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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 Une simple ballade [libre]

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MessageSujet: Une simple ballade [libre]   Mar 10 Sep - 16:35

Le temps était avenant en cette fin d'été. Le ciel bleu azuré de ces derniers mois se couvrait progressivement de nuages flottant paresseusement dans les cieux, fragments de cotons arrachés de la voûte céleste. Des vents invisible les faisaient dériver tels des navires abandonnés, livrés aux caprices de la nature. Entre deux de ces célestes entités perçait les rayon d'un pâle soleil. Sa douce lueur illuminait le monde, réchauffant la terre, la pierre et les cœurs. S'il était bien une chose qui pouvait influer sur l'humeur des humains, c'était bien le temps. La simple vue d'une percée à travers un nuage d'orage, délivrant une lueur divine, pouvait rendre espoir aux plus désespérés devant la beauté de cette vision. J'étais moi même particulièrement sensible à de telles visions, œuvres d'arts éphémères offertes par le monde aux Hommes. Je pouvais rester des heures entières à contempler l'immensité du ciel, ou à me plonger dans la contemplation d'une forêt. Le moindre son était un symphonie de paix; le chant des oiseaux virevoltait autour du grondement des feuilles agitées par une légère brises. Parfois, la batterie venait marquer la mesure, une branche se brisant au passage d'un animal sauvage en quête de nourriture. Notre cœur lui même se joint alors à ce chant de la forêt, résonnant d'autant plus fort que le sublime de l'instant nous frappe de plein fouet. Peu de gens savaient profiter des plaisirs simple de la vie, et j'étais particulièrement heureux de ne pas faire partie de ceux la.

Je rouvris mes yeux, fermés afin de laisser les odeurs, les sons et les sensations m'envahir. Le ciel, à perte de vue. Un léger vent caressait ma chair, et je frissonnais un bref instant. Assis sur un banc, immobile, la fraicheur me faisait sentir sa présence glacée. Je relevais le col de ma cape sur mon cou, et plongeais mes mains dans mes manche avant de me relever et de prendre une route au hasard. Le dédale de rue d'Iwa m'était aussi familier que ma propre demeure. J'étais ici chez moi. Je vivais ici, comme j'y avais vécu depuis toujours et comme j'y vivrai pour toujours. Mes pas m'amenaient dans des lieux que je connaissais tous. Le petit sentier de pierre m'amena à la sortie du parc où j'avais passé plus d'une heure entière. Situé sur le pic aplani d'une des nombreuse montagne des environs, ce lieu était d'une simplicité tout simplement magnifique. Quelques arbres, une petite fontaine de pierres blanches en son centre et des arches de roche délimitant les contours de ce petit paradis. Je plongeais ma main dans ma poche, et en sortit un paquet en carton coloré. Ma main y prit une cigarette, que je portais à ma bouche sans même y penser. Un briquet tout simple, un bloc rectangulaire argenté, vint enflammer l'extrémité de ce bâton de tabac, et je tirais une grande bouffée. La fumée plongea dans ma gorge, dansant dans mes poumons avant que je ne l'expire dans un souffle. Je repris alors ma route erratique, flânant dans les rues sans me soucier de rien.

Je ne portais pas mon armure, et mon être tout entier en était changé. Peu de personne connaissaient ma véritable identité. Qui aurait-pu se douter que cet homme insouciant et doux était le chef des oi-nin du village caché de la roche ? Nul, à moins de bien me connaître. Et étant donné ma grande timidité, cela n'était pas facile. Je me refermais rapidement sur moi même dès lors qu'un inconnu m'adressait la parole, me murant dans un silence profond. Que je me haïssais pour cela ! Mais malgré tout mes efforts, je ne pouvais laisser ma terreur de mon prochain s'emparer de moi devant l'inconnu. Je dissimulais alors mes mains, mon visage, et tirait nerveusement sur la cigarette que j'avais perpétuellement à la bouche. Je savais pertinemment que le tabac ne m'aiderait en rien à résoudre mes soucis, mais lorsque je fumais j'oubliais tout simplement mes tourments. Mon passé...

A cette seule pensée, une crise d'angoisse me prit. J'avais frôlé la mort tant de fois. Cette seule pensée me paralysa, mes doigts frémissant furieusement, mon souffle devint court et je vis des éclats de lumières fugaces danser devant mes yeux. Luttant pour reprendre le contrôle, je posais mes main sur mes genoux, avant de tomber au sol, recroquevillé en position fœtale. J'ouvris ma bouche en grand afin de grappiller quelques soupçons d'air. J'étouffais. J'avais peur. J'étais terrorisé. J'aurai voulu hurler. Hurler pour évacuer ma souffrance. Hurler pour extérioriser mon effroi. Hurler pour me maudire de ma faiblesse. Je restais quelques minutes ainsi, seul dans cette ruelle isolée, combattant contre ma thanatophobie aiguë. Lorsqu'enfin je repris le contrôle de mon être, je me relevais faiblement. Mes yeux se posèrent sur les lambeaux de ma cigarette, écrasée à terre et totalement détruite par mes spasmes. J'en pris donc une nouvelle, et alors que je l'allumais je laissais mes pensées s'envahir des sensations extérieures pour oublier mes terribles souvenirs. Mes crises étaient de plus en plus fréquente ces derniers temps. La seule raison que je voyais était ma séparation. Non pas avec une femme, mais avec mon armure. Sa présence me réconfortait, annihilant toute velléité de terreur. Mais cela faisait bien un mois que je n'avais pas eu l'occasion de partir en mission pour le compte du village. Pourquoi ? Mes récentes opérations, du moins récente de plus d'un mois désormais, avaient clairement affaibli les nukenins. J'avais démantelé un réseau d'arme illégale, arrêté un trafiquant de cadavres et détruit plusieurs groupuscules de shinobis dissidents isolés. Le reflux des assaut des déserteurs s'était sérieusement ressentit, et j'avais entamé une période creuse. Pas de missions, donc pas de lien avec mon armure. Pas même d'oi-nin à gérer. J'avais donc perdu le contact réconfortant de mon armure. J'avais besoin d'elle.

