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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 ~ Les préceptes d'un fuyard pour un bleu ~ [FB - PV. Utakata]

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MessageSujet: ~ Les préceptes d'un fuyard pour un bleu ~ [FB - PV. Utakata]   Ven 2 Aoû - 17:49

LES PRÉCEPTES D'UN FUYARD POUR UN BLEU
Flash Back | PV . Utakata

♫ Teach me, man ! ♫


Trois jours. Cela faisait exactement trois petits jours que je m'étais rendu dans le bureau de la Mizukage. Celle-ci m'avait fait appeler, et c'est sous la pluie que je m'y étais rendu le plus vite possible. Car en effet, il s'agissait de la première fois que je me rendais dans son bureau, au sommet de sa tour, depuis bien longtemps. Il s'agissait même de la seconde fois que j'y étais invité, par ailleurs. Durant mes plus de deux mois passés en tant que Genin, sous les ordres de Maharo-sensei, c'était ce dernier qui était appelé dans le bureau de l'ombre du village pour recevoir les ordres de missions. Nous autres, Genin, nous devions rester au dehors et attendre patiemment son retour. On attendait, certes, mais la patience n'était pas au rendez-vous. Par la suite, mon équipe avait été décimée. Mon sensei et l'un de mes amis étaient morts, tandis que le dernier membre était plongé dans un coma probablement irréversible. C'était d'ailleurs suite à cet événement marquant que Meï-sama m'avait convoqué dans son bureau. A vrai dire, "convoquer" n'était pas le bon mot. Elle était venue d'elle-même me retrouver, au devant du monument aux morts pour le village, sur lequel était dorénavant gravé le nom de Maharo Shirugi. La mine basse, je repensais à nos moments en groupe, tels une famille. Je repensais à ses paroles à mon égard, me donnant du courage. Et je repensais également à son sacrifice pour sauver ses deux derniers élèves encore en vie. Quelques heures auparavant, je m'étais rendu à l'hôpital du village, rendre visite à mon ami Atori. Celui-ci était méconnaissable, le corps brûlé de partout. Un immense ruban blanc recouvrait son crâne, à moitié fendu par le choc contre l'arbre. Une journée peu joyeuse, en effet. D'autant que sur le monument funeste que je scrutais sans ciller se trouvait également le nom de ma mère, Shiina Sage, inscrit depuis peu ... Mizukage-sama était venue à mon encontre à cet instant-là. Elle savait où me trouver effectivement. Quelques jours après l'incident aux portes de Kiri, je n'avais pas d'autres endroits où aller. Posant affectueusement une main sur mon épaule, elle m'avait adressé un sourire des plus chaleureux, empli d'affection et de compassion à mon égard. Bien que cette femme ne me connaissait pas plus que sur le papier. Parlant avec elle quelques instants de la vie, de la mort, du monde shinobi, ainsi que du courage de ma mère et de mon sensei, elle m'avait annoncé par la suite qu'elle souhaitait que je la retrouve dans son bureau dans la journée. Ce que j'avais fait, sans broncher.

Et alors, quelques semaines plus tard, Meï Terumi m'avait convoqué de manière plus officielle dans son bureau. M'y précipitant sans réfléchir, ayant recouvré mon humeur joyeuse en grande partie, la Godaime m'annonça que Utakata, le jeune homme réintégré au village de Kiri il y avait quelques jours devant tout le village, allait devenir mon nouveau sensei, mon nouveau mentor. Fou de joie, pressé d'en apprendre plus et de rencontrer celui qui avait fait plus que forte impression sur mon père lors de son speech, j'avais à peine entendu la jeune femme qui ajoutait que je devais le rencontrer officiellement à l'un des terrains d'entraînement du village de la brume, dans trois jours. Trois petits jours donc, qui passèrent plus lentement que les quelques semaines me séparant alors de la mort de mon ancien sensei. Mais enfin, ce jour était arrivé ! Et le nouveau allait en voir de toutes les couleurs ! M'étant habillé pressement le matin, je courus comme un dératé jusqu'au terrain d'entraînement, et fus finalement arrivé presque deux heures en avance. Malgré mon manque incroyable de patience, je pris énormément sur moi et m'installa dans un coin, dissimulé par la brume, puis attendis. Dix minutes passèrent, c'est long ... Vingt minutes, j'espère qu'il sera en avance lui aussi. Quarante minutes, et une crampe ! Une heure vingt, je prie pour le voir débarquer. Deux heures, il va arriver. Deux heures vingt, il commence mal : il est en retard. Trois heures, ça y est j'en ai marre. Trois heures trente, je fais les cents pas : "Mais qu'est-ce qu'il fout !?". Quatre heures et quart, et je me rends compte finalement que je me suis trompé de terrain ...

