tout, il pourrait tout simplement partir et ne plus jamais revenir. Dans ce cas, ce serait psychologiquement un coup dur puisque depuis tant d’années, il aura vécu avec un objectif précis avant de le voir tomber à l’eau. Continuer sa vie en s’adaptant au changement était une chose mais continuer en étant seul, en errant les contrées en était une autre. S’il revenait, il pourrait retrouver ses anciennes aspirations. Meï était partante pour mettre tout en oeuvre afin de convaincre le Jinchuuriki de se joindre à la cause d’un monde paisible qu’elle espérait même s’il resterait imparfait sur quelques points. Elle ne recherchait pas l’utopie mais simplement un univers avec beaucoup plus de bien-être que de douleur. La belle n’aimait pas parler de fatalité ou de destin puisque l’avenir lui paraissait indéterminé et hasardeux et pourtant, elle sentait que sa rencontre avec Utakata allait lui être bénéfique. Le futur était donc entre les mains des hommes et des coïncidences. Peut-être que la décision qu’allait prendre ce jeune homme à ce moment-là allait se révéler importante un jour ? Il ne fallait pas être effrayé par l’inconnu que forgeait le temps.

Une fois le déserteur en position assise pour être plus à son aise, Meï l’écouta introduire sa réponse. Sa satisfaction n’en fut que plus grande quand ses estimations s’avérèrent vraies. Il était d’accord pour quitter son quotidien de Nukenin et reporter fièrement le bandeau frontal qui caractérisait le pays de l’eau. Cela voulait dire qu’au fond, il n’avait jamais vraiment pu oublié ce lieu. Il en était rattaché, qu’il le veuille ou pas. Il était certain qu’il n’avait jamais pu cesser de penser à son lieu d’origine et même en refusant cette offre, il ne pourrait pas s’en séparer définitivement. On oublie jamais qui l’on est vraiment, après tout. Quoi qu’il en soit par la suite, il formula une demande particulière ; celle d’intégrer une autre personne à Kiri du nom de Tsuchigumo Hotaru. Evidemment, elle ne connaissait pas cette personne même si le nom de famille semblait lui rappeler quelque chose. Sa mémoire ne lui permit pas de s’en rappeler mais elle avait dû en entendre parler il y a bien des lustres. La Kage n’y voyait aucun inconvénient surtout s’il s’agissait d’un apprenti élève qui ne pourrait alors pas survivre seul dans les extérieurs périlleux du village. Tant de dangers rôdaient donc rien n’était sûr de jour comme de nuit. Ne se détachant pas de son sourire, Meï pris la parole :

« - Cette personne n’a pas été répertoriée dans le Bingo book d’après mes souvenirs. Je te donne donc ma permission pour qu’elle puisse intégrer notre village à son tour. »

Et comme elle le lui avait garanti, cette fameuse Tsuchigumo allait bénéficier des mêmes droits que tout le monde. Cela était mélioratif de savoir que la population allait s’agrandir même s’il ne s’agissait que de deux personnes sur des milliers. En fait, l’auburn ressentait toujours de la bonne humeur à savoir que les flux démographiques étaient libres d’évoluer à Kiri. Bien sur, de multiples protocoles empêchaient les espions ou autres personnes indésirables de pénétrer l’antre de l’eau mais les véritables personnes qui désiraient prouver leur citoyenneté étaient les bienvenus. Il était désormais l’heure de passer au travers les mauvaises passes, de remplacer le mal passé par de prochains bons souvenirs ainsi que de pardonner. Cet acte sage que Meï venait de commettre fut reconnu par le chef des Oinin avant que celui-ci ne donne l’ordre à ses subordonnés de s’occuper d’Utakata en le prenant avec délicatesse. Ses blessures n’étaient pas refermées, loin de là, mais les bandages recouvraient une bonne partie de son corps et empêchaient le sang de couler facilement.

Ne restant pas trop loin du nouveau Kirijin, Meï perçut un remerciement presque inaudible de sa part. Bien sur, la jeune dirigeante n’était pas du genre à monter sur ses grands chevaux et au contraire, elle commençait à se dire que c’était plutôt à elle de le remercier. Sa compréhension ainsi que la décision qu’il venait de prendre prouvait que la Mizukage s’était montrée convaincante et que sa cause ne paraissait pas être fondée sur de vieilles illusions. C’était un excellent départ qu’elle semblait prendre et elle ne comptait pas s’en arrêter là. Pourquoi continuer à faire exister les hostilités alors que tout le monde était pareil. L’Humanité se ressemblait, autant dans sa morphologie que dans son comportement. Car les hommes, aussi différents que leur mental puisse être, finissaient toujours par se rejoindre sur des points en commun. C’était cela qu’il fallait exploiter au lieu de creuser les différences. Une grande partie des individus aimaient la guerre par le pouvoir et la gloire qu’elle pouvait apporter mais cette même partie n’appréciaient pas forcément être amené au combat par la seule volonté d’un seul individu qui aura obtenu des droits en plus.