Un bref frémissement parcourut mon échine lorsque je me rappelais sa présence. Une conscience en périphérie de ma perception, comme une ombre dont le cœur battrait au fond de mon âme. Jamais je ne communiquais avec elle, car elle n'était qu'un objet empreinte du chakra de ses anciens porteurs. Pourtant, leurs sensations étaient encore présentes. Il m'arrivait parfois de ressentir des émotions ou des souvenirs qui ne m'appartenaient pas. Avec le temps, j'avais fais des recherches sur les anciens porteurs, et je pouvais désormais nommer presque chacune des émotions, leur reconnaissant leur ancien maître. Ainsi, Hisashi était réputé pour son irascible caractère alors que Zafura était beaucoup plus calme. Malheureusement, ce dernier avait sombré dans la folie lors des dernières années de son existence, et cette insanité résidait encore, faisant surface en quelques moments. Je ne ressentais pas réellement ces émotions. L'image qui me venait à l'esprit était celle d'un lecteur. Je lisais cette folie, mais je n'en étais pas affecté. Je pouvais voir, sentir, entendre... Il aurait fallu un nouveau mot pour ce nouveau sens. Mais je pouvais percevoir ces résidus d'émotions, profondément ancrés dans le chakra. Bien que chacune de ces émotions ne m'affecta pas directement, le cumul de toutes modifiait mon comportement lorsque j'enfilais mon armure.

Perdu dans mes pensées, je ne remarquais la personne qu'une fois que je lui fus rentrée dedans. Levant les mains devant moi, je bredouillais quelques excuses avant de m'empourprer devant ma maladresse. Je l'aidais à ramasser ce qu'elle tenait en main, avant de le lui rendre sans arrêter un seul instant de me confondre en plates excuses. Mais mes yeux ne reconnaissaient pas l'être devant moi. Était-il nouveau à Iwa, ou ne l'avais-je tout simplement jamais croisé auparavant ? A moins que je le connaissais, auquel cas ne pas le reconnaître m'aurait encore plus profondément affligé.
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MessageSujet: Re: Une simple ballade [libre]   Jeu 12 Sep - 20:17




Le bras droit
rencontre le chef Oi'nin


« Un hasard ♫ »

feat Mitsuiwa Aki


Aujourd'hui, il y avait enfin du beau temps, un soleil qui illumina le village caché de la roche. La température n'était pas trop élevée malgré les rayons lumineux sur Iwa, non, les montagnes faisaient un peu d'ombre. C'était suffisant pour ne pas mourir de chaud pendant toute une journée. Par chance, il y avait une petite brise d'air qui parcourait toute la zone habitable, c'était agréable à la sentir contre sa peau. Certains villageois profitèrent de ce vent magique pour se laisser emporter, ils se sentaient tellement bien. Ce n'était pas souvent que ce genre de temps s'installer au pays de la terre, il fallait bien en profiter. Ceci manquait surement la fin de l'été, bientôt, il y aura surement de la pluie ou des nuages gris avec un vent plus frais qu'aujourd'hui. C'était pour cela que les Iwajins sortirent de chez eux pour se promener, faire leur course avec tranquillité. Les enfants étaient dehors en train de s'amuser aux ninjas ou à faire d'autre jeu amusant. Cela rappelait que pour le moment, ils étaient tous dans un moment de paix, c'était mieux ainsi. Personne n'aimait avoir des conflits avec n'importe quel pays, que ce soit avec Konoha, Suna ou bien des plus petits, comme Kusa ou Oto. La vie était trop précieuse pour la perdre sur un champ de bataille, même si c'était pour protéger quelqu'un ou quelque chose. On avait qu'une seule vie, il fallait en profiter comme aujourd'hui avec ce temps agréable. Malheureusement, dans ce monde qui n'était pas parfait, il y avait toujours des personnes pour faire le mal et briser cette paix. Heureusement, ce n'était pas encore le cas, même l'Akatsuki semblait avoir disparu, c'était étrange.

En ce jour merveilleux et calme, Kagura Mikazuki était dans le bureau du Tsuchikage. Cette dernière travaillait beaucoup pour aider Ogawa, elle n'avait donc malheureusement pas le temps de profiter de la météo. Oui, le Yondaime l'avait promu au poste de Bras droit, son assistante afin de l'aider dans son rôle de leader. L'homme a confiance en elle et il avait reconnu les capacités de la Mikazuki, ça voulait dire qu'elle méritait ce rôle-là. Évidemment, ce n'était pas un boulot de tout repos, elle n'allait pas se tourner les pouces pendant des heures. Kagura avait beaucoup de travail à faire, la jeune kunoichi n'avait pas énormément de temps pour elle. Son unique élève semblait être occupé ailleurs, donc pas d'aide de sa part. Enfin bref, ce n'était pas grave, l'épéiste aimait la tranquillité surtout qu'avec Ogawa, c'était le cas. À part boire du son jus de goyave et remplir quelques paperasses, il ne faisait rien de spécial. Ses enfants lui rendaient visite pas très souvent, seule sa femme venait pour le soutenir et discuter un peu avec la déesse éclair. Kagura était déjà connu dans le village d'Iwa pour son rôle en tant que Kataude* du Tsuchikage. L'annonce s'était rapidement répandu dans tout le village, enfin c'était normal après tout. Les gens devaient au moins être au courant, ils savent maintenant qu'Ogawa a une brillante et forte assistante. De plus, Kagura semble apprécier la femme de ce dernier et, son boulot. La Juunin se donne coeur et âme dans son rôle qu'on lui avait confié.

