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De gros personnages libres, dont: Hidan, Kakashi,A Yotsuki, ou encore Jûgo ! Les villages sont attaqués par de dangereux déserteurs, Iwa est le premier village à avoir pu écarter la menace ! Kiri et Iwa sont de nouveau ouverts ! Konoha accepte deux ninjas inventés ! Les Nukenins inventés sont de nouveau autorisés !


LA CÉRÉMONIE DES OSCARS COMMENCERA A 22H CE SOIR !


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 L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]

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MessageSujet: L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]   Mar 9 Juil - 17:32



Un hommage interrompu


&& En quittant la maison et son mari ce matin-là, un jour plus que banal avec sa brume et son soleil dispersé dans les nuages effilés du pays, Midorite Jun ne savait pas qu'elle allait le rencontrer. Cela fait quoi ... presque cinq ans qu'il avait disparu ? Une courte période, terriblement longue d'événements. Surtout ici.
&& C'est très tôt le matin qu'elle a décidé d'aller là-bas. Elle savait que sa journée allait être mouvementée et a préféré venir juste avant que les premiers rayons de soleil n'apparaissent. Avant neuf heure, elle doit être prête pour sa mission. Avant neuf heure, elle doit être partie en direction de Suna. C'est donc une journée au timing très serré. Elle est peinée que le départ soit ce jour si particulier.
&& Son mari, merveilleusement couché sous la couette, dormait encore lorsqu'elle a franchi la porte - C'est dire -. Il est largement plus sensible à l'état comateux qu'elle. Dès qu'il dort, il faut parfois trois réveil. Jun, chargée d'un bouquet de fleurs spécial dans la main, dans une tenue chaude pour ne laisser à la rosée l'unique soin de réveiller les esprits, y arrive.

&& À l'ombre d'un figuier âgé d'une quarantaine d'année, en contrebas de la colline verdoyante, Jun s'arrête quelques instants. Elle sort d'une poche de sa veste une petite bouteille d'eau et boit trois gorgées. Elle nettoie à la vieille fontaine rectangulaire, comme un abreuvoir à cochon, où gisent encore les fleurs mortes de l'arbre, un vase en verre qu'elle remplit au trois-quart. Il a été trouvé juste au pied de l'auge, avec deux autres confrères. Une étrange habitude du passé. Chaque vase appartient à l'un des membre de l'équipe. Les deux autres n'ont pas bougé depuis si longtemps.
&& Ensuite, elle reprend son chemin tranquillement, laissant derrière elle la large cabane de bois où ils avaient l'habitude de vivre les week-ends, un soleil qui se dresse enfin et quelques souvenirs.
&& Elle se souvient encore des sermons faits à l'équipe car ils ne prenaient pas de soin dans ce qu'ils faisaient.

&& Vous êtes nuls, s'exclame-t-il soudainement.
&& L'apparition surprise du puissant ninja, dans le classique nuage de fumée, étonne et fait tomber Jun la tête la première dans les plats sales. Elle ressort aussi vite qu'elle le peut avec de l'eau et de la mousse sur la tête, le visage et les épaules. Elle n'a aucune crédibilité.
&& Je vous avais demandé de travailler en équipe pour nettoyer toute la vaisselle sale, continue-t-il. Un travail à trois. Même cela vous n'en êtes pas capable ?
&& Maître, interrompt Jun, c'est super naze ! On va quand même pas devenir plus fort en frottant deux-trois poêles quand même ! C'est bon quoi.
&& L'enfant agite les bras et fronce les sourcils.
&& Jun a peut-être quelque chose de mieux à proposer, questionne le supérieur en croisant les bras d'un air défiant ?
&& Evidemment, serre-t-elle le poing autour d'un kunai. Et même de bien meilleur ! Il faut faire des exercices de shinobis ! J'chuis pas une boniche moi.
&& Tu n'apprendras donc jamais rien, soupire le chouchou en rinçant une autre assiette.
&& Toi, rage Jun, t'arrêtes de jouer les lèches-culs ! Je suis sûre ça t'ennuie aussi !
&& Au moins, rétorque-t-il, je ne fais pas tout un foin, ce n'est qu'une petite plonge.
&& Hahaha, s'esclaffe l'instructeur.
&& Tout le monde se retourne vers lui et Jun, à qui il vient de tapoter le crâne, boude : « C'est n'importe quoi ... et même pas drôle. »

&& C'était surtout la seule fille du groupe qui manquait encore de grâce à l'époque. Tout ce qu'elle voulait était d'améliorer ses compétences comme sa précision au kunai et ses capacités physiques. Le reste l'ennuyait fermement. Elle pensait comme son oncle, celui qui l'avait entraînée depuis toujours - à la dure - ; il lui a fallu une longue période pour montrer des progrès. On peut même dire que c'était la plus nulle et la moins appréciable de la team.
&& Merci. Grâce à vous, aujourd'hui je suis différente.
&& Elle esquisse un sourire, dans le coin supérieur gauche de ses lèvres pulpeuses.