Tout en me frappant le front du plat de la main, ce qui laissa au passage une trace rouge sur mon visage pâle, je détalai en courant, direction le bon point de rendez-vous. J'espérais juste, à cet instant, qu'il soit encore là. Un peu plus de cinq minutes plus tard, j'arrivais finalement au bon endroit, où se tenait nonchalamment assis une silhouette, quelques mètres plus loin. La brume m'empêchait de distinguer les traits de cette personne. Était-ce Utakata ? Il me fallait le demander pour le savoir.

- Utakata-san ? tentais-je assez timidement, ce qui n'était pas mon genre

J'avais plus de deux heures vingt de retard, je devais me faire tout petit pour l'instant. Mais bon, j'avais bien dit qu'il en verrait de toutes les couleurs, non ? Alors voilà, j'avais déjà commencé.

- Je suis Genis Sage, ajoutais-je pour faire comprendre à mon interlocuteur invisible que je venais pour une raison précise.

Puis j'attendis. La silhouette n'allait pas tarder à se lever et à se déplacer, qu'importe de qui il s'agissait. Soit on allait me demander de partir, soit on allait m'engueuler, soit on allait se présenter. Je ne pouvais qu'attendre. Et me préparer au pire, comme au meilleur.
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MessageSujet: Re: ~ Les préceptes d'un fuyard pour un bleu ~ [FB - PV. Utakata]   Mar 6 Aoû - 20:39

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Utakata ♦ Genis.


Art royal que représente l'apprentissage. Il est gratifiant et fait naître une sorte de fierté chez la personne définie comme étant le précepteur. Il repose sur des signes conventionnels qui demeurent aujourd'hui encore, intangibles, et ce depuis bien des années. Aujourd'hui j'allais être ce précepteur, mais par des techniques de Ninjutsu aussi poussées soient-elles. Mais bien des valeurs morales reposant sur la force des mots. Les mots pouvaient évoluer selon l'époque dans laquelle ils étaient utilisés, dans l'espace et le temps, tout pouvait être amené à sa sauce. S'ils n'ont pas le même sens, ils reposeront cependant sur la relation avec tous les autres sens possibles et en cohérence avec le sens initial. Voilà ce que je retenais d'Harusame-senseï, et je n'étais pas mécontent de ce qu'il m'avait légué. Et aujourd'hui j'allais léguer ce que je savais à Sage Genis, cet enfant qui a rejoint mon équipe composée de Ryûzetsu & Hotaru. De ma branche, j'avais une vue imprenable sur l'étendue du pays de l'eau, c'était assez bluffant même si un myste demeurait, je discernai avec acuité ce qui nous entourait. Au loin je pouvais voir un ruisseau qui s’écoulait d’une source et je la voyais serpenter entre les buttes arrondies. Le ruisseau s’élargissait et se mit à couler lentement. Au bout du fleuve, j’pensais voir une modeste colline qui se dressait abruptement. Sa partie inférieure recouverte d’arbres lui donnait l’air d’un animal hirsute.

j’observais les branches du chêne qui se déployaient au dessus de moi et semblaient toucher le ciel. L’arbre était imprégné d’une majesté presque sacrée. En le contemplant, je sentis mon propre esprit s’élever vers les hauteurs. Mon imagination envisagea un monde ignoré de moi, qui s’étendait autour de moi et que je n’avais jamais remarqué. Des toiles d’araignées tendues entre les brindilles brillaient grâce à la luminosité qui émanait de la lune. Des insectes bourdonnaient autour de l’arbre et des oiseaux voletaient en gazouillant parmi ses feuilles. Et la vie de cette atmosphère se détachait sur le fond immuable du chant des Cormorans de la région. En entendant l’appel bruyant d’un oiseau insolite dans les branches, j’ouvris les yeux. Perché au dessus de moi, l’animal ne m’était pas tout à fait inconnu, mais j’ai pu l’identifier tout de suite : c’était le Houou, l’oiseau sacré qui n’apparaissait que pour prédire un quelconque présage.  L’oiseau me regarda de ses yeux dorés et brillants, ouvrant son bec jaune et poussa un nouveau cri. Tout se tut autour du moi, cloué sur place, je n’osais pas respire. Une brise légère fit onduler les feuilles mortes. Souriant d’un air neutre, j’ai malheureusement fermé les yeux et quand j’ai voulu ouvrir les yeux une nouvelle fois. L’oiseau avait disparu. Mais le rêve avait été si vif – et une apparition, même dans un songe, ne pouvait être négligée. Regardant au creux de ma main, reposait une unique plume blanche aux extrémités teintées de rouge, comme si elle avait été trempée dans du sang.