Aujourd'hui, la Juunin devait se rendre chez un marchand d'armes pour faire un inventaire des armes disponibles dans le village. Depuis l'attaque des Nukenin, il n'y a pas longtemps, Ogawa avait fait fermer le pays avec l'autorisation du Daimyo. Du coup, Iwa n'avait plus de contact avec l'extérieur et les villages du pays devaient ce réarmer d'eux-mêmes. Enfin, c'était surtout pour le village caché de la roche qui passait en priorité, il était hors de question que ce genre d'accident se reproduise. La Juunin devait visiter cinq des boutiques d'armes sous l'ordre de son leader, elle ne comptait pas refuser. La femme allait donc pouvoir sortir de la tour dédier au Tsuchikage, mais c'était toujours pour travailler. C'est vrai qu'il fallait éviter à nouveau ce genre de drame, les autres villages devaient surement prendre Iwa comme étant faible. C'était surtout bizarre qu'aucunees des cinq grandes nations Shinohi n'étaient venus au village, ils auront pu voir si ce n'était pas trop grave. Enfin, ils auraient pu venir soit avants ou sur autorisation du Yondaime. Oga avait fermé les frontières, donc c'était difficile de pénétrer dans le pays sans se faire arrêter par une patrouille. Les choix du Kage n'avaient pas porté préjudice envers les autres pays, aucun d'eux n'a voulu en savoir plus. D'après la jeune femme, seule la Mizukage avait répondu à la lettre de l'ombre de la pierre. De toute façon, qu'elle ferme ses frontières ou pas, ça ne changeait rien. Aucun ninja d'Iwa, ni même les villageois ne pouvaient sortir sans autorisation.

Kagura avait déjà visité trois des quatre boutiques où elle devait se rendre, pour le moment, c'était parfait. En marchant dans la rue pour se rendre au dernier, la Juunin semblait être dans ses pensées. Sa mère adoptive n'était pas encore revenu de mission et, cela l'inquiétait un peu. Sayuri est une excellente kunoichi d'élite, mais c'était plus fort que Kagura. Après tout, elle aimait énormément l'albinos, sa maman qui l'avait tellement aidée tout au long de sa vie. L'épéiste devait reprendre ses esprits et surtout, penser à autre chose afin d'avoir l'esprit tranquille. La Shirosaki n'aurait pas aimé de la voir s'inquiéter ainsi, elle aurait préférée la voir joyeuse et motiver par son boulot. Sur le chemin, l'assistante du Kage discuta avec quelques civils sur tout et rien, de simples sujets de discussions. La plupart se portaient sur Onoki et ce que sera l'avenir d'Iwa avec Ogawa aux commandes, la Supîdo No Megami lui rassura à propos du Yondaime. Après tout, elle connaissait bien le goyavien, c'était son Sensei et son ami, difficile de le voir comme quelqu'un cherchant à faire du mal à son pays. Après avoir discuté un peu, la femme se rendit à la dernière boutique d'armement, de là, elle commença l'inventaire. Il manquait quelques Kunais et sabres, elle conseilla à l'employer à en commander un certain nombre. Après avoir écrit son rapport dans son dossier, la jeune femme partit marcher un peu en ville. Ça faisait du bien pour elle de sortir, de plus, Ogawa n'était pas obligé d'être au courant pour son détour.

Tout en marchant, la Kunoichi relisait rapidement ses documents concernant les boutiques, tous était en ordre sauf un. Soudain, elle percuta quelqu'un sans le vouloir et Kagura tomba au sol en faisant tout tomber. La personne qu'elle avait bousculée, n'était pas tombé contrairement à elle, c'était un peu gênant pour la bras-droit du Tsuchikage. Ce dernier s'excusa auprès de la brune et l'aida à ramasser ses rapports, il continua de s'excuser. La Mikazuki le regarda un peu étonnée de le voir s'excuser, c'était vraiment sincère, les mots de l'homme la faisaient un peu rougir. La Juunin se releva en se faisant aider par ce dernier, bizarrement, elle ne le reconnaissait pas. C'était peut-être un nouveau à Iwa, il ne semblait pas l'avoir reconnu non plus. Ce n'était pas vraiment grave, ça donnait le sourire à la kunoichi de voir un homme comme lui, poli. Kagura frotta ses mains sur ses vêtements pour retenir un peu de poussière, après avoir posé le tout sur un rebord de fenêtre. Elle les reprit et plaqua le tout contre sa poitrine en regardant le bel homme en face d'elle. La Supîdo no megami trouvait la personne devant elle très beau et élégant, mais reprit vite ses esprits. La bras-droit se devait d'être un peu plus sérieuse, à croire que depuis qu'elle est revenue, son comportement avait changé.

Kagura : Ne vous excusez pas, voyons ! C'est aussi de ma faute, j'aurais dû regarder devant moi. Vous n'avez rien ? Merci de votre aide, le Tsuchikage m'aurait disputé si j'avais perdu ces documents importants. Je m'appelle Kagura Mikazuki, l'assistante du yondaime et vous ?