Préférant marquer sa bienveillance par son regard habituellement rassurant, la Mizukage s’abstint de toute réponse. Après tout, les gestes en disaient assez. Elle se retourna ensuite en direction de Chôjuro qui la suivait de près, l’air un peu absent et pensif. Que pensait-il de tout cela ? Faisait-il confiance en Tsurugi ? Il n’avait pas très souvent confiance en lui et avait toujours un air béat et naïf et pourtant, à ce moment-là, il était tout à fait sérieux. Cela lui faisait plaisir de le voir ainsi, capable de prendre un peu d’autonomie dans ses pensées. Jamais Meï n’avait considéré son garde rapproché comme un faible. D’une part car son statut d’épéiste était une preuve évidente de son potentiel et d’une autre, car la faiblesse d’esprit ne se définissait pas par de la timidité ou de l’incertitude. Les hommes faibles étaient ceux qui étaient imbus d’eux-même et qui s’attaquaient à plus faible que soi afin de se rendre plus fort. Le porteur d’Hiramekarei, lui, n’avait jamais eu besoin de cela pour s’améliorer.

« - Chôjuro. Pourrais-tu, toi et cette équipe de Juunin, retrouver les Oinin que l’on a aperçu toute à l’heure et qui ont été mis hors combat ? Eux aussi ont besoin d’être soumis aux soins médicaux. » lui demanda t-elle sur un air tendre.

Aussitôt, le garçon sortit de ses profondes réflexions et ses joues prirent une teinte rosée comme elles le faisaient à chaque fois que la Kage lui adressait la parole. Cette dernière trouvait cela attachant comme réaction mais jamais elle n’avait cherché à comprendre ce qu’il s’y cachait derrière. Sûrement qu’il était timide avec tout le monde, voilà tout. Mais s’il devait y avoir une raison affective, Meï n’y songerait pas. Elle l’observa prendre une direction différente en compagnie des autres Shinobis puis elle reprit son chemin au même rythme que les autres. Jetant de temps à autres des coups d’oeil au maître du Rokubi, elle ne pouvait s’empêcher de se répéter qu’il était plutôt beau garçon. Chez les Anbu ou au conseil, on en voyait de moins en moins. Tous avaient dépassé la trentaine d’années ou bien étaient jeunes mais sans trop de charme. Oh bien sur, nul n’était son intention de se rapprocher de lui de manière sentimentale. Non, impossible, cela n’arriverait pas. Quelque chose finirait toujours par la bloquer, elle en était sûre. Depuis longtemps, elle avait cherché à retrouver l’amour mais elle n’y était plus arrivée. A chaque fois, Cupidon tâchait de blesser de son coeur.

Et désormais, elle refoulait cette envie inconsciente d’être en couple. Rien qu’à cette pensée, elle fronça les sourcils et chassa très vite cette idée afin d’éviter que la nervosité ne lui monte comme une flèche. En traversant les bois frais, le groupe de Kirijin resta bien silencieux. Tandis que certains veillaient à ne pas aggraver le cas du blessé, d’autres se plongeaient aussi dans leur propre réflexion. C’était compréhensif ; on ne digérait pas en dix secondes le fait qu’un déserteur venait d’être épargné et réintégré, même aussi innocent était-il. Bientôt, ils arrivèrent tous à l’entrée du village qui avait été évacué un peu plus tôt. Il était assez étrange de voir ce lieu vide de tout dynamisme. C’était comme s’il venait d’être abandonné. Bien sur, ce n’était pas le cas et d’ici une demi-heure, tout le monde aura retrouvé son confort dans leurs demeures respectives. Meï comptait finir son travail administratif un peu plus tard en vu des circonstances. Elle avait récupéré toute son énergie quasiment mais il fallait qu’elle entame rapidement un rapport de la situation au conseil pour organiser une réunion d’investiture à Utakata. Ils finiraient bien par l’accepter et elle comptait sur le soutien et le talent oratoire d’Aô et Tsurugi pour l’appuyer au cas où les choses ne tourneraient pas en la faveur de la décision qu’elle avait prise. Normalement, tout irait bien.

« - Cela doit te sembler étrange de revenir ici surtout que de gros changements ont été opéré sur la construction du village suite à la chute du Yondaime Mizukage. Toutefois, nous te souhaitons la bienvenue à Kiri. »

Elle se tourna vers Utakata et lui adressa un de ses plus grands sourires. Suite à cela, elle confia la tâche aux médecins de s’occuper soigneusement de lui.

RP Terminé
.
By Lokiddles



Dernière édition par Meï Terumi le Jeu 18 Juil - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Dim 5 Mai - 8:27

Meï Terumî


NARUTO TOUJI RPG
<
• POSITIF

• Orthographe correcte et mise en page propre (ajout) : + 10XP.
• Très bonne plume si puis-je dire.

• NEGATIF

• Orthographe et mise en page insuffisantes (ajout) : - 0XP.
• Rien à dire, très bon RP et j'ai eu le plaisir de le lire.

Récompenses générales :
- Caractère : 10 318
TOTAL : 10 + 2211 + 1160 + 1737 + 1676 + 1725 + 1799 /40 = 258 XP

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Dernière édition par Konan le Dim 5 Mai - 8:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The Broken Parts [Pv Mei]   Dim 5 Mai - 8:37

Utakata


NARUTO TOUJI RPG
<
• POSITIF

• Orthographe correcte et mise en page propre (ajout) : + 10XP.
• Très bonne plume, comme Meï Terumî.

• NEGATIF

• Orthographe et mise en page insuffisantes (ajout) : - 0 XP.
• Rien à reprocher, comme Meï.

Récompenses générales :
- Caractère : 5 777
TOTAL : 10 + 592 + 779 + 744 + 1152 + 1115 + 1395 /40 = 144 XP

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The Broken Parts [Pv Mei]

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