Il était donc temps pour moi de sortir de mes pensées pour rejoindre celui que j'ai convoqué au terrain d'entrainement de notre village. J'avais prévu quelque chose d'assez spécial outre la force des mots. Quelque chose par lequel sont passées Ryûzetsu & Hotaru une fois à Kiri. Et je n'allais pas faire l'impasse sur cette phase comique mais aussi "intelligente". Enfin, cela se fera au fil de la discussion où je lui ferai comprendre le système de mon entrainement. Ce que je lui préparai se trouvait dans mon sac au pied de l'arbre dans lequel j'étais. Je me suis lentement laissé glisser de la branche pour atterrir lourdement sur les pieds. Après quoi je me suis haté de me rendre au lieu de rendez-vous. Et moi qui me disais que je serais en retard à cause de la libération de mes pensées. Mais bon, apparemment je n'avais pas grand chose à craindre de la fougue du jeune homme car il n'y avait personne sur le terrain quand je suis arrivé. Et cela n'aurait pas pu aller mieux si c'était un autre rendez-vous que j'aurai raté. J'ai attendu, oh quelques minutes dans la mesure où j'ai cru déjà perdre du temps dans mon arbre. Et puis finalement, une silhouette se dessina imperceptiblement au loin. Figure agitée, cela devait être le jeune Sage qui se dépêchait. Se croyait-il en retard ? Il y avait en effet un peu de ça dans sa hâte, mais j'aurai réagi pareil à sa place. Il m'apostropha d'une voix incertaine, mais je ne répondis pas sur le coup car il emboîta de nouvelles paroles. C'est là que mes lèvres s'entrouvrirent afin de libérer mes mots:

« Moi c'est Utakata, tu le sais. Mizukage-sama a dû te le dire, Pénis. »

Sur le moment, j'eus un moment de gêne. Ma main se plaqua sur ma bouche avec des yeux écarquillés. La faute de prononciation ... voilà que j'en fus totalement confus. Un sourire s'afficha sur mes lèvres et je me suis dépêché de me corriger:


« Eum... Génis. Excuses-moi.  Ne m'en veux pas... »


FICHE PAR STILLNOTGINGER.

_________________


« - My hatred had shut my ears off ... But I did hear »

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Dernière édition par Utakata le Sam 14 Sep - 8:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~ Les préceptes d'un fuyard pour un bleu ~ [FB - PV. Utakata]   Jeu 15 Aoû - 16:44



Les préceptes d'un fuyard pour un bleu
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♫ Son of a ... ♫