La jeune femme tendit sa main vers lui, un signe de politesse pour se serrer la main. C'était aussi amical, étant donné qu'elle ne le connaissait pas, il allait falloir attendre pour la bise. Rien qu'en le regardant d'un peu plus près, Kagura le trouvait mignon et sympathique. Bien sûr, la kunoichi allait garder ceci pour elle sinon il allait croire qu'elle le drague. Cela devait être le contraire m'enfin, la Mikazuki préféra mieux le connaître quand même. Maintenant, il fallait savoir si tout aller bien se passer avec lui.



* : Bras-droit
© code by Lou' sur Epicode


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MessageSujet: Re: Une simple ballade [libre]   Ven 13 Sep - 21:16

La silhouette globale de la personne en femme de moi se clarifiait, et l'être indéfini devenait une jeune et belle femme. Ses vêtements d'un blanc immaculé soulignaient ses courbes gracieuses. Ses mains gantés enlevèrent la poussière qui maculait ses vêtements, mais malgré cela des traces sombres continuaient de souiller la pureté de cet habit. A la fois si simple et si beau. Deux bandes dorées descendaient de sa gorge, passant sous les ourlets savamment repliés. Seuls les rondeurs de sa poitrine faisaient fluctuer l'implacable progression de ce motif, le soulevant avant de le plonger dans l'ombre. Puis de nouveau il apparaissait, comme un serpent surgissant de sous un rocher. Quatre boutons dorés, manifestement recouverts de la même texture que les bandes, criblaient son torse et son haut-ventre. Les rebords des poches étaient eux aussi or, et les reflets du soleil s'y accrochaient, renvoyant la lumière de l'astre des milliers de fois aux alentours. L'idée qui me vint à l'esprit fut celui d'un ange brillant de mille feux, mais je me repris bien vite. La jeune femme n'était ni un ange ni une quelconque autre créature divine. La religion était ce à quoi se raccrochaient les faibles d'esprits pour justifier leurs actes. Je ne détestais pas forcément les croyants, mais plus particulièrement ceux qui sous le couvert religieux commettaient les pires atrocités. Hurlant leur dévotion aveugle, ils éventraient des prétendus "hérétiques" sans la moindre once de pitié, versant leur sang au nom d'entité invisible et inexistante. La plupart des religions n'étaient pas fondamentalement mauvaises, et prêchaient le respect de son prochain, l'amour inconditionnel de l'Humanité et autres valeurs morales inestimables. Mais le plus souvent, les "chefs" de ces mouvements étaient l'incarnation du Mal. Corrompus, s'adonnant à des plaisirs hédonistes et n'hésitant pas à sacrifier leurs crédules fidèles pour étendre leur pouvoir.

La jeune femme brisa cette vision angélique lorsque ses mains vinrent plaquer les documents qu'elle tenait auparavant sur sa poitrine. Les reflets en furent altérés, et disparurent tout simplement. Je pus dès lors distinguer son visage, et fus subjugué par ses yeux d'ambre. Ces gemmes organiques me fixaient, et un mince sourire flottait sur ses minces lèvres. De grands cheveux bruns tombaient jusqu'au milieu de son dos, simplement maintenus en place par un nœud, blanc le reste de sa tenue. Une impression de pureté émanait d'elle, mais pourtant je distinguais subitement le bandeau frontal du village d'Iwa sur elle. Elle était ainsi donc une shinobi. Malgré son apparence somme toute innocente, je savais ne pas devoir la sous-estimer. Après tout, j'étais l'exemple type de la personne paraissant inoffensive, et qui finalement pouvait éliminer un grand nombre de personnes en ce monde avec plus ou moins de facilité. Bien sur il me fallait mon armure, mais une fois à ses côtés je devenais invincible. Non, ce terme était bien trop présomptueux, et je savais pertinemment que nul n'était immortel en ce monde. Puissant peut être. Je n'aimais pas la vantardise, sous toute ses formes, mais je ne pouvais nier ma puissance. Sinon, comment aurais-je fait pour atteindre ce poste dans les rangs des oi-nin ?

-Ne vous excusez pas, voyons ! C'est aussi de ma faute, j'aurais dû regarder devant moi. Vous n'avez rien ? Merci de votre aide, le Tsuchikage m'aurait disputé si j'avais perdu ces documents importants. Je m'appelle Kagura Mikazuki, l'assistante du yondaime et vous ?

Pendant un instant très bref, une seconde, peut être moins, une sensation étrange s'empara de mon être. Comme un nœud dans mes entrailles. Ma timidité naturelle reprenait le dessus en un rien de temps. J'enfouis immédiatement mes mains dans mes manches, triturant nerveusement mes doigts, et sentis le feu me monter aux joues lorsque je compris que le sourire de Kagura m'était destiné. Que je n'aimais pas ainsi être le centre de l'attention de quelqu'un ! Je me maudis en silence pour ma maladresse, et tentais de me calmer intérieurement. Une idée parvint à me calmer, éveillant le guerrier qui sommeillait en moi. Ainsi, elle était l'assistante du Tsuchikage. Sa puissance était donc bien réelle. Et étant donné son poste élevé au sein du village, je crains pendant quelques instants qu'elle ne me reconnut. Ogawa connaissait mon identité, et peut être l'avait-il révélé à son bras droit ? Pendant une poignée de secondes, je réfléchis. Devais-je lui dire mon vrai nom, au risque d'être démasqué ? Ou le lui cacher et rester dans l'anonymat ? Mais elle n'était pas un ennemi. Peut-être même pourrais-je réussir à me faire un am...am... connaissance dans le village.