&& En suivant un chemin de campagne jamais nettoyé depuis, Jun rencontre des ronces, des orties et autres plantes envahissantes. Il y a du ménage à faire dans le coin. Elle suit la route de pierre, marche sur quelques cailloux et poussières. Finalement, elle y arrive. Masquée par une végétation foisonnante et des rochers plus grand qu'un homme, l'entrée de la grotte se situe juste devant elle. Un inconnu ne peut reconnaître les indices du maître. Ils sont bel et bien là.
&& Jun marche très lentement, elle a commencé les remerciements et la prière. C'est à lui qu'elle doit rendre hommage. Les jutsus secret du village de Kiri ont toutes été enseignées par cet homme. Ce dernier repose - elle espère - en paix, à côté d'une mare vide où vivent encore les nénuphars qu'elle a implantés, à la fuite de l'autre.
&& Midorite Jun est à genou, la jupe étalée et avec quelques mots, installe la décoration sur une stèle sur laquelle est gravée un nom. Ce sont des iris. Depuis toujours c'est sa fleur favorite et dans ce pot, la fétide et la jaune se mêle pour rendre hommage à un grand homme.
&& Il est revenu, Maître. Comment dois-je réagir ? Il vous a tué, mon oncle et mes amis. Et maintenant, il revient ... comme si de rien n'était.
&& Les cheveux détachées cachent ses yeux. Des larmes chutent sur ses mains, accrochées avec force aux genoux tremblant.
&& –  Je le hais. Je ne parviens pas à lui pardonner. Maître, qu'auriez-vous fait ? Dois-je le laisser déambuler à Kiri ou venger par sa mort les souffrances qu'il nous a causées ?

&& Elle reste cinq minutes à méditer. Elle ne bouge pas beaucoup - peut-être pour remettre en place ses cheveux ou se redresser pour éviter le mal de dos - et se concentre sur les bons souvenirs et l'enseignement de ce professeur formidable ... parti trop tôt. A cause d'... !
&& Puis, elle s'essuie le visage et recule pour saluer. C'est alors qu'elle entend des pas derrière elle. Prête à se battre, elle ne se retourne pas pour autant. Personne ne connait cet endroit, à part .... Lui !
&& Elle ne dit rien, elle ne veut rien lui dire. Les traits de son visage dissimulé se raidissent et son poing se referme.
&& Toi ... !
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MessageSujet: Re: L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]   Mar 9 Juil - 20:55

 Dive into the 9 
Utakata ♦ Jun.




Aujourd'hui, c'était le jour qu'aucun de nous trois ne pouvions oublier. Je lisais chaque soir ses derniers mots sur un parchemin qui me fut remit par Tsurugi-san. [b]Tsurugi, il lui faudra apprendre à vivre en phase avec ce pouvoir. Veille sur lui car d'une manière ou d'une autre, cette technique aura raison de moi. Ce soir, je tenterai d'enlever ce fardeau à Utakata et s'il soulève son démon contre moi... Veille à ce qu'il ne lui arrive rien, un jour il devra savoir la vérité. Peut-être qu'il aura du mal à l'accepter, mais tout ce que tu devras faire, c'est la lui annoncer au bon moment.[b] Voilà bien des années que j'errai avec en tête l'idée de fuir et d'éliminer ceux qui se révélaient être une entrave à ma liberté. Je réalisais qu'au fond, je tuais par égoïsme, ne voulant pas retourner au village de peur de mourir. Alors j'ai tué ceux qui voulaient s'emparer aveuglement de mon démon, sans savoir que les deux partis sachent qu'Harusame a œuvré uniquement pour mon bien.


Mes crimes pouvaient-ils être exécusés ? Dans la logique des faits oui, mais par moral et au nom de tous les Oi-nin en convalescence et décédés à cause de moi... Non. Seule la profonde culpabilité pouvait être le châtiment le plus adéquat. Il est difficile d'oublier ce genre de chose, tout particulièrement quand il s'agit de celui qui nous a tout appris depuis  notre passage au rang de Genin. Les soupires étaient récurrents à chaque fois que je pensais à cette période de ma vie qui s'apparentait au vagabondage. Je n'avais pas de but précis, du moins jusqu'à ce que je croise la route d'Hotaru Tsuchigumo, cette adolescente qui aujourd'hui s'avère être une de mes trois élèves. Je dois avouer que je n'ai jamais pris un certain plaisir à la laisser traîner derrière moi, du moins, avant. Car je ne la connaissais pas et je ne tenais qu'à échapper à Kiri. En la connaissant un peu mieux, j'y ai descellé un certain potentiel qui n'était pas à mettre de côté. Elle apprenait en quelques jours ce qu'un aspirant mettait à réaliser en 5 années d'études. Elle ne faisait pas mieux que moi lorsque j'avais son âge. Eh puis vint Ryûzetsu & Génis, ces deux shinobi bourrés de talent. Je suis fier de pouvoir les aider comme Harusame nous a aidé, à l'aide des préceptes qu'il nous a inculqué.