________________________________________

Et en effet, la silhouette située non loin descendit rapidement de sa branche d'arbre et se dirigea vers moi. Elle se fit très vite plus claire, et je pus apercevoir le visage et la tenue de l'homme. Il n'avait pas changé depuis le jour de sa réintégration. Son bandeau de ninja était étroitement serré autour de son front, passant sous sa chevelure châtain. Seul son œil droit, de couleur noisette, me fixait avec un air plus ou moins bienveillant, le gauche étant dissimulé par une mèche de cheveux. Mais ce qui marquait, chez cet homme, c'était la tenue et l'air décontracté qu'il présentait à chaque instant. Au placard les habits traditionnels de ninja supérieur, avec le gilet bleu marine indiquant la provenance du village de la brume ! Tout comme le jour du festin, mon nouveau sensei arborait un très long kimono cyan dont le bas frottait avec le sol humide. Ce large vêtement ne laissait voir rien d'autre que son torse-nu. Très décontracté donc, voire un peu trop. C'était d'ailleurs étrange de ne pas voir ses pieds car, lorsqu'il s'approcha de moi, je pensai un moment qu'il lévitait. Il s'agissait donc bel et bien d'Utakata, celui qui allait me prendre sous son aile. Un homme redouté et très puissant, étant parvenu à fuir les Oi-nin de Kiri durant des années. Un grand homme, selon les dires. Selon mon père et selon la Mizukage également. Cela pouvait-il faire de lui un grand sensei ? A cet instant précis, je me dis que c'était le cas. Il est vrai que je ne le connaissais pas encore personnellement, mais j'avais toujours en tête ses sages paroles prononcées lors du banquet de son retour à Kiri. Ces mêmes paroles qui avaient fait que le village en entier l'avait acclamé comme peu de personnes le sont de nos jours. Bon nombre d'autres shinobis devaient prendre exemple sur le Jinchûriki qui me faisait face, je le savais. Et ce qui fait un bon sensei n'est pas forcément son talent en ninjutsu, taijutsu ou genjutsu, ni sa puissance au combat, et encore moins sa quantité de Chakra en réserve. Mais c'est sa façon de penser et d'agir, ses motivations, ses envies et sa sagesse, ainsi que sa capacité à transmettre le tout aux futures générations qui faisaient d'un shinobi un maître exemplaire. J'avais compris cela durant les deux courts mois que j'avais passé aux côtés de Maharo-sensei. Il n'était pas le plus fort de Kiri, ni le plus violent, mais sa générosité et son envie de protéger son village étaient ce qui l'animaient, et sont aujourd'hui reconnues dans tout Kiri. Je savais tout cela, mais il me restait encore énormément à apprendre. Quant à Utakata, il avait déjà fait part de cela plusieurs jours auparavant. Celui-ci prit justement la parole ... chose qu'il aurait dû s'abstenir de faire. En effet, cet homme, que je pensais sage, déforma mon prénom dès sa deuxième phrase. Lorsqu'il se présenta, tout alla bien. Mais j'eux du mal à digérer le "Pénis" qui suivit. Pénis ... Le Jounin tenta de se rattraper derrière, en se corrigeant et en s'excusant. Cependant, ce qui était fait était fait. Je ne le prenais pas mal, non. Mais Utakata-sensei allait prendre cher. Et si ce n'était pas sur le moment, ça serait plus tard, un autre jour, une autre semaine. Mais ma vengeance allait être terrible !

Je fronçai les sourcils, gardant les grands yeux bleus rivés sur l'homme qui me faisait face. La timidité qui m'habitait lorsque j'étais arrivé sur le terrain, et l'inquiétude que j'avais vis à vis de mon retard. Toutes deux s'étaient envolées. A présent, seule la taquinerie m'habitait. Je souris alors, le laissant découvrir un sourire malicieux. J'aurais pu l'attaquer, c'est vrai. Mais je n'avais aucune idée de quelle serait sa réaction. Je souhaitais tout de même débuter notre relation maître-élève dans le calme. Bien que ça n'allait pas être aussi calme que ce que j'avais imaginé avant de venir. Je ne pouvais donc pas lui sauter dessus et m'en prendre à lui, pas dans l'immédiat. Je devais donc m'attaquer à lui verbalement. Et ça je savais faire, que Dieu m'en soit témoin !

- Okay, je vois que vous n'êtes pas aussi sage que vous en avez l'air, Utakata-san, commençai-je calmement. Vu mon nom, ça va pas coller !

Puis je tournai résolument les talons afin de lui tourner le dos. Je savais que cela n'était pas poli, surtout envers un supérieur hiérarchique et le bras droit de la Godaime. Cependant, il n'avait pas été spécialement plus poli en rapprochant mon prénom, donné par ma défunte mère, à ce que nous avions tous deux entre les jambes. Je n'allais donc pas gêner ! Et ainsi, j'allais pouvoir voir sa réaction.

- Je retourne voir Meï-sama pour qu'elle me confie à un nouveau sensei, fis-je enfin en commençant à m'éloigner. Je n'ai pas besoin d'un incompétent même pas capable de prononcer correctement le nom de son élève dès la première rencontre !