-Je suis Mitsuiwa Aki. Que fait ainsi l'assistante de notre cher Tsuchikage dans les ruelles d'Iwa ? Je ne pensais réellement pas croiser quelqu'un de votre importance dans ce lieu.

Je lui serrais la main en arborant un sourire qui se voulait confiant, mais qui transpirait le malaise. Puis je dissimulais immédiatement de nouveau mes bras dans mes manches, non sans m'avoir allumé une nouvelle cigarette. Cette dernière m'aidait à garder mon calme, arrachant un fragment de mon esprit à l'instant présent pour le plonger dans un calme relatif. Je jetais un regard circulaire aux alentours. La ruelle dans laquelle nous nous tenions n'était ni grande ni belle. Un lieu bien simple, commun dans Iwa, mais qui pourtant recelait une certaine majesté. La beauté de la simplicité. Situées vers l'extrémité de la ville, à l'opposé des montagnes, le soleil parvenait jusqu'à cette rue. Filtrant entre deux grande tours de roche, ses rayons dessinaient de curieux motifs sur les murs de pierre des édifices. La plupart des rues de la ville basses étaient plongées perpétuellement dans les ténèbres, contrairement à celles de la ville haute. Soit les montagnes faisaient barrage au jour, soit c'était les nombreux bâtiments qui venaient l'obscurcir. Les moins aisées demeuraient dans ces lieux, parfois sordide, car le mobilier y était immanquablement moins cher. C'était aussi dans ces lieux que la délinquance était la plus forte, car une telle concentration de pauvreté engendrait inexorablement une montée de la brutalité. A l'inverse, les hauts quartiers étaient perpétuellement ensoleillés, et c'était en ces lieux que les plus riches vivaient. J'avais les moyens de vivre en ces lieux, mais j'avais choisi d'habiter dans une rue similaire à celle où je me trouvais actuellement. L'architecture Iwajin était sublimée, la grandeur magnifique de ses constructions n'étant tangible que pour ceux qui restaient liés au sol. Levant les yeux, on pouvait apercevoir des crocs de pierre jaillir des entrailles de la terre, partant à l'assaut des cieux. Il n'y avait que depuis les bas-fonds d'Iwa que l'on pouvait percevoir cette immensité. Et puis... Il n'y avait pas vraiment de "rues" dans les hauts quartiers, juste des passerelles reliant entre eux les différents toits. On y trouvait diverses choses, tels des parcs, des jardins privés ou des places où trônaient des fontaines sculptées. Mais aucun lieux simples, dénués de toute richesse fièrement arborée. Voilà pourquoi j'aimais ces petites rues. Les murs aux multiples teintes rocailleuses, les petites fenêtres en arcade, les volets prédominant par rapport aux rideaux, le sol de graviers et de terre, terre retournée par les allées et venues de centaines de personnes chaque jour. Oui, un lieu simple, et pittoresque.

Et voilà aussi pourquoi la présence de la bras droit du Tsuchikage par ici m'intriguait. Bien sur, si elle avait connu mon identité, ma présence aussi serait étrange. Mais de voir quelqu'un de puissant, et donc d'aisé, s'abaisser à descendre vers les lieux pauvres m'interpelait. Au fond de moi, je voulais faire plus connaissance avec elle. Comprendre qui elle pouvait être pour se comporter ainsi. Je tirais une bouffée sur ma cigarette, veillait à souffler loin de son visage avant de lui demander.

-Qu'est ce qui peut amener quelqu'un de votre stature à fréquenter ces lieux mal famés. Je ne doute pas que vous puissiez vous débarrasser de quelques soudards s le besoin s'en fait sentir, mais je suis juste étonné de voir quelqu'un de si gradé daigner s'aventurer dans ces lieux peu réputés.

Je souris de nouveau, mais cette fois plus naturellement. En me rendant compte que cette femme était différente des autres riches, elle avait éveillé quelque chose en moi. Ma curiosité naturelle combattait ma timidité, et pour le moment la première avait remporté le combat, se logeant dans mon âme et guidant mes actes. Donc, que faisait Kagura Mikazuki ici, en ce lieu pittoresque ? Partageait-on la connaissance de ces lieux simple et sublime, ou quelque chose d'autres l'avait-il mené en ce lieu ?
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MessageSujet: Re: Une simple ballade [libre]   Dim 15 Sep - 13:45




Dernière rencontre et, rapide.
« Rencontre rapide, trop. »

feat Mitsuiwa Aki


Kagura était sorti du bureau du Tsuchikage pour aller travailler à l'extérieur, dans le village. La Juunin passait beaucoup de temps dans le bâtiment du Kage, à croire qu'elle allait y passer toute sa vie. La Mikazuki n'avait pas l'habitude de faire de la paperasse pendant des heures, la femme était habituée à être dehors. Les missions lui manquaient un peu, il n'y a que ça de bon dans la vie d'un Shinobi. Oui, combattre des méchants, aider de pauvres innocents ou bien espionner pour recueillir des informations. C'était la belle vie pour l'épéiste, il n'y avait rien de mieux pour mener une vie mouvementée et intéressante. Il fallait le dire, mais même si cela ne faisait pas longtemps qu'elle était bras-droit. La Junin s'ennuyait légèrement, sa vie d'avant lui manquait beaucoup, elle était déjà trop enfermée. L'Iwajin avait de grandes capacités au combat, mais elle ne pouvait plus les mettre en pratique à cause de son rôle. De plus, elle n'avait pas encore trouvé d'information sur l'Akatsuki, leur cachette en particulier. Kagura ne pouvait rien faire d'autre pour le moment, elle devait s'y faire même si c'était embêtant. Des fois, elle se demandait pourquoi, elle avait accepté la proposition d'Ogawa, c'était peut-être une erreur. Bon, maintenant, la kunoichi était connue dans le village d'Iwa pour son rôle, mais bon, elle aurait aimé avoir plus de liberté. C'était à croire qu'elle faisait tout le boulot à la place du Tsuchikage, cela la gênait un peu.