Je me levais aujourd'hui avec comme principe de répéter ce que je faisais auparavant avec Jun & Neo, le troisième de l'équipe. Seulement, aujourd'hui c'est la première fois que j'exécute ce "rituel" dans un contexte comme celui-ci. Je ne me vanterai jamais en disant avoir penser à prendre des fleurs pour l'anniversaire d'Harusame-senseï, non pas à cause de la valeur du cadeau mais à cause du statut actuel de notre maître. Je m'étais accroché aux symbolismes de chaque fleur qui composait le bouquet: l'Aigremoine qui était ancrée par la gratitude et la reconnaissance car en effet, si j'étais celui que je suis aujourd'hui... c'était grâce à lui. L'Aloès soulignait quant à elle cette violente tristesse omniprésente en moi, soutenant la culpabilité qui était dans mon esprit vis-à-vis du fait que je l'ai tué. Le Fenouil était destiné à être un compliment pour mon professeur, énergie digne de bien des éloges. Et pour finir le Frêne qui reflétait le dernier compliment envers lui, relevant sa grandeur et sa patience pour avoir pris de son temps pour enseigner à trois jeunes gens comme nous. Je m'étais préparé, mon kimono bleu était dressé sur moi alors que je fermais la porte. Prenant soin de ne pas réveiller mes élèves alors qu'il était encore tôt.

Dans le revers intérieur  de mon kimono reposait le parchemin légué par Tsurugi-san tandis qu'entre mes doigts de ma main droite sommeillait le fameux bouquet de fleur que je lui réservais. Je quittais le village assez rapidement, repensant au dernier hommage que je suis allé rendre à Harusame-senseï. Le jour qui suivit ma réintégration, j'avais tout fais pour faire bonne figure devant la stèle où se trouvait Maître. Je marchais alors que le bruit de mes pas se faisait discret, presque imperceptible pour l’ouïe. La brise s'élevait petit à petit tandis que je me rapprochai du lieu en question. Allais-je être le seul ? Oh je l'espérais bien que je n'avais pas matière à engager des hostilités avec qui que ce soit. Mais si la situation finissait par le demander, je n'allais peut-être pas y échapper. C'est alors que ces mêmes pensées refirent echo en moi lorsqu'un peu plus loin je discernai clairement la présence d'une personne. Cette sensation ne m'était pas inconnue, depuis ma réintégration je n'ai pas eu l'occasion de la revoir, et aujourd'hui voilà que j'en avais l'occasion. Comment allait-elle le prendre ? De quoi ? Toute cette histoire concernant le meurtre d'Harusame-senseï, s'écoulant sur ma désertion et mon retour suite à la vérité qui a explosé. Quant à son regard ? Je voyais bien, qu'une fois remarqué, ses pensées ne pouvaient être que peu ... amicales.

« Bonjour, Jun.»

C'est tout ce que j'avais dis. Je ne savais pas vraiment quoi répondre à son regard lancé contre ma personne. Engager un combat ? Ici et maintenant ? Face à ce qui reste de notre maître ? Ce n'était pas dans mes intentions mais j'étais prêt à mettre cette possibilité de côté si elle me forçait à recourir à la force. Mais autant ne pas penser comme cela, je n'étais pas, indirectement, en position de m'imposer. La colère se faisait sentir dans les yeux de Jun, et je n'avais même pas pris la peine de dire quelque chose. Je me suis mis à avancer doucement, passant à côté d'elle "comme si de rien était" pour enfin me mettre en position seiza face à la stèle du défunt. Posant les fleurs juste à côté de celles qui apparemment, venaient d'être posées. Mes mains se reposèrent sur mes jambes, fermant les yeux pour me recueillir. Le silence ne pouvait pas perdurer, elle avait le droit à des explications mais allait-elle les écouter ? Ou bien comment allait-elle les appréhender ?

« Tu n'as pas l'air au courant de ce que notre Maître a essayé de faire cette nuit là. Ce qui explique ton regards reste encore ancré par la rancune. Mais peu importe ce qui m'a poussé à le tuer... Tu peux désormais me frapper. Sauf si tu souhaites entendre cette vérité. »
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MessageSujet: Re: L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]   Mer 10 Juil - 11:49



Un hommage interrompu


&& Toi, Utakata !
&& Jun ne peut lui tourner le dos infiniment. Elle a terminé son témoignage et doit à présent s'en aller. Alors, elle se recule, se lève et se retourne. C'est là, en redressant le visage et derrière les mèches qui lui tombent encore devant les yeux, où elle voit son visage. Longiligne, à la chevelure brune. Il n'a pas changé, Utakata a su resté le même. Ce visage ... Midorite Jun ne le fixe pas et ses yeux s'évadent jusqu'à l'entrée de la grotte. Elle doit y aller.
&& Elle s'avance, mais il décide de prendre la parole.
&& Deux mots. Il ne dit que deux mots. Notre blonde s'arrête juste à son niveau, les deux épaules s'opposent. La tête légèrement inclinée de Jun masquent entièrement son expression : elle se mordille les lèvres - inférieure et supérieure.
&& Comment peux-tu dire cela ? Comment peut-il oser souhaiter la bonne journée ... Aujourd'hui !
&& Sur une journée entièrement différente, la femme mariée se serait sauvagement jeté dessus. Elle aurait mis toute sa puissance dans une vengeance - toujours d'actualité. Maintenant qu'il s'est approché de la tombe, Jun serre les poings. Pas ici, pas maintenant. Ce jour, on ne peut se laisser emporter par les émotions. Alors, pour calmer son corps, reposer son esprit - et celui de Harusame -, elle croise les bras sous la poitrine et serre de toute ses forces son thorax. Les sentiments puériles sont à maitriser, elle fait de son mieux.
&& Mais cet homme ... Il agit avec un naturel. Tu as toujours été ainsi, exaspérant de lassitude. Et là, tu apportes un présent à ta victime.
&& Il a le don pour lui donner la rage ; les évènements du passé n'ont absolument pas résolu ce problème.