J'agitais ma main droite dans le vent, comme pour lui dire au revoir. J'étais volontairement irrespectueux. C'est vrai que je faisais cela pour me venger d'un côté. Mais d'un autre coté, je souhaitais voir sa réaction, je le testais. Qu'allait-il faire de moi ? Plusieurs options se présentaient à lui. Il pouvait s'énerver envers moi, et me montrer qu'il n'était pas vraiment le genre d'homme auquel je m'attendais. Ou bien il pouvait me laisser filer et retourner s'asseoir dans son arbre. Dans ce cas-là, il m'aurait prouvé qu'il ne tenait pas plus que ça à avoir un élève. Il pouvait tout aussi bien me rattraper et m'intercepter, afin de s'excuser de nouveau ou alors afin d'engager un petit duel amical. La première solution aurait été inutile, étant donné que je ne faisais que m'amuser avec lui. La seconde, en revanche, me plaisait pas mal ! Ou pour finir, il pouvait simplement ne pas bouger d'un pouce et répliquer à son tour. Cette option-ci pouvait tout aussi être amusante. Mais je savais que nous n'étions pas ici pour nous amuser. Et c'était au sensei de faire le premier pas. Je marchais lentement, dans la direction opposée à la sienne. Qu'allait donc choisir de faire Utakata-sensei ?
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MessageSujet: Re: ~ Les préceptes d'un fuyard pour un bleu ~ [FB - PV. Utakata]   Sam 14 Sep - 17:10

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Utakata ♦ Genis.


Pénis... J'vous jure. Comme si j'avais eu besoin de faire cette faute pour une première rencontre. La gêne s'était installée et voilà que je me demandais comment rattraper le coup. Disons que j'ai déjà fait meilleure impressions dans ma vie et je dois avouer que là j'ai fait fort. Je n'imagine pas ce qu'il devait penser à ce moment là, car je venais de perdre toute crédibilité à son égard et cela me dérangeait assez. Oh je sais rattraper une faute à temps, mais tout dépendait de la mentalité de la personne. Je suis sûr que l'on s'attendait à autre chose du Jõnin réintégré au village de la brume, celui qui a fait un discours enflammant les personnalités militaires. Ouais... Arriver à faire une faute de ce niveau était un peu comme s'effondrait sur une scène après un spectacle, pour x raison. Il était limite de mon devoir de montrer l'exemple. Même si j'ai eu Hotaru & Ryûzetsu avant ce jeune garçon, il demeure le plus jeune et celui qui a besoin d'apprendre de son supérieur. J'ai lu le dossier de ce jeune homme et le passé auquel il appartenu. Son ancien maître demeure aujourd'hui six pieds sous terre, comme le mien. C'était sûrement la seule chose qui me liait au garçon dotés d'une chevelure aussi blanche que la clarté de la lune. Mais cette chose qui faisait la passerelle, entre moi et lui, je devais sûrement jouer dessus. Bien qu'il serait peu conseillé de lui rappeler le décès de son ancien mentor, au risque de le blesser. Je ne voulais pas prendre de risques, il fallait déjà que je me débrouille pour ramasser mon sérieux tombé au sol quelques secondes plus tôt.

Je ne cachais pas que sa mentalité était légèrement dérangeante. Mais entre le fanatisme d'Hotaru, l'hyperactivité de Ryûzetsu... Il en fallait évidemment un pour compléter le trio infernal. Enfin ... un gamin qui fait des sous-entendus en se prenant pour ce qu'il n'est pas. Je devais le guider, l'aiguiller sur la voie qu'il allait devoir prendre. Car il était hors de question que je laisse un môme me ridiculiser de la sorte en jugeant que je ne suis pas celui qu'il lui fallait. J'ai moi-même demandé à l'avoir dans mon équipe auprès de Meï-sama. Elle même approuva ma décision de le prendre sous mon aile, c'est que quelque part elle me sait apte à le gérer. Peut-être le connait-elle plus que moi, enfin bon. Mon regard s'était durci de lui-même  quand il prononça le mot "incompétent." Pour moi ce n'était pas blessant, mais j'essayais d'agir comme mon maître en tant que professeur. Et insulter ma façon de faire, c'était insulter les préceptes d'Harusame-shishõ. Mon poing se serra alors que le garçon tourna les talons pour se retirer. Je restais immobile. Bien que silencieux, mes pensées se tournèrent vers mon maître. On aurait dit Jun quand nous étions plus jeunes. Cela me faisait sourire, mais en tant que professeur c'était une chose que je ne pouvais me permettre. Harusame-shishõ n'hésitait pas à se faire autoritaire quand il le fallait. Peut-être que le moment où je devais l'être s'était révélé être celui-ci. Je n'ai jamais eu de remords quand je l'ai été avec Ryûzetsu ou Hotaru. Cet enfant devant comprendre que l'on est pas si familier avec moi, et il allait devoir accepter mon erreur. Cette dernière aussi futile soit-elle, je n'allais pas m'attarder sur ce genre d'enfantillage et lui montrer qu'on a d'autres choses à faire.