La jeune femme était dehors en train de marcher dans le village, elle avait du boulot. Ça lui faisait du bien de marcher, se dégourdir les jambes de temps en temps. Son boulot consistait à faire l'inventaire de quatre boutiques d'armement dans son village, sous l'ordre de son leader. La Mikazuki n'avait pas cherché à comprendre la raison de cet ordre, mais au moins, elle pouvait aller à l'air pur. Être trop enfermé, ce n'était pas bon pour la manipulatrice de la vitesse qui aimait par-dessus tout, bouger. La Kunoichi s'était déjà rendu aux quatre magasins qui avaient l'air tous bon sauf un. Le dernier, il manquait quelques armes comme des Kunai ou des Katana par exemple. C'était un peu embarrassant pour le commerçant de savoir cela, Kagu n'aimait pas ce genre de boulot. Enfin, il allait tout faire pour s'approvisionner afin de ne plus rien lui manquer. Cela satisfaisait la Junin d'entendre cela de sa part, du coup, elle retourna vers le bâtiment du Yondaime. Le chemin était long, la femme avait commencé du plus court au plus long pour l'emplacement des boutiques. L'épéiste aurait dû s'y prendre en faisant l'inverse, enfin ce n'était pas grave, au moins, elle profitait du bon temps. Pour mieux en profiter, Kagura prit un chemin pour faire un petit détourne. Pendant sa marche, elle percuta un homme, car elle était perdue dans ses pensées.

L'homme n'arrêtait pas de s'excuser auprès de la Junin, apparemment, il était un peu gêné de la situation. En plus de cela, il aida la jeune femme à ramasser ses papiers, Kagura ne devait rien perdre au risque de se faire disputer par son Kage. Oui, c'était tout de même un après-midi de boulot, des rapports importants. L'homme en face d'elle semblait gentil et timide, c'était amusant surtout dans ce genre de ruelle plutôt médiocre. De toute façon, il pouvait être malsain et pervers, la kunoichi en n'avait pas peur, elle avait déjà vu pire et tuée ce genre de phénomène. Par gentillesse, la Mikazuki prit le temps de lui parler afin de le rassurer de ne pas trop s'excuser. Après tout, Kagura était également ailleurs dans son esprit, elle était aussi la cause de cette rencontre plutôt percutante. Pour politesse, le bras droit du Tsuchikage se présenta à l'homme comme étant Kagura Mikazuki et assistante du Yondaime. Apparemment, la personne en face d'elle avait l'air de ne pas le savoir. Il devait être nouveau à Iwa enfin, difficile de le penser depuis la fermeture des frontières par Ogawa. Enfin, la kunoichi s'en fichait un peu, il n'était pas dangereux, ça se voyait à son allure. Il se présenta en tant que Mitsuiwa Aki, mais rien de plus. Kagu ne savait pas si c'était un ninja ou un simple civil, bref, elle n'avait plus le temps pour entamer une longue discussion.

Aki semblait être étonné de la voir dans ce genre d'endroit et seule, mais Kagura n'était pas une personne riche. La Junin n'avait pas vécu dans un milieu aisé, à Yamamoto Gakure, elle et sa famille étaient un peu pauvres. C'était difficile pour elle de manger de bons plats, mais bons, elle s'en fichait de ça. La Mikazuki avait une famille heureuse avec ses parents et son grand frère. C'était pour dire que la kunoichi avait l'habitude de vivre dans un endroit sale et pauvre, de plus, elle n'aimait pas trop les nobles. Pour elle, c'était tous des comploteurs, des traîtres, des gourmands et encore plein de choses mauvais. Les riches avaient tous les vices de ce monde selon elle, il aimait déclencher des guerres pour leur raison personnelle ou bien, demander d'assassiner des gens pour n'importe quelle raison, parfois stupide. Kagura n'allait plus perdre de temps à discuter, elle avait encore du boulot qui l'attendait. La Junin aurait aimé discuter un peu plus avec Mitsuiwa, mais le temps jouait contre elle. Ogawa n'allait pas trop apprécier qu'elle entre trop tard, depuis la mort du Sandaime, il avait tellement de choses à faire. La femme regarda l'homme en souriant, mais celui-ci s'adressa à elle sans qu'elle n'ait le temps de dire quoi ce soit. Aki était vraiment surpris et curieux de savoir ce que Kagura faisait dans cette ruelle, certes, il avait des sales types qu'elle pourrait tabasser, mais non. Après, elle n'était pas là pour ce genre de choses, malheureusement.

L'homme lui sourit en étant un peu plus naturelle, il avait l'air d'avoir un peu confiance en lui. Kagura allait donc s'adresser à lui pour couper court à leur discussion.