&& L'épi de blé est encore très épaisse de crispation lorsqu'il brise le silence sépulcral. Il a sans doute terminé le rituel d'estime au mort. Le présent individu débute une phrase. Choc. Cette nuit là ... Jun ne peut pas bouger, renfermée sur elle-même. Elle veut répondre, néanmoins son corps en décide autrement.
&& Tu attendras.
&& Cette nuit-là ... On lui a déjà tout dit. Le maître était bon, il était généreux et, par une opération morbide, d'un être malfaisant à la mentalité tel l'imbécile ne comprenant strictement rien à rien, on a mis fin à son bonheur. Celui de Jun  - aussi - !
&& Utakata évoque la rancune. Oui, c'est exactement cela. Le désir de se venger s'échappe de son corps, sans doute contre sa - forte malgré tout - volonté. Peut importe ... te frapper. Connaître « cette vérité » ...
&& Il est une limite que même les plus immenses et prestigieux efforts ne peuvent empêcher la rancœur de franchir. Elle se retourne vivement, décroisse les bras et sa tête s'enflamme. Des cheveux au menton, avec des tempêtes dans les yeux. Jun parle à son dos :

&& Je suis par.fai.tement au courant des détails figure-toi, lance-t-elle rapidement, sans les mondanités. Harusame-sama te faisait confiance, elle désigne machinalement la pierre et pointe son interlocuteur, toujours de dos, à toi plus que quiconque dans cette équipe. Et tu l'as tué ! Son bras fend l'air : C'est tout ce dont j'ai besoin de savoir. Elle fait un pas et une respiration avant de reprendre, sans qu'il n'est pu rétorquer, avec une voix moins rude. Quand bien même sa mort est accidentelle, je ne comprends pas et ne peut te pardonner d'avoir détalé. Ses yeux se mouillent, bien que sa voix soit toujours aussi pleine d'aigreur. Nous sommes des Kirijins palsambleu ! On ne déguerpit pas la queue entre les jambes. Nous assumons nos actes, leurs conséquences et la Justice du pays.
&& Elle fait encore un pas, respire de nouveau. Utakata ne doit surtout pas répondre, sinon il se prendrait une chasse gargantuesque du revers avec la main violente de la jeune femme. Utakata peut se retourner, c'est autorisé, pourtant il prend le risque de croiser la haine de notre protagoniste.
&& Utakata, l'apostrophe-t-elle vivement, reconnaissant enfin son existence. Tu as fui ! Tu as fui et déshonoré, Jun insiste en comptant sur ses doigts, le village, sa volonté, ton maître, ses leçons et ton équipe. Tu as oublié ce qu'Il nous a dit. Une larme traverse sa joue et au bord de sa mâchoire, tombe au ralentit sur la terre ferme. Il est temps de t'en rappeler. T'en souviens-tu ? Utakata !

&& Sa main gauche s'accroche au ventre, à la manière d'un désir de rendre. Une contraction douloureuse empêche la fille de poursuivre. Elle attend fiévreusement qu'il se remémore les mots : ces mots nous suivent depuis le premier jour. Remets-les toi bien en tête !
&& Parce qu'elle est un shinobi du village caché de kiri, Midorite Jun, à l'identité de Kaihino Musha, juge le temps venu de mettre en pratique les exercices de respiration. Elle doit se calmer et elle doit se calmer fissa ! Une-deux. Une-deux. Trois-quatre. Son regard s'apaise, il reste les traces de raz-de-marée. Son corps ne tremblent plus. Elle se referme de nouveau. Ses propos de l'atteindront nullement, il ne parviendra pas à l'influencer. J'aurai justice.
&& Pendant son discours, l'héroïne a avancé. Elle est parvenue à deux pas de lui. Elle s'en rend compte à présent. Et malgré son incommensurable désir de s'éloigner de lui, une nouvelle fois son corps l'empêche de reculer. Maintenant, il faut affronter les démons et ce démon. Jinchuuriki.
&& Tu détiens un pouvoir que je n'aurais jamais. Tu l'utilises pour commettre des meurtres sur mes proches. Pourquoi, Uta-kun ?
&& Dans son esprit, il reste des perles du lien qui les unissaient autrefois. Uta, Neo et Jun ... Le trio réussissait, la combinaison fabuleuse : Dispersion !
&& Jun a brusquement une illusion répugnante. Elle se voit les yeux rouges de folie meurtrière lui trancher la tête avec son katana, devant le caveau du professeur. Elle se voit rire machiavéliquement de son geste auprès de la tronche roulant au sol de ce monstre. Tout est vermillon autour d'elle. Du sang sur sa robe. Du sang sur ses mains. Du sang sur sa lame. Le rire gagne en écho dans son esprit.
&& Si elle n'était pas entraînée, l'acte se produirait. L'instinct animal serait libéré.
&& Heureusement ... Oncle Hisan, Maître Harusame ... vous m'avez bien formée.
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MessageSujet: Re: L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]   Mer 10 Juil - 20:35

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Utakata ♦ Jun.