C'est alors qu'il continua de marcher lentement. Et c'est d'un pas rapide que je me suis retrouvé face à lui. Comme une bourrasque de vent, ses chevelure réagirent suite à mon déplacement furtif. Je n'avais pas n'avoir pas l'heur de de montrer l'exemple à ce jeune homme. Pas maintenant du moins, même si je devais lui donner envie d'apprendre dans cette équipe. Je n'allais pas oublier cela. En attendant, c'est un regard assez sévère qui brisa ses saphirs et son ton des plus insolents. « Premièrement, tu me nommeras Utakata-senseï. Deuxièmement, tu me voues le respect. Et même si cela implique de faire des fautes de prononciation, tu comprendras vite qu'il ne faudra pas te croire supérieur à moi. » Déjà les bases étaient posées. Il devait savoir que moi-même je ne cautionnerai pas ce genre de comportement, et encore plus, ce genre de paroles à mon égard. J'ai déjà giflé Hotaru pour moins que ça, mais je devais passer outre cette façon de faire... Elle n'était pas des plus réfléchis bien que cela ait bien marché avec elle. Je pouvais l'enfermer dans une bulle et le regarder en train d'essayer de sortir de celle-ci avec un stupide kunaï. Et moi devant lui, en tailleurs, attendant ses excuses. Et j'en entendais bien entendu, il était clair que je ne resterai pas les bras croisés face à cette tête de mule qui se croit tout permit parce que je suis son nouveau maître. Un de mes poings se serra alors que je serrai les dents, comme si ce complexe commençait à se manifester.

Je fis en sorte de me détendre car malgré ma résolution de devenir senseï, il était normal qu'il me reste de mon mal être quant à ce statut d'enseignant. Je devais m'y faire, c'est une nouvelle vie qui s'offrait à moi. Et je ne pouvais pas me permettre penser au passé, surtout à cet arc de ma vie. Sage Genis, je devais l'épargner de cela. Revenir sur un moment comme celui-ci ne pouvait que nuire à l’entente entre un élève et son maître. Et malgré le fait que je puisse me montrer sévère ou injuste à travers mes dires... Ce n'est qu'histoire de lui faire comprendre que je ne suis pas comme son ancien maître. Il lui faudra s'adapter au rythme de l'équipe déjà Chuunin, je ferai en sorte qu'il puisse devenir un ninja d'exception. Aussi talentueux que moi, c'était un défi à relever. Mais bien entendu, s'il continuait à être à se comporter ainsi... on allait avoir du mal. M'enfin pas de raisons de s'inquiéter, après tout il me suffisait de lui donner envie d'apprendre.  Je tentais d'adoucir ce regard qui le surplombait afin de lui donner un peu plus de confiance. Du moins, lui montrer que je suis pas du genre à prendre la mouche à la moindre remarque. Prendre du recul était la solution la plus adaptée. Mes bras se croisèrent alors que je finis par me décaler pour lui laisser le passage. Jouer à son jeu, cela pouvait être amusant.  Mon souffle reprit un rythme assez stable, j'oubliais petit à petit les dires du jeune homme. Tentant de passer outre, ma main se leva en direction de la sortie de la zone d'entrainement.

« Mais après il ne tient qu'à toi d'aller te plaindre à cause d'une faute de prononciation. Peut-être que ton prochain senseï t'apprendra à ne pas être aussi superficiel. »

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MessageSujet: Re: ~ Les préceptes d'un fuyard pour un bleu ~ [FB - PV. Utakata]   Lun 16 Sep - 19:09

Genis Sage a écrit:


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♫ Calm down ♫

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Eh bien ... On peut dire que la réponse ne s'était pas faite attendre, c'est sûr. Faut dire que j'avais peut-être poussé le bouchon un peu loin en le qualifiant d'incompétent. C'est vrai que je plaisantais, mais l'air sérieux que j'avais pris sur l'instant pour le faire stresser un peu n'avait finalement pas eu l'effet escompté. Et parler ainsi à un ancien Nukenin, qui avait sûrement mis fin aux vies de plusieurs Kirijin sur son chemin de déserteur, n'était pas la chose la plus intelligente à faire. Surtout lorsqu'on se retrouve seul avec cet homme, sur un terrain plutôt isolé du village. Je me pensais plus malin pourtant ! Cette fois-ci, ma taquinerie n'était pas ressortie, ou si c'était le cas, Utakata-sensei, comme ce dernier me conseilla de le nommer dorénavant, n'en était pas tant fan que ça. Car en effet, tandis que je retournais sur mes pas après lui avoir délibérément tourné le dos, l'ancien Nukenin surgit instantanément devant moi, me coupant net la route. Je sentis un courant d'air plus important que les ordinaires me traverser, ainsi que mes cheveux en bataille s'envoler légèrement vers l'avant. La seconde suivante, cet homme, qui me dépassait de facilement quatre têtes, était face à moi, un regard sévère posé sur le petit Genin que j'étais.

Ses paroles furent sèches et froides. Soudainement, je sentais la puissance de l'homme honorable qui avait fait un discours acclamé par tous au sein de la grande tour de la Mizukage. A cet instant, lorsqu'il s'était adressé au village de Kiri en entier, j'avais perçu en lui un shinobi exemplaire qui devint immédiatement un modèle à suivre à mes yeux. Ensuite, lors des premières paroles qu'il avait prononcées à mon égard, j'avais perçu un homme peu sérieux et gaffeur, dont les pensées n'étaient pas très normales. A présent, tandis qu'il me toisait de haut, impassible, je sentais le ninja puissant qu'il était, ainsi que l'expérience qui l'habitait. Comme dit précédemment donc, il m'ordonna dans un premier temps de le nommer "Utakata-sensei". Rien de plus normal à priori. Je comprenais ce fait, mais avais tout de même du mal à l'accepter. Il y avait quelques semaines encore, mon sensei se nommait Maharo. J'avais, sur le coup, du mal à me faire à l'idée d'ajouter ce suffixe de respect à une tierce personne que mon défunt maître. En parlant de respect, il me conseilla, dans un second temps, de le lui vouer et de le lui montrer. C'est vrai que le terme pouvant décrire mon action et mes paroles précédentes était "insolence", j'en avais conscience. Ces paroles me firent automatiquement baisser les yeux, sans que je le veuille et sans même que je m'en rende compte. Je ne les relevai que lorsque mon nouveau mentor acheva sa leçon en m'annonçant que quelles que soient ses paroles et ses fautes de prononciation, je ne devais en aucun cas me croire supérieur à lui. La première partie de ces propos me fit légèrement sourire. "Ses fautes de prononciation" ... En avait-il d'autres en réserve ? Ça promettait ! Cependant, la suite de sa phrase dissipa aussitôt mon bref rictus. Il n'avait vraiment pas adhéré à mon côté taquin. Soit ! J'allais lui apprendre. Petit à petit, oui, mais je comptais bien le faire s'y habituer. Tout le monde si habituait. Alors on n'allait pas me faire croire que ce Jônin en tenue aussi décontractée avait un balais dans le derrière.

Quoiqu'il en soit, il s'écarta doucement de devant moi, se mettant de profil. Puis, tendant sa main en direction du chemin menant à la sortie du terrain d'entraînement, il me déclara d'une voix plus posée et douce que j'étais libre de me rendre au bureau de Meï-sama pour y déposer ma plainte concernant mon changement de sensei. L'idée aurait pu être tentante à première vue, c'est vrai. Mais pas pour moi. Pour deux raisons. La première était que je n'avais absolument pas pris mal les paroles du Jinchûriki, et n'avais aucune envie d'avoir un autre sensei que lui. J'avais toujours en tête ses paroles admirables lors de son retour au village, ainsi que celles de mon père qui avaient suivi. "Prends exemple sur cet homme" m'avait-il dit les larmes au yeux. Aujourd'hui, ce même homme, qui partageait la même vision du village que ma mère, avait été désigné pour être mon second sensei. Je ne comptais pas lui tourner définitivement le dos et aller voir ailleurs car il avait confondu mon prénom avec une partie intime masculine. Sûrement pas. Mais un second fait me repoussa quant à l'idée d'aller me plaindre à la Godaime Mizukage. Un fait effrayant qui me fit faire les gros yeux. Durant un long moment ... Puis, restant toujours à la même place, je tournai le tête vers Utakata-sensei en levant un index au ciel d'un air savant, tout en arborant un léger sourire crispé.