Kagura : Ben, je suis passé ici pour me rendre au bâtiment du Tsuchikage, d'ailleurs, je suis désolée, Aki-Kun. Je n'ai malheureusement pas le temps de discuter avec toi, j'ai encore plein de boulots à faire et qui m'attends au bureau. La prochaine fois, dès que j'ai du temps libre, je vous invite chez moi pour mieux se connaître ! Allez bonne journée et merci !

Après avoir parlé, la Juunin se mit en route vers le bâtiment du Kage, elle se dépêcha pour ne pas être trop en retard. Après tout, ce n'était que récent son rôle de bras-droit, autant ne pas décevoir son chef.

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MessageSujet: Re: Une simple ballade [libre]   Mar 17 Sep - 15:58

-Ben, je suis passé ici pour me rendre au bâtiment du Tsuchikage, d'ailleurs, je suis désolée, Aki-Kun. Je n'ai malheureusement pas le temps de discuter avec toi, j'ai encore plein de boulots à faire et qui m'attends au bureau. La prochaine fois, dès que j'ai du temps libre, je vous invite chez moi pour mieux se connaître ! Allez bonne journée et merci !

La saveur de cette phrase était aigre douce. Aucune pensée claire ne se formais dans mon esprit en cet instant, mais je ne retenais que deux choses. Elle partait, mais peut être aurions nous l'occasion de nous revoir. Cette éventualité aurait du m'emplir de joie, moi qui cherchais si ardemment à nouer des liens avec les habitants d'Iwa, pourtant elle me laissait une saveur écœurante au fond de la gorge. Je lui dis au revoir avant de reprendre mon chemin, prenant cette fois-ci le trajet de ma maison. Pendant la route, mes pensées divaguaient. Elles s'éloignèrent très rapidement de cette brève rencontre, préférant l'enterrer au fond de mes souvenirs pour le moment. Je tentais de me divertir, regardant passer un vol d'oiseaux migrateurs au dessus de moi, ou sifflotant un air musical que j'inventais au fur et à mesure que les notes me venaient en bouche. Mais une seule pensée restait ancrée dans mon âme. La retrouver. Mon armure. Ma prise de conscience de son manque m'ébranlait dans les fondations de mon être, et j'accélérais le pas pour couvrir la distance me séparant d'elle au plus vite. Une brise légère se leva, prémisse d'une tempête en approche. Le ciel si beau de la matinée se couvrait d'ors et déjà l'horizon, de lourds nuages menaçants déroulants leur lourde masse au travers des cieux assombris. La luminosité baissait rapidement, le soleil se voilant de brume. Tout semblait gris autour de moi, et je m'arrêtais un instant, désemparé. Ce changement de climat, si brutal, était anormal. Les ondées à Iwa ne généraient que trop rarement de tels brouillards, et seulement une fois l'averse passée. Je laissais tout mes sens absorber un maximum d'informations sensitives, scrutant les environs à la recherche d'un mouvement, écoutant chaque variation des bruits ambiants, humant en vain l'air au cas où une fragrance anormale s'y trouverait. Soudain, je compris ce qui se passait. La piste du Genjutsu fut immédiatement expulsée lorsque j'aperçus les ombres d'un groupuscule qui se rapprochait lentement de moi. Jaugeant d'un premier coup d'œil les hommes, je compris qui ils étaient et ce qu'ils faisaient la.

Voilà pourquoi si peu de gens s'aventuraient dans les bas quartiers, sauf obligation. Des groupes de bandits de bas étages y faisaient la loi, et ce malgré les nombreuses interventions du Tsuchikage contre eux. La pauvreté pouvait pousser les plus désemparés sur la voie du crime, afin de survivre. A la manière dont ils se tenaient, ces quelques hommes n'étaient pas même shinobis, juste de pauvres manants combattant pour vivre. Je levais les mains en signe de soumission, et les laissais s'approcher plus près. A mieux regarder, un seul d'entre eux arborait le bandeau frontal de notre village. Il semblait concentré, probablement pour maintenir cette brume artificielle en état. Les mains jointes pour former un simple mudra, il me regardait avec des yeux déments. Éclatant d'un rire rauque, l'un d'entre eux me parla.

-Alors comme ça on s'est perdu mon gars ? C'pas très malin... On dit qu'y'a des mecs louches par ici, du genre pas fréquentables si tu vois ce que j'veux dire. J'voudrais pas qu'il t'arrive un 'blème, mais un accident est si vite arrivé...

Il détourna la tête, cracha un mollard jaunâtre sur le sol.

Mes potes et moi on pourrait garantir ta sécurité par ici. Mais ça s'rait pas gratuit bien sur.

Comme je le soupçonnais, ils en avaient à ma bourse. Je la décrochais de ma ceinture, mais la gardais en main. Leurs yeux avides s'y rivèrent, et le malfrat le plus proche leva une main vers moi presque inconsciemment, comme si l'or dégageait un invisible chant pareil à celui des sirènes mythologiques. Leurs voix suaves attiraient les marins vers les récifs, et une fois ceux-ci ayant brisé le navire échoué, les femmes-poissons se repaissaient des cadavres fascinés des malheureux. Je tendis la bourse vers sa main, et il s'avança d'un pas. Alors, tout se passa très vite. Je lançais à la droite du groupe l'argent tant désiré, et tous, sans exception, tournèrent la tête pour suivre sa trajectoire elliptique. Le tintement de la monnaie résonnait distinctement, second couplet des sirènes. Cette diversion fonctionnait toujours contre ce genre de personnes. Tuer ne leur importait pas, seul comptait le butin. J'avais découvert depuis bien longtemps cette ruse, ruse m'ayant sorti de bien des situations délicates. Et encore aujourd'hui, j'éviterai le combat grâce à cela.