Inutile de penser naïvement. Jamais elle n'oublierait le fait que j'ai ôté la vie de l'homme qui nous a tout appris. C'est vrai, la colère m'a aveuglé... Mais il y a peu j'ai entendu. Non, j'ai ressenti les sentiments de mon maître. Elles étaient là... les pensées d'Harusame-senseÏ. Elles m'ont atteint, et pourtant ... Le mal a été fait. Revenir en arrière serait trop beau, si seulement j'avais su qu'il n'a toujours voulu que m'aider, je n'aurai pas déchaîné Saiken sur lui. Je restais seiza, n'affrontant pas le courroux qui se manifestait de Jun, je savais trop bien ce qu'elle ressentait à ce moment là pour avoir déjà ressenti cette même rancune à l'égard de Kiri quand j'ai cru que le village m'avait tourné le dos. De ma fenêtre, il n'a toujours été que question d'un complot dans lequel Harusame avait attendu que je dompte la force de Saiken pour s'emparer de lui ensuite... Mais c'était tout le contraire de cette hypothèse fomentée par ma paranoïa. Au bout du compte, il n'a souhaité que de me voir libéré du démon, car il savait que ce dernier m'apporterait des problèmes par la suite.

Je n'ai écouté que le ressentiment qui me dominait à ce moment précis. Cette nuit là, je pensais que Kiri m'avait manipulé depuis le début... D'où ma fuite du village. Je n'allais pas rester en croyant que j'allais mourir. N'importe qui doté d'un instinct de survie aurait mis les voiles. Mais ce n'était que bien derrière moi tout ça. Mais cela avait beau se trouver dans mon dos, je ne pourrai pas oublier ce que j'ai fais. Le fait d'être traqué comme un vulgaire morceau de chair était inéluctable. Mes doigts resserraient lentement mon kimono, cette réaction causée par les paroles de Jun qui se chevauchèrent les unes sur les autres. Apparemment elle savait la vérité, mais pourquoi cette expression s'ancrait encore dans ses yeux ? Avait-elle pris du recul quant à mon cas ? Mes yeux légèrement fermés s'ouvrèrent brutalement quand elle parla du rapport de confiance qui me liait à notre maître. Mes dents se serrèrent dans un grincement désagréable. Il fallait que je me contrôle, ne pas lui couper la parole tout en évitant d'exécuter une quelconque hostilité envers Jun. Ces choses là, je le savais que trop bien... Mais elle comme ceux qui ne m'avaient toujours pas pardonné, elle restait trop superficiel.

Loin de là et le but de l'insulter. Dans ce parchemin, Harusame-senseï avait prévu toute alternative, comme celle de mourir de ma main ou suite à l'extraction et la condamnation du bijû. Qui pouvait comprendre mes impressions cette nuit là ? Jusqu'à ce jour, seulement Meï su m'accorder sa clémence quant à ma condition d'humain. Mais pour les autres, ils se bloquaient au meurtre que j'avais commis sans remarquer qu'au final... Harusame avait bluffé les deux partis qui se composaient respectivement de Kiri & moi même. Il n'avait jamais dis à Kiri, ne serait-ce qu'à Tsurugi, le fait qu'il avait pour dessein de dissocier Saiken de mon corps afin de l'éliminer. Toutes ces phrases étaient perçues comme des coups de poings s'enfonçant dans mon estomac, une myriade d'aiguilles se plantant en plein dans ma poitrine, un coup de barre de fer dans le visage. Son exclamation finale brisa le rituel que j'avais effectué afin de rendre hommage à Harusame-senseï. Après mon visage se redressa lentement, les yeux pointés droit devant, mais les poings restaient serrés... Comme si la colère s'était concentrée en eux. Mais pourtant...

« Je m'en souviens, Jun.»

Un ton si calme et pourtant, le seul oeil remarquable sur mon visage traduisait une certaine colère. Mais la colère présente dans mon oeil noisette, tandis que l'autre était voilée par ma mèche, était aussi mêlée à la culpabilité. Je ne savais que trop bien mon erreur et quelque part je trouvais cela futile de refaire face à ce genre de remarques. Nonobstant, elle méritait d'avoir mon avis sur cette affaire. Après tout, nous avons beau l'air d'être que d'anciens amis... Elle reste une membre de l'équipe d'Harusame. Je le sentais approchée, mes oreilles avaient perçus le bruit de ses déplacements. Qu'allait-elle faire ? Maintenant que le silence s'était imposé, il fallait en profiter. Pour la suite des événements, je comptais bien entendu lui dire ce que je pensais de tout cela. Et il valait mieux pour elle qu'elle prenne compte des événements, des volontés de notre Maître tout comme celles de Tsurugi qui avait aussi un rôle dans cette histoire. Je libérais un soupire plutôt inattendu alors que mes jambes se soulevèrent comme mon esprit le demanda. Une fois debout je me suis incliné face à la tombe en joignant mes mains. C'est alors que je lui fis face.