- Maharo-sensei m'a dit un jour : "Godaime-sama est une femme extraordinaire, très gentille et particulièrement généreuse. Par contre, je vous avise de ne jamais aller l'importuner pour vous plaindre de quelque chose qu'elle vous a attribué, comme une mission pas assez intéressante à votre goût. C'est pour votre bien." ... Alors je passe, sensei, merci !

Notez le "sensei" discrètement incorporé dans mon discours. Un peu de lèche vous me direz ? Du tout, je ne faisais que lui montrer que j'étais à l'aise. Puis je lui affichai un grand sourire. Et ce n'était pas un faux sourire, non. C'était un sourire joyeux tout ce qu'il y avait de plus honnête. Car j'étais heureux de voir qu'Utakata-sensei savait être sérieux mais qu'il pouvait également me suivre dans mon délire, pour l'instant. Ce n'était pas un homme qui se laissait marcher sur les pieds par un gosse. Je reculai alors lentement, décontracté.

- Faut pas le prendre mal, sensei ! lui fis-je sans quitter mon sourire. Je ne faisais que plaisanter. Excusez-moi si j'ai été insolent, ça peut m'arriver. Mon père vous le confirmera ... même s'il n'est pas mieux que moi, achevai-je avec un air dépité.

Encore un "sensei" de placé, mais sans que j'y fasse attention cette fois-ci. Tout comme le vouvoiement, il m'était venu naturellement. Une fois cela fait, je souhaitais lui demander ce qu'on allait faire dorénavant. Nous connaissions nos noms, une partie de nos caractères respectifs, mais sans plus. Et je savais que le Jônin souhaitait au moins me tester et voir ce dont j'étais capable. L'étape qui me faisait le plus peur donc. Pouvait-il, après cela, me refuser s'il ne me trouvait pas assez compétent pour être son élève ? Je ne sais pas. Mais avant que je puisse lui demander tout ça, je fus sauvagement interrompu par un "Utakata-samaaaaa" strident venant de face à moi. En regardant attentivement, je vis deux jeunes filles arriver en courant à moitié. L'une d'elles, celle de gauche, était bien plus grande que moi. Dans sa course, je pouvais voir ses longs cheveux châtains clairs voler derrière elle, tandis que sa grosse ... poitrine, cachée je précise, rebondissait à chaque pas. A la vue de son visage, je ne lui donnais que deux ou trois années de plus que moi, mais en voyant ses attributs, je me mis à douter. Le cri ignoble que je venais d'entendre provenait apparemment d'elle. A la gauche de celle-ci, à droite pour moi donc, courait une ... naine. Un corps enfantin doté d'une tête enfantine, le tout avec une chevelure rose chewing-gum pétante ! Une fille toute mignonne, plus petite que moi, à laquelle je donnais à peine plus que la dizaine. Ces deux inconnues s'arrêtèrent nettes devant Utakata-sensei, qui les regardait d'un air étrange, et moi. Elles semblaient légèrement essoufflées. Je décidai de prendre l'initiative avant que l'une des deux ne parle. Elles avaient l'air de vraies pipelettes.

- Salut vous ! Je sais pas qui vous êtes, mais moi c'est Genis Sage. Ravi ! déclarai-je souriant

La naine jeta ses grands yeux noirs dans mes yeux aux couleurs de l'océan - oui c'est beau - et se présenta comme étant Ryūzetsu Hõzukijo, l'une des ... élèves d'Utakata ?! Je fus surpris de cette annonce, tout simplement parce que j'ignorais que le réhabilité à Kiri avait déjà deux élèves. Je pensais, un peu bêtement c'est vrai, être le premier. Mais c'était pas le cas, et c'est deux là étaient déjà les élèves de l'ancien Nukenin. La grande, d'ailleurs, se colla pratiquement au sensei en m'ignorant royalement. Un mauvais point pour elle, je n'aimais pas ça. Surtout quand, en plus, on m'interrompt lors de ma première rencontre avec mon nouveau sensei, et que les choses allaient probablement se corser. Et maintenant ? Je devais m'attendre à quoi ?
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