A peine eus-je lancé le projectile au loin que je tournais les talons et m'enfuyais à toute vitesse. D'un bond agile j'atterris sur le toit d'une petite maison, et continuait ma course depuis les hauteurs. Je ne craignais qu'un seul d'entre eux, le shinobi. Un humain normal ne pourrait jamais égaler mon agilité, mais un Iwajin si. A ce moment précis, vous devez penser que j'oubliais mon statut, et la puissance inhérente. En tant que chef oi-nin d'Iwa, j'avais déjà tué de mes propres mains des criminels bien plus dangereux, anéanti des groupes entiers de guerriers et capturés les plus dangereux assassins. Un Chuunin ne pourrait tout simplement pas espérer ne serait-ce que gagner contre moi. Mais sans mon armure, je ne pourrai pas combattre. Tout simplement. La simple vue d'une arme provoquerait chez moi une crise de panique, tétanisant l'intégralité de ma musculature et me laissant à sa merci. Seul le port de ma protection annihilait ma thanatophobie. Sans elle, je ne valais pas mieux qu'un civil terrorisé. C'est pourquoi en cet instant, toute mes pensées étaient rivées sur ma fuite, priant silencieusement pour qu'il ne m'ait pas suivi.

Combien de temps dura mon trajet ? Une dizaine de minute, au maximum. Malgré ma vitesse immense, fruit de mon long entraînement au taijutsu, je fis un détour conséquent pour être bien sur que je n'étais pas suivi. Puis enfin je parvins au seuil de ma demeure. Une petite maison située à l'extrémité nord du village. Tout de roche faite, elle n'était qu'un crochet jaillissant des entrailles de la terre comme tant d'autres. Rien ne la distinguait de ses voisines, mais pourtant elle abritait un des plus puissant shinobi du village d'Iwa, sans vouloir faire preuve de vantardise. Une lettre résumait cela mieux qu'un long discours. S. J'avais le rang S, j'étais un des shinobis les plus puissants non seulement du village, mais aussi du monde. C'était à cause du prestige que risquais de m'attirer mon grade que je me terrais dans ce simple quartier, loin de tous. Ainsi, personne ne pourrait me débusquer aisément. Je n'aspirais qu'à la paix, et si cela devait passer par l'élimination de tous les criminels, Aki s'en chargerait. Mais je ne voulais que vivre ma vie, tranquillement. La soif d'aventure m'avait depuis longtemps quitté, ne laissant qu'une coquille habitée par une utopie profonde. Mitsuiwa vivrait en paix, mais Aki combattrait tant que la terre sera rongé par la guerre. Lorsque je posais enfin mes yeux sur mon armure, je pensais cela. Ma main se referma sur le premier élément, et je l'enfilais. Mitsuiwa n'était plus la, Aki s'éveillait.
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MessageSujet: Re: Une simple ballade [libre]   Ven 20 Sep - 12:46


Correction RP


> Mitsuiwa Aki <

    Positif


    • Posts aérés.
    • Très bon vocabulaire, bonne étude de l'environnement physique tournant autour de ton personnage ainsi qu'une analyse poussée des autres détails écrits.
    • Bonne maîtrise des structures de phrases et pas de problème de compréhension.
    • Rapport qualité/longueur correct.

    → Bonus échelon 2.


    Négatif


    • J'ai repéré notamment sur ton premier Rp, des fautes d'accord qui peuvent gêner sur le long terme. N'oublie pas de te relire.
    Ex : "Des vents invisibleS", "Entre deux de ces célestes entités perçaiENt les rayonS d'un pâle soleil", "par une légère brises."

    → Malus échelon 1.


    Récompense


      Nombre de mots :3904
      Gain de mission : /
      Calcul :(1271+1407+1226)/40 ≈ 97,6*1.1 ≈ 107,36.

      Expérience gagnée : 107.
      Ryos gagnés : /



> Kagura Mikazuki <

    Positif

    • Bonne esthétique de tes écrits.
    • Rapport qualité et longueur correcte.
    • Comme toujours, beaucoup de détails qui enrichissent les scènes de Kagura. Le tout est plus ou moins fluide et cela se lit facilement. Tes écrits sont plaisants.


    Négatif


    • Ne te perds pas trop dans les détails puisque tu as tendance à reprendre en début de tes Rp, des événements que tu as déjà analysés dans tes posts précédents.

    • Fais attention à tes fautes étourdies : "Kagura était connuE dans le village", "aucunes des cinq grandes nations n'étaient venues" Ensuite, comme je te l'ai dit dans d'autres Rp, tu devrais poursuivre l'utilisation de l'imparfait quand tu utilises l'imparfait : "Sa mère adoptive n'était pas encore revenue de mission et, cela l'inquiétait un peu. Sayuri est était une excellente kunoichi d'élite, mais c'était plus fort que Kagura. "  
    J'ajoute qu'il faudrait que tu n'oublies pas l'utilisation de connecteurs au lieu d'utiliser que les virgules : " De toute façon, il pouvait être malsain et pervers, la kunoichi en n'avait pas peur, CAR elle avait déjà vu pire et tuée ce genre de phénomène."
    Cela permet de mieux rythmer la phrase.


    Récompense


      Nombre de mots : 2514
      Gain de mission : /
      Calcul :(1409+1105)/40 ≈ 62,85 ≈ 63.

      Expérience gagnée : 63 Xp.
      Ryos gagnés : /




Correction RP

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