« Je m'en doutais. Pour la plupart d'entre vous, les non Jinchûriki, votre vision des faits est bien étriquée.» Ma main se posa alors sur mon estomac, chacun de mes doigts serrant cette partie du corps où un sceau apparut, une rosace. « Je sais que je n'ai pas de quoi être fier de ce que j'ai fais... Je ne l'ai jamais été, mais la situation telle qu'elle l'était ce soir là ne m'a pas laissé le temps de réfléchir. Sous l'égide de la colère, j'ai été forcé d'agir. C'est en nous, cet instinct de survie... Tu as beau me blâmer, tu es une humaine et tu aurais ressentie de la trahison envers notre maître s'il t'était arrivée la même chose ! Du moins, sans connaître la vérité, comme dans mon cas...»
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MessageSujet: Re: L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]   Dim 14 Juil - 0:07



Un hommage interrompu


&& Les reproches que Jun fait sont bien plus que de simples mots. Sa colère et sa tristesse se mêlent pour sans nul doute conduire des propos étranges et à l'interprétation imprévisible. Ce n'est pas professionnel et digne d'une Kunoichi de Kiri d'être ainsi éprise de la sorte par cette chimie au cerveau. Le voir ... Tout remonte à une vitesse ; elle devient incapable de gérer le flux. Légèrement, elle regrette certains mots, ceux qu'elle ne prononce pas - d'ordinaire -, qui ne sont pas la Midorite Jun habituelle.
&& J'ai même provoqué la rupture de son hommage ... Je m'en moque ! Et le respect ?
&& Il est resté tourné, il a bien fait. Pourquoi ? Dès lors qu'elle eut finie, l'homme se redresse avec mollesse. Il agit dans une inaction propre à ce qu'il est. Jun maîtrise, elle ne sert pas le poing. La femme s'est quand même défoulée, a déversé une bonne dose. On peut lui parler.
&& Tu t'en souviens ...
&& Jun n'est pas certaine. Peut-être a-t-il simplement répondu pour lui faire plaisir, détendre l'atmosphère. Utakata la regarde, fermement. Lui aussi est lié à la fureur. Elle émane de son regard, tel un fluide débordant de son récipient. Le liquide coule et atteint ses pieds. Alors, il remonte. Vite. Le sucre blond absorbe par capillarité le sang de haine. Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il dire ? Jun ressent une frayeur et ne sait distinguer la présence de rokubi de son porteur. La colère était ici comme ... commune.

&& Un instant, la voilà perdue, coupée de toute temporalité. Elle le voit se lever, saluer la pierre ornée et l'observer, dans son kimono bleu, avec sa mèche sur l’œil gauche et son corps étrange. Tes yeux sont toujours les mêmes Uta-kun.
&& Il parle. Il est déçu. Il est énervé. Il passe par tout plein d'émotions qui remplissent l'esprit de Jun véritablement désorientée. La main sur le crâne, elle l'écoute, mais franchement, la blonde n'est pas bien. Lorsque cette dernière voit un sceau apparaître au-dessus du nombril de l'homme, sa tête frappe comme un marteau et des souvenirs étranges et désagréables lui parviennent. Elle va se pâmer. Ce sceau ...
&& C'est un monstre, dit un premier, il ne faut pas l'approcher.
&& Dangereux comme il est, poursuit un deuxième, il faut s'en éloigner.
&& Il va détruire le village, rapporte un troisième, nous devons faire quelque chose.
&& Ballottée, secouée, transportée, tirée de partout, la petite Jun garde les yeux sur cet enfant à qui personne ne fait confiance. « Le côtoyer, c'est attraper la peste » pensaient trop fort d'autres. Il est à rejeter. L'avoir auprès de soi apporte la mort, la tristesse et le malheur. « Jun fait ce que l'on te demande » ordonnent son père puis son oncle.

&& –  Pourtant Tonton, s'inquiète notre enfant, il a l'air gentil.

&& Subitement, Midorite Jun gifle son ancien collègue.
&& Elle ne peut dire pourquoi elle a fait ce geste, la fille à l'instant égarée, déboussolée. Ce qui est sûr, c'est qu'elle l'a fait. Et bien fait ! Une trace rouge pointe le bout de son nez à la joue, il doit ressentir une douleur. De suite, de suite, la Midorite regrette son geste. C'était impulsif, irresponsable, indigne ... mais libérateur.
&& Elle recule de quatre pas, avec des yeux écartées, surpris de sa propre conduite.
&& D'un autre côté en revanche, tiraillée, Midorite Jun insiste :
&& Uta-kun. Hurle-t-elle avec la voix cassée de larmes et de fortes respirations - coupées -, le regard perdu derrière sa chevelure ensoleillée. Je ne suis pas ... comme eux. J'ai été une des premières ... à te tendre la balle ... quand tu es devenu ... Elle ne parvient pas à terminer cette phrase, comme d'autres d'ailleurs. ça. Harusame-sama a toujours été de notre côté ! Tu ... tu as fait l'égoï... Tu nous as abandonné !
&& Les deux années en prison ont été une dure épreuve, elle repose une part de la responsabilité sur sa fuite. Jun se demande, s'il ne s'était pas enfui, le résultat aurait-il été différent ? Au fond, elle comprend tout à fait que ce n'est pas de sa faute, qu'il n'est pas fautif de tout. Jun est dans un état émotionnelle double.
&& Je ... continue-t-elle après un petit souffle. Je ...
&& Elle fait encore quelques pas en arrière et détourne le regard. Ses yeux sont fermés et sa chevelure se démène à suivre le mouvement de son crâne. Elle semble refuser quelque chose.

&& Je dois partir ...
&& Elle recule encore, sans ne s'être encore retournée. Elle ne fait plus attention à lui. Il ...
&& C'est pour le cénotaphe que son esprit converge. Elle médite pour le repos d'Harusame, pour sa mémoire.
&& Et puis, somme toute parce qu'elle se retrouve bloquée par le mur de la grotte, Jun s'arrête et entame un demi-tour. Il faut qu'elle sorte. Elle pensait qu'avec le temps, elle parviendrait à le confronter. Décidément, cela est beaucoup trop dur. Décidément ... même s'il a tué deux êtres chéris, il reste ... Lui !
&& Ne me retiens pas, s'exclame-t-elle !
&& Sa voix est impérative, forte et s'exprime clairement. C'est louche ! Visiblement, ce qu'elle désire, c'est qu'il le fasse.
&& Retiens-là Utakata.
&& Retiens-moi !

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MessageSujet: Re: L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]   Mar 30 Juil - 17:26

 Dive into the 9 
Utakata ♦ Jun.


Avaient-ils réellement besoin de moi ? Je n'étais pas indispensable à ma connaissance mais il était vrai que ce trio que nous formions entre Jun & Neo était assez spécial. Spécial dans la mesure où je m'y sentais bien, et sous l'égide du dignitaire qu'était Harusame-senseï... Je ne pouvais que me sentir rassuré. Mais avec du recul, j'ai été ingrat... je n'ai pas pris la peine de réfléchir. Un sentiment de trahison avait embrassé, enlacé on esprit si fort que la seule chose qui m'était venu en tête cette nuit là... c'était de lui faire payer. Mais loin de là était son intention de me trahir au final, à chaque fois mon esprit réalise que ce rituel d'extraction n'avait été crée que pour me sauver la vie. Mais borné, enragé comme j'étais... je n'ai pas décoder les raisons de ces agissements. Jun avait toutes les raisons du monde de m'en vouloir. Après tout, n'était-elle pas la plus dynamique de l'équipe ? Prête à tout pour s'améliorer, à nous devancer, que cela soit moi ou Neo. Il est indéniable qu'à l'époque déjà, elle était destinée à gravir les échelons de la hiérarchie ninja. Comme moi, elle dû passer par des moments difficiles de sa vie, mais pas dans un contexte comme le mien. Mais là n'était pas le sujet, nous parlions de moi et de mes erreurs. La culpabilité était une punition suffisante. Jamais je ne pourrais oublier l'homme que j'ai tué dans un excès de rage. Mon poing se referma alors que j'avais finis ce que j'avais à dire. Mes mots pouvaient être perçus comme une dénonciation, une accusation envers les non-Jinchûriki. Mais peut-être aurais-je dû modérer une fois encore mes paroles. Car dans cet instant de bref silence. Un bruit presque furtif meubla cette atmosphère qui se faisait déjà pesante.

Ce bruit s'était dissipé presque instantanément dans ce lieu. Mon visage s'était tourné légèrement quand la main de mon ancienne coéquipière vint percuter la joue. Dans la folie de l'instant, une douleur s'était inscrite sur ma joue. Oh, auparavant il nous arrivait de nous frapper mais dans un contexte d'entraînement ou d'examen. Nous avions déjà eu la possibilité d'échanger quelques coups... Mais aujourd'hui, c'est la première fois que la douleur est comme différente. Le geste avait été rapide et traduisait bien le dégoût, la déception qu'elle pouvait ressentir à mon égard. Je l'avais senti, c'est comme si parler était inutile. Sa main avait transporté un conglomérat de plaintes, une tristesse qui n'avait pu se définir que par le geste effectué. Cela me faisait bizarre, jamais elle n'avait levé la main sur moi de cette façon. Que pouvais-je faire de toute façon ? M'écraser ? Me cloîtrer dans le silence en entendant ses plaintes ? Ce qu'elle ressentait au fond au delà de la frustration prédatrice qui s'était emparée d'elle ? Mon regard qui s'était dirigé autre part au moment de la gifle fini par se porter sur Jun. J'essaye de paraître impassible, mais je n'étais pas en position de faire l'insensible. Je devais compatir, sûrement que j'aurai versé les larmes si la situation n'avait été assez gênante. Non... pleurer. Cela faisait bien des années que cette façon de s'exprimer avait été bannie de mon être. Je n'ai pas pu manifester la moindre larme le jour où j'ai éliminé notre maître. Et pourquoi face à une gifle comme cela, cette envie commençait à prendre une ampleur de plus en plus importante. Et d'un coup les paroles de notre maître percutèrent mes pensées. Comme une illumination, les mots de notre maître sonnèrent comme un poids visant à me faire encore plus culpabiliser ou soit me remonter. Je ne savais pas comment interpréter cela.

Harusame - « Tu as subis bien des humiliations à cause des villageois Utakata-deishi. Tu sais, Jun & Neo, ainsi que moi, nous te voyons comme un enfant souriant , optimiste et sérieux. Mais au fond, nous savons que cela te démange. Tu veux pleurer, mais tu te retiens. Laisses-moi t'apprendre quelque chose: ne te retiens pas, car ce sont ces larmes qui un jour te donneront la force de sourire réellement. »

Je m'en souviens désormais, et je savais que tôt ou tard j'allais finir par libérer quelques larmes. Mais dans cette histoire, j'étais loin d'être le seul à avoir eu le plus de problèmes. Il n'y avait qu'à voir Jun. Je l'ai délaissé. Il n'y avait qu'à l'entendre, je n'ai pas pensé à elle quand j'ai déserté. J'ai fais l'erreur de la mettre dans le même sac que mon maître alors qu'en sachant la vérité, on réalise vite les erreurs que nous avions pu faire. Dans ce cas là, que j'ai pu faire. Ses paroles je voulais les nier, insupportables mots qui pourtant étaient imprégnés d'une blessante vérité. Mais à l'époque de ma désertion, ces mots n'auraient eu aucuns effets. Ce pourquoi mon histoire a changé et qu'aujourd'hui je peux desceller cette triste vérité. Je n'avais certainement pas le temps de parler, déjà que mon visage n'avait pas bougé depuis tout à l'heure. C'est toujours ce regard noisette brillant que très légèrement, qui se portait sur la jeune femme. La marque de sa main devait être encore présente, avais-je une marque ? Vu que la douleur s'était incrustée et était restée sur cette partie de mon visage. Je n'osais pas parler, du moins dans mon esprit tout était si emmêlé. Et voilà qu'elle annonça qu'elle devait partir. Je ne voulais pas. Mais je ne devais pas la retenir. Comment la convaincre de rester ? Cela ne pouvait pas se terminer comme ça. Agis agis, retiens-là et vite. Mon regard se durci alors qu'elle me tourna le dos pour reprendre sa route. Ne pas la laisser partir. Retiens là. Mon corps s'élança d'un pas rapide alors que ma main lui saisit furtivement le poignet, la stoppant dans son départ.

« Nous sommes toujours une équipe, Jun.. Il est vrai que tu as été une des seules à me tendre la main il y a près de 20 ans. Cette nuit là, je me suis enfermé dans un cocon, persuadé que Kiri m'avait tourné le dos. Tu auras toujours en toi ce sentiment de déception en toi à mon égard, et moi... J'aurai toujours cette sensation de culpabilité pour toi & Harusame-senseï.. Qu'est ce que j'aurai du faire ... ? »

Confusion quand tu nous tiens. L’œil brillant visible sur mon visage finit par déverser une larme à peine perceptible qui roula le long de ma joue. Je ne savais pas pourquoi, mais ce frisson de tristesse qui venait de m'envahir était tel que cela m'encouragea à libérer d'avantage de larmes. Se laisser aller, un jour je me demande vraiment si ces perles d'eau me permettront vraiment de sourire. Dans la situation actuelle je ne pouvais pas me prononcer sur l'avenir. Sur la relation amicale que j'ai entretenue avec Jun, je ne pouvais pas savoir ce qui allait se passer par la suite. Je voulais sauvegarder ce lien qui jadis frôlait l'estime familiale. Une sœur, voilà ce qu'elle était et que je voudrais qu'elle soit encore. Seulement il y a des erreurs que l'on ne peut pardonner et sûrement que celle faite à propos de notre mentor faisait partie des erreurs impardonnables. Perdu, autant qu'elle. Elle pouvait voir clairement la culpabilité s'écouler le long de mes joues. Les laisser, maintenant que je connaissais la vérité, cela ne me serait pas venu en tête cette nuit là. Ne te débats pas, reste là. Elle ne devait pas partir, je voulais que tout s'arrange, mais en un claquement de doigt... cela relèverait d'une utopie bien précise ou alors d'une exagération précise de la situation. Mon souffle se faisait court, ma voix pouvait se faire tremblante mais au fond... il n'y avait pas qu'Harusame qui ploya sous ma force. Des proches, des Oi-nin de Kiri, l'oncle de Jun... Je les avais tué. Avais-je une excuse mis à part que je craignais pour ma vie et celle de Saiken ? Non.

« Il me manque ... »
[justify]
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
[/justif

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L'explication matinale d'anciens amis [Jun & Uta]

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